Dossiers nationaux

Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 17:31

image pedagogiepaixAfin de répondre à certaines interrogations, je vous prie de trouver le communiqué de presse diffusé ce 21 décembre 2012.

Vous trouverez également la position de Nejla YAZMIS-BRANDALISE, mon amie conseillère régionale, sur cette question.

 


 

Pourquoi je ne voterai pas la proposition de loi réprimant la contestation de l'existence du génocide arménien :


  • l'article 34 de la Constitution fixe le domaine de la loi et n'évoque pas les lois mémorielles. L'inconstitutionnalité de ce type de texte est, pour les juristes (notamment Robert Badinter), évidente,
  • le législateur n'a pas à se substituer aux historiens pour imposer des vérités d'Etat. C'est ce que j'avais exprimé lors de la campagne législative de 2007, 
  • nous n'avons pas à nous immiscer pour apprécier l'histoire d'un pays. Quelle serait notre réaction si la Parlement turc prenait une délibération pour juger l'histoire de France ? 
  • chaque pays doit s'interroger sereinement sur sa propre histoire. Le Président Chirac a reconnu en 1995 la responsabilité de la France dans la déportation de Juifs au cours de l'occupation par les nazis. Notre immixtion ne peut que rendre plus difficile le travail des dirigeants d'un pays pour reconnaître les tragédies de leur propre histoire.

 

Eric STRAUMANN



 

En ma qualité d’élue de la République Française, issue de ce qu’on appelle la diversité et plus particulièrement de la 3ème génération de l’immigration turque en Alsace, je tiens à réagir suite à l’adoption à l’Assemblée nationale du vote pénalisant la négation de génocide largement inspirée par les pressions visant à prendre parti pour un camp dans le conflit qui a opposé les nations arméniennes et turques au début du XXème siècle.

Je souhaite marquer ma totale désapprobation quant à ce choix sans lien direct avec l’Histoire de France, empreint de visées politiciennes répondant à des lobbys partisans et qui ne va pas dans le sens de l’unité de la République et de l’amitié entre les peuples.

Il n’appartient pas au législateur mais bel et bien aux historiens de livrer des analyses sur des guerres vieilles de près d’un siècle. Pourquoi stigmatiser le peuple turc et sa communauté immigrée en Europe, principalement en Allemagne et en Alsace, sur un débat qui déchaine les passions relatif à un conflit passé. Qu’en est-il de la reconnaissance des crimes, déportations et tortures soviétiques à la grande heure du communisme russe ? Avant de vouloir s’ériger en juge sur des conflits qui lui sont extérieurs, la France ne devrait-elle pas se pencher sur son propre passé ?

Aujourd’hui de nombreuses personnes issues de la communauté turque de France me font part de leur incompréhension, pour ne pas dire de leur colère, quant à cette décision pour le moins contestable. Je me dois d’affirmer que je les comprends et je n’ai pas honte de dire que je les soutiens.

Nejla YAZMIS-BRANDALISE
Conseillère Régionale d’Alsace (UMP
)

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 07:19

4874303067_4bd8568e7a.jpgEric BESSON, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, a présenté le bilan du plan France numérique 2012 et les orientations du plan France numérique 2020, lors des Assises du numérique le 30 novembre 2011.

 

L’économie numérique est un des principaux moteurs de la croissance mondiale. Elle contribue à un quart de la croissance de l’économie française et elle est génératrice d’emplois. Le secteur numérique a en effet créé 700 000 emplois nets en 15 ans et en créera 450 000 supplémentaires d’ici 2015.

 

Le plan France Numérique 2012, présenté le 20 octobre 2008, dont l’ambition était de replacer la France parmi les grandes nations numériques, s’est traduit par une volonté de diffusion des technologies de l’information et de compétitivité des entreprises.

 

Les principales réalisations de ce plan sont les suivantes :

 

  • l’accès universel à internet haut débit, pour moins de 35 euros par mois équipement compris, effectif sur l’ensemble du territoire,
  • le passage à la télévision numérique terrestre (TNT) qui permet à 97 % des foyers français de bénéficier de 19 chaînes gratuites et en qualité numérique pour l’image et le son,
  • 95 % des Français ont accès à l’internet mobile haut débit (téléphonie mobile 3G),
  • l’amélioration de la gouvernance de l’économie numérique, avec la création du Conseil national du numérique (CNN), le 27 avril 2011.

 

Dans le prolongement du Plan France numérique 2012, le Ministre a annoncé le lancement d’un Plan France numérique 2020 comprenant 57 objectifs prioritaires, notamment :

 

  • la généralisation de l’utilisation du numérique dans 100 % des entreprises, y compris les TPE,
  • le raccordement de 70 % de la population au très haut débit en 2020 et de 100 % en 2025,
  • le développement du très haut débit mobile (téléphonie mobile 4G) grâce au dégagement de fréquences supplémentaires,
  • le passage à 100 % des chaînes de la TNT en haute définition, en développant l’interactivité, la mobilité, et en lançant au moins une chaîne 3D,
  • la dématérialisation de 100 % des démarches administratives les plus attendues d’ici à 2013 et 100 % de toutes les démarches administratives d’ici à 2020.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 10:08

1. Depuis 2007 et malgré la crise, le Gouvernement agit sur tous les tableaux : plus de pouvoir d’achat d’un côté et plus de partage de la valeur ajoutée de l’autre ! 

 

partage_argent_profit_7787b.jpg Malgré l’intensité de la crise dont nous sortons progressivement, le Gouvernement n’a jamais lâché sur le pouvoir d’achat. Si nous avons réussi à maintenir sa progression à 1,6 % en 2009 et 1,2 % en 2010 en pleine crise, c’est grâce aux mesures votées par la majorité depuis le début du quinquennat en toute responsabilité. Plutôt que de plomber les entreprises par des hausses de salaires généralisées, la majorité a fait des choix durables : la première garantie du pouvoir d’achat, c’est l’emploi ! La majorité a donc agi :

  • pour encourager le retour à l’emploi via la création du RSA et de sa partie « activité » qui prévoit le versement d’une allocation pour ceux qui disposent de faibles revenus au travail : soit un apport de 162 euros par mois pour 458 000 foyers en mars dernier !
  • pour valoriser le travail via l’exonération d’impôt et de cotisations sociales des heures supplémentaires dans la loi TEPA : soit 4 milliards d’euros de pouvoir d’achat redistribués à 5 millions de ménages !

 

Agir pour le pouvoir d’achat, c’est agir pour plus de justice. Et agir pour une meilleure redistribution de la valeur ajoutée, c’est agir pour plus d’équité !

Le souci du partage de la valeur ajoutée est un objectif constant depuis le début de la Vème République. Depuis près d’un demi-siècle, via des dispositifs facultatifs comme l’intéressement, ou obligatoire comme la participation, l’Etat soutient une redistribution plus équitable des bénéfices que les salariés ont contribué à réaliser. En 2008, 9,8 millions de salariés étaient couverts par un dispositif d’intéressement, de participation ou encore d’épargne salariale.

Et depuis 2007, la Gouvernement a intensifié son action en faveur d’une meilleure répartition de la valeur entre capital et travail :
  • avec la création d’un crédit d’impôt de 20 % pour les entreprises qui augmentent leurs distributions au titre de l’intéressement,
  • avec la possibilité donnée aux entreprises de moins de 50 salariés de verser à leurs salariés une prime exceptionnelle d’un montant maximal de 1 000 euros, exonérées de charges sociales,
  • avec l’obligation d’établir une cohérence entre les avantages concédés aux dirigeants et les avantages concédés aux salariés : si les premiers touchent des stock-options, les seconds doivent alors bénéficier de plans d’intéressement ou d’options ou d’actions gratuites.

 

 

II. Au moment où la reprise revient, il est normal d’assurer une répartition équitable des fruits de la croissance ! 

 

Aujourd’hui, dans la logique de l’intéressement et de la participation mise en place par le général de Gaulle, nous voulons que les entreprises récompensent aussi leurs salariés quand elles récompensent leurs actionnaires. Si les actionnaires apportent leur capital, les salariés apportent leur capacité de travail, de réflexion et d’action : sans les uns ni les autres, aucune valeur ajoutée ne serait possible. Donc, quand il y a des dividendes distribués pour les actionnaires et qu’ils sont en hausse, il est normal qu’il y ait aussi une prime pour les salariés : une prime qui reconnaisse la valeur de leur contribution en plus de leur salaire ! 

 

De plus, alors que les dividendes du capital augmentent, il est cohérent que les dividendes du travail augmentent ! Depuis les années 70, la part dédiée à la rémunération du capital une fois les salaires versés est en hausse, essentiellement du fait de l’augmentation de distribution de dividendes, qui sont passé de 7 % à 25 % de l’Excédent Brut d’exploitation des sociétés non financières entre 1993 et 2007. Et cette hausse devrait se poursuivre cette année, alors que nous sommes en période de sortie de crise et de reprise.

 

 

III. Notre objectif : une prime de partage du profit, juste transparente et souple 

 

La prime de partage suit un principe ferme : plus d’équité via l’obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés qui auront distribué au titre de l’année 2010 plus de dividendes qu’au cours des deux années précédentes, de verser à leurs salariés une prime de partage du profit. 

 

Mais elle se caractérise par une application souple, loin de logique interventionniste que dénonce Laurence Parisot. 

 

La prime de partage sera négociée dans chaque entreprise, parce que chaque entreprise est différente ! 

 

Comme pour la participation, la prime pourra être mise en place une fois un accord conclu avec les représentants des syndicats ou du personnel, ou par un referendum d’entreprise. Cet accord devra être conclu dans les trois mois suivant la décision d’attribution de dividendes en augmentation par rapport aux deux années précédentes. Le dispositif pourra être mise en place dès cette année, puisque le délai de négociation de trois mois courra exceptionnellement dès la publication de loi. 

 

La prime de partage devra jouer collectif : elle s’adressera à tous les salariés de l’entreprise. Sa répartition obéira aux mêmes règles que la participation : elle pourra être proportionnelle au montant des salaires à ou à l’ancienneté des salariés ou encore être uniforme. 

 

La prime de partage bénéficiera d’un régime social avantageux : elle sera exonérée de charges sociales jusqu’à un plafond de 1200 euros - elle supportera seulement le forfait social, la CSG et la CRDS, comme les autres dividendes du travail. 

 

Et le dispositif de la prime s’adapte à la taille de l’entreprise pour qu’il n’y ait pas de différences de traitement envers les salariés des petites entreprises ! A titre facultatif, les entreprises de moins de 50 salariés auront la possibilité - jusqu’au 31 décembre 2014 – de conclure un accord d’intéressement pour une durée dérogatoire d’un an, au lieu de trois. Dans ce cadre, elles pourront verser une prime exonérée de charges sociales en dehors du dispositif « dividendes ». Cette option devrait favoriser les accords d’intéressement dans les entreprises de moins de 50 salariés qui ne peuvent avoir qu’un effet positif pour leur développement. 

 

Alors que les partenaires sociaux se sont totalement désengagés du processus de concertation en amont, la prime pourra faire d’une évaluation et de modifications en aval ! Les partenaires sociaux ont engagé en juin 2009 une délibération sociale, mais ils n’ont jamais débuté de négociation formelle ni même avancé de propositions concrètes. Devant leur désengagement, le Gouvernement a pris la main et a accepté de prendre rendez-vous en septembre 2012, un an après sa mise en application, pour évaluer le dispositif retenu afin de pouvoir éventuellement faire des adaptations au moment du ébat budgétaire. 

 

 

IV. Pour le PS, la prime est une « une loterie » qui ne concerne que « très peu de salariés »… 

 

Bloqué par son obsession d’une hausse générale des salaires dont on sait qu’elle serait vouée à un échec, puisqu’elle mettrait en péril à la fois la compétitivité des entreprises et leur capacité d’auto-financement, le PS se retrouve dans une position inconfortable : démonter un dispositif qui sera favorable à des millions de Français ! Et de fait, 62 % des Français estiment que la prime de partage du profit est une mesure positive ! 

 

De plus, sur les 8,9 millions de salariés d’entreprises de plus de 50 salariés, 6 millions travaillent dans des entreprises qui versent des dividendes. Potentiellement, cette prime pourrait être perçue 2/3 d’entre eux, soit 4 millions de salariés ! Sans compter les initiatives des entreprises de moins de 50 salariés qui pourront désormais verser une prime exonérée de charges sociales dans le cadre d’un accord d’intéressement. D’ailleurs, 74 % des dirigeants de PME indiquent vouloir verser une prime à leurs salariés ! 

 

Si cette prime n’est pas automatique et obéit à des règles strictes, c’est bien parce qu’il faut d’abord créer les richesses avant de les partager. C’est pourquoi ne seront tenues de verser cette prime que les entreprises dont les dividendes ressortent en augmentation par rapport à la moyenne des dividendes versées les deux années précédentes. L’objectif, c’est de répartir plus équitablement la richesse : pas d’empêcher les entreprises de continuer à en créer ! Il n’y donc pas de « système à deux vitesses » : d’une entreprise à l’autre, les avantages et la politique salariale varient ! Il n’existe pas deux entreprises qui soient totalement interchangeables. Or, là on est sur des règles d’ordre général et sur une négociation d’entreprise. Ce n’est pas le bon vouloir de telle ou telle entreprise ! Mais bien une règle d’équité puisque toutes les entreprises éligibles au dispositif doivent s’y tenir. 

 

Nous sommes en période de sortie de crise, qui devrait normalement s’accompagner d’une hausse des dividendes distribuées : c’est pourquoi nous avons voulu aussi mettre le retour de la croissance au bénéfice des salariés !

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 09:42

handicaps.jpg 1. Malgré la crise, les engagements sur le handicap ont été tenus : en 2011 la France est un pays plus accueillant, ouvert et adapté au handicap qu'en 2007 !

 

La majorité a fait un effort sans précédent en faveur des 5 millions de Français qui souffrent d'un handicap, parce que c'est notre devoir de solidarité de les soutenir et de leur permettre de vivre dignement. Depuis 2005, la France a augmenté ses dépenses pour le handicap de 5,5 % par an (un rythme de croissance bien plus élevé que celui de la croissance globale) pour atteindre 37 milliards € en 2010. Depuis 2007, nous avons ainsi :


  • garanti la possibilité de vivre dans la dignité pour les personnes handicapées qui sont dans l'incapacité de travailler. 
- conformément aux promesses de Nicolas Sarkozy, l'allocation adulte handicapé (AAH) sera revalorisée de 25 % sur l'ensemble du quinquennat. Elle s'élevait à 621€ fin 2007 et atteindra 776 € en septembre 2012, soit 155 € de plus en 5 ans. Soit un effort supplémentaire de la solidarité nationale de 1,4MdC par rapport à 2007 !

- la prestation de compensation du handicap, destinée à financer les besoins liés à la perte d'autonomie poursuit sa montée en charge. Elle est perçue par près de 80 000 personnes (contre 60 000 en 2008), soit un engagement de plus de 800 millions €.

  • favorisé un meilleur accès à l'emploi pour les personnes handicapées. 
- l'accès à l'emploi des personnes handicapées a progressé : 49% des entreprises dépassent l'objectif de 6% de personnes handicapées employées. La fonction publique montre la voie puisque 4,38% des fonctionnaires sont des travailleurs handicapés contre 2,4% des salariés dans le privé,

- le service public de l'emploi s'est mobilisé pour les travailleurs handicapés avec le réseau Cap Emploi qui apporte un service de proximité aux entreprises et aux personnes handicapées pour les questions liées au recrutement,

- depuis la fin 2010, il est possible de cumuler l'allocation adulte handicapé avec des revenus professionnels jusqu'à 1,3 SMIC contre 1,1 SMIC auparavant. Une personne handicapée n'est ainsi pas pénalisée si elle reprend une activité. C'est un signal fort en faveur de la valorisation du travail des personnes handicapées.

  • fait progresser la scolarisation des enfants en milieu « ordinaire ». 
- 210 000 enfants handicapés vont aujourd'hui à l'école, étudient et grandissent en compagnie des autres enfants de leur âge (soit près de 2 fois plus qu'en 2005 !).

- pour accompagner ces enfants au quotidien, le Ministère de l'Éducation a recours à des auxiliaires de vie scolaire (AVS) dont le nombre a été multiplié par 2. A la rentrée 2010, près de 60 000 élèves ont ainsi bénéficié d'un accompagnement individuel.

  • renforcé les moyens alloués à l'accueil des enfants et adultes handicapés dans des établissements spécialisés.
- 50 000 nouvelles places devraient être ouvertes dont 30 000 dès 2012, pour un engagement financier de 1,5 milliard €.


2. Bien sûr, il reste beaucoup de chemin à faire pour atteindre l'ensemble des objectifs de la loi sur le handicap de 2005, et nous devons rester mobilisés pour  améliorer la vie des handicapés dans notre pays

 

Il y a notamment 3 chantiers sur lesquels nous devons avancer en priorité :

 

- l'accessibilité des lieux accueillant du public : selon la loi de 2005 sur le handicap, tous les bâtiments publics devraient être accessibles en 2015. Aujourd'hui, nous sommes en retard sur les temps de passage, car seul 1 bâtiment public sur 5 est aux normes. En revanche, l'accessibilité dans les transports publics s'est améliorée : par exemple, en 2010, 82 % des autobus avaient des planchers bas sans marche, 56% étaient dotés d'une palette d'accès, 57 % comportaient un espace destiné aux personnes circulant en fauteuil roulant et plus de 55% d'entre eux disposaient de systèmes permettant une annonce sonore ou visuelle des arrêts de bus. L'objectif est d'atteindre 100 % !


- l'emploi des personnes handicapées est toujours en retrait par rapport à l'objectif du taux de 6 % de salariés handicapés dans les entreprises et les administrations,


- la scolarisation des enfants en milieu ordinaire ou spécialisé. Il manque encore des places et des personnes formées pour couvrir toutes les demandes d'accueil de personnes handicapées. La société doit aussi faire évoluer son regard sur le handicap et mieux accepter l'intégration de personnes handicapées en milieu ordinaire.

 

 

Ces 3 enjeux concentreront à l'avenir tous nos efforts. C'est ainsi que Nicolas Sarkozy a annoncé, dans le cadre de la conférence nationale du handicap le 8 juin à Paris :


- un plan de 150 millions d'euros sur trois ans pour «mettre en accessibilité les lieux de  travail» dans la fonction publique. Un label sur l'accessibilité et la qualité d'usage des bâtiments d'habitation va être créé,


- 3 000 postes supplémentaires seront créés dans les entreprises adaptées durant les trois prochaines années et les jeunes handicapés seront inscrits comme public prioritaire des contrats État-régions pour l'apprentissage,


- des auxiliaires de scolarisation qualifiés seront recrutés pour la rentrée 2011 et, dès 2012, tous les contrats aidés des AVS seront progressivement remplacés par des personnels mieux formés sur des contrats de trois ans, renouvelables une fois,


- 11 millions d'euros sur 3 ans seront aussi mobilisés pour couvrir les besoins les plus coûteux des personnes les plus fragilisées. Et le complément de libre choix de mode de garde pour les parents d'enfants lourdement handicapés sera majoré de 30 %,


- des conventions d'objectifs et de moyens seront établies pour « stabiliser le financement et le personnel» des Maisons départementales pour le handicap (MDPH).


 

3) La posture du PS, qui veut tirer un parti politicien du handicap, en dénonçant la  politique de la majorité en faveur des personnes handicapées, est factuellement  mensongère et moralement déplacée

 

- jamais une majorité n'avait autant mis le handicap au cœur de ses préoccupations. En 2005 comme en 2007, nous avons pris des engagements forts et chiffrés en faveur du handicap et nous avons mobilisé les moyens nécessaires pour tenir ces objectifs.


- pourtant, le PS a dénoncé, mardi 7 juin, un bilan de la droite « catastrophique » en matière de handicap. C'est le lot habituel d'invectives de la part du PS... La cause nationale du handicap, qui n'est ni de droite ni de gauche, méritait une autre hauteur de vues que ces critiques politiciennes et cette absence de proposition de fond.

 


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 10:06

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Des avancées ont été réalisées :

  1. la création d'une mission d'information qui permettra au Parlement d'être mieux informé sur ces questions de lutte contre l'insécurité routière,
  2. une plus grande cohérence dans les limitations de vitesse et le Ministre de l'Intérieur a pris l'engagement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour atteindre cet objectif,
  3. l'ouverture de discussions entre le Gouvernement et les fabricants d'aide à la conduite,
  4. l'installation d'un millier de radars pédagogiques.

Je reste cependant toujours réservé sur les conditions de la mise en oeuvre de l'interdiction des avertisseurs GPS de radars.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 09:06

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  •  Logement étudiant :

 

A l'occasion de la Conférence nationale sur le logement étudiant, le 5 avril dernier, Valérie PECRESSE a présenté douze nouvelles mesures destinées à améliorer la condition locative des étudiants.

L'objectif principal est de multiplier par deux le nombre de logements étudiants d’ici 2020, soit 680 000 logements étudiants. Dans cette optique, a notamment annoncé :

  • un maintien des efforts financiers de l'Etat pour la construction de nouveaux logements : le budget consacré par l'Etat à la construction de logements étudiants est passé de 64 millions d'euros en 2007 à 110 millions en 2010,
  • le financement, à travers le programme d'investissements d'avenir issu du grand emprunt, de 3 000 à 5 000 places supplémentaires dans les résidences étudiantes, à destination des étudiants boursiers,
  • le financement, par l'Opération Campus, de 8 000 places supplémentaires dans les résidences étudiantes, à destination des étudiants boursiers.

En outre, afin d’améliorer l'information, et donc raccourcir les délais de recherche de logements, un portail unique du logement étudiant devrait prochainement être mis en place.

 

  • Logement locatif social :

Benoist APPARU a annoncé le 4 avril dernier la mise en place à l’échelle nationale d’un dossier unique pour chaque demandeur de logements locatifs sociaux.

Ce dispositif de dossier unique doit assurer davantage de simplicité afin de permettre de réduire les files d’attente des demandeurs de logement social. Dans cet objectif de simplification, les bailleurs auront connaissance de l’ensemble des demandes déposées sur le département ou, en Île-de-France, sur la région.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 10:49

Le 1er avril prochain, les tarifs du gaz vont enregistrer une hausse de 5 %, soit près de 20 % en un an. Cette augmentation s’explique notamment par l’indexation du prix du gaz sur le cours du pétrole avec un décalage dans le temps. Ainsi en avril 2009, le prix du gaz avait connu une baisse de - 11,3 %.

 

Les tarifs du gaz sont fixés chaque année par le Gouvernement sur proposition de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Ainsi, le 1er janvier dernier, Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, avait annoncé une pause dans l’augmentation annuelle des tarifs.

 

En cours d’année, le fournisseur de gaz peut demander une réévaluation de ce tarif. La CRE, autorité administrative indépendante, vérifie que cette demande tarifaire soit conforme au coût réel du gaz (approvisionnement, transport, commercialisation) sur la base d’une formule de calcul automatique. Une nouvelle version de cette formule, plus affinée, est entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Avec l’ancienne méthode de calcul, la hausse des tarifs aurait sans doute été supérieure de 1,7 point.

 

Eric BESSON, Ministre chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, a annoncé diverses mesures d’urgence afin de soutenir les foyers, notamment les plus modestes, face à cette augmentation du prix du gaz : 

  • Augmenter de 20 % le rabais social dont bénéficient les foyers les plus modestes. Pour un foyer de 4 personnes, la réduction annuelle passera ainsi de 118 euros à 142 euros.
  • Attribuer automatiquement le tarif social à tous les ménages éligibles. Sur 800 000 ménages éligibles, seuls 300 000 ont entrepris les démarches administratives pour en bénéficier.
  • Permettre aux ménages de faire réaliser un bilan énergétique gratuit. Eric BESSON a demandé à GDF Suez de proposer ce bilan à tous ses clients dès le 1er avril.
  • Mise en place, avec GDF Suez, d’une prime à la casse des chaudières anciennes,  pouvant aller jusqu’à 250 euros par foyer.

 

En outre, fin février, dans le cadre de la présidence française du G20, 86 pays se sont engagés à lutter contre la volatilité des marchés de l’énergie.

 

Dans le prolongement du Grenelle de l’Environnement, une politique de rénovation du logement a été engagée pour réduire sur le long terme la facture des ménages. En effet, un éco prêt à taux zéro (jusqu’à 30 000 euros sans intérêt) a été créé et un fonds national d’aide à la rénovation thermique (doté d’1,250 milliard d’euros) vient d’être mis en place.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 11:01

 Le Président de la République a lancé le débat sur la réforme de la dépendance, le 8 février 2011, devant le Conseil économique, social et environnemental.

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  Photo Florian Beaudenon


1. « Nous pouvons toujours attendre pour réformer, mais la démographie, elle, n’attendra pas »

 

Ø  L’allongement de la durée de la vie est l’un des plus grands progrès de notre époque : il y a 14 millions de Français qui ont plus de 60 ans, dont 3,3 millions de plus de 80 ans, et 1,5 million de plus de 85 ans. Chaque année, 80 000 personnes supplémentaires dépassent les 80 ans et les plus de 85 ans seront plus de 2 millions en 2015. 

  

Ø  Si la grande majorité de nos aînés vieillissent en bonne santé, plus d’1 million d’entre eux sont déjà dépendants ou en situation de perte d’autonomie. La seule maladie d’Alzheimer touche plus de 800 000 personnes auxquelles la majorité a consacré 1,5 milliards d’euros dans le cadre du plan Alzheimer 2008-2012. D’ici à 2040, le nombre de personnes dépendantes devrait augmenter de 30 à 50 %, sur la même période, la population totale progressera de 13%.

 

Ø  En 2011, 25 milliards seront mobilisés pour la dépendance. C’est plus d’1 point de PIB. C’est 3 milliards de plus qu’en 2010 ! En 2010, l’Etat et l’assurance maladie avaient supporté la plus grande part de la dépense avec 17 Mds€, le reste - 5 Mds€- étant à la charge des conseils généraux. Cet effort permet notamment à 1 150 000 personnes de bénéficier de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et à 657 000 personnes de résider en structures spécialisées.

 

 

2. Devant l’ampleur de ce défi, notre système de prise en charge de la dépendance n’est plus adapté et « notre société a déjà pris du retard »

 

Ø  Le coût de la dépendance devient difficilement soutenable pour les familles qui y consacrent environ 7 Mds€/an. Le coût mensuel d’une maison de retraite (2200€ environ) est 2 fois plus élevé que la retraite moyenne d’un salarié ! Seules 20% des familles sont en mesure de payer l'hébergement en maison de retraite de leur parent dépendant.

 

Ø  De nombreux Départements peinent à financer l’APA, dépense qui avait été instaurée à crédit par le gouvernement Jospin en 2001. Notamment les départements ruraux dont les recettes fiscales sont souvent trop faibles au regard de l’augmentation de leur population âgée. Mais l’Etat ne peut aller au-delà des efforts considérables déjà consentis, dans un contexte de maîtrise des déficits publics.

 

Ø  La problématique n’est évidement pas que comptable et financière : nous devons aussi faire mieux en ce qui concerne le taux d’encadrement (0,5 personnes par senior, alors qu’il faudrait tendre vers 0,8), et la place disponible dans chaque chambre (18m² en France contre 30 à 40 m² en Suède ou au Danemark…)

 

 

3. Nous allons devoir respecter des principes fondamentaux d’humanisme : « ce qui est en jeu, c’est l’idée que nous nous faisons de notre société, de notre civilisation »

 

Ø  La dépendance de nos aînés, c’est un enjeu humain qui peut toucher chaque famille demain, « c’est de chacun de nous dont il s’agit ». Nous avons un devoir de maintenir le lien intergénérationnel et d’aider nos aînés les plus fragiles et leurs familles à affronter le défi de la dépendance. Cela nous oblige à réfléchir à la place de nos aînés dans la société mais aussi à celle des aidants.

 

Ø  Cet enjeu « civilisationnel » implique de respecter plusieurs principes :

  • « La personne âgée dépendante doit pouvoir rester le plus longtemps possible dans son environnement familier ».
  • Il ne s’agit pas de « cacher le grand âge » mais « de le réinsérer dans la vie sociale et de le voir comme un enrichissement. »
  •  « La société est là pour accompagner les familles, les soutenir, les aider, les soulager, mais la société n’est pas là pour les remplacer. »
  • La protection devra être « universelle », aucune personne âgée, quels que soit son âge, son état de santé ou son niveau de revenu, ne devra échapper au filet de protection de cette réforme.
  • Les partenaires sociaux et les départements seront associés au « pilotage, la surveillance et le contrôle du système de prise en charge de la dépendance. »
  • Il faut assumer que nous allons inévitablement « dépenser plus ». Mais le financement durable de la réforme doit être assuré : il n’est pas question de financer nos dépenses de protection sociale par la dette. Ce serait faire payer à nos enfants une facture insupportable.
  • La qualité des services et des établissements doit être garantie.

 

4. Ce grand débat national durera 6 mois et permettra d’étudier tous les scénarios

 

Ø  4 groupes de travail thématiques (société et vieillissement ; enjeux démographiques et financiers ; accueil et accompagnement des personnes âgées ; stratégie pour la couverture de la dépendance) vont se réunir jusqu’en juillet autour des experts et partenaires concernés, élus, partenaires sociaux, associations, professionnels, usagers… Des débats seront organisés dans chaque région à partir du mois d’avril par les préfets et les Agences régionales de santé.

 

Ø  A ce jour, il y a 3 pistes, qu’il faut étudier sans tabou, car il ne faut « écarter d’emblée aucune solution, y compris celle de l’assurance, pour des a priori idéologiques. L’idéologie n’a rien à faire  dans une affaire de cette humanité » :

  • Créer une assurance obligatoire dès 50 ans contre la perte d’autonomie. Près de 5 millions de personnes ont déjà librement souscrit une assurance dépendance dans le cadre d’une mutuelle ou d’une association.
  • Relever la CSG. Cela pourrait être un relèvement global de la CSG, ou un relèvement concernant les seul taux réduits de CSG.
  • Instaurer un appel sur succession : l’Etat avance des prestations pour les personnes dépendantes, qu’il récupère en prélevant une partie du patrimoine lors de la succession de la personne âgée décédée.

 

5. Le « débat qui s’ouvre doit tout entier être consacré à la recherche d’un large consensus »

 

Ø  Un tel débat ne doit pas être l’occasion de calculs politiciens. Dans ce cadre, certaines attaques du PS sont parfaitement déplacées : le PS prétend que c’est la droite qui a donné des compétences aux départements sans leur donner les financements nécessaires. C’est faux car c’est Lionel Jospin qui n’avait pas prévu le financement de l’APA en la créant. L’Etat a même créé pour 2011 un fonds d’urgence de 150 M€ afin d’aider les Départements les plus en difficulté.

 

Ø  Le PS fait un procès d’intention quand nous évoquons l’hypothèse d’une assurance contre la dépendance et prétend que nous privilégierons ceux qui auront les moyens de souscrire une telle assurance. C’est faux, car nous mettons toutes les hypothèses sur la table pour trouver des solutions justes et efficaces.

 

Ø  Le PS ne doit pas faire comme lors de la réforme des retraites. Pour la prise en charge de la dépendance, il se doit d’être au rendez-vous du courage. De son côté, la majorité a déjà fait le choix de la responsabilité : nous avons préservé l’avenir de nos enfants en sauvant les retraites, il faut désormais aider nos aînés à préparer leur vieillissement. Ce débat sur la dépendance doit être saisi comme une opportunité pour renforcer notre cohésion nationale et non pas comme une angoisse qui doit nous paralyser collectivement.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 17:06

5395921913_1b509bb339.jpgJ'ai voté pour ce texte, qui a été adopté par l'Assemblée nationale ce 15 février 2011.

 

Pourquoi une nouvelle loi sur la bioéthique ?

 

1) Parce que les progrès scientifiques nécessitent un encadrement éthique et juridique. C’est au politique d’encadrer l’activité du savant. Il ne s’agit pas de censurer la recherche médicale, qui améliore chaque jour un peu plus nos conditions de santé, mais de garantir le respect des principes fondamentaux qui définissent notre conception de la condition humaine : la non-commercialisation du corps, le respect de la dignité. Ce sont des sujets d’une grande gravité qui engagent notre avenir et celui de l’humanité en général. 

2) Parce que de nouvelles problématiques ont émergé : la problématique des mères porteuses (la GPA, « gestation pour autrui »), le souhait des couples homosexuels de pouvoir recourir légalement à l’aide médicale à la procréation (AMP), sont des questions de société qui ont investi l’espace et le débat publics. Il est important que le législateur détermine le rôle de la recherche dans ce contexte.

3) Parce que depuis 1994, le principe d’une révision périodique des lois de bioéthique était inscrit dans la loi. Le texte de la loi de 2004 précise qu’il doit faire l’objet d’une révision dans un délai maximum de cinq ans. Le projet de loi de bioéthique actuellement examiné par les parlementaires répond donc à cet objectif en engageant une révision des lois de 1994 et de 2004. Toutefois, il abandonne le principe d’une clause de révision périodique. Une fois votée, cette loi devrait donc être définitive.

 

Pourquoi alors lever la clause de révision?

 

1) Le principe de la révision était à la fois utile et prudent : il a permis d’appréhender des réflexions qui se sont soudain posées de manière inédite avec les avancées de la recherche.
 
2) Toutefois, le maintien d’une clause de révision serait l’aveu que les valeurs affirmées dans la loi sont fragiles, comme si les convictions devaient changer périodiquement avec les époques. Or, par définition, la norme doit être une grille de lecture capable de traiter la nouveauté. Une loi dans laquelle est inscrit son propre délai de validité voit sa vocation normative mise à mal. De plus le principe de la révision risque de s’accompagne d’une pression sur les élus, qui peuvent être tentés d’innover par opportunisme plus que par véritable nécessité.
 
3) La levée de la clause de révision ne signifie pas pour autant que le politique se désengage : simplement, le calendrier n’est plus imposé !

  •  Le texte prévoit que le Comité consultatif nationale d’éthique remette un rapport tous les deux ans, sur l’apparition de nouveaux problèmes éthiques dans les domaines de compétence de l’Agence de la biomédecine.   
  • L’Agence de la biomédecine pourra être entendue par le Parlement si elle considère que ses activités peuvent poser de nouveaux problèmes d’éthique. 
  • Les parlementaires débattront tous les ans sur ces questions suite à la publication du rapport annuel de l’agence de biomédecine.

Sur ces sujets comme sur tout autre, les parlementaires pourront se saisir d’une problématique particulière et déposer une proposition de loi s’ils l’estiment nécessaire.

 

 

Quelle est la position du législateur à propos de la recherche sur l’embryon ?

 

1) Comme en 2004, les députés ont adopté une position d’équilibre sur ce thème.

  • Actuellement, la loi prévoit l’interdiction de la recherche sur les embryons, sauf dérogations en vue de progrès thérapeutiques majeurs sur les embryons surnuméraires, après autorisation du couple et pour une durée de cinq ans.
  • Le projet de loi propose de maintenir l’interdiction : il maintient aussi la possibilité de déroger à cette interdiction, mais cette fois sans limitation de durée et seulement si des progrès médicaux majeurs sont en jeu.

 
2) Les scientifiques souhaitent que l’on ne ferme pas la porte à la recherche, bien que les travaux sur les cellules souches embryonnaires autorisés par la loi de 2004 n’aient pas été à la hauteur des effets thérapeutiques escomptés. Le maintien de l’interdiction avec un régime dérogatoire prudent semble donc adapté. Par ailleurs, des travaux ont montré qu’il était possible de faire régresser des cellules adultes en cellules souches, ce qui pourrait permettre à l’avenir de limiter le recours aux cellules embryonnaires, éthiquement plus discutable. 
 
3) Mais il est important aussi de considérer la spécificité de l’embryon : l’embryon est un être en puissance, pas une chose, ni un banal matériau ! Lui porter atteinte ne peut être la norme. C’est pourquoi la recherche sur l’embryon doit rester dérogatoire. Il faut que les chercheurs puissent la justifier au nom d’objectifs collectifs majeurs et non simplement la banaliser.

 

 

Pourquoi ne pas permettre aux couples homosexuels et aux célibataires de recourir légalement à l’aide médicale à la procréation (AMP) ?  

 

1) Dans AMP, il y a l’adjectif « médical » : les députés ont choisi de rester proches du sens des mots. Les innovations médicales doivent garder leur vocation initiale qui est soit de remédier à une anomalie, soit de traiter une pathologie, soit de corriger un handicap. En l’occurrence, quand la médecine aide un couple hétérosexuel à concevoir un enfant, elle « soigne » une infertilité. Elle recrée donc artificiellement les étapes d’un processus de fécondation que la nature n’autorise qu’entre deux personnes de sexe opposé : et non pour une personne seule ou entre deux personnes du même sexe.


2) Il n’y a pas de droit opposable à l’enfant. C’est pourquoi l’AMP n’a pas vocation à répondre aux insatisfactions ou aux désirs individuels. Les droits de l’enfant passent avant le droit à l’enfant.
 
3) C’est d’ailleurs pourquoi le projet de loi n’autorise pas le recours aux mères porteuses (gestation pour autrui) : non seulement la GPA n’est pas thérapeutique, mais fait de la mère porteuse un moyen, un outil vivant au service d’une autre personne qui désire un enfant.

  • Apparaît le risque d’entrer dans une logique d’aliénation et de marchandisation du corps de la mère porteuse.
  • Apparaît aussi le risque d’organiser un abandon programmé de l’enfant à la naissance en le séparant brutalement de la mère qui l’a porté. Sans évoquer la multiplication des référents parentaux de l’enfant : potentiellement, il peut avoir deux ou trois mères (la mère porteuse, celle qui a donné ses ovocytes, celle qui l’adopte…) et plusieurs pères également.

 

Pourquoi ne pas avoir intégré l’euthanasie au projet de loi ?

 

1) La législation prévoit déjà un droit au « laisser-mourir » : la loi Leonetti du 22 avril 2005 interdit l’acharnement thérapeutique et favorise le développement des soins palliatifs. Elle permet donc un accompagnement de la fin de vie pour laisser aux malades la possibilité de mourir dans la dignité.

 

2) Légiférer sur l’euthanasie reviendrait à accorder le droit de donner la mort dans notre pays. Donner le droit de vie ou de mort sur autrui peut mener à des dérives qu’on ne peut ignorer : c’est laisser la place à l’interprétation difficile du désir de mourir ou aux possibilités de chantage ou de pression.    


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 15:44

  euro-fort_496.jpg Le 20 janvier, l’Institut Coe-Rexecode  a remis à Eric BESSON, Ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, un rapport intitulé « Mettre un terme à la divergence de compétitivité entre la France et l’Allemagne ».

 

L’Allemagne est le pays de la zone euro qui a le mieux réussi à conserver une industrie compétitive, avec en 2010 une croissance de 3,6 % (record depuis sa réunification en 1990).

 

 

Le Rapport constate que la France enregistre depuis dix ans un différentiel négatif de compétitivité avec l’Allemagne, et ce différentiel s’accroît : 

  • en 2000, les exportations françaises représentaient 55 % des exportations allemandes contre seulement 40 % aujourd'hui,
  • en 20 ans, l’écart entre l’excédent allemand et le déficit français est passé de 10 à 200 milliards d’euros (soit 10 % de notre PIB), ce qui représente 2 millions d’emplois,
  • le prix moyen des exportations françaises a progressé entre 2003 et 2008 d’environ 8 % de plus que le prix des exportations allemandes,
  • de 2000 à 2007, par comparaison avec l’Allemagne, la France a perdu environ 13 % de ses entreprises industrielles.

 

Le Rapport identifie 12 raisons à cette situation :

  • des facteurs structurels tiennent à la « culture économique allemande » : coopération entre les entreprises ; « capacité à travailler ensemble » des partenaires sociaux qui conduit à une flexibilité des durées de travail en fonction des variations de l’activité ; liens étroits entre recherche, éducation et industrie ; taille des entreprises (en Allemagne il y a 2,13 fois plus de salariés dans l’industrie qu’en France) ; capacité à répondre à la demande mondiale,
  • d’autres facteurs, plus conjoncturels, sont apparus ces dix dernières années. En effet, le coût horaire du travail dans l’industrie manufacturière a progressé de 28 % en France entre 2000 et 2008 contre seulement 16 % en Allemagne, alors même que la productivité du travail a davantage progressé en Allemagne qu’en France. De même, les charges sociales sur les salaires sont de 44 % du salaire brut en France contre 30 % en Allemagne.

 

Le Rapport propose la mise en place d’un « pacte de compétitivité industrielle » 

Les mesures prises récemment en France ont enclenché une dynamique positive : pôles de compétitivité, création d’Oséo, crédit impôt recherche, Grand emprunt, réforme de l’Université, Etats Généraux de l’Industrie…. Cette dynamique doit se poursuivre avec un pacte de compétitivité industrielle qui s’articulerait autour de 5 axes :

  • prendre en compte l’impératif de compétitivité dans toute réforme de la fiscalité,
  • améliorer la « capacité à travailler ensemble » pour permettre dans l’entreprises des négociations du triptyque « salaire/durée du travail/emploi »,
  • donner une plus grande importance à l’emploi dans la gestion conjoncturelle,
  • axer plus nettement l’effort de formation et de recherche sur le couplage recherche-industrie,
  • mettre en œuvre rapidement une mesure forte de recalage de nos coûts industriels.

 

Eric BESSON et Xavier BERTRAND ont annoncé une concertation sur la proposition de « pacte de compétitivité industrielle » dans le cadre de la Conférence nationale de l’Industrie entre février en mai 2011.


A noter : ce Rapport s’inscrit dans la réflexion sur la compétitivité de l’économie française à laquelle participe l’Assemblée nationale puisque Bernard ACCOYER a lancé une mission parlementaire d’information sur « la compétitivité de l’économe française et le financement de la protection sociale ».


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.

 
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