Mardi 4 août 2009
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La France est un acteur de premier plan de l'économie mondiale. Elle est, selon le Fonds Monétaire International, (World Economic Outlook Database, avril 2009), la 5ème puissance
économique du monde et la 2ème économie européenne. Cette place dans le peloton de tête des économies, c'est d'abord le résultat d'une forte ouverture sur
l'international :
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nos entreprises investissent massivement à l'étranger. 30 000 entreprises françaises sont
implantées hors du territoire national. Avec 136,8 Mds € investis à l'étranger en 2008, la France occupe la 3ème place mondiale, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Nos grands groupes
industriels leaders dans leur secteur, font la force de notre pays à l'étranger : parmi les 500 plus grandes entreprises du monde, 40 entreprises françaises sont classées, contre 39
allemandes et 26 britanniques !
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notre économie est depuis longtemps ouverte aux investisseurs étrangers. 22 800
entreprises étrangères se sont implantées en France. Elles emploient aujourd'hui 2,8 millions de personnes et contribuent directement à la vitalité de notre économie. Les
entreprises étrangères sont ainsi à l'origine de plus de 40 % des exportations françaises et réalisent plus de 20% de la R&D dans notre pays.
Le rayonnement de la France est également visible à travers les manifestations internationales et l'accueil des étudiants étrangers. Paris est, avec Vienne, la ville qui accueille le
plus grand nombre de congrès internationaux. Avec plus de 260 000 étudiants étrangers accueillis dans nos universités chaque année, la France se situe au 3ème rang après les Etats-Unis et le
Royaume-Uni.
Malgré la crise, la France reste-t-elle attractive ?
Oui. Les entreprises étrangères continuent à investir massivement en France et à créer des emplois. Le bilan 2008 réalisé par l'Agence Française pour les Investissements
Internationaux (AFII) enregistre une augmentation de 2,7 % du nombre de projets d'implantations créateurs d'emplois par rapport à 2007. La France se place ainsi au
2ème rang européen, derrière le Royaume Uni.
Les entreprises étrangères n'investissent pas en France par hasard. Elles savent qu'elles peuvent compter sur des bases solides
parmi lesquelles :
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un marché au cœur de l'Europe : la France est un carrefour géographique. Elle donne accès à un marché de 27 pays européens qui pèsent 495 millions de
consommateurs à fort pouvoir d'achat,
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des salariés qualifiés et productifs : à la 3ème place mondiale en termes de
productivité horaire en 2007, après la Norvège et les Etats-Unis, la France n'est pas en reste en matière de qualification : le nombre de diplômés de l'enseignement supérieur dans la
population active la place dans les 5 premiers pays de l'OCDE,
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des infrastructures efficaces et des coûts de l'énergie compétitifs : la France
dispose d'un des réseaux routiers les plus denses d'Europe et de nombreuses lignes TGV. Pour les entreprises, le prix de l'électricité est plus de 50 % moins élevé qu'en Allemagne ou
qu'au Royaume-Uni, et celui du gaz 25 % moins cher qu'en Allemagne,
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une qualité de vie reconnue : la France arrive au premier rang mondial selon l'
« International Living, Quality of Life Index ».
Les réformes menées par le Gouvernement renforcent-elles notre
attractivité ?
Renforcer l'attractivité de notre pays était au cœur du projet présidentiel. Depuis deux ans, les réformes menées par le Gouvernement concrétisent ces engagements et renouvellent
durablement l'image de la France à l'étranger. C'est le cas notamment pour les
réformes :
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en faveur de l'innovation : l'Etat a renforcé les pôles de compétitivité (1,5 Mds €,
avec un fort effet de levier sur les fonds privés). Le Crédit impôt-recherche (CIR) est devenu le dispositif fiscal d'aide à la recherche le plus incitatif en Europe. Enfin,
la réforme des universités confirme la mobilisation du Gouvernement en faveur de l'économie de la connaissance,
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en faveur d'un marché du travail plus flexible : la défiscalisation des heures
supplémentaires, l'assouplissement des modalités d'embauche (création du contrat de travail « à objectif défini ») et des conditions de départ (rupture conventionnelle du contrat de
travail), tout comme la place donnée au dialogue social dans l'entreprise ont modifié durablement l'image de notre pays dans ce domaine,
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pour une fiscalité plus attractive : la suppression de la taxe professionnelle sur
les nouveaux investissements productifs, l'exonération d'impôt sur le revenu des primes des étrangers résidant en France viennent aujourd'hui contredire la perception, encore trop souvent
répandue à l'étranger, d'une fiscalité française figée ou excessive,
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pour attirer en France les compétences et les talents du monde entier : la mise en
place de nouveaux titres de séjours pluriannuels pour les dirigeants étrangers et leurs salariés dans les filiales en France (titres « compétences et talents » et « salariés en
mission ») ainsi que la création en 2009 d'une nouvelle carte de résident d'une durée de dix ans pour contribution économique exceptionnelle permettent de mieux répondre aux attentes des
investisseurs étrangers.
Miser sur l'investissement, un bon choix vu de l'étranger ?
Face à la crise, le Gouvernement fait le choix de l'investissement et donc de la compétitivité à
long terme. Cette stratégie claire couplée à la réactivité des mesures mises
en oeuvre est saluée par les investisseurs étrangers qui marquent leur
intérêt notamment pour :
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le plan de relance résolument tourné vers l'investissement. Ce sont 11 Mds € sur les
26 Mds prévus qui ont déjà été investis dans l'économie,
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le Pacte automobile qui combine une aide au financement des programmes de
développement des constructeurs (6,5 Mds€), le soutien des organismes de financement des constructeurs et la création d'un fonds de modernisation des équipementiers automobiles, doté de
600 M€,
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le « Grenelle de l'Environnement », qui ouvre la voie à près de 400 Mds€
d'investissements d'ici 2020, avec d'importants débouchés en terme d'emploi (près de 600 000) et de compétitivité (15 Mds€ de valeur ajoutée par an (soit 0,8 point de PIB),
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le « Grand Paris », qui propose de bâtir la ville durable du 21ème siècle
avec ses 35 Mds€ d'investissements dans les transports, ses 70 000 logements nouveaux et ses 850 M€ pour faire du plateau de Saclay, à l'horizon 2020, un campus d'enseignement, de
recherche et d'innovation parmi les dix meilleurs du monde.
Par Eric STRAUMANN
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Publié dans : Dossiers nationaux
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