Dossiers nationaux

Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 14:47


1. Pourquoi ce débat doit-il avoir lieu ?


Parce que le constat est unanime pour reconnaître que la situation actuelle n’est pas satisfaisante :

  • - prolifération des échelons de décision (et des coûts d’administration qui vont avec),

  • - confusion pour le citoyen dans la répartition des compétences,

  • - absence de clarté dans la répartition des moyens, qu’il s’agisse de recettes fiscales ou des concours de l’État,

  • - un système fiscal qui veut que les trois niveaux de collectivités locales et les intercommunalités prélèvent chacun une part des mêmes impôts locaux sans que le contribuable sache vraiment qui est responsable,

  • - inefficience pour les collectivités locales elles-mêmes d’une fiscalité locale dont l’obsolescence est dénoncée depuis 30 ans,

  • - système globalement trop coûteux (14 milliards d’augmentation des dépenses des collectivités locales en 2007),
  • - uniformité des règles appliquées à toutes les collectivités quelle que soit leur situation,

  • - complications résultant des « compétences partagées » et des « financements croisés » : lourdeur des procédures, aggravation des coûts, inefficacité des interventions publiques et, finalement, éloignement par rapport aux citoyens.

Bref, il y a un grand besoin de simplification, tant dans la répartition des compétences que dans l’allocation des moyens financiers en vue de leur emploi le plus économe possible.



2. Le fait d’avoir confié une telle réflexion à un Comité est-il contestable ?


Non, en 2000, le Gouvernement de Lionel JOSPIN avait déjà installé une telle commission pour réfléchir à un acte II de la décentralisation. Elle était présidée par Pierre MAUROY.


Le choix de confier une réflexion à un tel comité est justifié s’agissant d’une question sensible et complexe : il s’agit de mobiliser les meilleurs compétences et l’expérience reconnue de quelques personnalités, qu’elles soient de droite ou de gauche, et de leur permettre de dégager, dans un esprit d’indépendance, des orientations communes.


Le Comité permet de mieux associer les élus locaux à cette réflexion :

  • - dans sa composition, elle compte des parlementaires qui ont une longue expérience d’élu local : le sénateur Pierre MAUROY (PS), ancien Premier ministre, « père » des lois de décentralisation de 1982-1983, qui fut maire de Lille, Président de la Communauté urbaine, Dominique PERBEN (UMP), ancien maire de Chalon-sur-Saône, 1er vice-président du Conseil général du Rhône, André VALLINI (PS), Président du Conseil général de l’Isère, Gérard LONGUET, Conseiller régional de Lorraine, ancien Président du Conseil régional.  Elle compte aussi des universitaires, des personnalités qualifiées et les directeur des collectivités locales , du budget et de la législation fiscale,
  • - par les nombreuses auditions auquel il a procédé et notamment les associations d’élus (AMF, ADF, ARF, APVF, ADCF, ACUF , FMVM , UNCASS, etc.),

  • - les propositions formulées par le Comité ne pourront être mises en œuvre qu’au terme d’un processus législatif passant par l’Assemblée nationale et le Sénat, ce dernier ayant vocation à représenter les collectivités territoriales aux termes de la Constitution.


3. Ce projet de réforme va-t-il à l’encontre des « libertés locales » ? Y-a-t-il le risque de voir disparaître des niveaux de collectivités qui représentent la diversité de notre territoire ?


Alors que de nombreux élus de l’opposition partagent depuis longtemps le diagnostic, et que plusieurs personnalités de Gauche de premier plan ont accepté de participer à cette réflexion, certains au sein du PS, attachés à la défense de leur pré-carré, tentent de caricaturer le débat en dénonçant à la fois un retour à un jacobinisme centralisateur, et une prétendue volonté de supprimer des collectivités qui incarnent les libertés locales et la diversité de nos territoires.


Il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause la décentralisation que tous les gouvernements ont approfondie ces dernières années.


La lettre de mission adressée par le Président de la République à Edouard BALLADUR insiste, au contraire, sur le fait qu’il « s’agit de mieux prendre en compte les besoins des collectivités locales en leur permettant, grâce à des modalités d’organisation plus diverses, d’appliquer celles qui correspondent le mieux à leur situation particulière ».


Les travaux du Comité se déroulent dans une totale ouverture d’esprit quant aux différentes possibilités de réforme, et il est impossible de dire, tant que le Comité n’a pas rédigé son rapport, que telle ou telle solution est aujourd’hui privilégiée.


Ainsi que le Président de la République l’a indiqué le 7 janvier dernier, les propositions de la commission Balladur devront faire l’objet d’une concertation avec l’ensemble des élus.


C’est sur la base de cette concertation et des propositions du Gouvernement, que seront préparés les textes législatifs et réglementaires permettant de mettre en œuvre cette réforme.



4. Est-ce le bon moment pour faire cette réforme ?

La crise financière que nous traversons ne doit pas être un alibi pour retarder les réformes. Elle doit au contraire accélérer les réformes dont notre pays a besoin.


L’heure est à l’action, aux réformes structurelles, pas au renoncement. La performance et l’efficacité de la dépense publique sont des préoccupations plus centrales que jamais. On ne peut pas se préoccuper du pouvoir d’achat des Français sans chercher à réformer un système devenu couteux et incompréhensible.



Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 11:59
2008 est une année record pour la création d’entreprises avec 325 700 sociétés créées ! C’est une progression de 1,3% par rapport à 2007.


► La création d’entreprise résiste-t-elle à la crise ?


Dans un contexte économique difficile, nous devons saluer les excellents chiffres de la création d’entreprise !

La création d’entreprises est l’un des premiers réservoirs de création d’emplois en France : 500 000 emplois ont été générés par ces nouvelles entreprises l’an dernier !


Cette création de société est ainsi devenue un acte spontané d’alternative au salariat. Les français veulent transformer leur talent, leur expérience et leur énergie en revenus et ne plus être soumis aux aléas du salariat.

Nous ferons évoluer cette initiative qui porte ses fruits en encourageant le développement des entreprises de taille moyenne employant 500 salariés. Un tissu d’entreprises intermédiaires plus fortes et résistantes à la crise est en effet nécessaire !


 

►La mise en place du statut d’auto-entrepreneur  a-t-elle créé un engouement pour la création d’entreprise ?


Le régime de l’auto-entrepreneur est une opportunité réelle pour favoriser la création d’entreprise et libérer les énergies créatrices des français !


La simplification des formalités est un élément essentiel dans l’envie des français de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Une seule déclaration suffit  avec une inscription ligne pour pouvoir commencer son activité dès le lendemain !


30 000 inscriptions ont été enregistrées au 20 janvier 2009 ! Dans la conjoncture actuelle, ces chiffres sont la preuve de l’enracinement de l’esprit d’entreprise en France !


Des secteurs comme les services à la personne, avec l’apparition de nouveaux métiers en faveur des personnes âgées, l’esthétique, la coiffure, les services aux entreprises, les commerces de proximité et les métiers de bouche ont pu bénéficier de cet enthousiasme pour la création d’entreprise et de cette facilité d’entreprendre !


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 17:54
Contrairement aux promesses, la redevance va augmenter…
 
Dès l’origine de cette réforme, les députés UMP ont toujours défendu avec force l’idée que ce n’était pas aux contribuables de payer la suppression de la publicité sur France télévisions et que donc il n’était pas question d’augmenter la redevance au-delà de l’indexation sur l’inflation.

De leur côté, de nombreux professionnels ou des parlementaires de gauche et du centre se prononçaient en faveur d’une hausse forfaitaire de la redevance. Certains réclamaient de compenser la perte de recettes publicitaires par la seule hausse de la redevance, d’autres réclamaient un rattrapage par rapport à nos voisins européens… Sans compter tous ceux qui voulaient étendre la redevance aux résidences secondaires et aux ordinateurs ! En clair, si nous avions cédé dans l’hémicycle, cela revenait à augmenter immédiatement cet impôt de plusieurs dizaines d’euros et même de près de 100 euros !

En refusant le principe d’une hausse forfaitaire et en obtenant que l’évolution de la redevance suive la seule inflation, nous avons préservé le pouvoir d’achat des ménages. Tout simplement parce que nous avons toujours été convaincus que si la redevance devait rester une ressource importante de la télévision publique, elle ne devait pas augmenter au-delà de l’inflation. Dans cette période de crise, toute augmentation supérieure à l’inflation semblait inacceptable : nous avons donc obtenu qu’il n’y ait aucune hausse forfaitaire et que la redevance ne soit pas étendue aux ordinateurs et qu’il n’y ait pas d’arrondi à l’euro supérieur, car cela aurait créé une accélération de la hausse.

En clair, la redevance sera indexée sur le coût de la vie. Concrètement, la redevance était de 116 euros en 2008. Elle sera quoi qu’il arrive de 118 euros en 2009, en raison de l’indexation sur l’inflation. Et elle passera à 120 euros en janvier 2010.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 19:38

Alors que la délinquance générale diminue fortement et que la délinquance de proximité est également en recul, le phénomène des escroqueries est en recrudescence.


La multiplication des échanges économiques a rendu les transactions plus nombreuses et potentiellement plus risquées. Le développement d’Internet a multiplié les possibilités d’escroqueries. Entre janvier et novembre 2008, 194 812 faits d’escroqueries et d’abus de confiance ont ainsi été constatés, soit une augmentation de près de 20% par rapport à 2007 (33 363 faits supplémentaires). Les faits d’escroqueries et d’abus de confiance représentant aujourd’hui 6 % de la délinquance générale. Le taux d'élucidation pour ces faits n'est pourtant que de 35 %.

 

C’est la raison pour laquelle Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales a présenté mardi 6 janvier 2009 un plan national de lutte contre les escroqueries. Ce plan a pour objectif de renforcer la prévention et la détection de toutes les formes d'escroquerie, mais aussi de moderniser nos instruments afin d’anticiper les escroqueries possibles.




  1. - Renforcement des moyens de prévention


Des référents sûreté existent d’ores et déjà dans les brigades de gendarmerie et les commissariats de police. Ils mènent régulièrement des actions de prévention sur le terrain.


Afin de s'adresser au plus grand nombre, Michèle ALLIOT-MARIE a toutefois souhaité le lancement d’une campagne d'information de grande envergure.


Une plaquette, jointe en document PDF dans ce mail, sera disponible dans les services de l'Etat ouverts au public et téléchargeable sur Internet. Elle a pour but d’informer le citoyen sur les différents types d'escroqueries et de fournir conseils et règles de vigilance à l'intention de chacun.


Parallèlement, un numéro de téléphone (08 11 02 02 17) a été mis en place afin de permettre à toute personne suspectant une escroquerie d'obtenir des informations et des conseils concrets, ainsi que des renseignements sur les démarches à suivre.


La plateforme téléphonique est joignable au prix d'un appel local et fonctionne actuellement du lundi au vendredi.

 


Modernisation des outils de lutte contre les escroqueries

Création d’une plate-forme nationale de signalement

 

 

 

Une plate-forme nationale de signalement des sites et contenus illicites sur Internet est opérationnelle depuis cette semaine (www.internet-signalement.gouv.fr).

Le signalement automatique n'était jusqu’à ce jour possible que pour les sites à caractère pédopornographiques. Les internautes pourront désormais signaler des mails ou des sites qui ressemblent à une tentative d’escroquerie.

Le traitement de ces signalements se fait en temps réel. La police transmet ensuite à la justice lorsque les faits sont caractérisés.


  1. - Création d’un groupe dédié aux escroqueries sur Internet


Michèle ALLIOT-MARIE a souhaité la création d’un groupe dédié aux escroqueries sur Internet au sein de l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC) de la Police Judiciaire.

Ce groupe permet de centraliser les informations relatives aux escroqueries sur Internet et de faciliter les recoupements entre différentes affaires traitées sur l’ensemble du territoire national.


Le traitement national des cas d'escroqueries pourra se poursuivre par des saisines bilatérales lorsque celles-ci sont hébergées hors de nos frontières.


  1. - Mise en place d’une plateforme européenne de signalement en 2009

 

Michèle ALLIOT-MARIE a obtenu lors de la Présidence Française de l’Union européenne la mise en place courant 2009 d'une plateforme européenne de signalement des infractions relevées sur Internet.


Avec un financement de la Commission européenne, hébergée par Europol, cette plateforme sera mise en place et fonctionnera à partir de dispositifs de signalement nationaux.


 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 08:08

Eric STRAUMANN et Marc LEFUR à la sortie de l'Elysée


J'ai été reçu, ce 15 décembre, par le Président de la République, avec un petit groupe de parlementaires qui avaient co-signé une tribune publiée dans les journaux "Le Figaro" et "Le Monde", pour défendre le maintien du principe du repos dominical.


Le tour de table était notamment composé de François Fillon, Premier Ministre, Xavier Bertrand, Ministre du Travail et Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale.

J'ai ainsi représenté à l'Elysée, la sensibilité alsacienne sur cette question délicate.

 

Au terme d'une heure de discussion et d'échanges, il a été convenu d'aménager le régime de dérogation au repos dominical pour :

 

  • - les agglomérations frontalières (de plus d'un million d'habitants) de pays autorisant l'ouverture dominicale (en pratique il s'agit de la zone de frontière avec la Belgique), afin de juguler l'évasion commerciale,

  • - les zones touristiques majeures (la France est la première destination touristique du monde),

  • - les zones dans lesquelles est constaté un usage constant.

     

Par ailleurs, la possibilité d'ouverture dominicale des commerces est étendue de 5 à un maximum de 10 jours (sur autorisation du Maire après une procédure préalable de consultation des acteurs locaux).

 

Le régime local d'Alsace-Moselle n'est évidemment pas remis en cause (le droit local permet l’ouverture des commerces jusqu’à 4 dimanches avant Noël).

Cette réunion a permis de déboucher sur une avancée substantielle, car l'idée de généralisation du travail dominical n'est plus d'actualité. Ces aménagements permettent une adaptation à certaines circonstances locales, sans remettre en cause le principe du repos dominical.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 07:43
Je viens de co-signer, avec mon collègue Marc Le Fur et d'autres députés UMP et du Nouveau Centre, ce texte relatif au travail dominical. J'estime que la législation actuelle répond aux besoins des français, même si des aménagements peuvent être envisagés dans des secteurs hautement touristiques.


Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d’organiser ses week-ends demain s’il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l’ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?


Trois questions doivent être posées à ce  sujet.


Quel intérêt économique ?


On dit qu’ « ouvrir les magasins le dimanche, c’est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l’acte d’achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30 % de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end.  D’autres études montrent qu’à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.


La logique économique veut qu’on n’effectue pas d’achats supplémentaires sans pouvoir d’achat en hausse. La hausse du pouvoir d’achat ne se décrète pas par l’ouverture des magasins le dimanche. A l’instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l’ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.


Quel impact sur notre société ?


«  Ouvrir les magasins le dimanche, c’est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d’acheter le dimanche, qu’ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L’argument est cocasse car, le travail le dimanche, c’est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement. Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu’en sera-t-il des services bancaires indispensables à l’activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle. Qu’en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales… ? N’est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c’est une menace pour les familles. C’est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?


Quel sens donner à une telle revendication ?


C’est en effet là qu’est la vraie question. L’homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l’animal social que définissait Aristote ? S’il n’est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l’homme se construit par les relations qu’il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.

La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.
 
« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n’y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l’ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d’une possibilité de consommer qui n’aura plus de limite.

 

Aujourd’hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu’hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.


Message du 16 décembre 2008


Eric STRAUMANN et Marc LEFUR à la sortie de l'Elysée
J'ai été reçu, ce 15 décembre, par le Président de la République, avec un petit groupe de parlementaires qui avaient co-signé une tribune publiée dans les journaux "Le Figaro" et "Le Monde", pour défendre le maintien du principe du repos dominical.


Le tour de table était notamment composé de François Fillon, Premier Ministre, Xavier Bertrand, Ministre du Travail et Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale.

J'ai ainsi représenté à l'Elysée, la sensibilité alsacienne sur cette question délicate.

Au terme d'une heure de discussion et d'échanges, il a été convenu d'aménager le régime de dérogation au repos dominical pour :


  • - les agglomérations frontalières (de plus d'un million d'habitants) de pays autorisant l'ouverture dominicale (en pratique il s'agit de la zone de frontière avec la Belgique), afin de juguler l'évasion commerciale,

  • - les zones touristiques majeures (la France est la première destination touristique du monde),

  • - les zones dans lesquelles est constaté un usage constant.
Par ailleurs, la possibilité d'ouverture dominicale des commerces est étendue de 5 à un maximum de 10 jours (sur autorisation du Maire après une procédure préalable de consultation des acteurs locaux).

Le régime local d'Alsace-Moselle n'est évidemment pas remis en cause (le droit local permet l’ouverture des commerces jusqu’à 4 dimanches avant Noël).


Cette réunion a permis de déboucher sur une avancée substantielle, car l'idée de généralisation du travail dominical n'est plus d'actualité. Ces aménagements permettent une adaptation à certaines circonstances locales, sans remettre en cause le principe du repos dominical.


 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 17:56

N'en jetez PLU

Éric Straumann a envoyé un mail à Alain Marleix, secrétaire d'État aux Collectivités territoriales, pour lui dire que le transfert aux communautés d'agglomérations et de communes de plus de 50 000 habitants des "compétences de plein droit en matière de plan local d'urbanisme", prévu dans le projet de loi sur la démocratie locale, est une « atteinte inacceptable à la souveraineté communale ». Le député maire UMP de Houssen estime qu'une telle remise en cause du pouvoir du maire « renforcera les réticences des dernières communes isolées, quant au rattachement à une communauté ».

Suite à ce courriel, le cabinet du Ministre m'a contacté, pour m'indiquer que ma remarque a été bien prise en compte. La nouvellle formulation du texte devrait soumettre ce transfert de compétence en matière d'urbanisme, à l'accord des communes.

Eric Straumann

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 12:01
Après l’accord historique du Sommet européen de l’Elysée ce dimanche 12 octobre, et à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire ce lundi, le Président de la République a présenté les mesures décidées par la France pour rétablir la confiance sur les marchés financiers. Celles-ci s’articulent autour de quatre exigences fortes :

 


- ne pas mobiliser l’argent des contribuables Français : ceux-ci n’ont pas à payer pour les pertes des banques alors qu’ils n’ont été associés à aucun moment aux décisions de gestion, et a fortiori pas aux bénéfices,
  1. - ne pas venir en aide au système financier sans contreparties significatives pour l’intérêt général : il serait trop facile et même injuste que les banques aient recours à l’Etat pour garantir leurs fonds tout en continuant à fonctionner comme si rien ne s’était passé ; Aucune banque ne fera faillite mais celles qui auront à demander le soutien de l’Etat pour poursuivre leur activité devront fournir des contreparties en termes de rémunération de leurs dirigeants et de distribution de crédits,

  2. - aider les banques pour sauver les économies et les emplois des Français : si tout le système bancaire défaillait, ce n’est pas les banques qui seraient en première ligne, mais les Français, ce sont leurs économies et leurs emplois,

  3. - agir au plus vite : une loi de finances rectificative a été votée à l’Assemblée nationale ce mardi 14 octobre, permettant aux mesures ci-après d’entrer en vigueur avant la fin de cette semaine.
  •  


I – Dès lors, le Chef de l’Etat a décidé d’agir dans deux directions :


Débloquer le marché des prêts entre banques, qui sont au cœur du financement de notre économie

 

  • o Compte-tenu du contexte financier actuel, chaque banque préfère garder ses liquidités, et refuse donc de prêter de l’argent aux autres banques. A plus ou moins brève échéance, c’est donc bien la survie de nos établissements bancaires qui est posée.

  • o Une société sera donc créée pour apporter la garantie de l’Etat aux emprunts dont les banques ont besoin pour se refinancer. Celle-ci s’appliquera aux emprunts contractés avant le 31 décembre 2009, sur une durée pouvant aller jusqu’à 5 ans et dans la limite de 320 Mds d’€.

  • o Concrètement, la société nouvellement créée va lever de l’argent sur les marchés avec la garantie de l’Etat, qui bénéficie d’une crédibilité incomparable sur les marchés financiers, et donc de taux d’intérêts préférentiels. Ensuite, la société va prêter cet argent aux banques qui en ont besoin. En contrepartie, l’Etat sera rémunérépour cette prestation.

  • o Par ailleurs, une convention sera signée entre l’Etat et les organismes bénéficiaires, qui portera sur la transparence des rémunérations ainsi que sur ses engagements en matière de financement des particuliers, des entreprises (notamment les PME) et les collectivités territoriales.


Permettre aux banques de se procurer les fonds propres nécessaires à l’établissement de nouveaux prêts
  • o Afin d’éviter un rationnement du crédit qui aurait de graves répercussions sur l’économie réelle, l’Etat va créer une deuxième société qui sera publique et dont il sera l’unique actionnaire. Son objectif est de fournir les fonds propres nécessaires aux banques pour ne pas comprimer l’accès au crédit.

  • o Son fonctionnement sera proche de la société « garantie interbancaire » ci-dessus, avec un plafond de garantie à 40 milliards d’euros. Là encore, l’Etat sera rémunéré pour son apport et une convention fixera les obligations des établissements concernés.

  • o Cet apport de fonds propres visera à la fois des banques solvables pour qu’elles accroissent leurs encours de crédits et les banques en difficulté pour qu’elles ne fassent pas faillite. Naturellement ces deux catégories d’établissement ne seront pas traitées de la même manière. Dans les premières l’Etat interviendra sans prendre part à la gestion ; dans les secondes, non seulement il changera le management défaillant mais il prendra toute sa place dans le reformatage de ses activités.

 


II – Ce plan de lutte contre la crise financière n’est pas payé par le contribuable Français


L’argent mobilisé pour aider notre système économique n’est pas celui du contribuable

 

  • o L’Etat lève les sommes nécessaires sur les marchés financiers classiques, y apportant simplement sa crédibilité à nulle autre pareille. Les contribuables Français ne financeront donc pas ce dispositif, puisque le coût des intérêts pour l’Etat sera intégralement couvert (et sans doute au-delà) par la rémunération de son intervention par les banques.

  • o Si l’une des deux sociétés doit intervenir, alors ses services sont payants et l’argent ainsi récolté ira directement au budget de l’Etat. Si l’Etat intervient pour sauver une banque en crise en prenant des participations, il touchera alors des dividendes dans un premier temps (comme tout actionnaire), puis des plus-values une fois l’entreprise sauvée (comme dans le cas d’Alstom en 2004, plus-value de 1,26 milliard d’euros en moins de deux ans). C’est autant que le contribuable Français n’aura pas à payer en impôts.

 


L
es 360 Mds d’€ que l’Etat mobilise ne sont en aucun cas des dépenses budgétaires


Cette intervention se distingue totalement des dépenses publiques, c’est pourquoi toute comparaison entre ces sommes garanties et les dépenses de l’Etat pour telle ou telle politique publique n’a aucun sens :

 

  • o Quand il s’agit de garanties, elles sont octroyées sans occasionner de dépense budgétaire. Une éventuelle dépense n’interviendrait qu’en cas de défaillance d’une banque, mais toute notre action vise précisément à annuler ce risque.

  • o Ces garanties sont facturées à ceux qui en bénéficient. L’Etat se substitue à un service commercial, habituellement joué par le marché, mais qui ne fonctionne plus. Cette activité est rentable.

  • o Quand il s’agit de fonds propres, il y a des actifs en contrepartie. Il ne s’agit donc en aucun cas d’investissements à fonds perdus, mais d’opérations avisées d’un point de vue financier.
  •  

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 09:39
La Mission d'information sur la clarification des compétences des collectivités territoriales  a déposé, ce 8 octobre 2008, son rapport à la Commission des lois, dont je suis membre.

Ce rapport constate que l'enchevêtrement matériel et financier des compétences rend l'action publique moins réactive et moins responsable. La prolifération de structures territoriales aux compétences mal délimitées conduit à multiplier les interventions coûteuses dans les domaines les plus divers.

Il me parait utile de mettre en relief les éléments concernant le régime local d'Alsace-Moselle, ainsi ques des dix principes retenus par la mission.


Les communes d’Alsace et de Moselle


Il convient de rappeler qu’en raison du choix fait par le législateur français de ne pas supprimer l’état antérieur du droit dans les départements d’Alsace et de Moselle à la suite du rétablissement de la souveraineté française sur ces deux territoires, les communes d’Alsace et de Moselle demeurent, sur certains points, régies par des dispositions légales particulières :

  • — pour la fixation des attributions respectives du maire et du conseil municipal, ainsi que pour les règles de fonctionnement de ce dernier (périodicité des réunions, démission d’office d’un conseiller municipal pour défaut d’assiduité ou troubles répétés à l’ordre des séances…),

  • — pour l’exercice des compétences relatives au budget communal, à la police des constructions et à la sécurisation de certains terrains, aux opérations funéraires, à l’usage des institutions et établissements publics de la commune, ainsi qu’aux règles de concession, de jouissance et d’adjudication des biens communaux.

Bien qu’il puisse sembler cohérent d’harmoniser l’état du droit applicable dans ces domaines avec celui qui prévaut dans les autres communes françaises, l’attachement au droit local est important en Alsace et justifie que quelques dérogations mineures au droit commun des collectivités territoriales demeurent.

Les dix principes retenus par la mission


Les dix principes retenus par la mission

Principe n° 1 : La fin de la dérive des financements croisés

Pour que chaque citoyen puisse identifier la collectivité responsable et afin de réduire les financements croisés, prévoir qu’un seul niveau de collectivités locales peut participer au financement d’un projet conduit par une autre collectivité.

Remarque : Une dérogation à cette limitation pourra être établie au profit des communes dont la population est inférieure à un certain seuil et dont le potentiel financier est inférieur à la moyenne de leur strate.

Principe n° 2 : Spécialiser l’action des collectivités

Attribuer 80 % des compétences des collectivités exclusivement à un niveau de collectivités.

Exemples :

  pour les départements : l’action sociale, le tourisme, les musées, bibliothèques, archives, services archéologiques…

  pour les régions : collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur (personnel technique, immobilier et équipement), l’enseignement artistique, les transports scolaires, routiers et ferroviaires…

  pour les communes et intercommunalités : les équipements sportifs…

Principe n° 3 : Tenir compte des réalités locales

Permettre à une collectivité attributaire d’une compétence exclusive de la déléguer entièrement à un autre échelon territorial.

Principe n° 4 : Réduire le nombre de collectivités

Inciter financièrement les collectivités territoriales à se regrouper volontairement, soit par l’union avec une collectivité de même niveau, soit par l’accroissement de compétences résultant de la fusion avec un autre niveau, selon les principes prévus par la loi et dans un délai à fixer (par exemple d’un an) au terme duquel il reviendra au législateur de valider les résultats obtenus.

Principes nos 5  et 6 : Pour les régions : s’étendre géographiquement ou fusionner avec les conseils généraux, dans un délai à fixer (par exemple d’un an)

Faciliter le regroupement volontaire des régions, pour rendre la carte territoriale plus cohérente.

Exemple : Basse et Haute Normandie

Permettre et favoriser la fusion volontaire d’une région et de ses départements en une même collectivité (qui pourrait être dénommée « grande région ») exerçant l’ensemble de leurs compétences.

Principe n° 7 : Permettre la création de métropoles en fusionnant conseil général et intercommunalité

Permettre la transformation d’une communauté d’agglomération ou d’une communauté urbaine au poids prépondérant au sein de son département en une collectivité territoriale de plein exercice se substituant au département, les communes restantes pouvant être intégrées aux départements voisins avec leur accord.

Principe n° 8 : Achever l’intercommunalité

Achever la carte des intercommunalités en 2010. En veillant à leur cohérence spatiale, autoriser le représentant de l’État dans le département à inclure au sein d’une intercommunalité à fiscalité propre, après consultation de la commission départementale de coopération intercommunale, les intercommunalité enclavés et les communes isolées.

Principe n° 9 : Supprimer les pays

Supprimer progressivement les pays, en prévoyant un transfert de leurs activités aux intercommunalités.

Principe n° 10 : Permettre la création d’une collectivité unique intercommunalité communes

Permettre la transformation d’une intercommunalité et de ses communes membres en une collectivité unique, à l’instar de la formule Paris Lyon Marseille.

Précisions : L’ensemble des conseillers pourront alors être élus au suffrage universel direct. Chacun des conseils des communes regroupées conserve l’exercice de compétences de proximité et dispose de ressources budgétaires.

En zone urbaine, les élections ont lieu au scrutin de liste.

En zone rurale, les élections ont lieu au scrutin uninominal.


Retrouvez le rappart complet en cliquant ici


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:15

Le statut de l'Association Espoir conforté

L'amendement dit «Emmaüs» au projet de loi de généralisation du revenu de solidarité active (RSA) crée un statut des personnes accueillies dans des organismes d’accueil communautaire  et d’activités solidaires (de type «communautés Emmaüs») en prévoyant que ces structures assurant l’accueil et l’hébergement de personnes en difficultés peuvent faire participer ces personnes à des activités d’économie solidaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Si ces personnes se soumettent aux règles de vie communautaire qui définissent un cadre d’accueil comprenant la participation à un travail destiné à leur insertion sociale, elles ont un statut qui est exclusif de tout lien de subordination. Ces organismes garantissent aux personnes accueillies, un hébergement décent, un soutien personnel et un accompagnement social adapté à leurs besoins, ainsi qu'un soutien financier leur assurant des conditions de vie dignes.

 

Le sous-amendement dit «Espoir», présenté et défendu par Eric Straumann, à l'amendement «Emmaüs» permet à un certain nombre de structures relevant du régime juridique de l’article L.312-1du Code de l’action sociale et des familles (ce qui est le cas notamment de l'association Espoir de Colmar) d'organiser des activités solidaires, dont les modalités de mise en œuvre, en ce qui concerne notamment la rétribution et la durée du travail des personnes accueillies, sont susceptibles d’entrer dans le cadre de l’article 8 bis.

Extrait du journal officiel relatif à ces débats


La parole est à M. Éric Straumann, pour soutenir le sous-amendement n° 595.

 

M. Eric STRAUMANN : Un certain nombre de structures relevant du régime juridique de l’article L.312-1 du code de l’action sociale et des familles organisent des activités solidaires, dont les modalités de mise en œuvre, en ce qui concerne notamment la rétribution et la durée du travail des personnes accueillies, sont susceptibles d’entrer dans le cadre de l’article 8 bis – je pense notamment au foyer de l’association Espoir, à Colmar.

M. Yves BUR : Tout à fait !

M. Eric STRAUMANN : Le sous-amendement n° 595 a pour objet de permettre à ces organismes, au cas par cas, de bénéficier pour les personnes accueillies des dispositions de l’article 8 bis concernant les conditions de rétribution et de durée du travail.

M. le président : Quel est l’avis de la commission ?

M. Marc-Philippe DAUBRESSE, rapporteur : La commission n’a pas examiné ce sous-amendement, qui va cependant dans le même sens que l’amendement n° 90 relatif aux organismes d’accueil comme les communautés d’Emmaüs. En tant qu’ancien ministre du logement, j’ai une certaine connaissance des situations dramatiques qui peuvent se présenter dans notre pays et ne puis donc qu’être favorable, à titre personnel, à ce sous-amendement.

M. le président : Quel est l’avis du Gouvernement sur les amendements et le sous-amendement ?

M. Martin Hirsch, haut-commissaire : Les amendements nos 90 rectifié et 431, de même que le sous-amendement n° 595, ont pour objet de donner un statut juridique aux personnes accueillies au sein d’organismes communautaires, grâce à une action menée depuis soixante ans. C’est, en effet, en 1949 qu’a été créée la première communauté Emmaüs à Neuilly-Plaisance, avec pour objectif d’offrir la possibilité à chaque personne le souhaitant de retrouver sa dignité par le travail et la solidarité, dans un cadre communautaire ; il s’agit à la fois de vivre de son travail et d’être soi-même acteur de solidarité au moyen des actions entreprises.

Cela fait des années que l’ensemble des acteurs concernés attendent une reconnaissance légale, en sorte que ce qui constituait à l’origine une exception acquière un statut reconnu par la société. J’ai ressenti une grande émotion en constatant que cette initiative était accueillie de manière unanimement favorable par les députés de la commission des affaires sociales. Après tant de tentatives tuées dans l’œuf, cette reconnaissance des compagnons d’Emmaüs et des différentes associations qui se sont constituées sur le même modèle adresse à toutes les personnes concernées un signal fort qui leur permettra de continuer à accomplir leur travail et à pratiquer la solidarité la tête haute. C’est donc un avis extrêmement favorable que je donne à ces amendements. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

(Le sous-amendement n° 595 est adopté.)

(Les amendements identiques nos 90 rectifié et 431 rectifié, ainsi sous-amendés, sont adoptés.)

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.

 
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