J'ai rencontré ce 13 mai 2009, avec d'autres collègues députés, le premier ministre François Fillon, afin
d'aborder différents sujets de l'actualité législative.
La question de l'aménagement du travail dominical viendra à l'ordre du jour au cours du mois de juillet, afin de régulariser des situations dans les zones sur lesquelles on constate un usage
constant, ainsi que les secteurs hautement touristiques. L'augmentation du nombre de dimanches ouvrables n'est plus envisagé.
La réforme des collectivités locales donnera lieu à un avant-projet qui devrait être présenté au début de l'été et sera soumis au Parlement au cours du mois d'octobre, après une concertation
préalable avec les associations d'élus et de collectivités. En raison du calendrier annoncé, la réforme du mode de scrutin ne concernera pas les élections régionales de 2010.
La suppression de la taxe professionnelle a également été évoquée. L'idée de la mise en place d'une taxe carbone constitue aujourd'hui une piste sérieuse de réflexion.
Parce que lutter contre toutes les fraudes aux finances publiques répond à une exigence de justice sociale et permet de garantirl’efficacité de notre système fiscal et social, le Président de la République et le Premier ministre ont décidé de faire de la lutte contre la fraude aux
finances publiques une mission prioritaire.
Ils ont ainsi demandé à Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique de
mettre en place un plan d’ensemble pour lutter contre la fraude.
L’installation du Comité National de Lutte contre les Fraudes, le 5 mai dernier, a permis de constater les
avancées obtenues depuis un an.
-nous avons aujourd’hui, une meilleure connaissance de la fraude : une typologie a été réalisée à partir de
cas réels pour adapter le plus rapidement possible la réponse des pouvoirs publics à l’évolution constante des mécanismes de fraude,
-des objectifs précis ont été donnés à tous les organismes et les administrations concernées, avec des indicateurs
de suivi communs. L’objectif est de pouvoir rendre compte, au moins deux fois par an, des résultats obtenus : la fraude détectée a représenté
4,08 milliards d’euros en 2008,
-les outils juridiques ont été renforcés avec l’adoption de près de 20 mesures législatives (lois de
finances ou lois de financement de la sécurité sociale) ou règlementaires :
-nous avons doté les contrôleurs d’outils de contrôle plus efficaces, avec notamment l’instauration de la flagrance fiscale qui permet de lutter
contre les entreprises éphémères qui disparaissent en réalisant des fraudes à la TVA, le droit de communication auprès des tiers, banques, fournisseurs d’énergie qui simplifie et
accélère le travail des contrôleurs des organismes sociaux, la publication du décret « train de vie », et l’extension de la mise sous entente préalable des médecins aux actes et produits prescrits : nous sommes ainsi passé de 120 médecins en 2007 à 450
mises sous entente préalable en 2008,
- nous avons rendu les sanctions plus dissuasives et mieux
proportionnées en instaurant des redressements forfaitaires en matière de travail dissimulé, en mettant en place des pénalités planchers en cas de fraude à l’assurance
maladie, en offrant la possibilité de supprimer les allocations logement pendant un an (les expérimentations sont en cours, 62 procédures ont
été enclenchées en 2008) et en renforçant les pouvoirs des CAF en matière de recouvrement des sommes dues : il sera dorénavant permis de
récupérer les sommes dues au titre des allocations logement sur les prestations familiales, et inversement,
- les échanges d’informations entre les services ont été
développés : les signalements de cas de fraude entre services ont progressé de 30% en 2008 ; les croisements de fichiers, sous le
contrôle de la CNIL, ont sensiblement progressé et l’accès aux données des partenaires a été facilité : ainsi, les rapprochements
de fichiers ont permis de mettre un terme à des fraudes représentant plusieurs dizaines de millions d’euros.
Il n’est ainsi plus possible de cumuler des prestations familiales dans plusieurs départements depuis
la création d’un fichier national en octobre 2008.
Un répertoire national commun de protection sociale, à
l’initiative des parlementaires et suite aux travaux de la MECSS, visant à mieux détecter les anomalies, sera mis en place à partir de la fin 2009.
- enfin une meilleure coordination des actions locales et des
pratiques plus homogènes sur le terrain sont facilitées grâce à la création de la Délégation Nationaleà la Lutte contre la Fraude et la mise en place des comités locaux de lutte contre les fraudes dont l’un
des objectifs est de faire « sauter » les barrières entre les services. 91 comités se réunissent régulièrement depuis le 8 octobre dernier, date du début de leur installation, et font
remonter du terrain les informations qui permettent de définir les axes de travail pour améliorer l’efficacité de la lutte contre les fraudes.
Les Français attendent que nous conduisions une lutte déterminée contre tous les comportements
frauduleux et toutes les pratiques abusives qui sont de moins en moins tolérées : selon un sondage récent, 59% des personnes interrogées estiment que les fraudeurs ne sont pas
suffisamment punis.
Ils sont aussi 59% à penser que la lutte contre la fraude s’est
renforcée.
Il faut lever toutes les ambiguïtés : la lutte contre la
fraude ne suffira pas à résorber les déficits publics. C’est d’abord une exigence de justice sociale, pour que ceux qui respectent les règles
ne soient pas pénalisés par le comportement d’une minorité. Les actions en la matière vont se poursuivre et se renforcer dans les mois à
venir :
- pour améliorer la détection des fraudes : les fraudeurs
doivent se sentir de moins en moins en sécurité, savoir que des procédures efficaces existent et qu’ils ne peuvent plus compter sur le cloisonnement des administrations pour détourner
l’argent public. Le nombre des contrôles doit progresser et de nouveaux outils juridiques seront mis en place. Un objectif a été clairement fixé par Eric WOERTH : plus 10% de fraude
détectée cette année.
- pour renforcer l’effectivité des sanctions et harmoniser les
réponses localement : détecter les fraudes, c’est bien. Sanctionner ces dernières, c’est essentiel. Pour renforcer l’efficacité de la réponse pénale en cas de fraude aux prestations
sociales, une circulaire commune du Garde des Sceaux et du ministre du budget sera adressée dans les prochains jours à l’ensemble des Procureurs et des organismes sociaux. Les organismes
sociaux (CNAF et CNAV notamment) se sont par ailleurs engagés, dans leurs conventions d’objectifs et de gestion avec l’Etat, à améliorer le recouvrement des indus suite à
contrôle.
Parce que l’évolution des mentalités est l’affaire de tous, une
campagne de communication sur la lutte contre la fraude et le travail dissimulé sera lancée dès le mois prochain.
M. le président La parole est à M. Éric Straumann, pour exposer sa question n° 659,
relative au soutien public aux radios associatives.
M. Éric Straumann Je me permets en effet appeler l’attention de Mme la ministre de la culture
et de la communication sur la nécessité de pérenniser le soutien public aux radios associatives, qui remplissent une mission importante de communication sociale de proximité. Contraintes de ne
pas recourir à la publicité au-delà d’un montant équivalent à 20 % de leur chiffre d’affaires, ces stations ne peuvent se développer sans les aides dont elles bénéficient par l’intermédiaire
du Fonds de soutien à l’expression radiophonique. Ce dernier, abondé par le produit d’une taxe sur la publicité diffusée par voie de radio et de télévision, s’apprête à connaître une importante
contraction de sa dotation à la suite de la suppression de la publicité dans le secteur audiovisuel public. Je vous demande donc, madame la ministre, de bien vouloir me faire part des estimations
du Gouvernement sur le montant recouvrable en 2009 au titre de la taxe liée au FSER et de lui indiquer les initiatives budgétaires complémentaires que l’État entend prendre pour garantir la
pérennité des aides publiques au secteur des radios privées non commerciales.
M. le président La parole est à Mme Christine Albanel, ministre de la culture et de la
communication.
Mme Christine Albanelministre de la culture et de la communication. Comme vous le
soulignez, les radios locales associatives ont acquis une place très important au sein du paysage radiophonique grâce au soutien financier créé par le législateur en 1982 ; et je tiens à
dire que nous leur sommes extrêmement attachés.
Le Gouvernement tient à maintenir le montant de ces aides ; il s’agit notamment de veiller à ce que les
changements affectant le mode de financement des chaînes publiques ne porte pas atteinte au soutien destiné aux radios de proximité. Dès la préparation du projet de loi de finances pour 2009, le
Gouvernement a donc décidé de pérenniser ce soutien en assurant son financement par des crédits budgétaires. Ce nouveau mode de financement permet de ne plus lier le montant des aides versées aux
radios associatives au rendement d’une taxe liée aux aléas du marché publicitaire – chacun mesure la crise que connaît aujourd’hui le marché publicitaire dans l’univers des médias. Si nous avions
conservé l’ancien système, le montant des aides aurait sans doute diminué en 2009 de façon notable.
Ainsi, non seulement les crédits consacrés aux radios associatives ne diminueront pas, mais ils augmenteront
cette année de 6 % par rapport à l’année dernière : estimés à 25 millions d’euros au plus s’ils étaient restés liés au montant de la taxe, ils ont été portés dans la loi de
finances pour 2009 à 26,5 millions d’euros.
Le Gouvernement a par ailleurs engagé avec les représentants des syndicats des radios associatives une
réflexion qui permettra d’évaluer leurs besoins financiers liés au passage à la diffusion numérique : l’une de leurs grandes préoccupations est en effet de ne pas manquer le passage au
numérique. Un accompagnement spécifique des radios associatives locales sera prévu, afin qu’elles bénéficient elles aussi des développements permis par la technologie numérique. C’est un
processus qui commence, mais il est bien clair que les radios associatives devront être associées à cette mutation majeure.
Vous le voyez, la budgétisation des crédits, leur augmentation en 2009 et la prise en compte des radios
associatives dans le processus de lancement de la radio numérique terrestre illustrent l’attention particulière que le Gouvernement porte à ces radios, et ce depuis plus de vingt-cinq
ans.
M. le président. La parole est à M. Éric Straumann.
M. Éric Straumann Je vous remercie beaucoup, madame la ministre, pour ces précisions de nature à
rassurer les radios associatives.
A l'occasion d'une question parlementaire, la Chancellerie a indiqué "qu'elle entendait donner suite à la préconisation de la Commission présidée par le recteur
Serge Guinchard sur la répartition des contentieux visant à supprimer la juridiction de proximité dans le cadre d'un projet qui sera soumis au Parlement" ...
- cela conduirait à confier les litiges relevant actuellement de la juridiction de proximité au
tribunal d'instance, composé d'un magistrat professionnel,
- la suppression de la juridiction de proximité s'accompagnerait d'une intégration des juges de
proximité dans les tribunaux de grande instance en fonction de leurs compétences.
Question N° 23799
de M. Straumann Éric ( Union pour un Mouvement Populaire - Haut-Rhin )
QE
Ministère interrogé
Justice
Ministère attributaire
Justice
Question publiée au JO le : 27/05/2008 page : 4339
Réponse publiée au JO le : 07/04/2009 page : 3305
Rubrique
justice
Tête d'analyse
jugements
Analyse
juges de proximité. appel. perspectives
Texte de la QUESTION
M. Éric Straumann attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'instauration d'un appel à l'issue d'un jugement de proximité. Il est vraisemblable que le
législateur n'a pas instauré un tel appel en raison, sans doute, de la faiblesse de l'enjeu, le but, d'autre part, étant, au moyen du juge de proximité, de dégager le juge d'instance.
Mais plusieurs affaires, portées devant des tribunaux de proximité comme le tribunal d'instance, mériteraient parfois une procédure d'appel autre que celle de la cour de cassation,
seule cour pouvant casser un tel jugement. Par ailleurs, un avocat est alors indispensable et les frais engendrés sont parfois plus importants que ceux du litige. Aussi lui demande-t-il
si elle compte modifier le nouveau code de procédure civile en instaurant un appel à l'issue des jugements de proximité, à l'instar de ce qui existe dans les autres juridictions,
pénales, civiles et administratives.
Texte de la REPONSE
La garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire qu'il ne lui apparaît pas opportun d'ouvrir la voie de l'appel contre les jugements statuant sur
des demandes en paiement de sommes d'un montant limité, sauf à accroître démesurément la judiciarisation des conflits et à faire encourir aux parties le risque de procès dont le coût
dépasserait les enjeux. En revanche, dans le respect des droits de la défense, lorsque le défendeur est jugé en dernier ressort par défaut (i.e. lorsqu'il n'a ni comparu, ni été cité à
personne), il dispose du droit de former une opposition, qui est une voie de recours ordinaire, conduisant le juge ayant rendu la décision à statuer de nouveau sur l'affaire. Le
législateur, par la loi du 26 janvier 2005 relative aux compétences du tribunal d'instance, de la juridiction de proximité et du tribunal de grande instance, a entendu fixer
le taux de dernier ressort à 4 000 euros pour les litiges soumis au tribunal d'instance et à la juridiction de proximité, sans qu'aucun élément de fond ne soit venu depuis lors
justifier la modification de ce seuil. En outre, la commission sur la répartition des contentieux présidée par le recteur Serge Guinchard a préconisé de supprimer la juridiction de
proximité, ce qui conduira à confier les litiges relevant actuellement de la juridiction de proximité au tribunal d'instance, composé d'un magistrat professionnel. La suppression de la
juridiction de proximité s'accompagnerait d'une intégration des juges de proximité dans les tribunaux de grande instance. Ils seraient affectés, en fonction de leurs compétences, en
qualité de juge au tribunal de police ou d'assesseurs aux audiences correctionnelles et civiles ou pourraient se voir déléguer certaines activités, notamment les mesures civiles
d'instruction, les injonctions de payer et le contrôle des comptes de gestion en matière de mesures de protection. La Chancellerie entend donner suite à cette préconisation, dans le
cadre d'un projet qui sera soumis au Parlement.
Extrait de l'article du Village de la justice du 28/04/2009
La Garde des Sceaux favorable à la suppression de la juridiction de
proximité
Les juridictions de proximité composées de juges, magistrats non professionnels, ont été instituées en
septembre 2003. Actuellement au nombre de quelques centaines, ils sont seuls compétents en dernier ressort sur les petits litiges civils dont l’enjeu va jusqu’à 4 000
euros.
La Commission présidée par Serge Guinchard sur la répartition des contentieux a préconisé la suppression des juridictions de proximité.
La teneur des préconisations du Rapport Guinchard en matière de juridictions de proximité
Le Rapport Guinchard propose de supprimer les juridictions de proximité et de confier les litiges aux magistrats du Tribunal d’instance, composé d’un magistrat
professionnel.
Dès lors, les juges de proximité seront intégrés dans les tribunaux de grande instance, réaffectés en fonction de leurs compétences, en qualité de juge au tribunal de police ou d’assesseurs aux
audiences correctionnelles et civiles. Ils pourront également se voir déléguer certaines activités telles que des mesures civiles d’instruction, des injonctions de payer et le contrôle des
comptes de gestion en matière de mesures de protection.
La position de la Chancellerie : la suppression des juridictions de proximité
M. Éric Straumann, député, a attiré l’attention du Ministre de la Justice sur l’instauration d’un appel à l’issue d’un jugement de proximité. Ce député avait lui-même soulevé l’argument
selon lequel le législateur n’a pas instauré un tel appel en raison de la faiblesse de l’enjeu et afin de dégager le juge d’instance.
Il a questionné la Garde des Sceaux sur une modification éventuelle du code de procédure civile en instaurant un appel à l’issue des jugements de proximité.
La Chancellerie a répondu le 7 avril 2009 en estimant qu’il ne lui apparaît pas opportun d’ouvrir la voie de l’appel contre les jugements statuant sur des demandes en paiement de sommes d’un
montant limité, car cela accroîtrerait la judiciarisation des conflits et ferait encourir aux parties le risque de procès dont le coût dépasserait les enjeux. De plus, lorsque le défendeur est
jugé en dernier ressort par défaut (ni cité, ni comparu), il dispose toujours du droit d’opposition lui permettant de faire statuer le juge de nouveau.
Elle a précisé qu’elle entendait donner suite à la préconisation de la Commission Guinchard visant à supprimer la juridiction de proximité dans le cadre d’un projet qui sera soumis au
Parlement.
La garde des Sceaux estime d’autre part que cette nouvelle organisation est une proposition pertinente en ce qu’elle garantit l’ouverture de la justice et le partage des
expériences.
Il semblerait que les syndicats de magistrats saluent cette proposition de réforme car ils apprécient peu ces juges peu ou pas formés, qui "doublonnent" avec les tribunaux d’instance, et dont les
jugements font parfois problème.
Réunion organisée à WINTZENHEIM le 22 avril 2009, co-animée par Catherine TROENDLE, Jean-Louis CHRIST et Eric
STRAUMAN.
Synthèse des observations et propositions
Public de 200 personnes, composé de 4 Conseillers Généraux, plusieurs maires et de nombreux élus
municipaux.
- Le coût de traitement des dossiers administratifs pourrait être réduit par un renforcement du recours à
l’informatisation. Développement de la dématérialisation des documents et de la télétransmission.
- Lutte contre l’évasion fiscale, à travers des accords passés avec les paradis
fiscaux.
- Renforcement de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, par une amélioration de l’efficacité des
contrôles et le croisement de fichiers.
-Simplifications structurelles de l’organisation administrative, par une réduction du nombre de grades et d’échelon.
-Suppression
ou concentration d’échelons intermédiaires entre la Commune et l’Etat : exemple de la réduction du nombre de vices présidences dans les intercommunalités.
-Modernisation de la loi sur la réduction du temps de travail (35 heures) pour atténuer ses effets négatifs en matière de dépenses publiques
supplémentaires générées.
-Révision de
la loi TEPA sur la défiscalisation des heures supplémentaires, en cette période d’accroissement du chômage.
-Réduction
du coût de fonctionnement des grandes écoles de l’Administration et mise en place de mesures pour enrayer le phénomène de caste, confortant les super privilèges.
-Réforme du
code des marchés publics, dans le sens de la simplification et des économies de traitement de dossier.
-Réduction
du budget consacré aux mandats électifs et encadrement du cumul des mandats.
-Réduction
du budget des Ministères et de la Présidence de la République (coûts générés par les déplacements, la sécurité…).
- Lutte contre l’inflation normative, source de complexité et d’un renchérissement des coûts : une
harmonisation des normes européennes (ex. des règles de sécurité pour les jeux) serait une garantie de justice et d’économie pour les entreprises.
- Réduction du parc automobile de l’administration et recours à la concurrence, notamment pour les
contrats carburant.
-Rationalisation des dépenses de Défense : exemple du démontage du porte avion Clémenceau.
-Autorisation de l’achat de médicaments en vrac par les pharmacies, pou réduire les prix des médicaments et éviter les frais liés au déconditionnement/
reconditionnement.
-Accélération de la réduction des coûts liés au fonctionnement de la Banque de France.
-Réduction
du déficit de la Sécurité Sociale, par un renforcement des dispositifs destinés à responsabiliser les assurés sociaux.
Seize Etats membres sont unis autour d’une même monnaie et de règles communes. Cette zone euro,
qui constitue un espace économique de 330 millions d’habitants et produit un quart des richesses mondiales, est une zone de stabilité monétaire unique : les risques liés
au change n’existent plus.
En dix ans seulement, l’euro est devenu la deuxième monnaie de réserve mondiale, après le dollar. Les
pères fondateurs de l’euro (Helmut Kohl, François Mitterrand, Jacques Delors, Helmut Schmidt, Valéry Giscard d’Estaing) n’auraient jamais imaginé qu’en si peu de temps, l’euro acquiert une telle
importance sur la scène internationale.
L’Euro, c’est… un bouclier en temps
de crise
- Sans l’euro, on aurait assisté à des dévaluations de monnaies en chaîne en Europe, et à un retour
dangereux du protectionnisme,
- sans la BCE et le système européen des banques centrales, certains Etats membres comme l’Irlande
auraient été touchés plus gravement encore qu’aujourd’hui,
- sans l’euro, il n’aurait pas été possible d’agir aussi rapidement et efficacement contre la crise.
Nicolas Sarkozy, présidant l’Union européenne, s’est appuyé sur la zone euro et la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Eurogroupe, pour susciter une réaction vive et concertée.
Comme l’a dit Jean Claude Trichet, Président de la BCE, « pendant les turbulences, on est mieux armés sur un grand navire que sur un petit bateau » !
- sans l’euro, nos pays seraient confrontés à une dépression économique plus grave
encore.
Demain, forte d’une gouvernance économique commune, d’un Eurogroupe dynamique et leader, l’Europe s’imposerait
comme une force économique unie sur la scène internationale face à l’Inde, le Brésil, la Chine, les Etats-Unis,la Russie.
On a beaucoup critiqué la cherté de l’euro par rapport au dollar. Mais il est aujourd’hui évident qu’il a
permis d’atténuer les effets de la flambée des cours de matières premières, la hausse du baril de pétrole, et celle des produits alimentaires sur l’ensemble de la zone euro à l’été
2008.
L’Euro, c’est… une Europe
attractive
« Après dix ans, les pays de la zone euro bénéficient d’une stabilité macroéconomique, mais aussi les
citoyens et les entreprises de l’Union européenne en retirent de nombreux avantages », Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen.
Plus qu’une simple monnaie, l’euro est le symbole de l’union, de la confiance dans les
autres Etats membres et dans la force qui résulte de cette union, symbole d’une solidarité européenne.
De nombreux Etats souhaitent aujourd’hui rejoindre l’eurozone : des membres de l’Union européenne, mais
aussi certains pays réfractaires qui pourraient remplir les conditions nécessaires au respect du Pacte de Stabilité et de Croissance. Le Danemark et la Suède, par exemple, se posent la question
de leur entrée dans l’euro.
L’Islande, pays le plus riche de l’espace économique européen il y a encore quelques mois, a été frappée de
plein fouet par la crise financière. Dès septembre 2008, elle a fait connaître sa volonté de rentrer dans la zone euro, et donc premièrement d’intégrer l’Union européenne. L’opinion publique,
elle aussi, est devenue majoritairement favorable à l’adhésion.
Ceux qui prônent un retour au franc et aux monnaies nationales
sont irresponsables et démagogues : c’est l’euro qui nous protège !
Si 2009 n’est pas 1929, c’est grâce à l’euro, et au dynamisme de la présidence
française !
Le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, Brice HORTEFEUX
se mobilise, avec l’ensemble du gouvernement, pour mettre en œuvre la politique voulue par le Président de la République en faveur des personnes âgées. Cette politique est entièrement guidée par
un principe de justice à l’égard des millions de Français qui, après avoir travaillé toute leur vie, aspirent à profiter dignement de leur retraite.
1. Nous avons pris des mesures concrètes pour le pouvoir d’achat des personnes âgées
(1) Le 1er avril, nous avons revalorisé les pensions de retraite de 1 %, après les avoir augmentées de +0,8
% en septembre 2008,
(2) le 1er avril, nous avons aussi augmenté de 44 euros par mois le minimum vieillesse, qui est ainsi passé
de 633 à 677 euros, soit une augmentation de près de 7 %. Cette revalorisation, qui bénéficiera, dès le mois de mai, à 400 000 de nos concitoyens, est la mise en œuvre concrète de
l’engagement pris par le Président de la République d’augmenter le « minimum vieillesse » de 25 % d’ici 2012,
(3) nous avons créé, en février dernier, une pension minimum pour les exploitants agricoles retraités et
leurs veuves. Cette nouvelle mesure de justice concernera à terme 230 000 personnes,
(4) nous avons porté le taux de réversion de 54 à 60 % pour les veuves et veufs les plus modestes.
Applicable au 1er janvier 2010, cette mesure concernera les pensions de réversion des 600 000 veuves et veufs les plus modestes,
(5) au-delà, de nombreux Français à la retraite bénéficieront des mesures exceptionnelles en faveur des
classes moyennes ayant des revenus modestes, comme par exemple les 200 euros de bons d’achats de services à la personne qui seront versés cet été à 660 000 personnes âgées dépendantes
qui vivent à domicile.
2. Nous avons entrepris un effort considérable pour permettre
aux personnes âgées dépendantes de bénéficier de maisons de retraite en nombre suffisant, avec des moyens garantis et un personnel de qualité
(1) nous avons porté le rythme annuel de création de places en maison de retraite de 2 500 en 2004 à
7 500 en 2008. Grâce au seul effet du plan de relance, nous allons créer 1 637 nouvelles places dans 48 établissements, mais aussi adapter et moderniser 224 places déjà existantes.
Au total, de 2006 à 2009, c’est ainsi près d’un milliard d’euros qui auront été consacrés à l’investissement dans les maisons de retraite,
(2) en plus d’accroître nos capacités d’accueil, nous avons augmenté, cette année, de 566 millions d’euros
[soit une progression de +8,2 %] les moyens dont disposent les établissements et services pour personnes âgées. Concrètement, aucun établissement ne verra ses moyens réduits en
2009,
(3) depuis 2008, nous avons engagé 600 millions d’euros pour créer 20 000 postes supplémentaires. Pour
100 résidents en maison de retraite, le nombre moyen d’agents est, désormais, de 62, dont 25 soignants.
3. Nous avons pris des mesures exceptionnelles pour soulager, au
quotidien, les victimes de la maladie d'Alzheimer et leurs proches
Aujourd’hui, 850 000 personnes sont directement concernées par cette maladie ; 1,3 million le seront
en 2020, et 2,1 millions en 2040. En dotant le plan Alzheimer 2008-2012 de 1,6 milliard d’euros, le Président de la République a pris un engagement fort pour améliorer la prise en charge de cette
maladie, permettre un meilleur accompagnement des aidants et changer le regard sur les personnes malades.
Jean-Louis BORLOO, Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de
l'Aménagement du Territoire, Christine BOUTIN, Ministre du Logement, et Chantal JOUANNO, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, ont signé avec les banques, les professionnels du bâtiment et de
l'immobilier, les organismes HLM et la Caisse des Dépôts des conventions définissant les modalités de mise en œuvre de deux des principales mesures du Grenelle Environnement : l'«éco-prêt
à taux zéro», destiné à financer la rénovation thermique des logements privés, et l'«éco-prêt logement social», qui financera l'amélioration de la performance énergétique
des logements sociaux.
«l'éco-prêt à taux zéro»
L'«éco-prêt à taux zéro» constitue une des mesures phares du Grenelle Environnement. Tous les particuliers
peuvent en bénéficier pour des projets dans leurs résidences principales, y compris les copropriétés et les logements mis en location, il est cumulable avec les autres dispositifs de
soutien.
D'une durée de 10 ans, pouvant être étendue jusqu'à 15 ans par la banque, il permet de financer jusqu'à 30 000
€ de travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique du logement.
«l'éco-prêt logement social»
Une deuxième convention prévoit une rénovation d'ici à 2020 des 800 000 logements sociaux les plus
consommateurs d'énergie, dont 100 000 d'entre eux en 2009 et 2010, avec une priorité accordée aux logements situés en classe F ou G du diagnostic de performance énergétique.
L’Etat donne aux bailleurs sociaux les moyens d'atteindre ces objectifs, en mettant en place un «éco-prêt
logement social». Une première enveloppe de 1,2 milliards d'euros de prêts au taux fixe de 1,9 % sur une durée de 15 ans est disponible pour financerla réhabilitation énergétique de 100 000
logements sur la période 2009-2010.
J'ai rencontré le Président Nicolas Sarkozy à l'Élysée, avec un petit groupe de députés, ce mardi 17 février, en début de
soirée, pour un échange d'environ une heure.
Le Président de la République a évoqué les différents points de l'actualité politique. Je relèverai en
particulier sa position relative à la réforme des institutions locales. Il a émis le souhait d'en discuter immédiatement après les élections européennes, pour un vote au Parlement au courant du
mois de septembre, sous réserve d'un consensus au sein de la majorité. Nicolas Sarkozy nous a fait part des pistes de réflexion sur ce sujet. Il souhaite l'adoption d'un statut pour les grandes
agglomérations.
Il n'est pas favorable à l'élection des présidents des intercommunalités au suffrage universel direct, afin de
ne pas affaiblir le rôle des maires. Il a exprimé son attachement au canton avec des contours redessinés, dont l'élu sera à la fois conseiller général et conseiller régional. Le scrutin sera
uninominal en zone rurale et proportionnel (à un tour ?) en ville. L'organisation des élections régionales serait repoussée d'une année. Il s'est montré favorable à la surpression de la clause
générale de compétence concernant les Régions, avec une possibilité d'expérimentation de fusion avec les Départements. Ce mouvement doit être suivi d'ajustements au niveau de
l'administration.
Nous avons également abordé la question de la suppression de la taxe professionnelle et les pistes de réflexion
autour de la taxe carbone.
Le Président de la République a également insisté sur son combat pour le maintien des emplois industriels en
France, les aides publiques étant subordonnées à des engagements en la matière.
9 Mds€ de revalorisations injectés dans l’économie française : cela revient à près de 2 points de
baisse de TVA et s’avère plus efficace car plus ciblé
- augmentation de 3% des prestations familiales versées le 5 février et de 2,95 % des allocations logement : 6
millions de familles et 5,7 millions de ménages locataires bénéficient de ces mesures,
- revalorisation des pensions retraite pour 14 millions de retraités : +0,8 % en septembre dernier par
anticipation pour tenir compte de l’inflation. Elles le seront de nouveau au 1er avril 2009, en prenant en compte l’inflation réelle de 2008 : la revalorisation sera plus forte
que l’inflation prévue pour 2009.
Des mesures ciblées de revalorisation destinées aux ménages les plus modestes
- revalorisation de 6,9 % du minimum vieillesse (à partir d’avril et versé début mai pour 400 000
personnes) et augmentation de l’allocation aux adultes handicapés (2,2 % d’augmentation pour les bénéficiaires en mai puis encore autant en octobre 2009 pour plus de 820 000 personnes). Le
minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapé seront revalorisés de 25 % sur l’ensemble du quinquennat,
- augmentation des pensions de 235 000 retraités agricoles modestes, notamment des veufs et
veuves (116 M€ en 2009),
- augmentation de 3 % de l’allocation parent isolé (API) qui bénéficie à 205 000
personnes.
Des mesures exceptionnelles d’accompagnement des plus précaires et de soutien à l’emploi
- versement d’une prime de solidarité active de 200 € à 3,8 millions de ménages dès avril 2009 pour anticiper la mise en place du RSA (760 M€),
- généralisation du revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er juin 2009 : il concernera 3 à 3,5 millions de personnes et garantira une augmentation de revenus aux
allocataires du RMI et de l’API qui reprennent un emploi et complétera les revenus d’activité de 1,5 millions de travailleurs pauvres : c’est environ 750 M€ supplémentaires dès 2009 par
rapport aux dispositifs RMI et API et 1,5 Mds€ en année pleine.,
- affectation de 500 M€ supplémentaires pour les politiques actives de l’emploi (dans la loi de finances rectificative votée en janvier 2009) afin de mieux accompagner les salariés licenciés
économiques dans leur recherche d'emploi, de soutenir des actions de formation pour les demandeurs d'emploi, de développer des contrats de professionnalisation, de revaloriser l'indemnisation du
chômage partiel,
- dans les entreprises de moins de 10 salariés, l’aide exceptionnelle versée pour toutes les nouvelles embauches à compter du 4 décembre 2008 (700 M€) permettra de recruter sans aucune
charge sociale autour du SMIC et donc de soutenir l’emploi.
La France a ainsi une longueur d’avance sur ses voisins dans le soutien apporté aux ménages : les autres pays envisagent aujourd’hui des mesures justement parce qu’ils n’ont pas ces
dispositifs sociaux.
- les Etats-Unis envisagent de mettre en place une couverture maladie pour les ménages les plus pauvres : nous l’avons déjà avec la couverture maladie universelle, qui apporte à la fois une
couverture de base et complémentaire,
- l’Allemagne augmente les prestations familiales et les allocations logement, ce que nous avons fait chaque année. L’annonce d’une baisse des cotisations maladie en juillet 2009 ne fera
qu’annuler la hausse qui a eu lieu au 1er janvier.
Le Président de la République a ouvert plusieurs pistes de mesures sociales complémentaires : elles seront examinées avec les partenaires sociaux le 18 février.
LES CHIFFRES CLES
550 Mds€ : total des prestations de protection sociale en 2007, y compris le financement des hôpitaux et
les prestations en nature.
Près de 370 Mds€ : le montant des prestations sociales servies en espèces aux Français en 2007
(retraites, allocations familiales, minima sociaux, etc.).
17 Mds€ : le montant de la progression des dépenses de Sécurité sociale en 2009 par rapport à 2008 (y
compris progression des dépenses de santé).
9 Mds€ : le montant des revalorisations des prestations sociales en 2009 (prestations de sécurité
sociale, minima sociaux, chômage, retraite complémentaire).
1,5 Mds€ : liés à la création de nouvelles prestations (prime de solidarité active, impact de la
généralisation du RSA dès 2009).
Adresse courriel :ericstraumann@yahoo.fr Adresse courrier : Mairie 13 rue Principale 68125 HOUSSEN
Fax : 03 89 41 93 66
Téléphone de Christian Klinger, attaché parlementaire 06 82 51 85 64
Téléphone de Julie Zech, assistante parlementaire 06 81 68 79 61 Permanence
parlementaire : 82 rue de la Cavalerie 68000 Colmar tel 09 53 49 18 72 Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.