Robert Furderer - Journal Alsace du 10/11/10
Le blog d'
Eric STRAUMANN député
L
e 11 février dernier, le Sénat a adopté une proposition de loi du sénateur Christian CAMBON (Val-de-Marne) relative à la solidarité des communes dans le domaine de l'alimentation
en eau et de l'assainissement des particuliers.
Ce texte permet aux collectivités territoriales et aux entreprises gestionnaires des services d’eau de contribuer au paiement des factures d’eau des personnes démunies via le Fonds de Solidarité Logement (FSL). Le FSL pourra ainsi recevoir une subvention, limitée à 0,5 % du montant des redevances d’eau. Par ailleurs, l’intervention du Maire dans la procédure est renforcée.
La proposition de loi est examinée en première lecture à l’Assemblée nationale le 24 novembre en Commission des Lois et le 30 novembre en séance publique.
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I. Les aides existantes pour le paiement des factures d’eau
L’article 1er de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 consacre un « droit d'accès à l'eau potable pour chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, dans des conditions économiquement acceptables par tous ». Ce droit à l’eau pour tous a été codifié à l'article L. 210-1 du Code de l'environnement.
Dès lors, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les ménages ne devraient pas consacrer plus de 3 % de leurs revenus au service d'eau et d'assainissement, car au delà l’accès à l’eau devient inabordable.
L'article L. 115-3 du Code de l'action sociale et des familles prévoit que toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières du fait d'une situation de précarité a droit à une aide de la collectivité pour accéder ou préserver son accès à une fourniture d'eau.
Selon l’article L. 2224-12-4 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), le prix de l’eau est composé :
Cet article prévoit la possibilité pour le conseil municipal ou l'assemblée délibérante du groupement de collectivités territoriales de moduler les tarifs du service public de l'eau selon les saisons, « dans les communes où l'équilibre entre la ressource et la consommation d'eau est menacé ».
Depuis la LEMA, il est également possible, à compter du 1er janvier 2010, pour les communes ou leurs groupements d'instaurer une tarification progressive du prix de l'eau. Ainsi, sous réserve des règles de plafonnement du montant de la part fixe, le montant de la facture d'eau calculé en fonction du volume réellement consommé peut être établi soit sur la base d'un tarif uniforme au mètre cube, soit sur la base d'un tarif progressif.
L'article 6 de la loi du 31 mai 1990 sur la mise en oeuvre du droit au logement a créé un Fonds de solidarité pour le logement (FSL) dans chaque département afin d’aider les personnes les plus démunies à rester dans leur logement et à payer les factures afférentes (électricité, eau, téléphone). Les FSL sont placés sous la responsabilité des conseils généraux qui en assurent pour une grande partie le financement.
L'article 136 de la loi du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions a complété le dispositif d'aide aux familles en difficulté pour s'acquitter de leurs factures d'eau, d'énergie et de services téléphoniques. Il s’agissait d’un dispositif « solidarité-eau ». Or en raison de difficultés de mise en oeuvre de ce dispositif, résultant notamment de la multiplicité des partenaires concernés, la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a recentré le dispositif autour des FSL.
Les Fonds de solidarité logement bénéficie désormais de la compétence pour accorder des aides financières (sous forme de cautionnement, prêts, avances remboursables, garanties ou subventions) aux personnes ou familles éprouvant des difficultés à payer les dépenses relatives à leur logement, leurs factures d'eau, d'énergie ou de téléphone est confirmé.
Les aides financières aux ménages au titre du FSL s'élèvent à environ 220 millions d'euros par an. Chaque année, environ 500 000 foyers sont aidés financièrement par le FSL, sur lesquels 60 000 au titre du volet « eau ».
II. La proposition de loi sénatoriale vise à compléter le dispositif existant
Les sommes allouées dans le cadre du volet « Eau » des FSL sont aujourd'hui considérées comme insuffisantes. De nombreux élus plaident pour que soient complétés les moyens ouverts aux services publics de l'eau et de l'assainissement par le législateur pour développer une action sociale sur la facture d'eau en faveur de nos concitoyens les plus démunis.
Christian CAMBON, sénateur du Val-de-Marne, a ainsi déposé une proposition de loi afin de permettre aux « communes de mener la politique sociale de leur choix dans le domaine de l'eau ». Il s’agissait d'autoriser les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d'eau potable et d'assainissement de participer au financement des aides accordées aux personnes éprouvant des difficultés particulières pour disposer de la fourniture d'eau.
Ce financement reposerait sur une base volontaire, dans la limite de 1 % des recettes réelles de fonctionnement qui sont affectées aux budgets des services d'eau et sur le territoire qu'ils desservent. Ces aides seraient attribuées par l'intermédiaire des centres communaux ou intercommunaux d'action sociale (CCAS ou CIAS).
Cette proposition de loi a été examinée au Sénat en février dernier. Le Rapporteur de la Commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire a proposé une réécriture du dispositif afin de l’articuler avec le dispositif existant qui relève de la responsabilité des départements. L’intervention des CCAS ou des CIAS n’est ainsi plus envisagée.
III. Les dispositions de la proposition de loi adoptée par le Sénat
La proposition de loi relative à la solidarité des communes dans le domaine de l’alimentation en eau et de l’assainissement des particuliers est composée d’un article unique.
Afin de contribuer au financement de l’aide prévue par l’article L. 115-3 du Code de l’action sociale des familles (cf. supra), les collectivités territoriales (communes, EPCI), les délégataires chargés de la gestion des services d’eau et d’assainissement ainsi que les régies peuvent attribuer au FSL une subvention.
Les modalités d’attribution de cette subvention font l’objet d’une convention passée avec le gestionnaire du FSL.
Le montant de cette subvention, qui sera en définitive prélevée sur la facture des abonnés domestiques, ne peut excéder 0,5% du montant des redevances d’eau ou d’assainissement perçues par le service d’eau ou d’assainissement.
Le dispositif d'aide aux impayés de facture d'eau et au paiement des charges d'eau s’applique tant pour les personnes résidant en immeuble individuel que pour les personnes résidant en immeubles collectifs d'habitation.
Le rôle politique du Maire est renforcé. Ce dernier doit ainsi être sollicité par le gestionnaire du Fonds pour donner un avis sur toute demande d’aide dans sa commune. L’absence de réponse du Maire dans un délai d’un mois vaut avis favorable. Le Maire pourra en outre saisir directement le Fonds pour instruction d’une demande d’aide des habitants de sa commune.
Quelques jours après le vote de la réforme des collectivités locales, j'ai assisté avec plus de 25 élus de ma circonscription, et la
sénatrice Catherine Troendlé, au Congrès des Maires organisé Porte de Versailles à Paris.
Vous trouverez ci-bas l'intervention du président de la République.
Les « grands élus » du département étaient conviés hier par le colonel Philippe François, commandant du régiment de Marche du Tchad, à découvrir le Quartier Dio, à Meyenheim. Au programme, échanges et présentation d’un exercice en situation réelle, sur le terrain.
C’est en juillet dernier que les premiers militaires du Régiment de Marche du Tchad, précédemment installés à Noyon, sont arrivés à Meyenheim, sur le site de l’ancienne Base Aérienne 132.
Composant avec la poursuite de la formation des hommes, appelés à partir en opérations extérieures et le déménagement des troupes, l’installation dans les anciens locaux des aviateurs s’est faite « dans les délais », comme le rappelait hier le colonel Philippe François, commandant du régiment…
Le colonel Philippe François, ici avec le secrétaire d'Etat Jean- Marie Bockel, le député Eric Straumann et le général Martin Klotz, a présenté son régiment aux élus.
Hier, il avait tenu, « parce que ce sont eux, notamment, qui votent le budget de l’armée », à présenter le régiment et ses
locaux aux « grands élus » du département, députés et sénateurs, en présence du secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, du préfet du Haut - Rhin, Pierre-André Peyvel, et du général
Martin Klotz, commandant la 2e Brigade Blindée, même si « quelques chantiers restent encore à mener à bien ». Une visite « dynamique », qui fut l’occasion pour les élus présents, dont certains
avaient d’ailleurs déjà été sur le site lors de l’installation officielle du RMT, d’aller à la rencontre des personnels du régiment, dont une compagnie est d’ailleurs déjà partie au Tchad en
septembre dans le cadre de la Finul, et une cinquantaine hommes vient de partir pour l’Afghanistan, dans le cadre d’une mission d’instruction. D’autres compagnies seront encore concernées dans
les prochaines semaines par des opérations extérieures, notamment en République Centrafricaine, au Gabon et au Liban.
Intégration dans le tissu local
« La volonté du régiment est de rester le plus longtemps possible en Alsace, où nous avons été chaleureusement accueillis »,
soulignait le colonel François en accueillant ses invités, avec la volonté « de s’intégrer au plus vite » pour cette « communauté de 1 200 personnes », qui représente, pour l’heure, notamment 250
familles nouvellement installées dans la région. « Notre souhait, aussi, est de pouvoir recruter de futurs militaires en Alsace » ajoutait le général Klotz, qui rappelait que « la défense, en
Alsace, représente 10 000 emplois directs et autant d’emplois indirects ». 1 200 personnes sont recrutées tous les ans et, « pour le moment, 90 % de ces postes sont attribués à des personnes
venues d’autres régions. Ce sont autant d’opportunités perdues pour les gens d’ici, s’ils ne postulent pas… ».
Ne pratiquant pas « la langue de bois », le colonel François déclina également le RMT en chiffres, rappelant que « la masse
salariale des 1 150 militaires représente 2,73 millions d’€ par mois », qu’une compagnie - le RMT en compte 4 - « revient à environ 60 M d’€ », et « les frais de fonctionnement du régiment se
montent à 2 millions d’€ par an ».
Conviés « sur le terrain », c’est à partir de l’ancienne tour de contrôle de l’armée de l’air que les personnalités ont pu,
ensuite, suivre en direct l’activité d’une section de combat, en « opération pour débusquer un élément hostile ». 30 hommes au total avec trois chars AMX 10, un véhicule d’appui et un véhicule
sanitaire blindé ont fait preuve de la qualité de leur préparation, dans le cadre d’une réelle mise en situation tactique et technique.
DNA DU 09/10/2010 R.B.
Robert Furderer - Journal Alsace du 10/11/10
La cérémonie symbolique du couper de ruban s’est déroulée à Horbourg-Wihr, à l’amorce de la piste, en présence de l’adjudant Bieslin, de la brigade de gendarmerie de Jebsheim, et devant une haie d’honneur formée par des membres du Club cyclotouriste de Colmar. Le ruban coupé, un « peloton » de cyclistes s’est élancé vers Bischwihr, dans une ambiance bon enfant avant de rallier la salle des fêtes de la commune.
Une longue gestation
Après les salutations du maire de Bischwihr, Eric Straumann retraça l’historique de la création de cet équipement, qui fut à tout le moins l’objet d’une longue gestation. En effet, l’idée de cette piste cyclable fut lancée dès 1994, mais se heurta à des problèmes de maîtrise foncière, toujours non résolus à l’automne 2004.
Les difficultés persistant, il fallut avoir recours à une procédure de DUP (déclaration d’utilité publique) et à l’expropriation, qui permit enfin de finaliser le projet fin 2008.
Les objectifs de l’opération étaient de sécuriser les cheminements piétons et cycles entre les deux communes et de permettre
aux jeunes de Horbourg-Wihr de se rendre au collège de Fortschwihr en empruntant un itinéraire hors agglomération sécurisé.
Les travaux, divisés en deux lots (voirie et aménagement d’espaces verts), ont coûté globalement 265 000 € TTC. Ce coût a été
pris en charge à hauteur de 90 % par le conseil général du Haut-Rhin, les 10 % restants étant partagés au prorata par la CAC (5,6 %) et la ComCom du Ried Brun (4,4 %).
Charles Buttner s’est pour sa part attaché à expliciter les motivations et les possibilités du conseil général en matière
d’aides aux communes, qui reste la principale préoccupation des élus départementaux.
Dernier maillon en 2011
Les maires des deux communes directement concernées par le nouvel équipement, Robert Blatz (qui représentait aussi Gilbert
Meyer, président de la CAC) et Marie-Joseph Helmlinger, ont tous deux souligné leur satisfaction d’avoir vu aboutir un projet qui s’inscrit dans le schéma départemental des itinéraires cyclables,
dont le dernier maillon, qui devrait être mis en service en mai 2011, permettra de circuler en bicyclette, en site propre, de Colmar jusqu’à Strasbourg… Perspective à laquelle les participants
ont levé le verre de l’amitié pour clore la cérémonie.
DNA 09/11/2010 ÉDITION COLMAR
La commission des Lois de l’Assemblée nationale qui s'est tenue le 12 octobre 2010 m'a désigné comme membre de la mission d’information sur le droit de la nationalité en France.
La première réunion de cette mission s'est tenue le mercredi 20 octobre 2010. Elle débutera ses travaux le 3 novembre prochain et rendra son rapport en mars 2011. Le principe a été arrêté d’une ouverture à la presse des auditions.
Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de
l’industrie et de l’emploi a réuni le 15 octobre dernier, les représentants des entreprises et des assureurs-crédit, ainsi que les dirigeants des cinq principaux réseaux bancaires en présence du
Gouverneur de la Banque de France, du Médiateur du crédit et du Président d’OSEO pour un bilan du soutien au crédit.
Divers dispositif ont permis, tout au long de la crise, de soutenir le crédit aux ménages et aux entreprises, notamment les PME : médiation du crédit, démultiplication des moyens d’OSEO, soutien à l’assurance-crédit (dispositifs CAP et CAP+).
Ces mesures ont permis à la France de faire mieux que ses partenaires européens en matière de crédit : les encours de crédits à l’économie ont augmenté de + 3,2 % en rythme annuel fin août contre + 1,2 % en moyenne pour la zone euro. Le crédit aux TPE et PME a lui aussi augmenté (+ 4 % en rythme annuel à fin août 2010).
Christine Lagarde a alors annoncé que le dispositif CAP de soutien à l’assurance-crédit, qui devait s’achever initialement fin 2010, sera prolongé jusque mi-2011 dans des conditions permettant de passer le relais à l’offre privée.
De même, la Médiation de crédit sera prolongé pour deux ans. Après 2 ans d’activité, la Médiation du crédit bénéficie d’un bilan positif auprès des entreprises :
27 393 entreprises ont saisi la Médiation du crédit,
22 507 dossiers ont été acceptés,
19 785 dossiers sont désormais instruits et clos.
Le taux de succès de la médiation s’établit pour toutes les entreprises à 63 % (dont 73 % pour les entreprises de plus de 100 salariés) :
12 470 sociétés ont été confortées dans leur activité,
3,13 milliards d’euros de crédits ont été débloqués,
221 598 emplois ont été préservés en France.
Dominique Bussereau a jugé encourageants les premiers résultats de la réforme du permis de conduire à l’occasion d’un bilan à mi parcours. Cette mesure
initiée en janvier 2009 vise trois objectifs principaux : un permis moins long à obtenir, plus accessible et plus sûr.
Le taux de réussite du permis de conduire s’est en effet accru en juillet 2010 pour dépasser la barre des 60 % (62,71 %) alors qu’il n’était que de 56,6 % fin 2008. Ce résultat s’explique par la transformation de l’épreuve en bilan global de compétence et non plus sur un relevé d’erreurs. De plus, le code a lui aussi été modifié avec des questions simplifiées et de nouveaux thèmes comme le partage de la route et le respect des usagers les plus vulnérables, son taux de réussite s’élève à 62,71 % en juillet 2010.
Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2010, des procédures simplifiées ont été engagées :
De plus, dans certains lycées des modules de sécurité routière ont été instaurés pour sensibiliser à la question dès le plus jeune âge. Cette expérimentation est actuellement menée dans 82 établissements et devrait se généraliser à la rentrée 2011.
Extrait du journal l'Alsace
du 13/10/2010
L’Institut national de la propriété intellectuelle a enregistré les quatre marques déposées par Nancy et Saint-Nicolas-du-Port pour protéger les appellations «Saint Nicolas». L’Agence de développement touristique du Haut-Rhin envisage de contester cette décision en justice.
C’est désormais officiel : seules les villes de Nancy et de Saint-Nicolas-du-Port peuvent exploiter commercialement les noms de «Saint Nicolas», le «Marché de Saint Nicolas», la «Fête de Saint Nicolas» et les «Fêtes de Saint Nicolas».
Ce sont en effet quatre marques enregistrées à l’Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle) depuis le 28 mai dernier.
«Comme si on déposait Noël»
L’Inpi n’a donc pas tenu compte des protestations des élus alsaciens, et n’a pas non plus informé directement l’ADT 68 (Agence de développement touristique du Haut-Rhin), qui avait émis des observations contre ces dépôts de marque. «Le cabinet strasbourgeois de conseil en propriété intellectuelle qui travaille pour nous, Meyer et partenaires, vient de l’apprendre en faisant une recherche d’indexation sur le site de l’Inpi», indique Éric Straumann, président de l’ADT 68. Le député-maire de Houssen se dit «surpris» — «Saint Nicolas est un nom commun, usuel, comme si on déposait Noël» — et «choqué» de cet enregistrement : «Il assure un monopole aux villes lorraines, alors que, rien que dans le Haut-Rhin, une trentaine de marchés, foires et fêtes de la Saint Nicolas se déroulent depuis la nuit des temps.»
Nancy et Saint-Nicolas-du-Port confirment néanmoins qu’elles ne s’opposeront pas aux collectivités qui souhaiteraient utiliser l’un des noms. Leur objectif est plutôt d’obliger les entreprises qui voudraient le faire pour vendre des bibelots ou des sabots, à passer par la Lorraine. Les deux villes, qui avaient déposé leur demande le 7 juillet 2009, ont obtenu satisfaction sur toute la ligne car l’Inpi a également validé les 12 catégories de produits couverts par les quatre marques.
Des couches aux chaussures de ski
Dans cet inventaire à la Prévert (consultable sur le site internet http://bases-marques.inpi.fr), on retrouve quelques curiosités (papier hygiénique, couches en matières textiles, chaussures de ski…). Mais aussi, et surtout, des objets directement liés au folklore de la Saint-Nicolas — bougies, jouets, pâtisseries, barbes postiches… — ce qui selon les spécialistes de la propriété intellectuelle, aurait pu empêcher l’enregistrement de leurs catégories par l’Inpi. L’affaire pourrait désormais rebondir en justice. « Compte tenu des traditions liées au nom de Saint Nicolas reconnues dans notre département, mais aussi dans l’Alsace tout entière, je vais faire étudier toutes les possibilités d’actions à l’encontre de ces enregistrements, par l’engagement de procédures judiciaires en nullité », signale Éric Straumann. Le bureau de l’ADT 68 devrait en décider dans les jours à venir.
De notre bureau parisien, Simon Barthélémy
Avec 117 autres députés UMP, j'ai cosigné le 6 octobre 2010 l'amendement de mon collègue Michel Piron qui est ainsi motivé :
Le « bouclier fiscal », instauré avant la crise, a essayé de corriger certains des effets pervers de l'impôt sur la fortune (dont le premier demeure l'évasion patrimoniale).
Aujourd'hui, la situation très dégradée de nos finances publiques exige des mesures adaptées aux circonstances, aussi bien qu'à une exigence de justice et d'efficacité.
La suppression du « bouclier fiscal », d'autant plus perçu comme inéquitable qu'il protège surtout les très hauts revenus, est aussi juste qu'attendue. La suppression de l'ISF, qui frappe le patrimoine sans tenir compte des revenus qu'il génère, est d'autant plus nécessaire qu'elle n'existe dans aucun des pays qui nous entourent.
Il s'agit donc de remplacer l'impôt sur le patrimoine par l'impôt sur les revenus du patrimoine, qui a été trop abaissé par rapport à celui qui frappe les revenus du travail, et de créer un nouveau taux marginal d'impôt sur le revenu de 46 % pour la fraction supérieure à 100 000€.
De telles mesures permettront, dès l'an prochain, et avant toute autre réforme, de proposer et d'imposer un effort beaucoup plus justement partagé à l'ensemble de nos concitoyens.
► Les prévisions de croissance pour 2010 viennent d’être légèrement
relevées…
Selon l’INSEE la croissance au second trimestre s’est établie à 0,7 % et non pas à 0,6 % comme initialement annoncé. Ces 0,1 points supplémentaires de croissance sont la confirmation que la reprise en France est réellement robuste : notre pays devrait atteindre 1,5 % de croissance sur l’année 2010, 0,1 point de plus que ce qui était prévu en août. La France conforte ainsi sa place parmi les économies les plus dynamiques de la zone euro (croissance moyenne de 1,1 %) devant l’Italie (+0,9 %) mais derrière l’Allemagne (+ 3 %), qui a enregistré un bond spectaculaire de sa croissance au 2ème trimestre (+ 2,2 %, soit plus de 3 fois la croissance trimestrielle française).
Cette bonne tendance s’explique par l’accélération des deux moteurs de la croissance que sont l’investissement et la consommation :
En revanche, la balance commerciale demeure négative, avec des importations (+3,9 %) qui croissent plus vite que les exportations (+2,8 %), et contribue donc à amputer la croissance de 0,3 %.
► … pourtant le chômage est reparti à la hausse en août…
La croissance montre des signes clairs de reprise mais il y a toujours un décalage entre la reprise économique et les embauches dans les entreprises. Et il est clair que les chiffres de l’emploi au mois d’août ne sont pas bons. Le nombre des demandeurs d'emploi dans la catégorie A a en effet augmenté de 15 900 (+ 0,6 %). Sa progression sur un an ressort à 4,9 %. Pôle Emploi s'attend à ce que le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A ait augmenté de 33 000 sur un an à 2 670 000 personnes.
Mais ces chiffres ne doivent pas nous faire oublier les 2 mois consécutifs de baisse que nous avons eus juste avant (recul de 0,5 % en juillet et de 0,3 % en juin). La hausse du mois d’août (+ 15 900) n’efface pas ainsi les baisses de juin et juillet (- 8 600 et - 14 400 ; soit un total de – 23 000).
L’embellie sur le marché de l’emploi devrait donc être claire dès 2011 quand les effets de la croissance se feront sentir. En retenant une hypothèse de croissance très prudente à 1,5 % en 2011 (contre une hypothèse à 2 % pour le gouvernement) Pôle Emploi prévoit 76 000 créations nettes d'emplois salariés et 39 000 demandeurs d'emploi de moins en catégorie A.
► Comment la France peut-elle renforcer sa croissance pour réduire durablement son taux de chômage ?
L’emploi est toujours au rendez-vous de la croissance.Il faut donc tout faire pour valoriser au mieux les points forts de notre économie et renforcer nos points faibles.
1) La croissance doit capitaliser sur l’attractivité forte de notre pays
Notre pays se caractérise par la taille de son marché (le 5èmeen termes de PIB à prix courants), le haut niveau de ses infrastructures et sa grande qualité de vie. De ce fait, la France se place au 3ème rang des pays d’accueil des investissements directs étrangers (IDE) en 2009, derrière les Etats-Unis et la Chine. Elle occupe aussi la 6ème place dans le monde et la 3ème place en Europe pour les coûts d'implantation des entreprises et près d’un salarié sur sept travaille dans une filiale d’un groupe étranger. Enfin, en 2009, la France est le 2ème pays européen en termes d’implantation de centres de R&D et de sièges sociaux de groupes internationaux, derrière le Royaume-Uni.
Nous devons donc poursuivre nos efforts pour dynamiser cette compétitivité notamment dans les domaines :
2) Notre grand problème en France c’est la pérennisation des PME
En France, nous avons soit des géants soit de toutes petites entreprises (30 000 PME entre 50 et 999 salariés en France contre 65 000 en Allemagne. Seules 5 000 entreprises françaises ont plus de 250 salariés. 92% des PME françaises ont moins de 10 salariés.)Par ailleurs, les PME françaises sont ainsi les moins exportatrices d’Europe (16% de leur chiffre d’affaires, contre 22% en moyenne en Europe).
Or ce sont ces entreprises qui innovent, créent de l’activité et de l’emploi(par exemple, les Entreprises de taille intermédiaire pèsent 21% de l’emploi salarié total et 30% des investissements). Il faut donc les aider à relever le défi de la croissance en allégeant l’encadrement normatif et administratif, en ouvrant l’accès au crédit, en multipliant les partenariats entre PME et grands groupes.
Accompagnement personnalisé et ouverture culturelle étaient au programme d’une visite du recteur d’académie hier, au lycée Bartholdi à Colmar.
Bartholdi, vitrine de la réforme des lycées dans l’académie ? L’établissement colmarien accueillait hier le recteur Claire
Lovisi pour une visite de terrain consacrée à deux thèmes majeurs de la réforme : l’accompagnement personnalisé et l’ouverture culturelle. Il est sûr qu’en la matière, le lycée dispose d’atouts :
il expérimente par exemple depuis quatre ans une seconde accompagnée, pour les élèves qui entrent au lycée avec des difficultés. Celle-ci se distingue par des effectifs allégés — 26 élèves au
lieu de 35 dans les autres classes — et « un accompagnement méthodologique intense les premières semaines », précise Colette Perret, le proviseur.
« Véritable challenge »
Entre un atelier de prise de parole en public et un cours de méthodologie axé sur le fonctionnement de la mémoire, Claire
Lovisi est venue constater de visu comment se mettait en place l’accompagnement personnalisé, qui constitue pour elle « le maître mot de la réforme », mais aussi « un véritable challenge » : « Le
positionnement de l’élève est très important pour identifier au mieux les besoins de l’élève entre soutien, approfondissement, méthodologie… » .
En termes d’ouverture culturelle, « facteur d’égalité sociale » pour le recteur, Bartholdi multiplie encore les exemples :
travail sur l’architecture et les musées en classe d’arts plastiques, partenariats avec d’autres lycées européens, projets transdisciplinaires… Cela se traduit jusque dans l’enseignement
scientifique, à l’occasion d’un partenariat avec le Musée d’histoire naturelle et d’ethnographie pour l’année Darwin. « Nous devons avoir le souci permanent d’équilibrer l’ouverture culturelle
pour toutes les classes et tous les élèves », insiste Colette Perret.
Journal l'Alsace du 28/09/2010
Clément Tonnot
J'avais organisé en septembre 2009 à l'Espace Ried Brun de Muntzenheim une conférence réunisssant plus de 300 personnes. Cette réunion avait été animée par Dominique Perben, rapporteur du texte adopté en seconde lecture par l’Assemblée nationale ce 28 septembre 2010.
I. Rénovation de l’exercice de la démocratie locale (TITRE 1)
- L’article 1 prévoit la création d’une nouvelle catégorie d’élu : le conseiller territorial, qui siégera à la fois au conseil général et au conseil régional.
Le Sénat avait approuvé la création du conseiller territorial, mais sans parvenir à un accord sur le mode de scrutin de ce dernier.
Ainsi l’Assemblée a rétabli le fait que :
Le Sénat avait adopté un nouveau tableau, annexé à la loi, de répartition des conseillers territoriaux, par département, et par région.
L’Assemblée a adopté un nouveau tableau de répartition.
Au final, il y aurait 3482 conseillers territoriaux.
La délimitation des futurs cantons sera opérée à partir de la carte cantonale existante, dans le respect des circonscriptions législatives existantes. Les communes de moins de 3500 habitants seront nécessairement incluses dans le même canton.
L’Assemblée a également supprimé la définition du « territoire » que le Sénat avait introduit en 2ème lecture.
|
Alsace |
74 |
Bas-Rhin Haut-Rhin |
43 31 |
|
Aquitaine |
211 |
Dordogne Gironde Landes Lot-et-Garonne Pyrénées-Atlantiques |
33 79 27 27 45 |
|
Auvergne |
146 |
Allier Cantal Haute-Loire Puy-de-Dôme |
35 21 27 63 |
|
Bourgogne |
134 |
Côte d’Or Nièvre Saône-et-Loire Yonne |
41 21 43 29 |
|
Bretagne |
190 |
Côtes-d’Armor Finistère Ille-et-Vilaine Morbihan |
35 55 57 43 |
|
Centre
|
184 |
Cher Eure-et-Loir Indre Indre-et-Loire Loir-et-Cher Loiret |
25 29 19 35 25 39 |
|
Champagne-Ardenne |
136 |
Ardennes Aube Marne Haute-Marne |
33 33 49 23 |
|
Franche-Comté |
104 |
Doubs Jura Haute-Saône Territoire de Belfort |
39 27 23 15 |
|
Guadeloupe |
43 |
Guadeloupe |
43 |
|
Ile-de-France |
308 |
Paris Seine-et-Marne Yvelines Essonne Hauts-de-Seine Seine-Saint-Denis Val-de-Marne Val-d’Oise |
55 35 37 33 41 39 35 33 |
|
Languedoc-Roussillon |
167 |
Aude Gard Hérault Lozère Pyrénées-Orientales |
27 39 55 15 31 |
|
Limousin |
91 |
Corrèze Creuse Haute-Vienne |
29 19 43 |
|
Lorraine |
134 |
Meurthe et Moselle Meuse Moselle Vosges |
35 17 49 25 |
|
Midi-Pyrénées |
246 |
Ariège Aveyron Haute-Garonne Gers Lot Hautes-Pyrénées Tarn Tarn-et-Garonne |
15 29 89 19 19 23 33 23 |
|
Basse-Normandie |
117 |
Calvados Manche Orne |
49 39 29 |
|
Haute-Normandie |
98 |
Eure Seine-Maritime |
35 63 |
|
Nord - Pas-de-Calais |
138 |
Nord Pas-de-Calais |
81 57 |
|
Pays de la Loire |
173 |
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée |
53 39 19 31 33 |
|
Picardie |
109 |
Aisne Oise Somme |
31 37 35 |
|
Poitou-Charentes |
124 |
Charente Charente-Maritime Deux-Sèvres Vienne |
25 41 27 31 |
|
Provence-Alpes-Côte d’Azur |
226 |
Alpes-de-Haute-Provence Hautes-Alpes Alpes-Maritimes Bouches-du-Rhône Var Vaucluse |
15 15 49 75 45 27 |
|
La Réunion |
49 |
La Réunion |
49 |
|
Rhône-Alpes |
298 |
Ain Ardèche Drôme Isère Loire Rhône Savoie Haute-Savoie |
33 19 27 49 39 69 25 37 |
Le Sénat avait souhaité compléter la liste des mandats électoraux dont le cumul est encadré, en y ajoutant le mandat de conseiller territorial. Mais l’Assemblée a supprimé toute référence au cumul des mandats locaux.
- L’article 3 institue des règles qui
encadrent la composition des conseils communautaires :
II. Adaptation des structures à la diversité des territoires (Titre II)
- Les articles 5 et 6 prévoient la création, facultative, de « métropoles », nouvelle catégorie d’EPCI à fiscalité propre.
La commission des lois, revenant à la version adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, avait décidé :
L’examen en séance a abouti à :
A noter : sans modification par rapport au Sénat, le seuil de création d’une métropole a été relevé à 500 000 habitants. Les communautés d’agglomération créées sur le fondement de la loi de 1966 dont le seuil de population est inférieur, peuvent toutefois obtenir le statut de métropole.
- L’article 7 instaure les « pôles métropolitains » qui seront des établissements publics constitués par accord entre des EPCI, en vue d’entreprendre des actions d’intérêt métropolitain en matière de développement économique, écologique, éducatif, de promotion de l’innovation, d’aménagement de l’espace et de développement des infrastructures et des services de transport.
Le seuil de création du pôle est de 300 000 habitants ; l’un des EPCI constitutifs devant comporter au moins 150 000 habitants.
Un dispositif dérogatoire pour les zones frontalières a été instauré, pour prendre en compte la spécificité des ces territoires. Dans ce cas, le pôle métropolitain comporte au moins 300 000 habitants, dont un EPCI de plus de 50 000 habitants (le Sénat avait remonté ce seuil à 120 000 habitants).
- Les articles 8 à 11 bis substituent un nouveau dispositif de fusion de communes, plus simple et plus souple, à l’ancien, issu de la loi dite « Marcellin » de 1971, considéré comme peu efficace.
Pour tenter de réduire l'émiettement actuel, le texte favorise le regroupement des communes sur la base du volontariat (mais définitif), organise les consultations nécessaires et précise les modalités de fonctionnement.
S’agissant de la représentation de la commune, une représentation institutionnelle des anciennes communes
sous le nom de « communes déléguées » sera conservée, sauf décision contraire du conseil municipal de la commune nouvelle.
Les communes déléguées sont représentées au sein de l’organe délibérant de l’EPCI avec voix consultative. La représentation
est de plein droit pour la commune déléguée, dés lors qu’elle représente la moitié de la population totale de la commune nouvelle.
L’Assemblée est revenue à la version qu’elle avait adoptée en première lecture :
La création de la commune nouvelle repose sur une démarche engagée soit par les conseils municipaux de communes contigües, soit par une majorité qualifiée (2/3 des communes représentant 2/3 de la population) des conseils municipaux de communes membres d’un même EPCI à fiscalité propre, soit par l’organe délibérant dudit EPCI, soit par le préfet.
Lorsque la demande ne fait pas l’objet d’une demande concordante des conseils municipaux, l’accord de la population des communes concernées est sollicité. Cet accord doit se traduire par la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant au moins au ¼ des électeurs inscrits. Toutefois si les communes concernées ne sont pas membres d’un EPCI, une commune ne peut être contrainte à fusionner si la consultation fait apparaître que les 2/3 des suffrages exprimés représentant la ½ de la population de la commune y sont défavorables.
La commission a rétabli la nouvelle dotation égale à 5% de la dotation forfaitaire perçue par la commune nouvelle la première année, appelée « dotation particulière ». Elle évolue chaque année comme la DGF.
Il est également prévu que les communes nouvelles pourront bénéficier des remboursements du FCTVA l’année même de réalisation des dépenses d’investissements.
- Les articles 12 (procédure de regroupement de départements limitrophes) ; 12 bis (possibilité pour un département de changer de région) et 13 (procédure de regroupement de régions) n’ont pas été modifié par la commission.
III. Développement et simplification de l’intercommunalité(Titre III)
- Les articles 14 à 34 bis prévoient deconforter l’acquis de l’intercommunalité en franchissant une nouvelle étape. Le projet de loi fixe donc trois objectifs en la matière :
Les préfets seront donc chargés d’élaborer, pour la fin de l’année 2011, au terme d’une large concertation avec l’ensemble des conseils municipaux des communes et des organes délibérants des EPCI et des syndicats concernés, un schéma départemental de coopération intercommunale qui sera soumis à la commission départementale de la coopération intercommunale.
S’ouvrira ensuite une période de deux années (2012 et 2013), durant lesquelles les préfets seront dotés de pouvoirs temporaires destinés à faciliter la déclinaison du schéma. En effet, pour ne pas interférer avec les prochaines élections municipales, comme avec le renouvellement des conseils régionaux et généraux, prévus en 2014, la fin de la procédure a été avancée au 30 juin 2013.
IV. Clarification des compétences des collectivités territoriales (Titre IV)
Le Sénat avait supprimé l’intégralité du dispositif élaboré par l’Assemblée nationale tendant à préciser la suppression de la clause générale de compétence des départements et des régions, et les conditions d’encadrement des cofinancements.
L’Assemblée a décidé de revenir sur le dispositif issu de la première lecture par l’Assemblée nationale:
A compter de 2012, la loi attribue des compétences à la région et au département qui sont, en principe, des compétences exclusives (article 35) :
Dès lors que la loi a attribué une compétence exclusive à une collectivité, cette compétence ne peut être exercée par une autre collectivité ;
En conséquence, le département et la région se voient reconnaître une capacité d’initiative qui ne peut s’appliquer qu’à des situations et des demandes non prévues par la législation existante, justifiées par un intérêt local et motivées par une délibération du conseil concerné.
A titre exceptionnel, l’exercice d’une compétence peut être partagé entre plusieurs collectivités territoriales. La loi peut alors désigner une collectivité chef de file ou laisser le soin aux collectivités intéressées de le faire par voie de convention.
L’Assemblée a adopté un amendement du groupe Nouveau Centre instituant un comité d’évaluation qui rassemblera des parlementaires, des élus des trois catégories de collectivités territoriales, et des représentants de l’administration. Il sera amené à procéder chaque année à une évaluation des conditions de mise en œuvre de l’article 35 et de son impact effectif, et à en rendre compte tant au Gouvernement qu’au Parlement.
Afin de tirer profit des synergies et éviter les doublons administratifs, il est prévu à l’article 35 bis qu’un conseil régional et les conseils généraux des départements qui le composent pourront, à partir de 2014, adopter conjointement un schéma précisant les compétences temporairement déléguées de l’un à l’autre de ces niveaux, ainsi que les conditions dans lesquelles certains de leurs services pourraient être mutualisés.
Le cofinancement est encadré par un niveau minimal de participation du maître d’ouvrage, différent selon la taille de la collectivité (article 35 ter) :
Cette participation est de 20% pour les projets d’investissement en matière de renouvellement urbain et de rénovation des monuments quel que soit le maître d’ouvrage.
Un amendement du rapporteur a permis de faire figurer, parmi les possibilités de dérogation à l’exigence d’une participation minimale du maître d’ouvrage, les cas de réparation des dégâts causés par les calamités publiques, dont les catastrophes naturelles, en plus des programmes de rénovation urbaine et ceux des monuments protégés au titre du code du patrimoine.
Le rétablissement de l’article 35 quater vise à interdire le cumul des subventions de la région et du département :
Cependant, la règle de non cumul n’est pas applicable aux projets portés par les communes de moins de 3 500 habitants ou par les EPCI à fiscalité propre de moins de 50 000 habitants.
De plus, avant 2014, date de la mise en œuvre des schémas prévus à l’article 35 bis, cette règle ne sera pas applicable aux subventions de fonctionnement bénéficiant aux secteurs du sport, de la culture et du tourisme.
Enfin, à compter du 1er janvier 2015 cette règle ne s’appliquera pas à la condition que la région et les départements se soient préalablement entendus sur la répartition de leurs interventions financières, dans le cadre du schéma prévu à l’article 35 bis.
V. Dispositions finales et transitoires (Titre V)
- Un amendement à l’article 36 D a modifié les dispositions financières favorisant l’objectif d’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électifs applicables aux conseillers territoriaux.
Il attribue une part de l’aide publique (correspondant à la moitié de la seconde fraction accordée aux partis pour les législatives) aux partis ayant présenté des candidats aux élections territoriales, et la module en fonction du respect des exigences de parité, selon des modalités comparables au système en vigueur pour les élections législatives :
- D’autre part, un amendement du Gouvernement permet à ce dernier d’adapter les règles instaurées par l’article 35 ter du projet de loi en matière de participation minimale des collectivités territoriales au financement des projets d’investissement afin de préserver la capacité des collectivités des départements et des régions d’outre-mer à réaliser les investissements nécessités par les contraintes particulières auxquelles elles sont confrontées (prévention du risque sismique, logement, équipements scolaires).
Cette fiche permettra de répondre utilement aux nombreuses questions qui me parviennent.
1. Le dispositif existant rencontre des limites
- du Conseil d’orientation des retraites (COR) dans son rapport de décembre 2008 sur les avantages familiaux et conjugaux pour son mode de calcul inique entre les générations et son manque de cohérence avec le développement de l’emploi des seniors ;
- de la Commission européenne en raison de l’inégalité hommes-femmes dans un récent avis motivé et à propos de l’emploi des seniors.
Ø Ainsi, ce dispositif pénalise les retraites des femmes fonctionnaires en minorant le montant de leur pension en raison du départ précoce à la retraite (durée de carrière incomplète). Au-delà, cette situation est susceptible de placer les bénéficiaires dans une situation de fragilité au regard des risques de la vie (décès du conjoint ou divorce).
2. Dès lors, le Gouvernement apporte les réponses suivantes :
-La mise en extinction du dispositif :
Ø Cette modalité permet d’assurer une transition sans remise en cause de la situation des agents aujourd’hui éligibles ou qui auront, par exemple, un 3ème enfant courant 2011. Ces agents conserveront le droit au départ anticipé à la retraite sans limite de durée.
- L’harmonisation de la règle de calcul de la pension sur les règles de droit commun (« règle générationnelle »). Cette harmonisation est recommandée par le COR, en vue d’une application des mêmes règles pour les Français nés la même année. Ainsi, les paramètres de calcul (durée d’assurance, taux de la décote,…) seront identiques pour les fonctionnaires qui sont nés la même année (parent d’1 enfant, de 2, de 3 enfants,…).
Ø Rappel de la règle actuelle : les paramètres du régime - nombre de trimestres nécessaires pour liquider une retraite à taux plein et la décote applicable - correspondent à ceux de l’année au cours de laquelle ces personnels ont satisfait la double condition liée aux enfants et aux années de services (en 1995 ou en 2000,…).
-Le projet de loi prévoit 2 dispositions transitoires pour ceux qui remplissent d’ores et déjà les deux conditions (15 ans de services et 3 enfants) afin d’éviter de remettre en cause des choix de vie :
Ø Concrètement, pour ces agents bénéficiaires de ces 2 mesures transitoires, il n’y aura pas de changement dans la règle de calcul.
Ø Extrait du Rapport du Conseil d’orientation des retraites de décembre 2008 sur les avantages familiaux et conjugaux (pages 239 et 240) :
« L’articulation des règles applicables aux départs anticipés avec l’allongement de la durée d’assurance et la décote prévus par la réforme de 2003 pose aujourd’hui problème. En effet, les paramètres de liquidation applicables aux parents éligibles à ce dispositif de départ anticipé pour 3 enfants et plus n’obéissent pas au principe générationnel auquel le Conseil attache une importance particulière.
Une évolution du dispositif consistant à appliquer les paramètres de liquidation de la génération de l’assuré serait plus cohérente avec le principe générationnel. Les objectifs visés à travers le dispositif actuel qui pour certains de ses bénéficiaires s’apparente à un dispositif de préretraite et, pour d’autres, permet une reconversion professionnelle à un âge relativement jeune, peuvent également poser question. D’une part, un retrait définitif du marché du travail n’est pas indispensable pour permettre aux mères et aux pères de s’occuper de l’éducation de leurs enfants et, d’autre part, autoriser par ce biais une certaine forme de cumul emploi-retraite n’est pas adapté à la situation de personnes jeunes et est coûteux pour les régimes de retraite. On notera, en outre, que ce dispositif n’existe que dans certains régimes.
Au total, les pistes recensées consisteraient en des mesures sur les modalités du dispositif (application principe générationnel), des mesures visant à limiter les possibilités de cumul avec d’autres mesures avantageuses pour l’assuré (minimum garanti, cumul emploi-retraite), voire des mesures d’extinction progressive du dispositif. »
1. La quasi-totalité de nos voisins ont réformé leur système de retraite, ou sont en train de le
faire, en proposant des mesures liées à l’âge.
Dans la quasi-totalité des réformes accomplies à l’étranger, il a été décidé d’augmenter progressivement l’âge
d’ouverture des droits à retraite. C’est le cas :
Dans d’autres cas, la réforme a porté (éventuellement conjointement avec une action sur l’âge d’ouverture des droits) sur l’âge-pivot (âge, qui n’a pas d’équivalent en France, en-dessous duquel la pension fait l’objet d’une décote quelle que soit la durée de cotisation), c’est-à-dire également sur un paramètre d’âge. C’est le cas :
Parler d’âge de la retraite lorsque l’on parle de réforme des retraites est donc une idée partagée par tous nos voisins.
2. Une fois la réforme des retraites menée à son terme, le système français continuera
d’être l’un des plus favorables d’Europe.
On le voit, l’âge d’ouverture des droits en France, qui sera de 62 ans en 2018, restera parmi les
plus bas d’Europe.
La comparaison avec l’Allemagne, souvent citée en exemple, est révélatrice,
et mérite d’être détaillée.
Dans ce pays, l’âge d’ouverture des droits est aussi celui du taux plein. Il est aujourd’hui de 65 ans, et sera porté à 67
ans d’ici 2029.
Le système allemand propose, comme en France, des départs anticipés pour carrières longues. Aujourd’hui, les personnes qui
ont cotisé 35 ans ou plus peuvent liquider leur pension à 63 ans, mais avec une décote liée à l’âge (7,2 % pour un départ à 63 ans aujourd’hui ; 3,6 % pour un départ à 64
ans). En 2031, les personnes qui auront cotisé 35 ans pourront toujours partir à la retraite à 63 ans, mais avec une décote plus forte (14,4 % pour un départ à 63 ans), tandis
que les personnes qui auront cotisé 45 ans devront attendre 65 ans pour liquider leur pension sans décote. En dehors de ces deux dispositifs, l’âge d’ouverture des droits sera de
67 ans.
En France, le Gouvernement souhaite porter l’âge d’ouverture des droits à 62 ans en 2018, et permettre à
certaines personnes, grâce au dispositif « carrières longues », de liquider la pension sans décote à partir de 58 ans...
En Allemagne, l’âge d’ouverture des droits pour une retraite à taux plein est de 65
ans aujourd’hui et il sera porté progressivement à 67 ans sauf pour les carrières longues (65 ans avec 45 ans de cotisation), tandis qu’en France, l’âge d’ouverture des droits pour une
retraite à taux plein sera progressivement porté à 62 ans et il sera au maximum de 60 ans pour les carrières longues et les personnes qui seront concernées par le dispositif
« pénibilité ».
Par ailleurs, la réforme des retraites en Allemagne a conduit à un système
qui intègre automatiquement un facteur de viabilité (ratio cotisants/retraités). S’il se dégrade, les pensions allemandes ne sont pas
revalorisées : cela s’est produit entre 2001 et 2004.
NB. En Suède, la prise en compte de ce facteur peut même conduire à
une baisse des pensions. Une baisse de 3 % a ainsi été décidée pour 2010. En France, le Gouvernement a écarté toute baisse des pensions.
Elles resteront indexées sur l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat des retraités.
Dans un grand nombre de pays, les réformes ont été menées par des gouvernements de gauche :
- « Le plus commode pour nous, ce serait de ne rien faire, et de laisser cette tâche ingrate au Gouvernement qui sera aux manettes en 2020 ou 2025. Mais, si nous voulons sauver les caisses de la Sécurité sociale, encore excédentaires, il nous faut agir dès maintenant. Ou alors, tout simplement, notre système de retraites implosera. » (José-Luis ZAPATERO, 1er février 2010).
- « Le système de retraite présente un déséquilibre flagrant et ce déséquilibre est maintenu au prix de vastes sommes d’argent. Ces fonds devraient être transférés et employés pour lutter contre l’insécurité de la l’emploi et la précarité. Des négociations ont lieu avec les syndicats mais le report de l’âge de la retraite est absolument indispensable. » (Walter VELTRONI, ancien maire de Rome, chef de file du parti du centre gauche, 29 juin 2007).
- « Nous devons agir. Avant, les travailleurs rentraient sur le marché du travail à 16 ans en moyenne, ils travaillaient 48 heures hebdomadaires et retiraient une retraite pendant dix ans. Aujourd’hui, l’entrée dans le monde du travail se situe en moyenne à 21 ans, on travaille au maximum 40 heures par semaine et la retraite est perçue pendant 17 ans. En 1960, il y avait encore 8 personnes actives pour un retraité, aujourd’hui ce ne sont plus que 3,2 actifs, en l’an 2030 plus que 2. » (Franz MUNTEFERING).
Début 2010, après leur échec aux élections fédérales, les sociaux-démocrates allemands ont vu resurgir un débat interne, l’aile gauche estimant nécessaire de revenir sur la réforme des retraites de la grande coalition. Néanmoins, après débat, le sens des responsabilités a prévalu : les instances dirigeantes du parti SPD, à présent parti d’opposition, ont décidé fin août dernier de se contenter de demander un report de 3 ans du début de la phase de décalage de 65 à 67 ans (2015 au lieu de 2012).
Certains régimes étrangers prévoient des dispositifs dérogatoires de départ à la retraite pour raison de santé, voire
des dispositifs spécifiques au profit des accidentés du travail, mais ils sont moins généreux que le système français.
Il n’existe guère de dispositif national de départ anticipé chez nos voisins européens pour raison de santé,
ces situations étant couvertes plutôt par l’assurance invalidité, ou par l’existence de régimes spéciaux, comme en Italie.
Le cas de l’Italie est par ailleurs singulier. La loi PRODI de 2007
prévoyait un dispositif de départ anticipé à la retraite pour les travailleurs ayant eu des métiers pénibles mais les textes d’application de cette loi
n’ont toujours pas été publiés. Une personne souffrant d’un taux d’incapacité de 20 % n’aurait droit à rien en Italie, alors qu’en France
elle pourra liquider sa pension à taux plein dès 60 ans.
En Allemagne, la réponse à la pénibilité est contenue dans le dispositif de
carrières longues, beaucoup moins favorable qu’en France. Certains dispositifs concernent des publics spécifiques, et se révèlent à nouveau moins
favorables aux assurés qu’en France :
Le dispositif de départ anticipé pour pénibilité du projet de loi constitue bel et bien une avancée inédite en Europe !
Des écolo-intégristes viennent à nouveau de s'attaquer aux travaux des chercheurs de l'INRA de
Colmar.
Je rejoins mon collègue sénateur vert, Jacques Muller, qui a exprimé en septembre 2009 sa "grande amertume" après la précédente destruction des essais de cultures OGM, en dénonçant "le coup d’arrêt donné à cette expérimentation extraordinaire sur le plan de la démarche et de la déontologie [qui] est un gâchis incommensurable sur le plan humain".
Valérie Pécresse, Ministre de la recherche et Bruno Le Maire, Ministre de l'agriculture, avaient programmé un déplacement à Colmar à la mi-septembre pour saluer ce travail remarquable (avancé au 24 août en raison des évennements).
Tous les acteurs sérieux qui s'intéressent à ce dossier savent que ces essais ne présentent strictement aucun risque de contamination. Sauf certains obscurantistes qui déclarent "refuser que l'argent public finance les OGM".
Que doit faire la recherche française : baisser les bras face aux agissements de groupuscules de "khmers verts" qui piétinent le travail de nos scientifiques ?
S'interdire la recherche publique dans le domaine des biotechnologies, c'est renoncer à un pan entier d'une science porteuse d'avenir.
Avec Jean-Louis Borloo, Ministre de l'écologie, notre pays s'est engagé dans un processus sans précédent de mobilisation de la société française en faveur du développement durable.
Mais le Gouvernement ne doit pas céder aux attitudes sectaires qui foulent les valeurs de notre République.
Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et le Fonds Apollo viennent de remettre une offre ferme pour le rachat d’Alcan EP.
Je suis ce dossier depuis le mois d’avril 2008 avec le Ministère de l’économie (cf. mon intervention sous http://www.ericstraumann.info/article-19227684.html).
Société anonyme détenue à 51 % par la Caisse des Dépôts et Consignations et 49 % par l’Etat, le FSI est un investisseur avisé qui intervient en fonds propres pour prendre des participations minoritaires dans des entreprises françaises porteuses de projets industriels créateurs de valeur et de compétitivité pour l’économie.
Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et le fonds d’investissement Apollo ont remis une offre conjointe à Rio Tinto pour le rachat d’Alcan EP, qui regroupe certains des actifs clés de l’ex-groupe Péchiney (dont le site de Biesheim).
Au terme de cette offre, le FSI détiendrait 10 % du nouvel ensemble, aux côtés d’Apollo (51 %) et de Rio Tinto, l’actionnaire actuel, qui resterait présent au capital (39 %). Alcan EP, un des leaders mondiaux sur ses marchés, développe des solutions aluminium innovantes, performantes et à forte valeur ajoutée destinées à différents secteurs industriels civils et militaires, comme l'aéronautique, le transport, l'automobile, l'emballage, l'énergie et le bâtiment. Doté d’un savoir-faire et de capacités d’innovation internationalement reconnus, Alcan EP regroupe des activités industrielles et de recherche & développement de tout premier plan. Le groupe emploie près de 10 000 personnes dans le monde, dont la moitié en France.
L’investissement du FSI, aux côtés d’Apollo, et de l’actionnaire actuel, Rio Tinto, permet de créer un groupe industriel autonome, spécialisé dans le développement et la fabrication de produits d’aluminium intermédiaires à fort contenu technologique et doté des moyens nécessaires à son développement.
Cet investissement contribue ainsi au renforcement de l’activité d’une entreprise dont les centres de décision resteront localisés en France ; il permet aussi le maintien d’un savoir-faire industriel de premier rang notamment dans les secteurs clés pour l’économie française que sont l’aéronautique, l’automobile la défense ou l’agroalimentaire.
Cette offre, avec un vrai projet industriel, avec la présence du FSI, est de nature à nous rassurer sur l'avenir de l'usine Alcan à Biesheim.
Sources : FSI 56, rue de Lille - 75356 Paris cedex 07 SP
Après dix ans d’attente, l’itinéraire cyclable Strasbourg-Marckolsheim-Colmar va enfin voir le jour. Les travaux commenceront le 31 juillet prochain. Le projet de remise en navigation du canal est en pourparler, à la grande joie des plaisanciers.
(Photos DNA Franck Delhomme)
L’Assemblée nationale a terminé ce lundi 12 juillet l’examen du projet de loi de modernisation agricole qui met en perspective les orientations que la France a défendues au moment du bilan de santé de la PAC et qui trace les nouvelles perspectives pour l’alimentation, l’agriculture et le secteur agroalimentaire français
Comment se porte l’agriculture en France ?
L’agriculture et l’agroalimentaire en France c’est un chiffre
d’affaires annuel de 163 milliards d'€ ; 1,6 millions d’actifs soit 6.2 % de l’emploi total !
Toutefois, en 2009, les revenus des agriculteurs ont connu une chute historique de 34 % et même de 50 % dans certaines productions ! Il était ainsi impératif de modifier l’organisation de notre agriculture pour ne pas la soumettre à des mouvements de cette ampleur qui risquaient à terme de la condamner !
Aussi, si l’agriculture connaît une crise indéniable, elle est plus que jamais un secteur stratégique et d’avenir pour notre pays et le monde. Pour s’en convaincre, il suffit de savoir qu’1/6 de l’humanité souffre de la faim et qu’il faudra augmenter de 70 % notre production agricole mondiale pour nourrir l’humanité d’ici 2050, soit un investissement de 55 milliards d'€ par an d’ici là ! S’agissant ainsi du droit des peuples à se nourrir, le Président de la République a mis en place un partenariat mondial pour l’alimentation, la sécurité alimentaire et la nutrition dès juillet 2008 !
La France, 2ème exportateur mondial de produits agricoles et 1er exportateur mondial pour les produits agricoles transformés, doit jouer un rôle majeur dans ce grand effort structurel que l’agriculture va devoir mener d’ici 2050.
C’est pourquoi le Gouvernement ne s’est pas limité à mettre en œuvre un plan financier de 1,8 milliards d’euros de prêts à taux bonifiés et de 650 millions d’euros d’aide pendant les premiers temps de la crise, mais propose aussi une véritable refondation de la politique agricole française pour permettre aux agriculteurs de récolter de meilleurs revenus notamment.
Ces décisions sont responsables et concrètes au grand damne des socialistes qui jusqu’à présent, adoptent une posture qui consiste à critiquer sans émettre une seule proposition valable ! Le 14 juin dernier lors de leur « forum des idées » sur la question agricole, qui n’a eu pour seul objectif que celui de l’électoralisme, nous avons pu prendre la mesure du désert décisionnel dans lequel le PS se trouve ! Aucune proposition effective n’a pu être apportée à la situation agricole française !!! Et les seules mesures efficientes qu’ils proposent sont celles que la majorité a d’ores et déjà annoncées et mises en œuvre grâce notamment à la LMA.
Ce projet de loi permettra-t-il de changer l’agriculture française ?
Faire de notre agriculture une filière plus juste, plus compétitive et revaloriser le métier d’agriculteur, c’est tout l’objet de cette loi de modernisation de l’agriculture.
La LMA permet ainsi :
Quelles sont les actions de la France au niveau européen en faveur de l’agriculture ?
La France est à l’avant-garde du débat agricole européen ! La loi de modernisation agricole française a ainsi incité la commission européenne à proposer la généralisation aux 27 pays membres du système de contractualisation de la relation entre agriculteurs et industriels ! Les contrats figureront ainsi dans la prochaine réforme de la PAC en 2013 !
La France est la première puissance agricole européenne avec un chiffre d’affaire de 65 milliards d’euros contre 45 en Allemagne ! Pour garder cette position, il est indispensable de repenser notre modèle agricole ! Nous devons avoir le courage de mettre en œuvre les mesures prévues par la LMA pour que l’agriculture française ne soit pas soumise aux affres d’une concurrence internationale qui apportera son flot d’industrialisation et de standardisation des produits !!
Nous sommes face à une révolution agricole avec l’augmentation de la demande agricole, la préservation de l’environnement, les aléas climatiques et sanitaires, l’ouverture des marchés, les nouveaux concurrents, la spéculation et la volatilité des prix et seule la PAC peut y répondre.
La France s’engage ainsi à ce que la nouvelle PAC soit réformée et placée sous le signe de la régulation afin de la doter d’instruments plus souples, plus adaptés et plus réactifs, pour prévenir les crises, garantir la qualité de notre alimentation, moderniser notre outil agricole, d’améliorer notre organisation économique, préserver l’emploi dans nos territoires ruraux et relever le défi du développement durable.
Les prochains cafés politiques mensuels se tiendront le premier samedi de chaque mois de 9 h 00 - 10 h 30 :
Adresse courriel : ericstraumann@yahoo.fr
Adresse courrier : Mairie 13 rue Principale 68125 HOUSSEN
Fax : 03 89 41 93 66
Téléphone de Christian Klinger, attaché parlementaire 06 82 51 85 64
Téléphone de Julie Pavlinic, assistante parlementaire 06 81 68 79 61
Permanence parlementaire : 82 rue de la Cavalerie 68000 Colmar - tél. : 09 53 49 18 72
Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois à 10h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois à 10h00,
- à l'Espace Solidarité Colmar-Vallées, bureau N°8, au 15 avenue de Paris à
Colmar, le deuxième lundi de tous les mois impairs à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la
ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.