Dossiers nationaux

Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 11:01

Le plan de relance que le Président de la République a annoncé en décembre 2008 est mis en œuvre sur l'ensemble du territoire et se traduit par des réalisations concrètes au travers de mesures destinées à soutenir l'investissement, sauver des emplois et aider les ménages.


Ce plan, qui a trouvé sa traduction budgétaire dans les lois de finances rectificatives pour 2009 du 4 février et du 20 avril, a été amplifié à l'issue du sommet social du 18 février dernier par de nouvelles mesures de justice et de solidarité pour les plus fragiles et les victimes de la crise.


Après six mois d'application du plan de relance, et dans le prolongement du deuxième rapport trimestriel que j'ai présenté au Parlement début juillet, il m'a paru utile de vous adresser un premier bilan de l'état d'avancement du plan de relance au 30 juin.


  • 13 milliards d'euros ont été injectés dans l'économie au titre du Plan de relance.

Il s'agit de 3,8 milliards d'euros de crédits budgétaires, de 6,8 milliards d'euros au titre des mesures fiscales, de 800 millions d'euros payés par les entreprises publiques et de 1,9 milliard d'euros de remboursement de FCTVA.

 

  • Plus de 500 opérations pilotées par l'État ont démarré et se traduisent par des chantiers sur l'ensemble du territoire.

 

  • Le remboursement anticipé du FCTVA a rencontré un grand succès.

Les collectivités locales ont en effet massivement adhéré à cette mesure : 19 540 conventions ont été signées (23 conseils régionaux, 90 conseils généraux, 17 183 communes). L'engagement d'investir des collectivités porte sur 54,5 milliards d'euros (soit une hausse de 54 % par rapport à la moyenne annuelle de la période 2004-2007).

 

  •  6,5 milliards sont consacrés au soutien de l'économie et donc de l'emploi.

Le Plan de relance, avec une dotation de 815 millions d'euros, contribue au financement du nouveau régime de garantie bancaire d'Oséo, destiné aux petites et moyennes entreprises et, désormais, également aux entreprises de taille intermédiaire (moins de 5 000 personnes). A cet égard, 1,46 milliard d'euros de prêts ont été garantis par OSEO au bénéfice de 8 500 entreprises.

 

230 000 primes à la casse ont été enregistrées et 350 000 embauches dans les TPE ont fait l'objet d'une demande d'aide « zérocharges ».

 

Au travers d'une dotation de 200 millions d'euros, le plan de relance finance le soutien à l'assurance-crédit avec le dispositif CAP+, qui permet de garantir jusqu'à 5 milliards d'euros d'encours.

Enfin, le fonds d'investissement social (FISO), mis en place le 10 avril dernier et doté en 2009 de 1,3 milliard d'euros par le plan de relance, met en œuvre une série de mesures annoncées notamment lors du sommet social à l'Élysée du 18 février et à l'occasion du plan en faveur de l'emploi des jeunes le 24 avril :
  • il s'agit de mesures de politiques actives de l'emploi, avec notamment le développement de l'activité partielle (qui a concerné 183 000 salariés au 1er trimestre), le financement de formations pendant les périodes d'inactivité ou encore l'amélioration des dispositifs d'accompagnement des licenciés économiques (CRP et CTP),
  • il s'agit également de mesures de soutien au pouvoir d'achat des demandeurs d'emploi, avec notamment la prime de 500 euros pour les travailleurs précaires et l'allocation en faveur des demandeurs d'emploi en formation,
  •  d'autres mesures devraient concerner 500 000 jeunes d'ici juin 2010 : aides en faveur de l'alternance ou de l'embauche en CDI de stagiaires, développement des écoles de la deuxième chance, contrats aidés prioritaires pour les jeunes.

  • En matière de logement, le Plan de relance prévoit 1,15 milliard d'euros de crédits pour 2009-2010.
Cet effort contribue à la construction de logements sociaux, à l'accession sociale à la propriété, ainsi qu'à la rénovation urbaine et à l'amélioration de l'habitat privé. 70 000 logements ont déjà fait l'objet d'une décision de financement.


  •  Des mesures importantes de solidarité ont été mises en œuvre : le Plan de relance s'attache à soutenir les plus modestes et ceux qui sont touchés par la crise.

Des chéquiers CESU d'une valeur de 200 euros ont été distribués en juin 2009 à 1,5 million foyers.

 

La prime de solidarité active de 200 euros, qui a anticipé le revenu de solidarité active, a été versée en avril 2009 à 4,22 millions de ménages.

 

Une prime pour les familles modestes de 150 euros a été versée en juin 2009 à environ 3 millions de familles aux revenus modestes.

 

En outre, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), qui consacre 70 millions d'euros au plan de relance, a notifié 67 décisions de réalisation d'établissements pour personnes dépendantes ou handicapées. 


Les prochains mois vont permettre de conserver cet élan, notamment grâce au démarrage d'une centaine de nouveaux chantiers d'infrastructure et de mise en sécurité dans les universités. Le programme d'équipement de la défense devrait aussi enregistrer un taux de réalisation très satisfaisant.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 08:40
Le bureau politique de l'UMP du 7 juillet 2009 m'a désigné Secrétaire Départemental de l'UMP pour le Haut-Rhin. Je remercie le président de notre mouvement, Xavier Bertrand, pour la confiance ainsi témoignée.


Le même bureau politique a traité de la prochaine réforme des collectivités locales. Les propositions suivantes ont été adoptées :

 1) un conseiller territorial est créé. Il siège au conseil général et au conseil régional. Il est élu au suffrage uninominal sauf dans les aires très urbaines où il est élu au scrutin de liste paritaire et proportionnel. À cette occasion, le nombre d’élus départementaux et régionaux doit être réduit de 40 à 50 %,  

 

2) les délégués des structures intercommunales sont élus par fléchage sur les listes municipales, 

 

3) ces nouveaux modes de scrutin entreront en vigueur en 2014, 

 

4) la carte de l’intercommunalité doit être achevée et rationalisée d’ici 2011, 

 

5) la clause de compétence générale est réservée à la seule commune. Les autres collectivités locales n’exercent que des compétences d’attribution, 

 

6) au sein du pilier région/département et au sein du pilier commune/intercommunalité, les collectivités pourront organiser les compétences au niveau le plus adapté au terrain, 

 

7) les exécutifs intercommunaux des communautés urbaines et d’agglomération sont limités à un maximum de 25 personnes et 25 % de l’effectif du conseil communautaire, 

 

8) un statut de métropole est créé par la loi. Elles exercent au moins les compétences départementales et intercommunales. La loi devra créer 7 métropoles : Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Toulouse et Nice. Le statut sera ouvert aux agglomérations candidates, 

 

9) sur proposition des élus et après consultation des citoyens, les regroupements entre communes, entre départements et entre régions sont facilités, 

 

10) un objectif d’évolution de la dépense locale doit être créé en même temps que la réforme de la fiscalité locale.


Souhaitée par le Président de la République Nicolas SARKOZY, et la majorité parlementaire, la réforme territoriale va permettre de mettre en place de nouvelles procédures, pour simplifier et redonner de la lisibilité à notre système, pour mieux maitriser les finances locales, et pour une meilleure articulation et un fonctionnement plus efficace des collectivités entre elles mais aussi entre les collectivités et l’Etat.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 07:39
Nicolas Sarkozy rencontre régulièrement les députés de sa majorité, à l'Elysée. De son intervention du 7 juillet 2009, je retiendrai un certain nombre d'idées fortes. La limitation de la durée du mandat présidentiel à un maximum de 10 ans change totalement la donne. Dans 8 ans le Président Sarkozy ne sera plus en fonction. Son temps pour mettre en oeuvre les réformes, nécessaires à la France, est donc compté. Il faudra aller au bout de la réforme des collectivités locales. Son souhait est également de voir aboutir la taxe carbone aux frontières de l'Europe, avec la mise en place en France d'un commissariat aux énergies renouvelables (à l'image du commissariat aux énergies atomiques). La France ne compte pas réduire le nombre ses têtes nucléaires (300) alors que les USA et la Russie en totalisent respectivement plus de 11 000. Le futur emprunt, qui devra financer des projets d'investissement structurant, sera placé en priorité sur les marchés financiers. Le Président a également fait le bilan des dernières élections européennes : ceux qui ont eu un discours haineux ont perdu. Il faut préparer notre pays afin qu'il soit plus fort à la sortie de la crise.
Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 09:56
Article des DNA - juillet 2009


S'il salue l'initiative de ses collègues François Sauvadet et Charles de Courson, le député colmarien juge cependant « inopportun » de confier la fixation de la rémunération des mandataires sociaux à l'assemblée générale des actionnaires comme le propose leur texte. Il estime qu'une telle disposition risque de « déresponsabiliser » le conseil d'administration ou de surveillance d'une société anonyme, compte tenu de la souveraineté de la décision de l'assemblée générale. Éric Straumann pense aussi qu'il convient d'attendre les prochaines conclusions de la mission d'information sur les nouvelles régulations de l'économie.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 17:37
Dans son rapport remis le 15 juin au Gouvernement, la commission des comptes de la Sécurité Sociale (CCSS) a annoncé que le déficit de la sécurité sociale devrait atteindre 20,1 milliards d'euros en 2009 (au lieu de 10,5 milliards d’euros prévus en LFSS 2009).

Selon les prévisions de la CCSS, la branche maladie serait la plus déficitaire (– 9,4 milliards d'euros), devant la branche retraite (– 7,7 milliards). La branche famille afficherait un déficit de 2,6 milliards, tandis que la branche AT-MP (accidents du travail) aura un léger déficit de 0,3 milliard. Aux déficits cumulés de ces quatre branches s'ajoutera celui du fonds de solidarité vieillesse (FSV), évalué pour 2009 à – 2,1 milliards d'euros.

« Ce dérapage de la Sécurité sociale n'est pas dû à un dérapage des dépenses, mais, et c'est bien compréhensible, à un dérapage des recettes qui est lié à la crise », a souligné la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Alors que le gouvernement avait tablé pour 2009 sur une hausse de + 2,75 % de la masse salariale, il prévoit désormais un recul de 1,25 %. Un point de masse salariale en moins prive le régime général de 2 milliards d'euros de recettes. La moitié de ce déficit de 20,1 milliards d’euros est un « déficit de crise ».

Tout en écartant une hausse de la CRDS ou un transfert de la dette à l’Etat, le ministre des comptes Eric Woerth a insisté sur la nécessité de mieux maîtriser les dépenses, notamment d’assurance maladie. « Je veux que l’ONDAM (fixé à 3,4 % en 2009) voté soit respecté ». Pour tenir cet objectif, plusieurs mesures sont nécessaires : stopper la dérive des deux postes qui progressent le plus fortement, les indemnités journalières et les transports sanitaires. Cela passe notamment par une action de la Cnam sur les « gros prescripteurs et la mise sous accord préalable ainsi que par une généralisation de l’expérimentation en 2010 de la contre-visite de l’employeur qui permet de suspendre le versement des indemnités journalières de la Sécurité Sociale à un salarié en arrêt de travail, sur la base d'un avis négatif d'un médecin envoyé par l'employeur.

Considérant que « le traitement du risque financier au sein de la sphère sociale, de ses actifs et de ses passifs, devient un enjeu central », Marie-Anne Montchamp propose, à l’instar du Haut-conseil pour l’assurance maladie ou du Conseil d’orientation des retraites, la création d’un comité de pilotage financier de la sécurité sociale qui assurerait la coordination entre les différentes parties prenantes, depuis l’ACOSS et les caisses gérant des régimes spéciaux de retraite jusqu’à la CADES et au FRR, en passant par les hôpitaux. Cette structure permettrait d’économiser jusqu’à un milliard de frais financiers.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 18:02
Le premier comité national de suivi du plan de relance pour la rénovation urbaine, présidé par Gérard HAMEL, s’est tenu le 12 mai 2009 en présence de Patrick DEVEDJIAN, Fadela AMARA et Pierre SALLENAVE, directeur général de l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU).

 


Ce comité national, qui associe les partenaires présents en comité d’engagement de l’ANRU, les préfets, les élus et les acteurs de terrain concernés, a permis de dresser les premiers éléments du bilan :

 

  • - le budget spécifique plan de relance « rénovation urbaine » de 350 millions d’euros générera 4 milliards d’euros de travaux dans le BTP d’ici la fin de l’année 2009,

  • - 181 millions d’euros de subventions ont été attribués en Ile-de-France et 169 millions d’euros en régions,

  • - 72 % des crédits ont été affectés sur les quartiers populaires,

  • - les 350 millions d’euros du plan de relance permettront notamment de réaliser 12 000 constructions de logements sociaux, 23 000 réhabilitations, 20 000 résidentialisations, 160 opérations d’aménagement et 100 équipements publics.


Ce budget plan de relance « rénovation urbaine » permet d’accélérer le programme national de rénovation urbaine (PNRU).

 

Lancé en 2003 et géré par l’ANRU, le PNRU vise à rénover les quartiers situés en zones urbaines sensibles (ZUS). Il bénéficie d’un financement de 12 milliards d’euros sur 8 ans qui génèrent 40 milliards d’euros de travaux.

 

Via le financement supplémentaire dédié à la rénovation urbaine dans le plan de relance, l’ANRU pourra anticiper en 2009 des travaux programmés pour les années suivantes et relancer des projets qui étaient bloqués ou qui avaient été revus à la baisse en raison de motifs financiers.

A Colmar le plan bénéficie aux projets situés dans les quartiers Schweitzer - rues de Lucca et Schongau / Logements Palais Royal Sud / rue de Neuchâtel / rue de Berne. Il s’agit d’abonder les opérations de rénovation urbaine bloquées, faute de financement suffisant. Parmi les sites identifiés par l’ANRU : Colmar. Le plan de relance participe pour plus de 1 139 000 euros.

 

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 17:58

 

La France est le deuxième producteur européen de lait après l’Allemagne. En 2008, la France comptait environ 88 000 exploitations laitières et le chiffre d’affaires de l’industrie laitière s’est élevé à 22,6 milliards d’euros en 2008.

Le marché laitier a connu une importante volatilité : l’année 2007 et le début de l’année 2008 ont connu une forte hausse du prix du lait. Face à un surplus sur le marché européen et mondial, la baisse de la consommation et le recul des exportations européennes ont ensuite entraîné un recul important des cours des produits laitiers (beurre, poudre de lait…), engendrant une baisse du prix du lait collecté. Cette baisse serait de 30% en avril 2009 (210 euros les 1000 litres) par rapport à avril 2008 (310 euros les 1000 litres).

Alors que le prix du lait faisait l’objet d’une recommandation du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) acceptée par les producteurs et les industriels, ce mécanisme de fixation du prix du lait a pris fin à la suite d’une injonction de la DGCCRF pour distorsion de concurrence. Ce sont donc les industriels qui ont fixé le prix du lait pour avril 2009.

Dans ce contexte, les producteurs français de lait ont décidé de lancer une série de manifestations et d’actions à partir du lundi 18 mai 2009 afin de dénoncer la baisse du prix du lait.


Face à cette situation, le Gouvernement a apporté plusieurs réponses adaptées.



Les outils d’intervention sur le marché préservés par le bilan de santé de la PAC sont largement utilisés :
  • - la date du début de stockage privé de beurre a été avancée au 1er janvier 2009 et les restitutions à l’exportation ont été réintroduites fin janvier 2009 pour le beurre, la poudre de lait et certains fromages,

  • - les achats à l’intervention publique de beurre et de poudre de lait écrémé ont commencé début mars 2009 au prix d’intervention,

  • - les achats se poursuivent également par le mécanisme de l’adjudication,

  • - pour la campagne laitière qui a débuté le 1er avril 2009, un gel de la première hausse du quota national de 1% a été décidé en attendant de voir l’évolution de la situation des marchés dans les prochaines semaines.


La France a également décidé le 23 février 2009 de réorienter 1,4 milliards d’euros d’aides directes afin de rééquilibrer le soutien en faveur des productions structurellement fragiles. Une enveloppe de 45 millions d’euros sera notamment consacrée à la production laitière en montagne.

Michel BARNIER a demandé une réponse européenne adaptée à la situation difficile du secteur laitier. Le Conseil des ministres de l’agriculture européens qui se réunit le 25 mai 2009 doit débattre de la situation du marché laitier à l’initiative de la France et de l’Allemagne. Michel BARNIER a précisé à son arrivée : « il faut d’une manière ou d’une autre préserver les outils que nous avons, y compris les outils de maîtrise de la production que sont les quotas aujourd’hui ».

Enfin, Michel BARNIER et Luc CHATEL ont lancé mardi 19 mai une mission de médiation entre producteurs, coopératives et industriels. Confiée à Philippe de GUENIN (Directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt des Pays de Loire) et Pierre LEPETIT (Inspecteur général des finances), cette médiation a pour objectif de renouer les fils du dialogue interprofessionnel.

 

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 09:00

Lors de son déplacement à Urmatt dans le Bas-Rhin mardi 19 mai 2009, le Président de la République a prononcé un discours sur le développement de la filière bois.



La forêt française est la troisième plus vaste d’Europe. Elle occupe 30% de notre territoire national et génère 450 000 emplois. Alors que la France prélève 60% de l’accroissement naturel de bois chaque année, le déficit commercial de la filière bois et de l’ameublement s’est élevé à – 6,3 milliards d’euros en 2008.


Le Grenelle de l’Environnement a prévu de porter de 9% à 23% la part des énergies renouvelables dans notre consommation énergétique en 2020. En ce sens, la filière bois devra fournir un tiers de cet effort.



  • - A l’issue de la tempête Klaus qui a frappé les régions du Sud-Ouest le 24 janvier 2009, Michel BARNIER avait annoncé un plan de soutien à la filière de plus de 1 milliard d’euros. Le Président de la République a souligné que les décrets relatifs à la mise en place de 600 millions d’euros de prêts bonifiés, garantis par l’Etat à hauteur de 50 à 80%, pour financer le stockage du bois étaient parus. Les premiers prêts seront octroyés par les banques avant la fin du mois de mai 2009.

  • - Un programme de renforcement du tissu industriel de valorisation du bois, inspiré du rapport de Jean PUECH intitulé « Mise en valeur de la forêt française et développement de la filière bois » rendu en avril 2009, a été présenté. Il s’agit de produire plus de bois tout en respectant la biodiversité :

    • - un fonds stratégique d’investissement doté de 100 millions d’euros devra être institué pour participer à la consolidation des entreprises de bois et à la structuration de la filière,

    • - la mise en place d’un marché visant à valoriser le stockage de carbone dans les produits en bois sera expérimentée,

    • - le développement de l’utilisation du bois dans la construction. Sont notamment proposés la multiplication par dix dès 2010 du seuil minimum d’utilisation du bois dans les constructions neuves et un encouragement à l’utilisation du bois dans l’isolation thermique des bâtiments,

    • - la gestion de la forêt sera profondément modifiée pour contribuer à une meilleure exploitation. A titre d’exemple, les aides publiques de l’Etat et les allègements fiscaux seront conditionnés à une exploitation effective de la forêt,
  •  
    • - la recherche et l’innovation doivent participer du développement de la filière bois, notamment grâce à l’essor des sept pôles de compétitivité dans le secteur du bois. La chimie des produits issus de la forêt constitue un axe stratégique de développement.

Un comité de suivi devra évaluer les décisions qui ont été annoncées d’ici un an.

 

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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 16:40
service-a-la-personne-copie-1.jpg « 200 euros de bons d'achat de services à la personne »

Brice Hortefeux, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, a fait un point d'étape sur la mesure « 200 euros de bons d'achat de services à la personne » en présence de Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'emploi auprès de la Ministre de l'économie, à l'Agence nationale des services à la personne.

Cette mesure, annoncée par le Président de la République lors du sommet social le 18 février 2009, prévoit l'envoi à 1,5 million de familles au mois de juin de 200 euros de bons d'achat.

Brice Hortefeux a précisé que la distribution de ces Cesu concernerait 660 000 personnes âgées dépendantes bénéficiant de l'APA ainsi que 140 000 foyers bénéficiant entre janvier et mars de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et 550 000 familles bénéficiaires du complément de mode de garde entre janvier et mars 2009.

Cette disposition vise à répondre aux besoins des familles les plus modestes et à soutenir le secteur des services à la personne, pourvoyeur d'emplois durables et non délocalisables.

 


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 16:47

Le PIB a reculé de 1,2 % au premier trimestre en France

 


Taux de croissance du PIB au premier trimestre en Europe

  • - Allemagne          - 3,8 %

  • - Portugal            - 1,5 %

  • - Italie                - 2,4 %

  • - Zone Euro         - 2,5 %

  • - Belgique            - 1,6 %

  • - France              - 1,2 %

  • - Espagne            - 1,8 %

  • - Pays Bas           - 2,8 %


Calculatrice.jpg L’économie française affiche de nouveau un recul moindre de l’activité que ses principaux partenaires européens. L’Allemagne continue à largement plomber le PIB de la zone euro (- 2 % au T1), plombée par une demande domestique atone et l’effondrement du commerce mondial.


En France, le recul du PIB au 4ème trimestre était essentiellement dû au secteur automobile. Presque tous les secteurs contribuent cette fois à la baisse de l’activité économique. Les seules véritables exceptions sont le secteur de la santé et dans une moindre mesure les services aux particuliers.


Le déstockage s’est poursuivi violemment (contribution de - 0,8 % à la croissance du PIB), même dans le secteur automobile. Il devrait s’atténuer, mais les conjoncturistes attendent une contribution négative des stocks pour le deuxième trimestre.

 

La consommation a tenu comme attendu (+ 0,2 %), les ménages bénéficiant du reflux de l’inflation et réduisant sans doute légèrement leur épargne. Elle devrait toutefois fléchir dès le deuxième trimestre. L’amplification de la baisse de la production de biens de consommation (- 3,4 % au T1) renforce ce diagnostic.


L’investissement en logement des ménages a été nettement revu à la baisse au T4 (- 2,6 % contre - 0,3 % en première estimation). Ce recul est plus en ligne avec la contraction attendue du secteur immobilier. Le basculement des comptes trimestriels aux mises en chantier en est peut être à l’origine.


Les révisions à la baisse pour 2009 sont également importantes. L’investissement en logement des ménages a été revu à la baisse en raison d’une révision assez massive des loyers (effet qualité des logements inférieur qui fait baisser le volume). En outre, l’Insee a désormais incorporé le changement de structure de la consommation automobile : compte tenu de la hausse des prix du pétrole et du système de bonus-malus, les Français achètent relativement plus de petites voitures que de grosses cylindrées. Auparavant, la consommation automobile était assise sur les immatriculations, sans tenir compte du changement d’habitude.


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Permanence parlementaire : 82 rue de la Cavalerie 68000 Colmar tel 09 53 49 18 72

Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.

 
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