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Téléphone de Christian Klinger, attaché parlementaire 06 82 51 85 64
Téléphone de Julie Zech, assistante parlementaire 06 81 68 79 61
Permanence parlementaire : 82 rue de la Cavalerie 68000 Colmar tel 09 53 49 18 72

Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.

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Suivi des engagements

Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /2008 16:39

Pour la première fois, toutes les formes de fraudes fiscale et sociale, qu’elles portent sur les prélèvements ou les prestations, seront traitées de manière globale et concertée.
L’effort consacré à la lutte contre la fraude sera porté à un niveau inégalé.


I. Des outils juridiques nouveaus pour une efficacité renforcé
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Mesures adoptées dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008

Près de 15 articles de la LFSS 2008 renforcent la coordination des services de contrôle, les échanges d’information et les sanctions en cas de fraude

  • - Une coordination renforcée des services de contrôle

Les bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat seront contrôlés par l’assurance maladie, comme tous les assurés sociaux. Le contrôle des arrêts de travail sera renforcé en permettant à la contre-visite de l’employeur d’aboutir à la suspension des indemnités journalières (expérimentation en lien avec le contrôle médical de l’assurance maladie).

Les organismes d’assurance maladie devront signaler aux assureurs complémentaires santé les procédures pénales qu’ils engagent en cas de fraude.

Désormais désignées expressément en charge de la lutte contre la fraude, les caisses nationales seront informées des fraudes détectées au plan local et pourront se constituer partie civile au nom et pour le compte de l’organisme local : la coordination nationale sera ainsi renforcée.

  • - Une coordination renforcée en matière de lutte contre le travail dissimulé

La transmission aux organismes de protection sociale (sécurité sociale, chômage, retraite complémentaire...) des informations relatives aux salariés dont l’emploi a été dissimulé sera systématique, sans qu’il y ait besoin de prouver le caractère intentionnel de cette dissimulation par le salarié,  afin d’ajuster leurs droits aux prestations.

De même, la transmission des PV entre agents de contrôle sera systématique et les URSSAF/MSA auront la possibilité de redresser sans contrôle supplémentaire.

  • - Un développement accru des échanges d’information

Les échanges d’information ont été accrus entre services fiscaux et sociaux et faciliteront le contrôle des prestations, notamment celles gérées par la branche famille : La LFSS permet aux CAF d’obtenir directement leurs informations sur les revenus des bénéficiaires auprès des services fiscaux sans déclaration de ressource supplémentaire, ce qui est à la fois une simplification et un moyen efficace de lutter contre la fraude. Les contrôleurs des organismes sociaux pourront accéder à des informations détenues par des tiers comme les établissements bancaires, les fournisseurs d’énergie ou les opérateurs de téléphonie, à l’instar des services fiscaux.

  • - Un renforcement des sanctions
 
En cas de travail illégal, les sanctions de l’employeur sont renforcées avec l’instauration d’une peine plancher forfaitaire représentant six mois de cotisations sur un SMIC. En outre, l’annulation des exonérations en cas de travail dissimulé est simplifiée.
Les fraudes aux allocations logement pourront donner lieu à la suppression du bénéfice de ces aides pendant un an.
Par ailleurs, afin de mieux lutter contre la fraude aux prestations sociales (RMI, API, CMU-C, prestations familiales), le décret permettant de prendre en compte le train de vie anormal de certains bénéficiaires et de corriger leurs déclarations de ressources, en cas de disproportion manifeste, a été soumis au Conseil d’Etat en décembre et sera promulgué dans les jours à venir.


Mesures adoptées dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2007


La loi de finances rectificative pour 2007 crée la notion de flagrance fiscale et dote ainsi les agents de la direction générale des impôts d’outils nouveaux pour mieux lutter contre les entreprises éphémères et les activités occultes (amendes jusqu’à 20 000 euros et saisies conservatoires).


II. Une gestion publique optimisée

L'amélioration de l'évaluation de la fraude aux prestations


Cette amélioration passe par la définition d’une méthodologie et de travaux d’évaluation concertés avec les organismes sociaux et les collectivités territoriales.

Le croisement de fichiers informatiques


Compte tenu de l’importance des systèmes d’information dans l’organisation du recouvrement des recettes publiques et de l’attribution des prestations sociales, il est impératif de disposer d’un constat clair sur les possibilités de croisement dans le cadre juridique actuel, sur leur utilisation par les administrations concernées et sur leurs limites.

L'harmonisation des concepts juridiques en matière fiscale et sociale

Les prestations sociales et les avantages fiscaux et sociaux retiennent des critères d’éligibilités qui peuvent être différents. Or, dans certains cas, certains concepts pourraient être harmonisés. Il importe donc de les identifier en précisant les conséquences de cette harmonisation pour les bénéficiaires et l’impact qu’elle aurait sur les dispositifs de lutte contre la fraude.

La place de la lutte contre la fraude dans les contrats d'objectifs et de gestion


La lutte contre la fraude doit être un réflexe pour tous les opérateurs qui assurent le versement de prestations ou le recouvrement de recettes publiques. Les contrats d’objectifs et de gestion qui les lient à l’Etat doivent, en conséquence, systématiquement en tenir compte. La mission, conduite avec l’appui de l’Inspection générale des affaires sociales, dressera un état récapitulatif des dispositions existantes dans chacun des contrats et des améliorations devant être apportées.
 
Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /2008 16:33

Ce mercredi 9 janvier 2008, Michel SORDI a fait part du dossier de la BA 132 lors de la réunion mensuelle des parlementaires alsaciens, organisée par Eric STRAUMANN.


En effet, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), le Ministère de la défense conduit une réflexion pour la réorganisation de l’armée de l’air et de ses différentes bases. Cette réflexion se veut interarmées de manière à mutualiser et optimiser les ressources. Les conclusions de cette réflexion devraient être rendues début avril. Sur la base de cette étude, le gouvernement effectuera ses arbitrages.
La dizaine de parlementaires haut-rhinois et bas-rhinois présents a manifesté à l’unanimité sa solidarité sur ce dossier important pour la région Alsace, précisant que Michel SORDI sera chef de file sur ce dossier.
Lors d’un entretien ce mardi 8 janvier avec Hervé MORIN, Ministre de la Défense, Michel SORDI a rappelé les atouts de ce site stratégique et obtenu la confirmation qu’il serait prioritairement informé, avec les maires concernés, des rendus de l’étude.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 19:39

Tribune Libre d'Hervé MARITON, Ancien Ministre, Député-Maire de CREST                                                              

La réforme du divorce – sa déjudiciarisation – annoncée en décembre par Nicolas SARKOZY est uneproposition dangereuse. Attention, il ne s’agit pas ici de la défense du lobby des avocats ! Il se joue bien plus que cela. Réformer est un bon principe politique, pour autant que l’on sache aussi ce à qui on tient, ce que l’on veut conserver, quelles sont les valeurs qui fondent une société et qui motivent un engagement politique. La réforme du divorce est alors critiquable en ce qu’elle met en cause – sans doute sans le vouloir – à la fois la société, la famille et la personne. Dix pistes pour ouvrir le débat :


1 ) Proposer une telle réforme dans un chapitre intitulé « la modernisation du ministère de la justice » est une faute. Oui, il faut moderniser le ministère. Sans doute la législation du divorce doit-elle toujours être améliorée. Mais l’exécutif peut-il comprendre que les deux enjeux ne sont pas du même ordre. Le divorce est lié au droit du mariage et de la famille. Faciliter la dissolution du mariage n’est pas sans conséquence sur la définition même du mariage, protecteur de la famille.


2 ) La logique proposée est de « privatiser » le mariage. Il s’agirait d’un contrat concernant deux individus qu’il serait possible de défaire chez le notaire. Mais l’institution du mariage est beaucoup plus forte. Il s’agit d’un acte public. Les bans sont publics, la mairie est ouverte. Ce n’est pas simplement une union privée, mais un acte fondateur dans la société. Quant à le défaire, un acte privé pourrait se résoudre chez le notaire, l’acte public est évidemment du ressort du juge.


3 ) Oui, l’exécutif a raison de chercher à simplifier les procédures, à supprimer les complexités inutiles. Mais prenons garde qu’un divorce simplifié ne signifie aussi un mariage allégé. Au fond, il y a le PACS pour cela.


4 ) Le mariage civil est en France un acte fort, à bien des égards « sacralisé ». Dans nombre de pays européens où la forme principale de mariage est religieuse, le mariage civil n’est que subsidiaire, affaibli. Tel n’est pas le cas en France et cela oblige à protéger particulièrement l’institution du mariage.


5 ) La justice cherche à se délester des contentieux familiaux. Les divorces par consentement mutuel représentent plus de 10 % des affaires civiles portées devant les Tribunaux de grande instance. Il est bon de permettre aux juges de se consacrer aux affaires les plus complexes, mais la justice doit comprendre que le droit de la famille, dans une société fondée sur la famille, fait partie de son champ.


6 ) Au demeurant, le divorce par consentement mutuel a été récemment simplifié, accéléré, et la phase judiciaire allégée. Pourrait-on avoir une évaluation de l’effet de cette réforme avant de se précipiter dans la réforme suivante ?


7 ) La simplification du divorce porte le risque de faire émerger un divorce – répudiation. Ce risque est limité, dans l’état actuel du droit, car même dans la procédure de consentement mutuel, chaque conjoint est assisté d’un avocat qui fait valoir les droits et protège le plus faible de l’oppression.


8 ) Il y a aujourd’hui une différence entre la préparation de la décision, par l’avocat prestataire privé de chaque partie, et la validation de la décision, actée par le juge. Le juge apparaît comme autorité neutre entre les parties et comme autorité publique compétente pour un acte qui touche à la vie de la société.


9 ) S’il s’agit de substituer un notaire aux avocats, quel notaire, qui le choisit ? Le notaire, supposé commun d’un couple qui se défait ? Le notaire proposé par le plus fort des conjoints. On est toujours le notaire de quelqu’un, comme on est l’avocat de quelqu’un.


10 ) Les avocats ont développé, dans le domaine du divorce, une compétence dont ils usent et abusent sans doute, avec les délais et les coûts que cela induit. La précédente réforme du divorce par consentement mutuel cherche à alléger ces contraintes. Serait-elle si inefficace qu’une autre oblige demain les notaires à acquérir une nouvelle compétence, à facturer de nouveaux services ?


C’est dire s’il y a danger dans cette nouvelle réforme du divorce. Danger pour les personnes, danger pour la société. Danger pour la famille, affaiblie de toutes parts. Le divorce facile renvoie à l’idée d’un mariage, convention banale entre individus, qui perd toute ambition fondatrice dans la société. Le même conseil de modernisation des politiques publiques qui propose de réformer le divorce met en cause la redistribution horizontale (compensation des charges liées à la présence d’enfants), pilier de la politique familiale française. La nouvelle fiscalité écologique ne s’intéresse qu’aux quantités de polluants émises par individu et pénalise les familles. La démonstration vient d’être faite avec l’éco-pastille payée pour les voitures qui subventionne trois couples sans enfant (l’achat de trois Smart) et taxe la famille de quatre enfants (l’achat d’un monospace). L’idée d’une mise en cause de l’avantage familial dans le calcul des retraites (bonification en pourcentage au titre des enfants) est évoquée dans le cadre de la préparation de la réforme des retraites en 2008. Ce serait évidemment contraire à toute logique de retraite par répartition, assumée par les nouvelles générations, mais la proposition est faite.

La famille est un des atouts de la France. Il faut le faire prospérer plutôt que l’abîmer. Une réforme du divorce est proposée au nom de bénéfices mécaniques. Elle est en réalité individualiste, matérialiste et anti-familiale. Nous voulons, nous devons, réformer la France. Simplement, il ne faut valeurs fondamentales. Oui, la France a besoin d’une politique familiale.

                                                             

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 09:41
Relevé dans info sports

Question 5476 p 8036 sports - natation - piscines. surveillance. diplômes requis

18/12/2007

- Question transmise à M. le ministre de l'éducation nationale.

M. Eric Straumann attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur la difficulté pour les opérateurs de natation à enseigner. Afin d'être autorisés à enseigner la natation dans les écoles primaires, les professionnels sont soumis à l'agrément préalable de l'inspecteur d'académie. L'éducation nationale prend en compte les directives du ministère de l'intérieur qui donne la priorité au statut de la fonction publique et non à la compétence acquise par diplôme d'État pour participer à l'enseignement de la natation dans les établissements primaires. Cela signifie que l'éducateur contractuel et titulaire peut enseigner, mais l'opérateur titulaire, qui possède le même diplôme, ne le peut pas.


Cette situation paraît pour le moins paradoxale quand on sait que les parents d'élèves, qui n'ont aucun diplôme d'État, peuvent obtenir cet agrément à la suite d'un stage de neuf à douze heures. Paradoxalement, de plus en plus de classes ne peuvent fréquenter les piscines faute d'encadrement, et la participation des éducateurs municipaux est de plus en plus sollicitée par les écoles elles-mêmes. Aussi, afin de remédier à cette situation pour le moins problématique, il lui demande s'il ne conviendrait pas d'accorder la priorité à la compétence plutôt qu'au statut, et, en même temps, faciliter l'obtention de l'agrément aux opérateurs des activités physiques et sportives titulaires du brevet d'éducateur sportif des activités de la natation, ce qui leur permettrait d'enseigner la natation dans les écoles primaires.
La sécurité des élèves pendant les activités scolaires est un souci constant du ministère de l'éducation nationale. C'est pourquoi, compte tenu du cadre dans lequel elles se déroulent, les activités d'apprentissage de la natation nécessitent une particulière attention, tant pour la préservation de l'intégrité physique des élèves que pour leur éducation à la sécurité.

 

Toutefois, les activités de natation, par les équipements qu'elles utilisent, par les transports qu'elles imposent, sont financièrement coûteuses et, pour les élèves et les maîtres, par le temps consacré aux déplacements et aux opérations de déshabillage et de rhabillage, grosses consommatrices de temps. C'est pourquoi il était nécessaire de prendre des mesures pour que l'organisation de cet enseignement permette d'atteindre en un temps limité les objectifs recherchés et mesurables définis par les programmes. C'est ainsi que les savoir-faire à acquérir à l'issue de chacun des niveaux d'enseignement ont été rappelés et que des précisions ont été données en ce qui concerne les moyens en temps et en personnels devant y être consacrés.


Depuis la mise en place des cadres d'emplois des activités physiques et sportives de la fonction publique territoriale, les conditions de qualification pour participer à l'encadrement des activités d'éducation physique et sportive à l'école ont été clarifiées. C'est ainsi que, à part les opérateurs territoriaux des APS intégrés à la constitution initiale du cadre d'emploi, les opérateurs territoriaux recrutés après le 1er avril 1992 ne disposent plus de prérogatives d'intervention pédagogique, quels que puissent être leurs diplômes.

Le ministère de l'éducation nationale est conscient des difficultés que peuvent engendrer ces dispositions statutaires. C'est pourquoi des mesures dérogatoires et exceptionnelles d'agrément peuvent être prises quand des opérateurs territoriaux, ayant déjà été agréés, s'engagent à se présenter au concours de recrutement d'éducateur territorial des APS avec l'appui de la collectivité territoriale concernée qui les accompagne en ouvrant des postes pour les recruter en cas de réussite. Des dispositions sont à l'étude afin de pallier les difficultés qui sont signalées.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /2007 17:28
STRAUMANN - LE GRAND BLEU


Petit nouveau à l'Assemblée, Éric Straumann a eu droit aux compliments de Luc Chatel. Le secrétaire d'État chargé de la Consommation a salué le rapport que le député-maire de Houssen a rédigé sur la recherche des bénéficiaires des contrats d'assurance vie non réclamés et en déshérence. « Grâce à vous, le texte a notablement évolué et j'ai été d'autant plus impressionné qu'il s'agit de votre premier rapport. Merci pour votre investissement et votre valeur ajoutée », lui a-t-il lancé. Le lendemain, Éric Straumann a suggéré au cinéaste Luc Besson la possibilité de télécharger les films à un prix modique de 2 € pour lutter contre le téléchargement illégal.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /2007 09:52

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Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /2007 09:44
Dans un article du samedi 15 décembre 2007 (DNA Colmar page 4), la CGT écrit que les Maires de Colmar, Houssen et Wintzenheim « sont allés à l’encontre d’un accord signé par le Préfet de Région ».
 
Il faut rappeler que l’article 105b du Code professionnel local, confirmé par les lois du 1er juin 1924, stipule que l’ouverture dominicale peut être accordée par « l’autorité de police » pendant « les quatre dernières semaines précédant Noël ou pour certains dimanches et jours fériés pour lesquels les circonstances locales rendent nécessaire une activité accrue ». Ce pouvoir appartient en principe au Maire.

A Metz et Strasbourg, cette compétence revient au Préfet et à Mulhouse au Sous-Préfet. Un éventuel accord avec les autorités préfectorales n’est donc pas opposable au Maire. Cette règle a été confirmée par une décision du Tribunal administratif de Strasbourg du 29 mars 1990. Certains Maires, souvent après concertation avec les acteurs locaux, fixent les règles d’ouverture au regard des circonstances locales. Ainsi la municipalité de Thann, orientée à gauche, a autorisé l’ouverture des commerces 4 dimanches avant Noël.

Le débat sur l’ouverture dominicale sera probablement à l’ordre du jour en début de l’année 2008. La plupart des parlementaires alsaciens sont favorables au maintien du droit local, qui donne satisfaction depuis plus d’un siècle. Il n’y a à cet égard aucun double langage. La CGT affirme que les élus rentrent dans « le rang lorsqu’ils sont à Paris ». Cette affirmation est contredite par les faits. Ce 5 décembre 2007, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture un amendement de mon collègue Député Frédéric Reiss, qui supprime la possibilité de faire le choix du Vendredi Saint et de la Saint-Étienne comme journée de solidarité. J’ai voté cet amendement, à l’instar des autres députés alsaciens, contre l’avis de la Commission et du Gouvernement.
 
Eric Straumann
Député

 



Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /2007 09:37
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Pour la deuxième année consécutive, la Jeune Chambre Économique Française  (JCE) a décidé de mettre en oeuvre une initiative d'envergure nationale baptisée sous le nom de "ParlemEntreprise", afin de rapprocher les jeunes cadres et dirigeants de leurs députés.
 
 
 
C'est dans ce cadre, que le député Eric Straumann a accueilli, durant la journée du 12 décembre2007, Monsieur Harold QUAY, cadre Marketing Produit chez Liebherr france SAS, afin de partager une journée du travail du parlementaire au Palais Bourbon.
 
 
 
Monsieur Quay a été reçu, avec ses collègues de la JCE, par le Président Bernard Accoyer, après avoir assisté dans les tribunes de l'hémicylce à la séance des questions d'actualités. Cette journée a ainsi permis à un cadre d'entreprise de vivre la réalité et le travail d'un parlementaire à Paris.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : L'Assemblée nationale
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 16:22
 
PARIS (AFP) du 11/12/2007 — Le Parlement a définitivement approuvé mardi, par un ultime vote conforme des députés, une série de mesures visant à faciliter la recherche des bénéficiaires des quelque 150.000 à 170.000 contrats d'assurance-vie non réclamés, pour un montant estimé entre un et quatre milliards d'euros.

Après un vote unanime des sénateurs le 7 novembre, l'ensemble des groupes de l'Assemblée nationale ont adopté mardi, sans modification, une proposition de loi UMP en ce sens.

"Nous sommes sur le point de renforcer ensemble la confiance dans l'assurance-vie et de réparer une situation à bien des égards injuste pour des dizaines de milliers de Français", a déclaré le secrétaire d'Etat, Luc Chatel (Consommation).

La valeur des contrats non réclamés est estimée entre 1 et 2 milliards d'euros par le gouvernement et à 950 millions par les assureurs. Estimation que certains, à l'instar du député PS Alain Vidalies, situent même "entre 2 et 4 milliards".

Aux termes de la législation actuelle, pendant 30 ans après le décès du souscripteur, les assureurs conservent l'argent d'un contrat non réclamé. Passé ce délai, les sommes sont versées au Fonds de réserve des retraites.

Première avancée, le texte oblige les assureurs à rechercher les bénéficiaires des contrats, obligation qui n'est plus désormais subordonnée "à l'existence d'une mention de ses coordonnées dans le contrat". Afin de faciliter cette démarche, il prévoit également que les assureurs auront accès au registre des décès de l'Insee.

Certains souscripteurs rechignent actuellement à informer les bénéficiaires, car ceux-ci peuvent, une fois qu'ils ont "accepté" d'être bénéficiaires, empêcher l'utilisation des fonds par l'assuré.

Le texte prévoit donc un encouragement au souscripteur à informer le bénéficiaire et, sans supprimer la procédure "d'acceptation", l'encadre et rend la décision finale à l'assuré, en instaurant une procédure d'acceptation par voie d'avenant.

Le texte fixe également aux assureurs un délai maximum d'un mois, après réception des pièces requises, pour le versement du capital.

"La proposition de loi répond à une nécessité: celle de mettre fin à une situation par trop nébuleuse et apporter des réponses aux dysfonctionnements qui perduraient depuis trop longtemps", a souligné le député UMP Yves Censi.

Le député de l'Aveyron, initiateur du texte avec Jean-Michel Fourgous (UMP, Yvelines), a souligné la nécessité de "renforcer la confiance" que doit inspirer l'assurance vie, qui "représente aujourd'hui 38% du patrimoine financier privé des Français".

Selon le rapport présenté par Eric Straumann (UMP), quelque 22 millions de personnes sont titulaires d'un contrat d'assurance-vie en France.

Tout en exprimant des réserves, les orateurs PS Alain Vidalies et PCF Pierre Gosnat ont apporté leur soutien au texte "parce qu'il répond en partie aux attentes des assurés et des associations de consommateurs".



Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 16:18

Alsace du  12/12/2007

Cinéma Des parlementaires alsaciens à la table de Luc Besson

Alain Ferry et Éric Straumann ont, avec douze autres parlementaires, déjeuné avec le réalisateur Luc Besson, hier, pour débattre du thème du cinéma face au piratage.

Éric Straumann a suggéré au cinéaste la possibilité de télécharger les films à un prix modique de 2 euros, afin de lutter contre le phénomène du téléchargement illégal, estimé à un million par jour en France, à comparer avec les 500000 entrées dans les cinémas.
Luc Besson s’est montré favorable à cette proposition, après l’écoulement d’un délai d’un an après le lancement d’un film.

L’ensemble des participants conviennent que ce piratage est une menace pour l’industrie cinématographique.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /2007 08:42

Monsieur le Député,

Je viens de lire votre rapport N° 447 et vous en félicite : les Français n'imaginent pas à quel travail ardu conduit la volonté d'une réforme !

Hier, lors de la réunion du conseil d'administration de notre Chambre, j'ai rendu compte de notre entretien à mes confrères qui m'ont chargé de vous transmettre leur reconnaissance pour votre compréhension qui les rassure.

J'irai vous écouter ce mardi matin : d'habitude,  Sébastien Huyghe fait déposer un carte d'entrée à l'accueil de l'Assemblée mais à 9 h 30, j'imagine que le public sera restreint...

Avec mes sentiments respectueux,
Pierre Kerlévéo

Le projet d'amendement des généalogistes "lobbystes" à la recherche d'un monopole est-il consultable ?
Pierre Kerlévéo



Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 06:20

Séance publique de l'Assemblée nationale du 5 décembre 2007
Groupe Rio Tinto

 

M. le Président : La parole est à M. Jean-Paul Bacquet, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

 

M. Jean-Paul Bacquet : Monsieur le Premier ministre, comme vous le savez, le pouvoir d’achat constitue la préoccupation principale des Français. Mais le pouvoir d’achat, c’est aussi l’emploi, et l’on ne peut que s’inquiéter de voir disparaître de nombreuses entreprises françaises. Hier, sous le gouvernement dont vous étiez membre, monsieur le Premier ministre, ce furent Metaleurop, Daewoo, Alcatel, Giat Industries, Alstom, et tant d’autres. Aujourd’hui, plus de 10 000 emplois sont en péril sur les sites d’Issoire, de Neuf-Brisach, de Tarascon, de Voreppe et de Lucenay-lès-Aix, dans ce qui fut autrefois la prestigieuse entreprise française Pechiney, premier aluminier européen.

 

 
M. Michel Bouvard : Cela ne serait pas arrivé si vous vous étiez battus en 1999 !

 

M. Jean-Paul Bacquet : Il y a moins de cinq ans, Pechiney a été vendu 5 milliards de dollars au groupe canadien Alcan. Celui-ci vient de le vendre 44 milliards de dollars au groupe anglo-australien Rio Tinto, et le groupe BHP Billiton en propose déjà 140 milliards dans une OPE.

 

Alors que dans cette surenchère capitalistique indécente, Pechiney va mourir une deuxième fois,…

 

M. Michel Bouvard : Vous devriez avoir honte !

 

M. Jean-Paul Bacquet : …Rio Tinto s’engage à augmenter de 30 % les dividendes versés à ses actionnaires en 2007, et d’au moins 20 % les deux années suivantes, sans se préoccuper bien sûr du pouvoir d’achat des salariés !

 

M. Michel Bouvard : Se permettre de donner des leçons dans pareil contexte est indécent !

 

M. Jean-Paul Bacquet : De plus, ce groupe vient d’annoncer la vente de 15 milliards de dollars d’actifs, en particulier ceux concernant les produits usinés fabriqués en France pour l’emballage, l’automobile et l’aéronautique.

Monsieur le Premier ministre, ma question, Frédérique Massat, Jean-Yves Le Déaut, André Vallini et Christian Paul pourraient également vous la poser puisque l’ex-Pechiney est également implanté dans leur circonscription. Il est urgent de trouver un repreneur qui assure la pérennité des emplois et de l’entreprise, laquelle risque d’être vendue pour la quatrième fois en cinq ans. Quelles garanties pouvez-vous nous donner que ce repreneur sera non pas un financier, qui après avoir fait fructifier les actifs se débarrassera de l’entreprise, mais un industriel ?

 

Après la deuxième mort de Pechiney et la vente de la technologie française, il ne serait pas tolérable de perdre la maîtrise de la filière aluminium dans l’aéronautique, l’automobile et l’emballage. Monsieur le Premier ministre, avez-vous une quelconque politique industrielle pour la France ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.– Exclamations sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)

 

M. Michel Bouvard : Il fallait y penser en 1999 !

 

M. le Président : La parole est à Mme la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi.

 

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi : Monsieur le député, vous avez raison (« Ah ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine), le groupe Rio Tinto s’appelait auparavant Alcan et encore avant Pechiney. Il s’agit aujourd’hui de 15 000 salariés répartis dans trois types d’activité : les produits usinés, la bauxite et l’aluminium en amont, et l’emballage. Nous avons appris, à l’heure où l’opération de rachat d’Alcan par Rio Tinto pour un montant d’environ 38 milliards de dollars se clôturait, que ce groupe faisait lui-même l’objet d’une OPA par un de ses concurrents.

 

Dans ce contexte, j’ai téléphoné au patron de Rio Tinto (« Ah ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) pour lui demander ce qu’il entendait faire concernant la division « emballage ». Alcan avait pris l’engagement de trouver un repreneur pour l’intégralité de cette activité. Rio Tinto avait accepté. Je lui ai donc demandé d’exiger le même engagement du futur repreneur.

 

S’agissant de la branche « produits usinés », nous avons des moyens de pression car, lorsque Rio Tinto a réalisé son opération, je lui avais demandé de prendre des engagements dans la mesure où certains de ces produits, ont des utilisations militaires et aéronautiques. Il va de soi que le repreneur devra souscrire aux mêmes engagements, qui sont assortis de sanctions. Nous y veillerons très fermement.

 

J’ai par ailleurs demandé au patron du groupe Rio Tinto de rester en contact très étroit avec tous les acteurs, que vous avez du reste mentionnés. Je veux parler des acteurs locaux, qui ont le souci de l’emploi dans leur circonscription. Je veux parler de l’ensemble des représentants du personnel. Ils doivent être associés le plus en amont possible à tous les projets, quels qu’ils soient, en insistant sur la nécessité de reprendre des activités dans leur intégralité.

 
S’agissant enfin des voyages que les membres du Gouvernement effectuent à l’étranger, sachez qu’au terme de celui que je viens d’achever, puisque je suis rentrée cette nuit, 5 milliards de dollars de contrats ont été ramassés. Cela correspond à quelque 3 500 emplois en France. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) Il faut aussi se souvenir de l’activité que nous menons pour créer des emplois en France et pour défendre ceux qui existent. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire et du groupe Nouveau Centre.)



Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 08:50

Un bonus écologique sera versé à la première immatriculation pour tout achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 130 g CO²/km. Le bonus sera complété d’un « super bonus » lorsque l‘acquisition du véhicule écologique s’accompagnera de la mise au rebut d’un véhicule ancien de plus de 15 ans.


Le montant du bonus versé sera d’autant plus élevé que les émissions de CO² seront faibles

 

- 1000 € pour les véhicules émettant moins de 100 g CO²/km,
700 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 101 et 120 g CO²/km,

200 € quand les émissions de CO² sont comprises entre 121 et 130 g CO²/km.

A l’inverse, les achats de véhicules neufs émettant plus de 160 g CO² /km entraîneront le paiement d’un malus au moment de l’immatriculation du véhicule. Environ 25 % des véhicules neufs vendus seraient potentiellement concernés.


Le montant du malus progressera à raison de l’augmentation des émissions de CO² des véhicules achetés, selon le barème suivant

200 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 161 et 165 g CO²/km,
750 € quand les émissions sont comprises entre 166 et 200 g CO²/km,

- 1600 € entre 201 et 250 g CO²/km,

- 2600 € au-delà de 250 g CO²/km.

Le malus le plus élevé ne concernera que les plus grosses berlines les plus polluantes, soit environ 1% des véhicules neufs.

Ce mécanisme – qui constitue la première application du « signal-prix » écologique proposé par le Grenelle de l’environnement- est purement incitatif. Il a été construit pour que les recettes du malus financent à due concurrence les dépenses du bonus et du super bonus. Il n’entraînera donc aucun prélèvement global supplémentaire sur les ménages ou les entreprises.

En cas d’acquisition d’un véhicule dont les émissions sont proches de la moyenne des émissions actuelles, aucun malus ne sera prélevé et aucun bonus ne sera versé. Cette« zone neutre » s’appliquera aux émissions comprises entre 130 et 160 g CO²/km, soit environ 45 % des acquisitions nouvelles (base 2006).

Lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au bonus sera accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donnera droit à un super bonus de 300 € qui s
’ajoutera aux primes écologiques que les constructeurs automobiles ont spontanément mis en place ces dernières années. Il permettra de retirer du parc automobile les voitures les plus polluantes qui contribuent fortement à la détérioration de la qualité de l’air en milieu urbain.

Afin de favoriser le développement de véhicules très économes en carburant, notamment électriques, le Gouvernement a prévu un bonus spécifique de 5.000 € pour l’acquisition de voitures émettant moins de 60 g de CO²/km.

Les seuils de déclenchement du bonus et du malus seront durcis de 5 g de CO²/km tous les 2 ans afin d’encourager les constructeurs à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules de plus en plus sobres en carbone.

 

 

Le Gouvernement souhaite que les différents textes juridiques nécessaires à la mise en place de ce bonus-malus soient adoptés d’ici la fin de l’année. Le Gouvernement a déposé un amendement au projet de loi de finances rectificative pour l’année 2007 afin de créer le malus à l’acquisition. Un décret sera publié au Journal officiel avant la fin de l’année pour organiser le versement du bonus et du super bonus à l’ensemble des acheteurs concernés.

Avec cet ensemble de mesures, le Grenelle de l’environnement trouve une application concrète qui orientera fortement le parc de véhicules automobiles vers un objectif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces mesures ne pénaliseront pas le pouvoir d’achat des ménages dès lors que le dispositif, budgétairement neutre, n’entrainera aucun prélèvement nouveau. Au total, 75 % des véhicules neufs (sur la base des chiffres de vente 2006) bénéficieront soit d’un bonus, soit seront exonérés de toute taxation.




Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Communiqué
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 19:33

Extrait du journal officiel du 4 décembre 2007
LANGUES D’ALSACE-MOSELLE DANS LES PROGRAMMES SCOLAIRES

 

M. Éric Straumann – L’arrêté ministériel du 25 juillet 2007 fixe les programmes des langues régionales pour l'école primaire, pour la rentrée 2008-2009, concernant le basque, le breton, le catalan, le corse et l'occitan. Mais il ne mentionne pas les langues régionales d'Alsace et de Moselle. Il semble par ailleurs abroger l'arrêté du 30 mai 2003 relatif à l'enseignement des langues étrangères ou régionales à l'école primaire. Ce dernier comportait des dispositions relatives à la langue régionale d'Alsace et à sa définition historique et scientifique. Tout cela a causé un grand émoi en Alsace-Moselle. Les Alsaciens et Mosellans souhaitent avoir des explications quant à l'absence de dispositions concernant leurs langues régionales dans l’arrêté du 25 juillet 2007.

 

M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale – Nous avons évoqué cette question à plusieurs reprises, notamment lors d’une rencontre récente au ministère. J’ai déjà rassuré les élus d’Alsace-Moselle : l’absence de la langue d’Alsace et des pays mosellans dans l’arrêté du 25 juillet 2007 résulte d’une erreur des services qui sera très prochainement corrigée. Le Conseil supérieur de l’éducation examinera la semaine prochaine l’ensemble de ces dispositions, ce qui devrait permettre de publier le texte dans les premiers jours de 2008.

Nous allons également publier un nouveau cadre adaptant l’enseignement au cadre européen commun de référence pour les langues.

J’ai par ailleurs décidé de créer un programme d’alsacien et de langue mosellane pour le palier 1 du collège, c’est-à-dire les classes de sixième et de cinquième. Ce sera la première fois qu’un programme sera mis en application pour cette langue au collège, et ce dès la rentrée 2008.

 

Ce texte sera également soumis au Conseil supérieur de l’éducation dès la semaine prochaine. Enfin, un troisième document précisant le programme en langues régionales – dont celles d’Alsace-Moselle – pour les classes de quatrième et de troisième sera publié dès l’été prochain.

 
M. Éric Straumann – Je vous remercie : une erreur administrative permet parfois d’approfondir un dossier !

 

 

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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 09:20
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Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /2007 08:08

J'avais, le 21 août 2007, à la demande de la direction des établissements de service et d'aide par le travail (ESAT) de BIESHEIM et d'EGUISHEIM, attiré l'attention de Mme la Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur le taux de TVA applicable aux ESAT employant du personnel handicapé.

Les ESAT sont soumis pour leurs activités, notamment dans le domaine des espaces verts, à un taux de TVA de 19,6 %. Les associations d'aide à domicile sont, quant à elles, assujetties au taux de 5,5 %. Cette situation entraîne une distorsion de concurrence entre des structures ayant le même objet et la même finalité.
Par une réponse du 20 novembre 2007, la Ministre m'a informé que la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007 a élargi le champ des organismes, éligibles à l'agrément. Sont désormais éligibles au dispositif des services à la personne les organismes, gestionnaires d'un établissement ou service autorisé tels que, notamment, les établissements ou services d'aide par le travail (ESAT).

En conséquence, les ESAT peuvent, dès lors qu'ils ont obtenu l'agrément, bénéficier des mêmes avantages que l'ensemble des structures agrées, et notamment appliquer le taux réduit de 5,5 % de la TVA aux services qu'ils fournissent, tels que les petits travaux de jardinage.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 10:30
    
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Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 08:39


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1 OBJET ET CONTEXTE DE L'OPERATION


1.1 Objet

Dans le cadre de la politique de réalisation d'itinéraires cyclables, le Conseil Général du Haut-Rhin a programmé pour 2008 la réalisation de l'itinéraire cyclable dit « Canal de Colmar» permettant ainsi de relier les Communes de Colmar et Artzenheim.

Cet itinéraire vise à améliorer le confort des infrastructures routières en sécurisant un axe majeur pour les cyclistes qui se trouveront ainsi sur un itinéraire en site propre.

Une réunion de concertation avait été organisée le 12/10/06, à la DRT, en présence de l'ensemble des communes et des partenaires de ce projet.

Des observations ont été relevées par les différents participants. Le Conseil Général du Haut-Rhin en a pris note.

L'unité « Itinéraire Cyclable » du Département a récemment travaillé sur les études d'avant projet en tenant compte des différentes demandes des partenaires ainsi que les normes à respecter en matière d'itinéraires cyclables.

Cette notice explicative a pour but de décrire cette étude d'avant projet, en exposant les principales caractéristiques de cette version, ainsi qu'une estimation financière.

   
1.2 Etat existant

L'itinéraire débute au niveau de la rue de l'abattoir à Horbourg-Wihr puis il utilise les berges de l'Ill pour rejoindre le chemin de halage du canal. Il traverse les bans des communes de Colmar, Horbourg-Wihr, Holtzwihr, Bischwihr, Wickerchwihr, Muntzenheim, Durrenentzen et Artzenheim.

Le tracé retenu se situe sur le berge «Est» de l'Ill puis sur le chemin de halage « Sud» du canal jusqu'au dernier ouvrage avant le bouchon d'Artzenheim et enfin sur la berge « Ouest» du canal du Rhône au Rhin, pour ressortir sur la RD 111 au niveau de l'écluse n°64, comme indiqué sur le plan joint en annexe.

Le tracé actuel présente différents types de revêtements :


- un revêtement en enrobé de la rue de l'Abattoir jusqu'à l'accès à la berge « Est » de 1711 en plus ou moins bon état,
- u
n revêtement en terre le long de la berge de l’Ill,
- un revêtement empierré plus ou moins recouvert de terre végétale le long des berges du canal.  

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2 CONTRAINTES PRINCIPALES


    2.1 Contraintes environnementales

Le projet ne s'inscrit pas dans des zones spécifiquement protégées. Toutefois nous veillerons à conserver au maximum la végétation existante.

    2.2 Contraintes d'aménagement de l'itinéraire cyclable

2.2.1    Usages de l'infrastructure

L'itinéraire devra être utilisable par les piétons, les cyclistes, les personnes à mobilité réduite et tout autre mode de déplacement doux ; mais il devra également être conçue de manière à pouvoir supporter le passage des VL sur l'ensemble du projet.

2.2.2    Mise en sécurité

Compte tenu de l'absence de VL et PL sur les différentes sections il n'est pas apparu nécessaire de réaliser des aménagements spécifiques afin de limiter la vitesse des engins motorisés sur ces itinéraires cyclables.

   
2.3 Réseaux

Des demandes de renseignement auprès des concessionnaires de réseaux seront effectuées en phase projet de l'opération.

3 DESCRIPTION DE LA SOLUTION

    3.1 Géométrie du projet

3.1.1        Tracé

Un bornage ; aux endroits litigieux sera réalisé avant le démarrage des travaux par un géomètre, afin de définir l'emprise du domaine public lorsque cela sera nécessaire. Le tracé est établi dans le respect de l'environnement et des patrimoines propres aux lieux traversés.

Le tracé en lui-même se situe sur sa quasi-totalité en site propre (pas de circulation de véhicule motorisés sauf VNF). Il utilise la berge «Est» de l'Ill puis le chemin de halage « Sud » du canal de Colmar et enfin le chemin «Nord» du canal du Rhône au Rhin pour déboucher sur la RD 111 au niveau de l'écluse 64. (Voir annexe 1, 2 et 4).

Sur l'ensemble de l'itinéraire, le passage s'effectue sous ouvrage sauf au niveau du croisement avec la RD 4 où le passage sous ouvrage est rendu impossible.

A ce niveau l'itinéraire devra utiliser le chemin rural en contrebas du canal, traverser la RD dans une zone à forte visibilité et rattraper le chemin de halage 150m plus loin. (Voir annexe 1 et 2).

Au niveau des autres ouvrages, le passage sous ouvrage s'effectue sans problème. Toutefois la proximité du canal nécessitera la mise en place d'un garde corps de 1,2 m de haut au niveau de chaque ouvrage et des aménagements spécifiques au niveau de deux ouvrages.

3.1.2        Profils en travers

L'itinéraire cyclable bidirectionnel, et aura une largueur de 2.5 m, bordée de 2 accotements de 0,50 à 0.75 m.

Les accotements seront réalisés à l'aide de terre végétalisée au niveau des berges de l'Ill et en concassé sur le chemin de halage.


    3.2 Structure

  3.2.1    Structure au niveau des berges de l'Ill



Le choix a été fait de réduire la largueur en enrobé de 3m à 2,5m pour limiter l'emprise de l'itinéraire pour ainsi conserver un maximum la végétation existante. De part et d'autre de l'enrobé un accotement en terre végétale sera créé sur 0.5 m de large (voir annexe 3).


3.2.2 Structure au niveau des chemins de halage

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Le choix a été fait de réduire la largueur en enrobé de 3m à 2,5m pour augmenter la largueur des accotements de 0.5m à 0.75m, Ces accotements permettront aux piétons et aux joggeurs d'évoluer sur une surface confortable (voir annexe 3).

3.2.3 Signalétique

Une signalisation verticale et horizontale est prévue sur l'ensemble de l'itinéraire, afin de sécuriser le trafic des cyclistes et piétons en limitant la vitesse et en réglementant l'usage des véhicules motorisés.

La signalétique mise en place est la suivante :


- Mise en place des panneaux de police de type Bo et AB4, réglementant la circulation en adéquation avec des arrêtés pris ou à prendre par les Communes et V.N.F.


- Des panneaux de signalisation directionnelle de type Dv 21a et Dv 21c.
 


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3.2.4 Divers

Le long de l'itinéraire, tout les deux kilomètres environ un banc et une poubelle seront mis en place.  

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4 ESTIMATION DU PROJET

L'estimation du coût des travaux est de :

I- INSTALLATION DE CHANTIER

32 000

II- TRAVAUX PREPARATOIRES

25 000

III- TERRASSEMENTS

344 000

IV- VOIRIE

1 337 000

V- SIGNALISATION VERTICALE

32 500

VI- SIGNALISATION HORIZONTALE

1 500

VII- MOBILIER URBAIN

28 000

TOTAL H.T

1 800 000,00

T.V.A 19.6%

352 800,00

TOTAL T.T.C

2 152 800,00 €



Estimation par commune :

Commune Linéaire Pourcentage Montant H.T

 Artzenheim

2350 m

1.70 %

30600.00

Bischwihr

1340 m

0.97 %

17460.00

Colmar

1920 m

1.39 %

25020.00

Durrenentzen

1800 m

1.30 %

23400.00

Holtzwihr

340 m

0.25 %

4500.00

Horbourg-Wihr

1600 m

1.16 %

20880.00

Jebsheim

0 m

0.00 %

0.00

Muntzenheim

3520 m

2.56 %

46080.00

Wickerschwihr

930 m

0.67 %

12060.00

TOTAL

13800 m

10.00 %

180 000.00 €

Estimation par partenaire financier :

Collectivité Pourcentage Montant HT

     Communauté d'Agglomération de Colmar

2.55 %

45 900.00

     Communauté de Communes du Ried Brun

4.45 %

80 100.00

     Sivom de Durrenentzen

3.00 %

54 000.00

     Conseil Général du Haut-Rhin

90 %

1 620 000.00 €


   5 PLANNING PREVISIONNEL

Délibération des Communes
Etablissement des conventions

Elaboration DCE

Novembre 2007

Consultation des entreprises

Janvier 2008

Notification et période de préparation

Mars-Avril 2008

Démarrage des travaux

Juin 2008





Insertions paysagères :

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Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Communiqué
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 16:36


Le Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique, Eric WOERTH, et la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne BACHELOT et le Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier BERTRAND, ont présenté, à l’occasion de la réunion de la commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS), qui s’est tenue le 24 septembre dernier, les grandes lignes du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2008.

Avec ce premier PLFSS de la législature, le Gouvernement marque sa volonté de poursuivre le redressement des comptes sociaux qui devraient, après une amélioration en 2005 et 2006, connaître une nouvelle dégradation en 2007, selon les prévisions actualisées de la CCSS, tout en dégageant des moyens supplémentaires pour le financement des nouveaux besoins de santé publique (Alzheimer, cancer, soins palliatifs) avec l’instauration de franchises médicales sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. En outre, il engage la clarification des relations financières entre l’Etat et la Sécurité sociale. L’effort global de la sécurité sociale, avec un déficit ramené à 8,9 milliards d’euros en 2008, contribuera à baisser le déficit de l’ensemble des administrations publiques à 2,3 % en 2008 (contre 2,4 % en 2007), conformément à nos engagements européens.

Conformément aux engagement du Président de la République, le PLFSS 2008 pose les bases d’une réforme structurelle de l’assurance-maladie qui s’articuleront avec les réformes annoncées sur les missions de l’hôpital, les agences régionales de santé (ARH) notamment. Il comporte plusieurs dispositions novatrices (expérimentation de nouveaux modes de rémunération, mesures incitatives en matière de démographie médicale, T2A 100 % à l’hôpital) et des mesures destinées à lutter contre les abus et les fraudes qui s’intègrent dans le cadre du plan de lutte contre la fraude fiscale et sociale annoncé par Eric WOERTH. En matière de financement. Par ailleurs, le PLFSS 2008 prévoit plusieurs dispositions visant à maintenir les seniors dans l’emploi (taxation des pré-retraites et fin des mises à la retraite d’office), dans l’attente du grand débat sur le financement de la protection sociale annoncé par le Président de la République pour 2008 et les réformes qui suivront (réforme des retraites, 5e branche de protection sociale, etc.).

Le texte, qui comportait 72 articles, a été sensiblement enrichi par les députés - 105 après examen par l’Assemblée nationale. Au total, 176 amendements ont été adoptés sur les 510 mis en discussion parmi lesquels on peut citer : réforme du régime de retraite des fonctionnaires députés (fin de la « double cotisation »), taxation des stock-options, aménagement de l’article 12 qui prévoyait la suppression des exonérations de charges dans les organismes d’intérêt général situés en ZRR, modification du mode de calcul des allègements « Fillon » (réintégration des temps de pause, d’habillage et déshabillage), possibilité de transformer le repos compensateur en paiement par dérogation aux accords de branche et encadrement des dépassements d’honoraires par les médecins libéraux notamment.

Le PLFSS pour 2008, qui a été adopté le 30 octobre dernier par l’Assemblée nationale, sera examiné par les sénateurs le 7 novembre en commissions au Sénat et à partir du 12 novembre en séance publique. La réunion de la commission mixte paritaire (CMP) aura lieu le mardi 20 novembre à 9 heures 30 au Sénat. La lecture des conclusions de la CMP en séance est prévue le jeudi 22 novembre au matin à l'Assemblée nationale. 

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EQUILIBRE GENERAL ET RECETTES : DES OBJECTIFS AMBITIEUX POUR 2008
QUI
SUPPOSENT LA POURSUITE DES EFFORTS DE MAITRISE DES DEPENSES


Les différents tableaux d’équilibre des comptes du régime général de sécurité sociale par branche
traduisent l’évolution et les prévisions suivantes pour 2008 (articles 1er, 3 et 20) :

Evolution des comptes du régime général par branche (en milliards d’euros)

 

2005

2006

2007

PLFSS 2008

Maladie

- 8,0

- 5,9

- 6,2

- 4,1

Vieillesse

- 1,9

- 1,9

- 4,6

-5,2

Famille

- 1,3

- 0,9

- 0,5

0,3

AT-MP

- 0,4

- 0,1

-0,4

0,3

Régime général

- 11,6

- 8,7

- 11,7

- 8,8


L’article 8
approuve les prévisions de recettes et de dépenses par branche des régimes obligatoires de base et du régime général pour les quatre années à venir (2008-2011) avec un retour à l’équilibre de la branche maladie prévu à l’horizon 2012 (scénario haut avec une hausse du PIB de 3 % par an).

L’article 9A (nouveau) réforme le régime de retraite des parlementaires : il met fin à la possibilité pour les fonctionnaires élus au Parlement de continuer à cotiser à leur régime de retraite d’origine et à y acquérir des droits (alors même qu’ils sont obligatoirement affiliés aux régimes de pension de l’Assemblée nationale et du Sénat) (amendement de MM. DIEFENBACHER, GARRIGUE, QUENTIN).

L’article 9D (nouveau) vise à réintégrer les temps de pause, d’habillage et de déshabillage rémunérés dans l’assiette de calcul de l’allègement général sur les bas salaires dit « réduction Fillon » dès lors que ceux-ci ont fait l’objet d’une convention ou d’un accord de branche étendu en vigueur au 11 octobre 2007 (amendement de M. TIAN).

L’article 9E (nouveau) institue des contributions patronale et salariale sur les attributions de stock-options et d’actions gratuites. La contribution patronale sur l’attribution de stock-options sera de 2,5 %, la contribution salariale sur la plus-value dégagée par le bénéficiaire lors de la levée de l’option de 2,5 % et la contribution patronale sur les attributions gratuites d’actions de 10 %. L’objectif est de faire en sorte que ces rémunérations déguisées, en forte expansion, participent davantage au financement de la protection sociale, tout en maintenant l’attractivité de notre pays (amendement de MM. BUR, MEHAIGNERIE, DOOR, APPARU)

L’article 9 comporte plusieurs mesures concernant les laboratoires pharmaceutiques :

- il maintient à 1 % le taux de la contribution sur le chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques mais réaffirme son caractère « exceptionnel » (amendement du rapporteur Yves BUR),

- il supprime l’abattement à cette contribution introduit par la loi du 26 février 2007, compte tenu de l’instauration d’un crédit d’impôt-recherche plus favorable dans le PLF pour 2008,

- il augmente le taux « k » (seuil de la clause de sauvegarde au-delà duquel la croissance du chiffre d’affaires des médicaments remboursables en ville est taxée) de 1 % à 1,4 %,

- il supprime la contribution exceptionnelle assise sur le chiffre d’affaires hors taxes des grossistes-répartiteurs laboratoires pratiquant les ventes directes aux pharmaciens. Elle sera remplacée par une baisse de marges, mesure réglementaire (amendement du Gouvernement).

L’article 9 bis (nouveau) institue une taxe de 0,22 % assise sur le chiffre d’affaires des fabricants de tabac, dont le produit est versé aux régimes obligatoires de sécurité sociale (amendement de M. LE GUEN).

L’article 10
prévoit plusieurs mesures destinées à favoriser l’emploi des seniors :

- il augmente le taux de la contribution patronale sur les avantages de préretraite d’entreprise, de 24,15 % à 50 %, pour les préretraites intervenant à compter du 11 octobre 2007 et aligne, pour les salariés, les conditions d’assujettissement à la CSG des allocations de préretraite sur celles applicables aux revenus d’activité (taux de 7,5 %),

- il crée une nouvelle contribution patronale sur les indemnités versées à compter du 11 octobre 2007 dans le cadre de mise à la retraite d’office d’un salarié n’ayant pas atteint 65 ans, avec un taux de 25 % sur les indemnités versées du 11 octobre 2007 au 31 décembre 2008 et de 50 % en 2009,

- il supprime le mode de départ à la retraite négocié avant 65 ans avec accord de l’employeur, institué par la LFSS pour 2007 pour la période comprise entre le 1er janvier 2010 et le 1er janvier 2014, tout en alignant son régime fiscal et social sur celui des indemnités de départ volontaire à la retraite. Ce régime dérogatoire faisant perdurer des mises à la retraite d’office avant 65 ans n’est pas cohérent avec l’objectif prioritaire du Gouvernement de maintenir dans l’emploi les seniors (amendement du rapporteur Yves BUR).


L’article 10 bis
(nouveau) supprime une disposition pénalisant les personnels navigants commerciaux de l'aviation civile qui, en cas de licenciement à l'âge de 55 ans, faute d'un reclassement au sol proposé par la compagnie, ne sont indemnisés par l'assurance chômage que pendant une durée maximale de trois ans, ce qui ne leur permet pas de prétendre à une retraite à taux plein lorsqu'ils en atteignent l'âge légal (amendement de M. MYARD).

L’article 12
modifie le régime des exonérations de cotisations patronales au titre des salariés des organismes d’intérêt général des zones de revitalisation rurale (ZRR) dont le texte initial prévoyait la suppression, afin de répondre aux inquiétudes qui s’étaient exprimées. Plus aucune entrée dans le dispositif ne sera possible. En revanche, le bénéfice de cette exonération sera maintenu pour les contrats en cours et les nouvelles embauches de ces organismes d’intérêt général pourront bénéficier du dispositif d’exonération en ZRR jusqu’alors réservé aux entreprises. Une évaluation du dispositif sera réalisée avant le 30 juin 2009 afin de mesurer son efficacité dans le cadre du développement des zones concernées (amendement du rapporteur Yves BUR).

L’article 13
met en place une affiliation spécifique au régime général de sécurité sociale pour les personnes réalisant une activité réduite à fin d’insertion. La durée de l’expérimentation a été réduite du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2009 (amendement de MM. TIAN, MORANGE et de Mme BOYER).


L’article 16 ter
(nouveau) autorise, à titre expérimental pour une durée de deux ans à compter du 1er janvier 2008, et par dérogation aux stipulations des accords applicables dans l’entreprise, le salarié à ce que ce repos compensateur soit remplacé, avec l’accord de l’employeur, par une majoration salariale équivalente. Ce dispositif vise à ce que le plus grand nombre de salariés puissent bénéficier des dispositions de la loi TEPA permettant de « travailler plus pour gagner plus ». (amendement de MM. BUR et MEHAIGNERIE)
.

PRINCIPALES DISPOSITIONS FIGURANT DANS LE PLFSS 2008 PAR BRANCHE
 

1. Branche maladie : le lancement de réformes structurelles


L’article 25
renforce la procédure d’alerte :

- il prévoit que les revalorisations tarifaires négociées avec les professionnels de santé conventionnés n’entrent en vigueur qu’après une période d’observation de six mois,

- il prévoit qu’en cas de risque sérieux de déclenchement d’une procédure d’alerte sur le dépassement de l’Ondam, les mesures de revalorisation seront suspendues et retardées au 1er janvier de l’année suivante, sauf si un accord conventionnel propose une date plus précoce compatible avec la situation financière de l’assurance maladie. Ce risque devra toutefois être en tout ou partie imputable à l’évolution des dépenses de soins de ville et la suspension des mesures de revalorisation ne pourrait intervenir après consultation des parties signataires à la convention nationale (amendements du rapporteur Jean-Pierre DOOR),

- il prévoit enfin de solliciter l’UNOCAM en cas d’alerte afin que cet organisme puisse faire des propositions de redressement. De façon générale, il est prévu de mieux informer l’UNOCAM sur les enjeux et le calendrier de la négociation conventionnelle (amendement de Jean-Pierre DOOR).

L’article 26 étend la procédure de mise sous accord préalable aux médecins pour lesquels le taux moyen de prescription d’ambulances dépasse largement le taux moyen au sein d’une région.

L’article 27 prévoit une obligation de conventionnement entre les entreprises de taxis et la caisse d’assurance maladie pour que les frais soient remboursés à l’assuré. Cette convention type, établie par l’UNCAM, fixera les tarifs des prestations et les conditions du tiers payant. Elle fera l’objet d’une concertation avec les représentants des organisations professionnelles de taxis et sera signée pour une durée maximale de 5 ans (amendement du rapporteur Jean-Pierre DOOR).

L’article 28 vise à mieux encadrer les dépassements d’honoraires pratiqués par les professionnels de santé de secteur. Le texte, qui prévoyait l’obligation pour tout professionnel de santé de préciser par écrit à son patient, le tarif des actes coûteux ainsi que la nature et le montant du dépassement pratiqué, a été renforcé par les députés :

- il prévoit notamment qu’une information écrite préalable précisant le tarif des actes effectués ainsi que la nature et le montant du dépassement facturé doit être obligatoirement remise par le professionnel de santé à son patient dès lors que ses honoraires dépassent le tarif opposable (amendement des rapporteurs Jean-Pierre DOOR et Yves BUR),

- il vise à ce que tout praticien autorisé à pratiquer des dépassements communique à la caisse primaire d’assurance maladie dont il relève, par catégorie d’actes, un état semestriel des dépassements moyens et des dépassements maxima qu’il pratique (amendement du rapporteur pour avis de Mme MONTCHAMP et de M. CAHUZAC),

- enfin, il propose que les dispositions conventionnelles prévoient, selon des modalités à définir, l’obligation, pour le médecin spécialiste exerçant en secteur 2, de respecter les tarifs opposables sur une part de son activité libérale (amendement des rapporteurs Jean-Pierre DOOR et Yves BUR).

L’article 28 bis (nouveau) autorise les infirmiers à effectuer des vaccinations sans prescription médicale. Un décret précise les modalités d’application de cette disposition. La première injection devra continuer à être prescrite par le médecin (amendement du Gouvernement).

L’article 29 confère de nouvelles compétences à la Haute autorité de santé (HAS) qui pourra désormais émettre des recommandations et avis médico-économiques sur les stratégies de soins, de prise en charge les plus efficientes. En outre, il vise à faire en sorte que les prescripteurs aient accès au moment de la consultation, à une information concernant le coût des produits qu’ils ont l’intention de prescrire. Pour ce faire, il incite les éditeurs de logiciels à intégrer l’affichage, au moment de la prescription, du coût des médicaments (amendement du Gouvernement).


L’article 29 bis (nouveau) vise à encourager la réalisation d’études dites « post-AMM » afin de connaître l’impact d’un médicament les conditions réelles d’utilisation (amendement de la rapporteure pour avis Mme MONTCHAMP et de M. CAHUZAC).

L’article 30 ouvre la possibilité pour les médecins et les centres de santé de s’engager sur des objectifs individualisés d’amélioration de leurs pratiques sous la forme d’un contrat spécifique avec leur caisse d’assurance maladie, qui pourra faire l’objet d’une rémunération forfaitaire complémentaire. L’UNOCAM sera associée à l’élaboration des contrats types ainsi que les syndicats signataires de la convention nationale (amendements de M. TIAN et du rapporteur Jean-Pierre DOOR).


L’article 31 vise à expérimenter, à compter du 1er janvier 2008 et pour une période maximum de cinq ans, des modes de rémunération novateurs pour les professionnels de santé, alternatifs ou complémentaires au paiement à l’acte. Un décret précisera les modalités d’application de ces expérimentations menées par les missions régionales de santé (MRS), « après avis de l’UNCAM, des organisations syndicales représentatives et de l’UNOCAM » (amendement du rapporteur du Jean-Pierre DOOR). Il prévoit aussi l’expérimentation de nouvelles formes d’organisation et de financement de la permanence des soins (PDS) en laissant plus de marges de décision à l’échelon local et en facilitant la coopération entre la médecine de ville et l’hôpital.

L’article 31 bis (nouveau) prévoit que les partenaires conventionnels fixent la contribution forfaitaire qui devrait être mise à la charge des professionnels utilisant encore les feuilles de soins « papier », afin de les dissuader de continuer à utiliser les feuilles « papier » au lieu de la télétransmission (amendement du rapporteur Jean-Pierre DOOR).

Conformément aux engagements du Président de la République, les articles 32, 32 bis (nouveau) et 33 traduisent la volonté du Gouvernement de répondre au défi de la démographie médicale. A la suite des discussions engagées entre le Gouvernement et les « internes » en médecine en grève sur l’installation des professionnels de santé, plusieurs amendements du Gouvernement de nature à dissiper leurs inquiétudes ont été adoptés :

L’article 32 conforte les acquis de la négociation conventionnelle du 22 juin 2007 entre l’UNCAM et les syndicats d’infirmiers sur la démographie des professionnels et ouvre la possibilité de mesures incitatives en fonction de l’offre de soins infirmiers dans un territoire, qui feront l’objet d’une large concertation avec l’ensemble de la profession et notamment les étudiants et jeunes infirmiers.

L’article 32 bis (nouveau) incite les représentants des chirurgiens-dentistes, sages-femmes et auxiliaires médicaux, masseurs-kinésithérapeutes et l’assurance maladie à prévoir des mesures d’adaptation, notamment incitatives, en fonction du niveau de l’offre en soins au sein de chaque région. Ces modalités sont définies après concertation des organisations les plus représentatives des étudiants et des professionnels concernés.

L’article 33 vise à inciter les partenaires conventionnels à prendre des mesures d’adaptation, notamment incitatives, en fonction du niveau de l’offre en soins au sein de chaque région. Ces modalités sont définies après concertation des organisations les plus représentatives des étudiants en médecine, des internes, des chefs de clinique, et des médecins récemment diplômés ou installés  avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie. Ce nouveau dispositif exclut tout déconventionnement et non-conventionnement. Comme l’a rappelé le Gouvernement, le problème de la démographie médicale devra se résoudre dans le respect du principe fondamental de la liberté d’installation, en concertation avec l’ensemble des professionnels de santé et acteurs concernés. Des états généraux de l’offre de soins réuniront, à compter de janvier 2008, l’ensemble des professionnels concernés.


L’article 34 étend aux transporteurs sanitaires et aux taxis de la possibilité, ouverte par la loi du 13 août 2004, d’imposer des pénalités aux professionnels méconnaissant les règles en matière de prestations de soins (transport dans un type de véhicule ne correspondant pas au mode de transport prescrit, anomalies de facturation, etc.).

Conformément aux engagements du Président de la République,
l’article 35 instaure des franchises sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, dans la limite d’un plafond annuel de 50 euros. Leur montant, déterminé par décret, sera de 50 cts d’euro par boîte de médicament et par acte paramédical et de 2 euros par transport sanitaire. Les assurances complémentaires pourront les prendre en charge dans la limite des contrats « responsables ». Cette mesure, qui devrait avoir un rendement de 850 millions d’euros, servira à financer les nouveaux besoins de santé publique (Alzheimer, cancer, soins palliatifs, etc.). Le Gouvernement présente chaque année au Parlement un rapport précisant les conditions dans lesquelles le montant a été utilisé (amendement du rapporteur Jean-Pierre DOOR).

L’article 35 bis
(nouveau) oblige les pharmaciens à délivrer de grands conditionnements de médicaments, lorsque celui-ci existe en cas de prescription pour une durée d’au moins trois mois (amendement des rapporteurs Jean-Pierre DOOR et Yves BUR).

L’article 35 ter (nouveau) vise à subordonner le bénéfice de la CMUC à la désignation d’un médecin traitant. Cette mesure ne sera appliquée qu’en juillet 2008 aux bénéficiaires actuels de la CMUC (amendement de M. TIAN et Mme Boyer).

L’article 36 prévoit notamment la mise en place d’un service unique d’accueil dématérialiséportail du dossier médical personnel destiné aux bénéficiaires de l’assurance maladie et aux professionnels de santé qui assurera le contrôle et la traçabilité des accès aux DMP. En outre, il prévoit un « droit de masquage » (c’est-à-dire la possibilité pour tout patient titulaire d’un DMP de masquer certaines ou la totalité des informations médicales contenues dans son dossier vis-à-vis des professionnels de santé). Enfin, il rectifie une disposition introduite dans la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable : il exclut la possibilité pour un tiers bailleur d’accéder au futur DMP d’un demandeur de logement social.

L’article 37 pose le principe d’une coordination inter régimes globale en matière d’assurance maladie et maternité, permettant pour l’ouverture du droit aux prestations de prendre en compte les périodes d’affiliation quel que soit le régime. En outre, il allonge de 14 jours la durée du congé maternité des professionnelles indépendantes qui est actuellement de trente jours au minimum. De plus, il aligne sur le régime général la durée pendant laquelle les agricultrices peuvent se faire remplacer dans les travaux de l’exploitation en cas de grossesse multiple. Enfin, il étend aux non salariées agricoles dont il est reconnu que la grossesse pathologique est lié au diéthylstilbestrol (DES) in utero, la possibilité de bénéficier dès le premier jour d’arrêt de travail de l’allocation de remplacement pour congé de maternité. A la suite d’un amendement du Gouvernement, il étend aux femmes non salariées et aux praticiennes et auxiliaires médicales conventionnées, les modalités d’indemnisation du congé de maternité en vigueur pour les femmes salariées lorsque la grossesse pathologique est liée à l’exposition in utero au diéthylstilbestrol (DES).

L’article 38 oblige les fabricants ou distributeurs de dispositifs médicaux à déclarer auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), sous peine de pénalités, pour chaque produit ou prestation le code qui est attribué lors de l’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables.

L’article 39 vise à favoriser le regroupement des officines pharmaceutiques, notamment en gelant pendant cinq ans les licences libérées après un regroupement, et en permettant les transferts sur l’ensemble du territoire afin d’optimiser la répartition des officines. Les créations restent possibles dans la mesure où aucun transfert ou regroupement n’aura permis de satisfaire les besoins de la population :

- dans les communes d’au moins 2 500 habitants dépourvues d’officine, une ouverture ne peut être autorisée que par voie de transfert,

- dans les communes de même taille disposant d’au moins une officine, une ouverture peut se faire par transfert ou regroupement, à raison d’une autorisation par tranche de 3 500 habitants,

- dans les communes de moins de 2 500 habitants qui viennent de perdre leur dernière officine en raison d’une cessation d’activité, une installation peut être autorisée par voie de transfert, à condition que la population desservie soit au moins égale à 2 500 habitants,

- la création reste autorisée dans les communes dépourvues d’officine et dans les zones franches urbaines, les zones urbaines sensibles, les zones de redynamisation urbaine ou de revitalisation rurale. Plusieurs amendements du rapporteur Jean-Pierre DOOR clarifient et précisent le dispositif.

L’article 42 prévoit le passage de la tarification à l’activité à 100 % dans les hôpitaux publics dès 2008, comme c’est déjà le cas dans les cliniques privées. Chaque établissement se verra appliquer un coefficient correcteur venant majorer ou minorer les tarifs nationaux afin de tenir compte des ressources actuelles qu’il reçoit de l’assurance maladie. En outre, il supprime l’étape de convergence de 50 % en 2008 entre les tarifs des hôpitaux publics et des établissements de santé privés mais maintient l’objectif de convergence de 2012. Le processus de convergence est orienté vers les tarifs des établissements les plus efficients et un bilan des travaux sur la mesure de ces écarts est transmis au Parlement avant le 15 octobre 2008 (amendement de M. TIAN). Enfin, tout tarif de prestation d’hospitalisation nouvellement créée sera fixé à un niveau identique pour l’ensemble des établissements, dans la limite des écarts justifiés par les études susmentionnées (amendement de M. TIAN).

L’article 42 bis (nouveau) prévoit qu’un rapport d’étape sera remis au Parlement au plus tard le 15 octobre 2009 sur l’avancement de l’expérimentation, à compter du 1er janvier 2007 et pour au plus cinq ans, de la tarification à l’activité en psychiatrie et soins de suite ou de réadaptation, autorisée par l’article 77 de la LFSS pour 2007 (amendement de M. TIAN).

L’article 43 ouvre la possibilité d’expérimenter de nouveaux modes d’organisation entre l’hôpital et les transporteurs sanitaires : les établissements de santé pourront gérer directement une enveloppe budgétaire de transports leur permettant d’organiser ces prestations à travers une procédure d’appel d’offre ou la passation de marchés publics.

L’article 44 donne aux directeurs des agences régionales d’hospitalisation (ARH) la possibilité de créer des groupements de coopération sanitaire (GCS) qui se verront transférer un certain nombre de compétences de ces établissements.


L’article 45 élargit les missions de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) afin notamment de lui permettre de financer, sur ses réserves, des aides à l’investissement et plus seulement sur la rénovation du bâti existant. En outre, afin d’inciter les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD) à conclure une convention tripartite, il prévoit d’arrêter à compter du 1er janvier 2008 les tarifs applicables aux établissements non conventionnés.


Autres dispositions

 

L’article 46 vise à autoriser les centres de planification ou d’éducation familiale à pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse, possibilité actuellement limitée aux médecins de ville.

L’article 49 fixe à 301 millions d’euros le montant de la participation des régimes d’assurance maladie au financement du Fonds de la qualité et de la coordination des soins (FIQCS) créé par la LFSS 2007. Ce fonds est consacré au financement des initiatives rapprochant la médecine de ville et l’hôpital et le DMP.

L’article 50 fixe l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) à 152 milliards d’euros pour 2008, soit une progression de 2,8 % par rapport à la base de dépenses prévue en 2007 (contre 2,6 % en 2007 et 2,5 % en 2006) (cf. article 50) dont :

- 3,2 % pour les soins de ville (en intégrant 1,2 % d’effet lié aux franchises)

- 3,2 % pour l’hôpital

- 6,5 % pour le médico-social

L’article 51 fixe à 50 millions d’euros le montant de la dotation globale pour le financement de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) pour 2008, afin de tenir compte de l’augmentation des dépenses de cet organisme.

L’article 52 fixe à 75 millions d’euros le montant de la participation des régimes d’assurance maladie au financement de l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) institué par la loi n° 2007-294 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur.

L’article 52 bis (nouveau) prévoit que le fonds pour l'emploi hospitalier contribue au financement des droits à congés acquis au titre de la réduction du temps de travail non pris ou portés dans un compte épargne-temps en raison de la réalisation progressive des recrutements lors de la montée en charge de la réduction du temps de travail dans le secteur public sanitaire et médico-social (amendement du Gouvernement).


2.
Principales mesures prévues pour les autres branches


Branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP)

L’article 55
vise à permettre à tous les ayants droit de personnes décédées d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle après le 1er septembre 2001 de bénéficier de rentes à taux revalorisés. Depuis la LFSS 2002, ces taux revalorisés n’étaient appliqués qu’en cas d’accident.


L’article 56 fixe le montant de la contribution de la branche accidents du travail et maladies professionnelles du régime général pour 2008 à :

- 850 millions d’euros pour le Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (FCAATA);

- 315 millions d’euros pour le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA).


Branche famille

L’article 59
prévoit une modulation de l’allocation de rentrée scolaire selon l’âge de l’enfant, afin de tenir compte de la dépense réellement engagée par la famille.


L’article 60
vise à mettre un droit d’option entre la prestation de compensation du handicap et les compléments d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Cela permettra d’ouvrir l’accès à la prestation de compensation du handicap aux enfants à compter de 2008.


3. Amélioration de l’organisation des régimes de base et renforcement de la lutte contre les abus et fraudes

L’article 63 crée une convention d’objectifs et de gestion entre l’Etat et l’Union des caisses nationale de sécurité sociale (UCANSS) qui détermine les orientations pluriannuelles et les moyens de fonctionnement de l’Union.

L’article 64 prévoit notamment la possibilité pour l’UCANSS d’assurer la fonction de centrale d’achat pour le compte des organismes de sécurité sociale, dans un souci de rationalisation.

L’article 65 renforce les moyens de pilotage de la Caisse nationale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) (possibilité pour le conseil central de décider la fusion de deux ou plusieurs caisses), l’autorise à confier à une ou plusieurs caisses des missions mutualisées et lui confère un pouvoir de contrôle des organismes du réseau.

L’article 66 prévoit, qu’à titre expérimental, les contrôles de médecins mandatés par l’employeur en matière d’arrêts de travail peuvent conduire à suspendre le versement des indemnités journalières servies par l’assurance maladie.

L’article 66 bis (nouveau) ouvre la possibilité pour les caisses du régime de base d’informer les organismes d’assurance complémentaire des cas frauduleux et qu’inversement ces derniers puissent porter à leur connaissance les informations de même nature qu’ils détiendraient (amendement de MM. TIAN, Mme BOYER, MM. BERNIER et MORANGE).

L’article 66 ter (nouveau) renforce l’action et le pilotage des caisses nationales dans la lutte contre les fraudes et les abus aux prestations en leur permettant de porter plainte à la place des caisses de base en cas d’inertie de ces dernières ou sur mandat de celles-ci (amendement du rapporteur Yves BUR).

L’article 67 permet aux organismes de protection sociale, et plus particulièrement aux caisses d’allocations familiales (CAF) de recueillir et d’utiliser les informations détenues par les administration fiscales. Elle devrait permettre de supprimer la déclaration de ressources que doivent actuellement remplir chaque année les allocataires de la CAF.

L’article 67 ter
(nouveau) instaure une nouvelle sanction de suspension des prestations en cas de fraude. En cas de fraude constatée, et lorsque celle-ci est supérieure à un seuil fixé à deux fois le plafond mensuel de la sécurité sociale, les organismes de sécurité sociale devront prendre une décision administrative de suppression du service des aides au logement. Un bilan de cette expérimentation, centrée sur les allocations logement, est prévu sur deux ans, avant son éventuel élargissement à d’autres prestations sociales (amendement du rapporteur Yves BUR).

L’article 67 quater
(nouveau) prévoit que, dans le cadre de la lutte contre les fraudes, toute personne faisant une demande d'aide au logement devra fournir une copie du bail (amendement de M. TIAN, Mme BOYER et M. BERNIER).

L’article 67 quinquies (nouveau) offre aux caisses de sécurité sociale la faculté de demander une pièce justificative notamment d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur, en cas de doute sérieux sur la déclaration d’un étudiant demandant le bénéfice d’une aide au logement (amendement du Gouvernement).

Conformément aux engagements du Président de la République, l’article 68 instaure des peines plancher forfaitaires en matière de travail dissimulé :

- redressement forfaitaire correspondant à six mois de salaire minimum lorsqu’aucun élément ne permet de connaître la rémunération versée au salarié en contrepartie de l’activité non déclarée par son employeur,

- possibilité pour les URSSAF et les caisses de la Mutualité sociale agricole de mettre en recouvrement de façon systématique les redressements consécutifs au constat de travail dissimulé, quel que soit le service verbalisateur (police, inspection du travail, etc.).

L’article 69 donne aux agents de contrôle des organismes de sécurité sociale et les agents habilités à lutter contre le travail illégal un droit de communication élargi, leur permettant de recueillir des informations vis-à-vis de tiers (fournisseurs d’accès à Internet, opérateurs de téléphonie, banques, etc.), comme c’est déjà le cas des services.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 10:14
Le poids des cartables
 


Mercredi 24 octobre, le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a présenté les mesures pratiques qui vont être mises en oeuvre pour réduire le poids des cartables des écoliers et des collégiens.

En effet, cette année encore, les pesées organisées par la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) indiquent que le poids moyen d’un cartable atteint 8kg, soit environ 20% du poids de l’enfant. Ce problème touche en priorité les collégiens : le nombre important de matières étudiées multiplie le nombre de manuels à transporter et les fréquents changements de salle dans la journée obligent à les porter souvent.

Dès septembre, une concertation approfondie avait été lancée par Xavier DARCOS pour remédier à cette situation. L’objectif est de diviser par deux le poids moyen du cartable des collégiens d’ici la rentrée 2009.


1. Réduire le poids du cartable

Un cartable pèse aujourd’hui entre 2 et 3kg.

Dès la rentrée prochaine, le ministre de l’Education nationale demandera aux distributeurs de mettre sur la liste des fournitures scolaires disponibles pour les familles à prix coûtant un cartable solide et léger dont le poids ne dépassera pas 1kg.

Par ailleurs, suivant la proposition de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), un concours sera lancé dans les écoles professionnelles pour la conception d’un cartable léger, solide et ergonomique. Le prix pour le gagnant sera de 25.000€.


2. Aller à l’essentiel pour les fournitures scolaires


Les élèves doivent apprendre à alléger leur cartable au maximum. Pour cela, le professeur principal, qui est chargé d’enseigner aux élèves de 6ème les méthodes de travail, consacrera désormais un peu de temps, en début d’année, à la façon de faire son cartable, pour distinguer l’essentiel de l’accessoire et bien organiser sa journée.

Par ailleurs, les demandes de fourniture qui émanent des enseignants doivent être rationalisées. Un cahier de 96 pages est souvent suffisant et doit être privilégié par rapport à celui de 192 pages. C’est à la fois plus léger et plus économique. De la même façon, un classeur peut être partagé entre plusieurs matières.


3. Alléger les manuels


Les manuels scolaires représentent près de la moitié du poids du cartable. Un manuel pèse aujourd’hui 700g en moyenne. Et les élèves de collège peuvent facilement en transporter 4 ou 5 par jour.

Pour l’achat de manuels au collège, Xavier DARCOS a donc décidé de faire du poids un critère de sélection à part entière. Les éditeurs seront mis en compétition sur ce point et devront indiquer à chaque fois le grammage du papier et le poids au dos du livre.

Concrètement, les éditeurs pourraient imaginer de nouveaux formats pour leurs ouvrages : division en deux tomes ou même en fascicules, qui permettraient aux enfants de ne transporter que le chapitre qu’ils étudient avec leur enseignant. Cette formule permettrait d’alléger de 2 à 3kg les cartables.

D’autres ressources pourront être développées, comme la visio-projection des cours, l’utilisation de tableaux blancs numériques, la reproduction des manuels sur un format CD-ROM ou la mise à disposition de contenu sur des disques amovibles ou des baladeurs numériques.

Les enseignants seront également encouragés à développer leurs propres outils pédagogiques. Dès la rentrée 2008, ils disposeront d’une plateforme en ligne qui leur permettra de produire en commun et d’échanger des documents de cours.

Enfin, Xavier DARCOS a exprimé son souhait de s’engager dans la voie du « manuel numérique ». Ce manuel permet, sur un seul support de 300g environ, de disposer de tous les documents nécessaires dans toutes les matières pour toute l’année. Il sera expérimenté dans une cinquantaine de classes.


4. Permettre aux élèves de transporter moins souvent leurs affaires

Chaque fois que cela sera possible, Xavier DARCOS a demandé aux principaux de collège d’organiser les cours dans une seule salle de référence. Ainsi, les élèves de la classe n’auront pas à transporter leurs affaires entre les cours. Les Départements sont par ailleurs invités à installer, autant que possible, des casiers fermés dans les collèges.

En outre, la mise en place des études surveillées dans les collèges de l’éducation prioritaire dès le début du mois de novembre, et sa généralisation à tous les collèges dès la rentrée 2008, permettra aux élèves de faire leurs devoirs dans l’établissement.

Ainsi, ils n’auront plus à ramener chez eux tous les soirs leurs manuels.Sur toutes ces questions, Xavier DARCOS a souhaité que les établissements agissent rapidement, par exemple dans le cadre de leur conseil d’administration, afin que dès la rentrée prochaine, des mesures concrètes soient mises en oeuvre.

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Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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