Réunion publique du 15 octobre 2007 à Muntzenheim
à l'Espace Ried Brun
Cette réunion s'est tenue en présence de 120 personnes, élus locaux, responsables associatifs, particuliers.
Quelques pistes de réflexion :
Groupe 1 : Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande
d’énergie
Le surcoût, engendré par l’installation de systèmes à énergie renouvelable pour la construction du neuf, est souvent dissuasif, surtout pour les jeunes ménages.
-prévoir plus d’aides/subventions pour encourager l’utilisation d’énergies nouvelles (comme la géothermie notamment).
L’affichage des émissions de gaz ne tient pas compte des gaz, autres que le CO², présents dans le diesel (comme l’oxyde d’azote).
- afficher les émissions de gaz pour les transports de façon complète.
Risque de condensation dans les puits canadiens dû à une mauvaise isolation extérieure.
- proposer des alternatives à la climatisation (qui demande beaucoup d’énergie) comme les puits canadiens et intégrer les travaux d’isolation extérieurs aux certificats blancs.
Monopolisation des crédits de recherche en énergie par le nucléaire. De plus, le nucléaire est basé sur une matière première épuisable et pose le problème de la gestion de ses déchets.
- augmenter le nombre d’entreprises sur le marché de l’énergie renouvelable,
- élargir la destination des crédits de recherche à d’autres domaines (ex : le photovoltaïque) et privilégier le développement des autres ressources.Il n’existe aucune station pour l’approvisionnement en gaz naturel pour les voitures de particuliers en Alsace.
- créer des stations d’approvisionnement en gaz naturel pour les véhicules de particuliers.Autres propositions :
- préciser, dès le stade de la vente, le DPE sur l’habitat, et non plus au stade de l’acte notarié,
- être coercitif pour arriver à un objectif < à 50 KW/an/m²,
- baisser ou couper l’éclairage des lieux publics la nuit,
- éviter les bois exotiques pour le mobilier urbain,
- créer des mesures incitatives pour arriver à un seuil de 80kw/an/m² pour la rénovation des bâtiments anciens et former les artisans,
- développer le photovoltaïque en France pour l’exporter dans les pays du Sud (ex Afrique) car le problème environnemental est un problème mondial,
- imposer l’orientation des maisons pour une exposition maximale au soleil,
- rendre obligatoire le solaire thermique dans le Sud de la France (zone H3) et l’étendre, par la suite, à tout le territoire.
Groupe 2 : Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
Le gibier se fait, le plus souvent, renverser en forêt, lorsque celles ci sont traversées pour des routes.
- prévoir des passerelles pour faciliter le passage du gibier.Le grand nombre de champs de Maïs augmente le nombre de terres « mortes » et empêche toute vie végétale et animale. De plus, les produits phytosanitaires sont dangereux pour la biodiversité et influent sur la qualité de l’eau et sur la santé humaine (la France est le 1er utilisateur européen de ces produits).
- aller vers des cultures qui polluent moins le sol, trouver un autre mode d’agriculture. Mieux choisir les produits agricoles et imposer une formation aux vendeurs.
Désintérêt de l’agriculture biologique en raison du faible nombre d’offreurs et du prix élevé (5% des français y ont accès).
- augmenter le nombre d’offreurs dans le domaine de l’agriculture biologique pour répondre à la demande,
- favoriser la production locale (moins chère).
33% de l’eau potable utilisée l’est dans les toilettes.
- encourager et permettre l’utilisation de l’eau pluviale pour les sanitaires et prévoir un système de traitement et de filtration de cette eau.Le grand nombre de plants de vignes nuit à la biodiversité.
- stopper les incitations financières perçues par les viticulteurs pour défricher et supprimer les forêts des collines sous-vosgienes pour planter la vigne.
Autres propositions :
place,
- ne plus couper les arbres le long des cours d’eau,
- ne pas supprimer les jachères pour le maintien des abeilles,
- ne pas stériliser les zones économiques existantes,
- réhabiliter les vieilles maisons au lieu de supprimer les champs et d’élargir les villages.
Groupe
5 : construire une démocratie écologique : institutions et gouvernance
Si les associations environnementales vivent de leur activité elles risquent de devenir dépendantes des groupes de pression.
De plus, l’augmentation des réglementations et des interdictions risquerait de diminuer leur champ d’action et de ne plus laisser sa place au bon sens.
- il n’est pas logique de rémunérer un bénévole, son activité doit rester une passion,
- créer un mandat environnemental (permettant des dispenses professionnelles).
D’un autre côté, si elles ont plus d’influence, elles pourront donner leurs avis sur certains projets. De plus, de plus en plus d’entreprises sont réticentes à l’idée d’embaucher un salarié qui exerce à côté une fonction de bénévole.
- transférer certains pouvoirs aux élus locaux (ex imposer l’installation d’un paysage au sein des usines, planter 10 arbres à chaque arbre coupé...)
Autres propositions :
- décentraliser la politique
environnementale,
- créer une commission d’information et de
surveillance pour les sites à risques,
- afficher les rejets gazeux sur des panneaux, devant les usines et
incinérateurs,
- baisser les normes des incinérateurs (comme aux Etats-Unis).
Groupe 6 : Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi
La taxe aux transporteurs routiers va se répercuter sur le consommateur final. De plus, les camions ne paient pas les routes
(1 camion = 400 000 voitures en terme d'usure sur la chaussée).
- trouver et favoriser une alternative au transport routier.
- - la SNCF ne dispose pas d’assez de services pour les entreprises,
- - étoffer les offres de la SNCF à destination des professionnels.
Le système économique des flux tendus pousse les supermarchés à faire circuler sans arrêt leur stock.
- - comment diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre sans réduire la circulation automobile ?
- - trouver des moyens de réduire ce type de circulation.
Beaucoup de camions circulent sur le territoire à vide ou ne font que le traverser.
- créer une politique européenne et harmoniser les systèmes de péage (ex du satellite en Allemagne pour calculer la taxe kilométrique).
- vérifier d’où viennent les camions et quels sont leurs chargements.
Autres propositions :
- créer plus de pistes cyclables.
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