Le blog d'
Eric STRAUMANN député
La parution au
journal officiel le 1er juillet dernier du décret créant un traitement automatisé de données à caractère personnel intitulé EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information
Générale) a suscité ces derniers jours une vive émotion dont la presse s'est fait l'écho. En particulier, l'extension du champ des données sensibles recueillies ainsi que l'âge à partir duquel les
mineurs pourront être répertoriés ont soulevé des interrogations.
Xavier Darcos et Valérie
Pécresse ont présenté en Conseil des ministres une communication relative à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés.
Les enseignants devront justifier de l’obtention d’un diplôme de master pour pouvoir être recrutés à titre définitif à l’issue des nouveaux concours de recrutement. Tout étudiant inscrit en deuxième année de master, ou ayant déjà validé celui-ci, pourra donc se présenter aux nouveaux concours de recrutement.
Le principe des concours nationaux est réaffirmé pour le recrutement des enseignants. La distinction entre le Capes et l’agrégation est maintenue. Les nouveaux concours comprendront trois types d’épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif.
Pour préparer les étudiants à leur futur métier, les universités proposeront des parcours de master qui devront comporter une prise de contact progressive et cohérente avec les métiers de l’enseignement. Elle pourra commencer au cours des études de licence et comprendre des stages d’observation et de pratique accompagnée en école, en collège et en lycée.
Dès leur première année d’exercice, les lauréats des nouveaux concours seront mis en situation d’enseignement à temps plein avec l’aide et le soutien de professeurs expérimentés. Des actions de formation spécifiques leur seront offertes en dehors du temps scolaire. A l’issue de cette année, le professeur fonctionnaire stagiaire pourra être titularisé après avoir été inspecté.
Cette réforme, qui entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010, s’accompagnera d’une revalorisation des débuts de carrière des enseignants.
Après avoir inauguré la Foire aux vins
de Colmar, Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé notamment du tourisme, est venu découvrir un des chefs-d’œuvre de l’architecture militaire française.
Hervé Novelli, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé du commerce, de l’artisanat,
des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, était hier, en début d’après-midi, dans la citadelle de Vauban à Neuf-Brisach à l’invitation d’Éric Straumann, député de la
circonscription.
En matinée il avait inauguré la foire aux vins de Colmar. Accompagné de Michel Fuzeau, préfet du Haut-Rhin ; Charles Buttner, président du Conseil général du Haut-Rhin et d’Éric Straumann, Hervé
Novelli a été reçu place d’Armes par le maire Richard Alvarez, entouré de plusieurs maires et adjoints du secteur ; du conseiller général Hubert Miehé ; du président du Sivom du Pays de Brisach
Gérard Hug et de Lothare Menges, adjoint au maire de Breisach, ville jumelée avec Neuf-Brisach.
Il s’est ensuite rendu à pied à la porte de Belfort pour la visite du musée Vauban et sa maquette « son et lumière », puis dans les
remparts où il a particulièrement apprécié le chef-d’œuvre de Vauban, qui lui a tout d’abord été présenté par « M.Vauban » (Bernard Domart), puis par le Dr Jean-Marie Balliet, historien. Dans une
salle du musée, le maire Alvarez a adressé quelques paroles au secrétaire d’État qui a signé le livre d’or de la ville, avant que le maire ne lui remette un cadeau. Notons qu’Hervé Novelli est
venu à Neuf-Brisach pour illustrer sa politique en faveur du patrimoine culturel français.
Au patrimoine mondial de l’Unesco
Rappelons que Neuf-Brisach a été retenu par l’Unesco lors de sa promotion en juillet 2008 pour une inscription « au patrimoine mondial
de l’Unesco » et a engagé une politique dynamique de mise en valeur de ce site par des attractions touristiques à dimension culturelle. Hervé Novelli a rappelé « l’ambition du gouvernement de
favoriser le développement de projets touristiques structurants qui font vivre le patrimoine historique et culturel local, la culture étant la première motivation du déplacement des touristes,
notamment étrangers. »
Christian REBERT, Maire
d'Andolsheim, a été élu président lors de la dernière Assemblée Générale, qui a également été l'occasion de rendre hommage à Raymond Gantz qui a présidé l'assocation de
nombreuses années.
La loi relative aux « droits et devoirs des demandeurs d’emploi » a été définitivement adoptée mercredi 23 juillet. C’est un dispositif
organisé par paliers de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes un chômeur ayant refusé « sans motif légitime à deux reprises une offre raisonnable d’emploi ».
La réforme repose sur une logique d’engagements réciproques : le service public de l’emploi s’engage à mettre en œuvre toutes les actions jugées nécessaires pour faciliter le retour à l’emploi et propose des offres considérées comme raisonnables. En contrepartie, le demandeur d’emploi s’engage à accepter ces offres et pourra être sanctionné en cas de refus répété.
Cet engagement réciproque prend forme au travers d’un projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) élaboré conjointement par le service public de l’emploi et le demandeur d’emploi.
Cette réforme s’inscrit dans la suite de la réorganisation des services de l’ANPE et de l’UNEDIC et constitue l'un des leviers de réforme dans le but de réduire à 5 % le taux de chômage à l'horizon 2012.
► L’offre raisonnable d’emploi : une définition nécessaire et en ligne avec les pratiques européennes
Le droit à l’indemnisation du chômage a pour contrepartie l’obligation de rechercher activement un emploi et d’accepter des actions favorisant le retour à l’emploi. Ce principe est appliqué par l’ensemble des Etats européens.
La sanction du refus d’un emploi convenable suppose la définition préalable d’une notion d’offre raisonnable d’emploi. Dans la plupart des pays et à la différence de la France, cette notion repose sur des critères objectifs précis pouvant revêtir un caractère quantitatif, relatif par exemple au temps de trajet ou au niveau minimal de rémunération acceptable.
Ainsi, les Pays-Bas s’apprêtent à sanctionner le demandeur d’emploi dès le premier refus (article publié dans Le Monde du 6/7 juillet).
L’existence de ces critères évite de laisser la place à des interprétations variables par les acteurs concernés, c'est-à-dire à la fois à l’inéquité et à l’inefficacité.
o Elaboration conjointe du PPAE :
L’article 1er introduit un article L. 5411-6 dans le code du travail qui prévoit que le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) sera élaboré et actualisé conjointement par le demandeur d’emploi et la nouvelle institution.
Marie-Christine Dalloz a amendé également le texte afin que soit précisé qu’un demandeur ne peut pas non plus être tenu d'accepter un emploi à temps partiel si son PPAE prévoit que le ou les emplois recherchés sont à temps complet. Cette précision permet de couper court aux arguments de l’opposition qui accusait le PPAE d’être un moyen de précariser les demandeurs d’emploi. Le PPAE périmètre les critères de recherche afin que les obligations réciproques du service public et du demandeur d’emploi soient claires et vérifiables, et non pas pour tirer vers le bas les salariés.
o Engagement du service public de l’emploi :
Le texte indique que le projet personnalisé d’accès à l’emploi doit retracer les actions que l’institution s’engage à mettre en œuvre dans le cadre du service public de l’emploi en matière :
- - d’accompagnement personnalisé,
- - de formation,
- - d’aide à la mobilité.
o Critères de l’offre raisonnable d’emploi :
Le projet précisera la nature et les caractéristiques de l’emploi recherché, la zone géographique dans laquelle le demandeur recherche un emploi ainsi que le niveau du salaire attendu.
Le texte a été complété par les parlementaires pour préciser plus clairement les éléments constitutifs de l'offre raisonnable d'emploi qui seront définis en tenant compte de la formation du demandeur d’emploi, de ses qualifications, de ses compétences et expériences professionnelles, de sa situation personnelle et familiale, ainsi que de la situation du marché du travail local.
Les critères de « l’offre raisonnable d’emploi » introduits par le texte évoluent dans le temps, partant du principe qu’il est normal d’élargir le champ de la recherche après une certaine durée de chômage (article L. 5411-6-3).
Les parlementaires ont également fait préciser dans le texte que les nouvelles dispositions législatives ne peuvent obliger un demandeur d'emploi à accepter un niveau de salaire inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et pour la profession concernée. De plus, elles s'appliquent sous réserve des autres dispositions légales et des stipulations conventionnelles en vigueur, notamment celles relatives au Smic. Ces précisions complètent la définition de l’ORE et évite les critiques faites par l’opposition accusant la mise à jour des critères de l’ORE dans le temps de favoriser une nouvelle forme de dumping social.
Le Sénat et l’Assemblée Nationale ont prévu que le projet personnalisé pourra être élaboré par tout organisme participant au service public de l'emploi, en liaison avec le nouvel opérateur qui résultera de la fusion de l'ANPE et des Assedic ; dans ce cas le PPAE lui est transmit pour information.
Les critères de l’offre raisonnable d’emploi évoluent dans le temps :
Lors des débats, un échange s’est fait sur les difficultés de transport (zones mal desservies ou horaires incompatibles avec ceux du salarié –travail de nuit-) et les circulaires d'application de la loi devraient préciser que les transports en commun doivent fonctionner pendant les horaires de travail pour que l'offre d'emploi soit considérée comme raisonnable.
Par un amendement il a été également précisé que ces délais sont prorogés à due proportion pour le demandeur d’emploi qui suit une formation prévue dans son PPAE.
Le projet personnalisé d’accès à l’emploi sera actualisé régulièrement, au moins une fois par trimestre afin d’accroître les perspectives de retour à l’emploi.
► Les sanctions
La sanction aux manquements est la radiation dans les cas où le demandeur d’emploi :
Soit, sans motif légitime :
La loi indique par ailleurs qu'un décret en Conseil d'État déterminera les conditions de radiation pour « la personne qui a fait de fausses déclarations pour être ou demeurer inscrite » sur la liste des demandeurs d'emploi. Cette distinction entre les deux types de radiations avait été introduite à l'Assemblée nationale pour ne pas créer d'amalgame entre ceux qui recherchent véritablement un emploi et ceux qui abusent du système.
► Recours nouveau : un médiateur particulier
Il est créé, au sein du nouvel opérateur issu de la fusion ANPE-Assédic, « un médiateur national » chargé de recevoir et de traiter les réclamations individuelles relatives au fonctionnement de cette institution, sans préjudice des voies de recours existantes. Ce médiateur coordonne l'activité de médiateurs régionaux, placés auprès de chaque directeur régional, qui reçoivent et traitent les réclamations dans le ressort territorial de la direction régionale. Les réclamations doivent avoir été précédées de démarches auprès des services concernés.
► Date d’application
Pour les personnes déjà inscrites au chômage ou qui le seront d'ici l'entrée en vigueur du texte, les délais entraînant modification des critères de l'ORE seront décomptés à partir de la date où leur PPAE est défini [suivant les nouvelles règles] ou actualisé une première fois, consécutivement à la réforme.
► Dispense de recherche d’emploi
La loi acte le relèvement progressif, à l'avenir, de l'âge d'accès à la DRE (dispense de recherche d'emploi). Le dispositif doit être supprimé définitivement en 2012, sauf si le rapport « sur l'impact sur le retour à l'emploi des intéressés », qui doit être remis au Parlement avant le 30 juin 2011, plaide en faveur d'un aménagement de la législation.
L'âge d'accès pour les demandeurs d'emploi indemnisés va donc passer de 57 ans et demi actuellement (ou 55 ans sous conditions) à 58 ans en 2009, 59 ans en 2010 et 60 ans en 2011. Pour ceux indemnisés en ASS ou non indemnisés (qui peuvent bénéficier aujourd'hui de la DRE dès 55 ans), le relèvement est fixé à 56 ans et demi en 2009, 58 ans en 2010 et 60 ans en 2011. Le mécanisme de dispense sera ensuite supprimé au 1er janvier 2012, mais restera en vigueur pour ceux l'ayant intégré auparavant.
À l'occasion du débat sur cet amendement, Laurent Wauquiez a présenté quelques éléments de bilan de l'accompagnement personnalisé mis en oeuvre pour les seniors depuis le début de l'année 2008 et qui bénéficiera à partir du 1er janvier 2009 à tous les demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus.
Les premiers entretiens personnalisés pour les seniors ont été mis en place en avril 2008 : 258 945 entretiens ont été réalisés, soit 20% de plus par rapport à avril 2007. Le nombre des placements réalisés suite à ces entretiens a, quant à lui, augmenté de 23% sur la même période. Pour l'ensemble du deuxième trimestre 2008, 43 000 seniors ont retrouvé un emploi suite à une mise en relation, soit une augmentation de 17% par rapport au deuxième trimestre 2007, a souligné le secrétaire d'État.
► Proportion de personnes potentiellement concernées
Le secrétariat d’Etat estime la fourchette des personnes concernées par l'offre raisonnable d'emploi à environ 5% des demandeurs d'emploi. Ce pourcentage s’il est faible n’est pourtant pas anecdotique.
Par ailleurs, le secrétaire d'État a estimé qu’il faudra également « toiletter les offres d'emploi non réalistes ».
Pour visualiser le courrier de Laurent WAUQUIEZ, relatif à ce projet de loi :
R-forme-service-public-emploi.pdf
Eric Straumann a cosigné ce courrier adressé à Nicolas Sarkozy
Le Premier Ministre François Fillion a annoncé, ce jeudi 24 juillet, la nouvelle carte militaire avec 83 sites fermés, dont
11 dès 2009, et le transfert de 33 autres sites. Pour la région colmarienne sont annoncés la fermeture en 2010 de la base aérienne 132, et l'arrivée dès 2011 du régiment de marche du Tchad
(RMT) de Noyon (Oise). Tous les élus haut-rhinois regrettent évidemment la disparition de la BA 132 qui avait été installée au début des années 1950, en pleine guerre froide, à l'abri de la
Forêt de la Harth, afin de cacher les décollages aux regards d'outre-rhin. Avec la fin du service militaire obligatoire et la réduction drastique de notre chasse aérienne, nous savions que
notre base était condamnée. Avec mon collègue Michel Sordi, Député-Maire de Cernay, nous avions engagé une pression forte sur les décideurs politiques. Le livre blanc de la
Défense plaidait pour la création de bases de défense de 2000 hommes qui constituent la taille critique permettant de réaliser des économies d'échelles. L'arrivée du RMT permet ainsi de
conforter la présence du 15.2 à Colmar. Je tiens à remercier l'ensemble du personnel de la BA 132 pour son engagement et sa participation à la vie patriotique, sociale et économique de notre
Région. Je souhaite encore la bienvenue aux militaires du RMT, un régiment au passé glorieux : «Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la
cathédrale de Strasbourg». La promesse du Colonel Leclerc, du 2 mars 1941 à Koufra, en Lybie, sera tenue trois ans plus tard, le 23 novembre 1944, lorsque le RMT libérera la capitale
alsacienne.
Après une année de
réflexion et de débat, la révision de la Constitution est présentée lundi au vote des députés et des sénateurs réunis en Congrès. En adoptant 271 amendements, dont 50 proposés par l’opposition,
le Parlement a largement contribué à façonner un texte équilibré et ambitieux, qui répond à la volonté de Nicolas Sarkozy de moderniser la République. C’est une réforme de grande ampleur qui concerne directement les Français.
Avec ce texte, le peuple entrera dans le jeu institutionnel. Quatre millions de Français pourront demander à leurs parlementaires l’organisation d’un référendum. Un Défenseur des droits protègera les citoyens face à toutes les administrations. Le justiciable qui pensera que la loi qu’on lui applique est contraire à la Constitution pourra contester cette loi devant le juge. Toute personne, victime d’un dysfonctionnement de la justice, pourra saisir le Conseil supérieur de la magistrature. Les Français obtiendront un droit de pétition devant le Conseil économique, social et environnemental. Nos compatriotes vivant à l’étranger éliront des députés à l’Assemblée nationale.
Le Parlement jouera un rôle plus efficace. Pour que les lois soient mieux écrites et mieux comprises des Français, l’Assemblée nationale et le Sénat disposeront de plus de temps pour examiner chaque projet. Le gouvernement devra aussi laisser aux deux assemblées la moitié de leur calendrier de travail pour qu’elles puissent débattre de leurs propres propositions, mieux contrôler l’action des ministres et mieux évaluer les politiques publiques. Les députés et les sénateurs pourront faire connaître leurs avis en votant des résolutions. Ils seront mieux associés aux débats européens : soixante députés ou sénateurs pourront saisir la Cour de justice de l’Union européenne si un acte européen empiète sur les compétences de la France. Si un nouvel Etat veut entrer dans l’Union, il faudra que les Français le décident par un référendum, sauf si trois cinquièmes des députés et des sénateurs estiment qu’il y a suffisamment de consensus dans notre pays pour éviter une procédure aussi lourde. Enfin, l’opposition aura plus de droits : elle pourra obtenir la création de commissions d’enquête parlementaires et une journée de séance par mois sera réservée à la discussion de ses propositions.
Les pouvoirs du Président de la République seront mieux équilibrés. Il ne pourra plus accomplir plus de deux mandats consécutifs. Il sera obligé de consulter les commissions parlementaires avant toute nomination importante. Il pourra venir expliquer sa politique devant les élus de la Nation, comme il l’a fait la semaine dernière au Parlement européen, ce que tout le monde a trouvé naturel et légitime. Lorsque la France engagera ses soldats à l’étranger, le Premier Ministre devra en informer le Parlement et même obtenir son autorisation si l’opération militaire dure plus de quatre mois.
La Constitution fera avancer la société française sur de nombreux sujets : la parité des femmes et des hommes dans les responsabilités professionnelles et sociales, la place des langues régionales dans notre patrimoine, l’indépendance des médias.
Ces droits nouveaux constituent de vraies avancées. Députés et sénateurs ont aujourd’hui la possibilité de les faire exister. Il suffit qu’ils saisissent lundi cette occasion historique de voter la réforme constitutionnelle.
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Chers Collègues Parlementaires de l'opposition présidentielle, L'Assemblée nationale vient de décider l'inscription dans l'article 75 alinéa 1 de la Constitution que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Le Parti Socialiste a annoncé son refus de voter cette modification de la Constitution, soumise au Congrès du Parlement ce 21 juillet 2008. Mes collègues Catherine Troendlé, Frédéric Reiss, Philippe Richert s'associent à ma démarche, en appelant solennellement les parlementaires alsaciens de gauche, à dépasser cette position partisane, en votant en faveur de ce texte qui constitue une chance historique pour le dialecte de notre région. Eric STRAUMANN
Député du Haut-Rhin
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Réuni à Québec, le comité de l'Unesco a décidé d'ajouter à la liste du Patrimoine mondial de l'humanité le réseau des sites majeurs de
Sébastien Le Prestre de Vauban (1633 - 1707), l'architecte de Louis XIV. Un réseau auquel appartient la place forte de Neuf-Brisach, dans le Haut-Rhin. Quatorze des 151 places fortes
construites par Vauban aux frontières du royaume de 1678 à 1703 appartiennent à ce catalogue. On y retrouve, entre autres et mis à part Neuf-Brisach, la citadelle pentagonale d'Arras
(Pas-de-Calais), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère) et la citadelle de Besançon (Doubs). Une nouvelle dynamique
économique ?
Besançon d'où a démarré la candidature française, menée par le maire bisontin Jean-Louis Fousseret, en janvier 2005. Les sites intégrés à cette association ont
été choisis en raison de leur intégrité architecturale, de leur état de conservation et de leur qualité paysagère. Les remparts de Neuf-Brisach, premier paysage haut-rhinois à figurer sur
cette liste, côtoient 31 autres célèbres lieux de l'histoire française au Patrimoine mondial, comme le Mont Saint-Michel, le château de Versailles, la cathédrale d'Amiens et le Port de la Lune, à
Bordeaux.
Neuf-Brisach dispose maintenant d'une carte à jouer pour trouver une nouvelle dynamique économique. « Avant, ces
remparts étaient considérés comme une contrainte, explique ainsi le député UMP colmarien Éric Straumann. Aujourd'hui, on va les regarder avec un autre oeil. Leur inscription sur la liste de
l'Unesco permettra aussi d'attirer un tourisme de qualité. »
PROJET DE LOI n° 993
MODERNISATION DES INSTITUTIONS DE LA Vème REPUBLIQUE
AMENDEMENT présenté
par M. Marc LE FUR, Camille de ROCCA-SERRA, Alain MARC, Bernard CARAYON, Eric STRAUMANN, Daniel MACH, François CALVET.
EXPOSE SOMMAIRE
Un débat historique s'est tenu le 7 mai 2008 à l'Assemblée Nationale à l'initiative du gouvernement qui a ainsi tenu l'engagement du Premier Ministre lors du précédant débat
constitutionnel.
Ce débat a enfin permis à l'Assemblée nationale d'envisager de manière sereine, loin des préjugés condescendants et des images d'Epinal
le statut de 79 langues de France pratiquées par 10 millions de locuteurs et qui sont enseignées à 400 000 élèves par 9 000 enseignants.
La Ministre de la culture a annoncé l'élaboration d'un cadre de référence qui prendra la forme d'une loi dans un calendrier proche, ainsi que le Président de la République en avait émis l'idée.
Si l'on peut se féliciter de cette avancée qui devrait se traduire par de nouveaux droits concrets en matière d'enseignement, de création et de diffusion de supports culturels, de signalétique, il n'en demeure pas moins que certaines réserves pourraient demeurer sur la constitutionnalité de cette loi, notamment au regard de la décision n° 99-412 DC du 15 juin 1999 du Conseil constitutionnel.
La loi que votera le Parlement pourrait, en effet, être vidée de sa substance à l'occasion d'un contrôle de constitutionnalité. Lors de
la première lecture du projet de loi constitutionnelle, l'Assemblée nationale avait adopté un amendement proposant d'introduire la référence aux langues régionales à l'article 1er de la
Constitution. Cet amendement a été rejeté par le Sénat, la haute assemblée ayant exprimé des réserves sur le respect de la primauté de la langue française. Afin de lever tout doute à ce sujet, il
est proposé de réintroduire la disposition adoptée par l'Assemblée nationale au sein de titre la Constitution relatif aux collectivités territoriales.
Adresse courriel : ericstraumann@yahoo.fr
Adresse courrier : Mairie 13 rue Principale 68125 HOUSSEN
Fax : 03 89 41 93 66
Téléphone de Christian Klinger, attaché parlementaire 06 82 51 85 64
Téléphone de Julie Pavlinic, assistante parlementaire 06 81 68 79 61
Permanence parlementaire : 82 rue de la Cavalerie 68000 Colmar - tél. : 09 53 49 18 72
Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois à 10h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois à 10h00,
- à l'Espace Solidarité Colmar-Vallées, bureau N°8, au 15 avenue de Paris à
Colmar, le deuxième lundi de tous les mois impairs à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la
ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.