Adresse courriel :ericstraumann@yahoo.fr Adresse courrier : Mairie 13 rue Principale 68125 HOUSSEN
Fax : 03 89 41 93 66
Téléphone de Christian Klinger, attaché parlementaire 06 82 51 85 64
Téléphone de Julie Zech, assistante parlementaire 06 81 68 79 61 Permanence
parlementaire : 82 rue de la Cavalerie 68000 Colmar tel 09 53 49 18 72 Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.
Parce que le constat est unanime pour reconnaître que la situation actuelle n’est pas satisfaisante
:
- prolifération des échelons de décision (et des coûts d’administration qui vont avec),
- confusion pour le citoyen dans la répartition des compétences,
- absence de clarté dans la répartition des moyens, qu’il s’agisse de recettes fiscales ou des concours de
l’État,
- un système fiscal qui veut que les trois niveaux de collectivités locales et les intercommunalités
prélèvent chacun une part des mêmes impôts locaux sans que le contribuable sache vraiment qui est responsable,
- inefficience pour les collectivités locales elles-mêmes d’une fiscalité locale dont l’obsolescence est
dénoncée depuis 30 ans,
- système globalement trop coûteux (14 milliards d’augmentation des dépenses des collectivités locales en
2007),
- uniformité des règles appliquées à toutes les collectivités quelle que soit leur situation,
- complications résultant des « compétences partagées » et des « financements
croisés » : lourdeur des procédures, aggravation des coûts, inefficacité des interventions publiques et, finalement, éloignement par rapport aux citoyens.
Bref, il y a un grand besoin de simplification, tant dans la répartition des compétences que dans l’allocation
des moyens financiers en vue de leur emploi le plus économe possible.
2. Le fait d’avoir confié une telle réflexion à un Comité est-il contestable ?
Non, en 2000, le Gouvernement de Lionel JOSPIN avait déjà installé une telle commission pour réfléchir à un
acte II de la décentralisation. Elle était présidée par Pierre MAUROY.
Le choix de confier une réflexion à un tel comité est justifié s’agissant d’une question sensible et
complexe : il s’agit de mobiliser les meilleurs compétences et l’expérience reconnue de quelques personnalités, qu’elles soient de droite ou de gauche, et de leur permettre de dégager, dans
un esprit d’indépendance, des orientations communes.
Le Comité permet de mieux associer les élus locaux à cette réflexion :
- dans sa composition, elle compte des parlementaires qui ont une longue expérience d’élu local : le
sénateur Pierre MAUROY (PS), ancien Premier ministre, « père » des lois de décentralisation de 1982-1983, qui fut maire de Lille, Président de la Communauté urbaine, Dominique
PERBEN (UMP), ancien maire de Chalon-sur-Saône, 1er vice-président du Conseil général du Rhône, André VALLINI (PS), Président du Conseil général de l’Isère, Gérard LONGUET, Conseiller
régional de Lorraine, ancien Président du Conseil régional. Elle compte aussi des universitaires, des personnalités qualifiées et les directeur des collectivités locales , du budget et
de la législation fiscale,
- par les nombreuses auditions auquel il a procédé et notamment les associations d’élus (AMF, ADF, ARF,
APVF, ADCF, ACUF , FMVM , UNCASS, etc.),
- les propositions formulées par le Comité ne pourront être mises en œuvre qu’au terme d’un processus
législatif passant par l’Assemblée nationale et le Sénat, ce dernier ayant vocation à représenter les collectivités territoriales aux termes de la Constitution.
3. Ce projet de réforme va-t-il à l’encontre des « libertés locales » ? Y-a-t-il le risque de
voir disparaître des niveaux de collectivités qui représentent la diversité de notre territoire ?
Alors que denombreux élus de l’opposition partagent depuis longtemps le diagnostic, et que plusieurs personnalités de Gauche de premier plan ont accepté de participer
à cette réflexion, certains au sein du PS, attachés à la défense de leur pré-carré, tentent de caricaturer le débat en dénonçant à la fois un retour à un jacobinisme centralisateur, et une
prétendue volonté de supprimer des collectivités qui incarnent les libertés locales et la diversité de nos territoires.
Il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause la décentralisation que tous les gouvernements ont approfondie
ces dernières années.
La lettre de mission adressée par le Président de la République à Edouard BALLADUR insiste, au contraire, sur
le fait qu’il « s’agit de mieux prendre en compte les besoins des collectivités locales en leur permettant, grâce à des modalités d’organisation plus diverses, d’appliquer celles qui
correspondent le mieux à leur situation particulière ».
Les travaux du Comité se déroulent dans une totale ouverture d’esprit quant aux différentes possibilités de
réforme, et il est impossible de dire, tant que le Comité n’a pas rédigé son rapport, que telle ou telle solution est aujourd’hui privilégiée.
Ainsi que le Président de la République l’a indiqué le 7 janvier dernier, les propositions de la commission
Balladur devront faire l’objet d’une concertation avec l’ensemble des élus.
C’est sur la base de cette concertation et des propositions du Gouvernement, que seront préparés les textes
législatifs et réglementaires permettant de mettre en œuvre cette réforme.
4. Est-ce le bon moment pour faire cette réforme ?
La crise financière que nous traversons ne doit pas être un alibi pour retarder les réformes. Elle doit au
contraire accélérer les réformes dont notre pays a besoin.
L’heure est à l’action, aux réformes structurelles, pas au renoncement. La performance et l’efficacité de la
dépense publique sont des préoccupations plus centrales que jamais. On ne peut pas se préoccuper du pouvoir d’achat des Français sans chercher à réformer un système devenu couteux et
incompréhensible.
Jean-Louis Christ, Arlette Grosskost, Hubert Haenel, François Loos, Frédéric Reiss, Philippe Richert, Éric
Straumann, Michel Sordi, Catherine Troendlé, André Schneider, Adrien Zeller, Delphine Besson (assistante de Fabienne Keller), Marianne Horny (assistante d'Adrien Zeller), Astride Quenolle
(Assistante d'Emile Blessig).
Programmes de Modernisation et de Développement des Itinéraires
(PDMI) en Alsace
Éric Straumann propose à la co-signature un courrier à l'attention du Ministre Jean-Louis Borloo, demandant
d'intégrer prioritairement :
- la liaison Colmar-Sélestat,
- la déviation des agglomérations de Bitschwiller-Willer,
- la déviation de Lièpvre-Châtenois.
Livre Foncier
Le rapporteur sur le texte Boutin a proposé des amendements à l'article 23. L'ensemble des parlementaires
alsaciens souhaite une adoption conforme du texte du Sénat, pour éviter un passage en CMP. Éric Straumann est chargé de demander à Michel Piron de retirer ces amendements.
Élections européennes
Hubert Haenel rappelle l'importance de ces élections dont le résultat ne sera pas sans influence sur les
élections régionales. Une réunion de lancement de la campagne (à destination des militants) devrait être organisée dans chaque circonscription (Éric Straumann et Jean-Louis Christ
organiseront une réunion commune). Une réunion publique sera organisée par Michel Sordi au courant du mois de mai (un vendredi soir) avec un intervenant de dimension nationale.
Transfert Musée de l'Infanterie
Un courrier co-signé sera proposé par Éric Straumann, afin de soutenir le site de
Neuf-Brisach.
Affaire Brun Habitat
Philippe Richert est intervenu auprès du cabinet de Madame Boutin il y a plusieurs mois, à l'instar d'autres
élus. Les parlementaires ne peuvent évidemment s'immiscer dans une affaire soumise au juge. Il n'en reste pas moins que le préjudice est lourd aussi bien au niveau des acquéreurs que chez les
sous-traitants. Éric Straumann suggère que la garantie extrinsèque (bancaire) soit obligatoire, pour supprimer la garantie intrinsèque. Une réflexion doit être menée avec le cabinet du ministre
et les professionnels du secteur. Une réunion de travail est programmée par le cabinet du ministre du logement.
Centre de détention d'Issenheim
Michel Sordi évoque l'évolution de ce dossier. Il souhaite obtenir le soutien des maires de Mulhouse et de
Colmar. Il rédigera un courrier dans ce sens.
BA 132 de Meyenheim
Michel Sordi se félicite de l'arrivée du Régiment de Marche du Tchad, qui n'aura besoin que d'une emprise d'une
40 aines d'hectares sur les 400 que compte la base. Il émet le souhait :
- du maintien de l'emprise de la piste,
- de l'affectation d'une partie du terrain à une activité économique.
Adrien Zeller soutient cette position. Un courrier co-signé sera adressé au Ministre de la
Défense.
Situation économique
Arlette Grosskost évoque l'évolution du dossier DMC et les difficultés quant à l'obtention de contrats
FNE.
Adrien Zeller regrette que les efforts de l'Etat en matière de fonds de restructuration économique soient en
retrait par rapport à d'autres régions. Par contre il se félicite du plan de relance économique mis en œuvre en Alsace qui traduit un effort significatif de l'Etat.
Le Président de la Région évoque également l'avancement des dossiers TGV, notamment la liaison Rhin-Rhône. Il
rappelle l'effort de la Région pour la liaison Mulhouse-Mülheim.
Réforme des Institutions locales
Adrien Zeller rend les parlementaires attentifs sur la question de la suppression de la clause compétence
générale, qui risque de brider les collectivités dans leur politique d'innovation.
Loi "Hôpital, patients, santé et territoires"
Jean-Louis Christ souhaite la mobilisation des collègues sur la question :
- de l'interdiction des dégustations gratuites, qui doit être repoussée,
- la publicité du vin sur internet, dont les restrictions méritent d'être assouplies.
2008 est une année record pour la création d’entreprises avec 325 700
sociétés créées ! C’est une progression de 1,3% par rapport à 2007.
► La création d’entreprise
résiste-t-elle à la crise ?
Dans un contexte économique difficile, nous devons saluer les excellents
chiffres de la création d’entreprise !
La création d’entreprises est l’un des premiers réservoirs de création d’emplois en France :
500 000 emploisont été générés par ces nouvelles entreprises l’an dernier !
Cette création de société est ainsi devenue un acte spontané d’alternative au salariat. Les français veulent transformer leur talent, leur expérience et leur énergie en revenus et ne plus être soumis aux aléas du salariat.
Nous ferons évoluer cette initiative qui porte ses fruits en
encourageant le développement des entreprises de taille moyenne employant 500 salariés. Un tissu d’entreprises intermédiaires plus fortes et résistantes à la crise est en effet
nécessaire !
►La mise en place du statut
d’auto-entrepreneur a-t-elle créé un engouement pour la création d’entreprise ?
Le régime de l’auto-entrepreneur est une opportunité réelle pour
favoriser la création d’entreprise et libérer les énergies créatrices des français !
La simplification des formalités est un élément essentiel dans
l’envie des français de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Une seule déclaration suffit avec une inscription ligne pour pouvoir commencer son activité dès le
lendemain !
30 000 inscriptions ont été enregistrées au 20 janvier
2009 ! Dans la conjoncture actuelle, ces chiffres sont la preuve de l’enracinement de l’esprit d’entreprise en France !
Des secteurs comme les services à la personne, avec l’apparition de nouveaux métiers en faveur des personnes
âgées, l’esthétique, la coiffure, les services aux entreprises, les commerces de proximité et les métiers de bouche ont pu bénéficier de cet enthousiasme pour la création d’entreprise et de cette
facilité d’entreprendre !
Contrairement aux promesses, la redevance va augmenter… Dès l’origine de cette réforme, les députés UMP ont toujours défendu avec force l’idée que ce n’était pas aux
contribuables de payer la suppression de la publicité sur France télévisions et que donc il n’était pas question d’augmenter la redevance au-delà de l’indexation sur
l’inflation.
De leur côté, de nombreux professionnels ou des parlementaires de gauche et du centre se prononçaient en faveur
d’une hausse forfaitaire de la redevance. Certains réclamaient de compenser la perte de recettes publicitaires par la seule hausse de la redevance, d’autres réclamaient un rattrapage par rapport
à nos voisins européens… Sans compter tous ceux qui voulaient étendre la redevance aux résidences secondaires et aux ordinateurs ! En clair, si nous avions cédé dans l’hémicycle, cela revenait à
augmenter immédiatement cet impôt de plusieurs dizaines d’euros et même de près de 100 euros !
En refusant le principe d’une hausse forfaitaire et en obtenant que l’évolution de la redevance suive la seule
inflation, nous avons préservé le pouvoir d’achat des ménages. Tout simplement parce que nous avons toujours été convaincus que si la redevance devait rester une ressource importante de la
télévision publique, elle ne devait pas augmenter au-delà de l’inflation. Dans cette période de crise, toute augmentation supérieure à l’inflation semblait inacceptable : nous avons donc obtenu
qu’il n’y ait aucune hausse forfaitaire et que la redevance ne soit pas étendue aux ordinateurs et qu’il n’y ait pas d’arrondi à l’euro supérieur, car cela aurait créé une accélération de la
hausse.
En clair, la redevance sera indexée sur le coût de la vie. Concrètement, la redevance était de 116 euros en
2008. Elle sera quoi qu’il arrive de 118 euros en 2009, en raison de l’indexation sur l’inflation. Et elle passera à 120 euros en janvier 2010.
Les 13 lois adoptées du 23 septembre
au 31 décembre 2008
Loi n° 2008-1061 du 16 octobre 2008 de finances rectificative pour le financement de l'économie, présentée
par Christine LAGARDE et Éric WOERTH
La loi de finances rectificative pour le financement de l’économie est destinée à restaurer la confiance dans
le système bancaire et financier et à assurer le financement de l’économie française (financement des particuliers, des entreprises et des collectivités publiques) en autorisant l’octroi de la
garantie de l’État aux banques. Les mesures qu’elle contient, et qui n’ont aucun impact budgétaire direct, constituent la déclinaison nationale du plan d’action concerté des États-membres de la
zone euro annoncé par le Président de la République le 12 octobre 2008.
Loi n° 2008-1091 du 28 octobre 2008 portant modification des procédures juridictionnelles de la Cour
des Comptes et des chambres régionales des comptes et modifiant le code des juridictions financières, présentée par Roger KAROUTCHI
Cette loi réforme, en les harmonisant et en les simplifiant, les procédures juridictionnelles mises en œuvre
par la Cour des comptes et par les chambres régionales des comptes dans le but de les rendre plus efficaces et de mieux répondre aux exigences de la Convention européenne des droits de
l’homme sur le caractère équitable des procès.
Loi n° 2008-1187 du 14 novembre 2008 relative au statut des témoins devant les commissions d'enquête
parlementaires, adoptée à l’initiative de Bernard ACCOYER, Président de l’Assemblée nationale
Cette loi vise à améliorer la protection des témoins devant les commissions d’enquête parlementaires en leur
accordant une immunité partielle similaire à celle accordée aux témoins devant les tribunaux judiciaires. En consacrant la liberté de parole devant les commissions d’enquête parlementaires, tout
en conservant un encadrement minimal (interdiction des propos étrangers à l’objet de l’enquête inspirés par une volonté manifeste de nuire), cette loi renforce un instrument essentiel à
l’exercice du pouvoir de contrôle du Parlement.
Loi n° 2008-1245 du 1er décembre 2008 visant à prolonger l'application des articles 3, 6 et 9 de la loi
n° 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme et portant diverses dispositions relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers, adoptée à l’initiative de Hubert
HAENEL, sénateur du Haut–Rhin, Président de la commission des affaires européennes du Sénat
Cette loi proroge jusqu’au 31 décembre 2012 des dispositions importantes (contrôle d'identité à bord des trains
internationaux, réquisition de communications électroniques et accès à des fichiers de police administrative) de la loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme – laquelle
avait apporté la réponse la plus opérationnelle à la menace terroriste, tant dans le domaine de la prévention qu'en matière de répression des actes de terrorisme – et qui seraient devenues
caduques au 1er janvier 2009 faute d’un nouveau support législatif.
Loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active et réformant les
politiques d'insertion, présentée par Martin HIRSCH
Vingt ans, jour pour jour, après la loi instaurant le revenu minimum d’insertion (RMI), cette loi rénove les
politiques d’insertion. Rompant avec la logique d’assistance, elle met l’accent sur la « valeur travail » en créant un dispositif garantissant à chaque personne sans travail que la
reprise d’un emploi se traduira dans tous les cas par une augmentation de ses ressources. Ce dispositif, qui se substitue au RMI et l’allocation parent isolé (API), élimine les effets de seuil.
Il sera financé conjointement par l’Etat et les départements.
Cette loi a été l’occasion de conforter le statut de l'Association Espoir de Colmar.
L'amendement dit «Emmaüs» au projet de loi de généralisation du revenu de solidarité active (RSA) crée un
statut des personnes accueillies dans des organismes d’accueil communautaire et d’activités solidaires (de type «communautés Emmaüs») en prévoyant que ces structures assurant l’accueil et
l’hébergement de personnes en difficultés peuvent faire participer ces personnes à des activités d’économie solidaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Si ces personnes
se soumettent aux règles de vie communautaire qui définissent un cadre d’accueil comprenant la participation à un travail destiné à leur insertion sociale, elles ont un statut qui est exclusif de
tout lien de subordination. Ces organismes garantissent aux personnes accueillies un hébergement décent, un soutien personnel et un accompagnement social adapté à leurs besoins, ainsi qu'un
soutien financier leur assurant des conditions de vie dignes.
J’ai défendu le sous-amendement dit «Espoir», à l'amendement «Emmaüs», qui permet à un certain nombre de
structures relevant du régime juridique de l’article L.312-1 du Code de l’action sociale et des familles (ce qui est le cas notamment de l'association Espoir de Colmar) d'organiser des activités
solidaires, dont les modalités de mise en œuvre, en ce qui concerne notamment la rétribution et la durée du travail des personnes accueillies, sont susceptibles d’entrer dans le cadre de
l’article 8 bis.
J’ai par ailleurs défendu le rôle des Chambres de Commerce et des Métiers à l’occasion de la discussion sur
ce texte.
Loi n° 2008-1258 du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail, présentée par Xavier
BERTRAND
Afin de dynamiser les revenus du travail, cette loi promeut l'intéressement, instaure le libre choix du
salarié quant à l’utilisation des revenus de sa participation, modernise la fixation du SMIC et conditionne les allègements généraux de cotisations patronales aux négociations salariales de
branche et d'entreprise.
Loi n° 2008-1330 du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale présentée par Eric WOERTH,
Roselyne BACHELOT-NARQUIN et Xavier BERTRAND
Dans un contexte économique très difficile, cette loi poursuit l’effort de redressement structurel des finances
sociales et traduit les engagements pris dans le cadre du « Rendez-vous sur les retraites ». Le déficit du régime général est ramené à 10,5 milliards d’€ (au lieu des 17 milliards attendus
en l’absence de mesures gouvernementales) grâce à plusieurs mesures qui ne pénalisent ni les ménages ni l’activité économique. La maîtrise des dépenses d'assurance maladie est renforcée avec une
progression de l'objectif national d’augmentation des dépenses Assurance maladie (ONDAM) fixées à 3,3 %. Les problèmes du passé sont réglés avec le redressement du Fonds de Financement des
Prestations Sociales des non-salariés Agricoles (FFIPSA) et la reprise des déficits du régime général qui permet d'économiser 1,1 milliard d'€ de frais financiers. Des recettes nouvelles de 1,4
milliard d’€ sont apportées à la Sécurité sociale.
Loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire, adoptée à l’initiative de
Jean-Pierre SUEUR, sénateur du Loiret
Cette loi vise à améliorer les conditions d'exercice de la profession d'opérateur funéraire, à sécuriser et
à simplifier les démarches des familles, à donner un statut aux cendres des personnes décédées dont le corps a donné lieu à crémation et à prévoir leur destination et, enfin, à faire évoluer
la conception et la gestion des cimetières.
Loi n° 2008-1425 du 27 décembre 2008 de finances pour 2009, présentée par Christine LAGARDE et Éric
WOERTH
Construit dans un contexte économique difficile marqué par une brutale dégradation de la situation économique
mondiale, ce budget, révisé significativement en cours de débat pour tenir compte de la modification des hypothèses économiques et de l’impact en 2009 des mesures fiscales de relance, intégrées
dans le projet de loi de finances rectificatif pour 2008, poursuit néanmoins l’effort de redressement structurel des finances publiques et de préparation de l’avenir engagé depuis mai 2007. Il
met en œuvre un effort sans précédent de maîtrise des dépenses publiques dont la progression sur un an est limitée à la stricte inflation prévisionnelle (+ 2 %). Cette stabilisation en
volume des dépenses est associée à la mise en œuvre de priorités affirmées qui réorientent les dépenses de l’État vers des dépenses d’avenir : enseignement supérieur et recherche (dont les moyens
progressent de 2 milliards d’€ en 2009), mise en œuvre du « Grenelle de l’environnement » ; création du revenu de solidarité active (RSA). Cet effort accru de maîtrise des dépenses
permet de limiter l’effet défavorable de la conjoncture sur les recettes fiscales tandis que les mesures fiscales présentées dans le projet de loi s’équilibrent financièrement. Cette loi
encourage également les actions en faveur de l’environnement avec le développement sans précédent d’une « fiscalité verte ».
Loi de finances rectificative pour 2008, présentée par Christine LAGARDE et Éric WOERTH
La loi procède à des ouvertures de crédits limitées aux opérations nécessaires pour solder la gestion. Les
ouvertures de crédits proposées (1,1 milliard d’€) sont ainsi strictement équilibrées par des annulations d’un même montant. Le solde budgétaire associé à ce collectif s’établit à 51,5 milliards
d’€, en recul de 2 milliards par rapport à la prévision retenue dans la loi de finances rectificative pour le financement de l’économie et de 9,7 milliards d’€ par rapport à la loi de finances
initiale. La loi poursuit, par ailleurs, l’effort de clarification des relations financières entre l’Etat et les organismes de sécurité sociale prévoyant, en particulier, le remboursement de
dettes anciennement constituées (0,75 milliard d’€).
Sur le plan fiscal, le projet de loi comporte des dispositions organisées autour de cinq thèmes : le
soutien de l’économie (amélioration des dispositifs d’incitation à l’investissement locatif) et des entreprises (exonération de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements),
l’amélioration de la sécurité juridique des contribuables, la lutte contre la fraude fiscale, le développement durable, diverses mesures de simplification fiscale et douanière.
Les mesures fiscales du plan de relance y ont été intégrées.
Loi organique portant application de l'article 25 de la Constitution et loi relative à la commission
prévue à l'article 25 de la Constitution et à l'élection des députés,présenté par Michèle ALLIOT-MARIE et Alain MARLEIX
Ces deux lois sont les premières prises pour l’application de la révision constitutionnelle du 23 juillet
2008.
La loi organique détermine le nombre de députés, fixé à 577, et renvoie à la loi ordinaire le soin de fixer le
nombre de députés élus en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et dans les autres collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution. Elle
établit, en outre, le régime de remplacement temporaire d’un parlementaire nommé au gouvernement et les modalités de son retour au Parlement.
La loi ordinaire précise la composition et l’organisation de la commission indépendante, instituée par
l’article 25 de la Constitution et chargée de donner un avis public sur les projets de textes délimitant les circonscriptions pour l’élection des députés ou modifiant la répartition des sièges de
parlementaires. Elle autorise, en outre, le gouvernement à procéder à une nouvelle délimitation et à une nouvelle répartition des sièges de députés par voie d’ordonnances. Enfin, la loi rend
applicable à l’élection des députés représentant les Français établis hors de France, le mode de scrutin en vigueur pour l’ensemble des députés.
Loi pour l’amélioration et la simplification du droit de la chasse, adoptée à l’initiative de Ladislas
PONIATOWSKI, sénateur de l’Eure
La loi apporte des évolutions aux textes en vigueur (loi du 30 juillet 2003 relative à la chasse et loi du 23
février 2005 relative au développement des territoires ruraux) afin de faciliter l'exercice de la chasse et d'améliorer la gestion de la faune sauvage. Elle propose, en outre, de réduire le coût
du permis de chasse.
Les7 projets de loi et 5 propositions de loi en cours d’adoption
Projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, présenté par
Jean-Louis BORLOO (adopté en 1ère lecture par l’Assemblée nationale)
Faisant suite au « Grenelle de l’environnement », ce projet de loi énonce résolument plusieurs
principes dont la reconnaissance renforcée de l’urgence écologique, la nécessité d’une diminution de la consommation d’énergie, d’eau et des autres ressources naturelles, ainsi que la nécessité
de préserver les paysages. Les députés ont décidé d’institutionnaliser le comité de suivi du Grenelle de l’environnement et de renverser la charge de la preuve en matière d’infrastructures,
c’est-à-dire de renvoyer aux décideurs la responsabilité de démontrer qu’un choix alternatif, et plus favorable à l’environnement, serait impossible à un coût raisonnable.
Projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012, présenté par Christine
LAGARDE et Éric WOERTH (adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et par le Sénat)
Le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012 s’inscrit dans le nouveau
cadre de l’article 34 de la Constitution, issu de la réforme du 23 juillet 2008, qui prévoit désormais que « les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de
programmation [et] s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques ». Il permet de fixer, par un vote du Parlement, la stratégie nationale de finances publiques
et de déterminer l’évolution détaillée des dépenses de l’État sur trois ans (2009-2011) afin de donner aux gestionnaires la visibilité nécessaire à la conduite des réformes, engagées notamment
dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion, présenté par Christine BOUTIN
(adopté par le Sénat)
Ce projet de loi intervient au moment où la crise financière mondiale vient contracter le crédit et amplifier
les difficultés rencontrées dans le secteur du logement. Dans un contexte économique et budgétaire difficiles, le texte optimise résolument les moyens consacrés à la politique du logement et
mobilise l'ensemble des acteurs, notamment les organismes HLM et les collectivités territoriales.
Proposition de loi de Jean-Luc WARSMANN, député des Ardennes, Président de la Commission des lois de
l’Assemblée nationale, de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures (adoptée en 1ère lecture par l’Assemblée nationale)
Cette proposition de loi, élaborée grâce aux contributions des citoyens via le site Internet « Simplifions
la loi », et aux travaux menés au sein de la commission des lois de l’Assemblée nationale, comprend de très nombreuses mesures de simplification et de clarification du droit et d’allègement
des procédures regroupées autour de quatre axes : simplifications en faveur des citoyens et usagers des administrations, simplifications en faveur des entreprises et des professionnels ;
simplification des règles applicables aux collectivités territoriales et aux services publics ; clarifications en matière de droit pénal et de procédure pénale.
Projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet, présenté par Christine
ALBANEL (adopté par le Sénat)
Ce projet de loi vise à lutter contre le piratage en conciliant tout à la fois le respect du droit de propriété
et du droit moral des créateurs ainsi que la protection de la vie privée des internautes. Il prévoit la création d’une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur
Internet (HADOPI) chargée de prévenir et, le cas échéant, de sanctionner le piratage des œuvres. Les sanctions, exclusivement prises par des magistrats, seront graduées : envoi d’un message
électronique, envoi d’une lettre recommandée, puis, si le manquement persiste, suspension de l’abonnement Internet pour une durée de 3 mois à 1 an.
Projet de loi organique relatif à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions, Radio France
et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France et projet de loi modernisant le secteur public de la communication
audiovisuelle et relatif aux nouveaux services audiovisuels, présentés par Christine ALBANEL (adoptés par l’Assemblée nationale)
Ces deux textes visent à réformer l’audiovisuel public pour offrir aux téléspectateurs des programmes
différents répondant à de nouvelles missions et à un nouveau cahier des charges. Cet objectif, inventer la télévision de service public du XXIe siècle pour un plus grand pluralisme
télévisuel, se traduit par :
- la réorganisation de France Télévisions et la constitution d’un média numérique global,
- la nomination des présidents de France Télévisions, Radio-France et Radio France International (RFI) par
le Président de la République, non seulement après avis conforme du CSA, mais aussi avec l’application de la procédure de droit de veto des parlementaires issue de la réforme de la
Constitution du 23 juillet 2008,
- la suppression de la publicité entre 20 heures et 6 heures dès le 5 janvier 2009, puis la
suppression définitive à compter de l’extinction de la diffusion télévisuelle par voie hertzienne terrestre en mode analogique,
- la création de 2 taxes pour le financement du service public audiovisuel : l’une d’un minimum d’1,5
% des recettes issues des publicités diffusées par les chaînes privées, l’autre de 0,9 % sur les services fournis par les opérateurs de communications électroniques,
- une compensation financière de 450 millions d’euros pour France Télévisions.
Par ailleurs, le projet de loi ordinaire étend aux services de médias audiovisuels « à la demande »,
la réglementation applicable aux télévisions et habilite le gouvernement à prendre par ordonnance des dispositions nécessaires pour consolider et adapter les outils de la politique publique en
faveur de la création audiovisuelle et cinématographique.
Proposition de loi de Jean-Claude CARLE, sénateur de la Haute-Savoie, tendant à garantir la parité de
financement entre les écoles primaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence (adoptée en première
lecture par le Sénat)
La proposition de loi prévoit que les communes de résidence d'un élève sont tenues de contribuer au financement
de sa scolarité dans une école primaire privée sous contrat d'association située sur le territoire d'une autre commune dans les cas où elles auraient été soumises à la même obligation si cet
élève avait été scolarisé dans une école primaire publique de sa commune de résidence.
Projet de loi portant dispositions relatives à la gendarmerie nationale, présenté par Michèle ALLIOT-MARIE
(adopté par le Sénat)
Ce projet de loi prévoit le rattachement organique et opérationnel de la gendarmerie nationale au ministère de
l'intérieur (le rattachement budgétaire étant opéré par la loi de finances pour 2009) ainsi que la clarification de ses missions. L’objectif est, en plaçant les deux forces de sécurité intérieure
sous l'autorité du même ministre, de parvenir à une meilleure complémentarité des actions au profit de la sécurité intérieure.
Proposition de loi de Jacques DOMERGUE, député de l’Hérault, portant création d'une première année commune
aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants (adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale)
La proposition de loi applique les recommandations du rapport confié au Professeur Jean-François Bach,
secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, sur la réforme de la première année des études médicales. Afin de réduire le taux d’échec et d’améliorer les possibilités de réorientation, la
proposition de loi prévoit le rapprochement des quatre filières de médecine, d’odontologie, de sage-femme et de pharmacie au sein d’une première année commune et instaure des
« passerelles » permettant aux étudiants d’autres filières de rejoindre directement la deuxième année d’études de médecine.
Proposition de loi de Marcel-Pierre CLEACH, sénateur de la Sarthe, tendant à allonger le délai de
prescription de l’action publique pour les diffamations, injures ou provocations commises par l’intermédiaire d’Internet (adoptée en première lecture par le Sénat)
Cette proposition de loi vise à allonger de 3 mois à 1 an, le délai de prescription de l'action publique pour
les diffamations, injures et provocations commises sur Internet, pour mieux protéger les victime de ces actes.
Proposition de loi de Richard MALLIE, député des Bouches-du-Rhône, visant à définir les dérogations au repos
dominical dans les grandes agglomérations, les zones touristiques et les commerces alimentaires (en cours d’examen par l’Assemblée nationale)
J'ai été reçu, ce 15 décembre, par le Président de la République, avec un petit groupe de parlementaires
qui avaient cosigné une tribune publiée dans les journaux "Le Figaro" et "Le Monde", pour défendre le maintien du principe du repos dominical.
Le tour de table était notamment composé de François Fillon, Premier Ministre, Xavier Bertrand, Ministre du
Travail et Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale.
J'ai ainsi représenté à l'Elysée, la sensibilité alsacienne sur cette question délicate.
Au terme d'une heure de discussion et d'échanges, il a été convenu d'aménager le régime de dérogation au
repos dominical pour :
- les agglomérations frontalières (de plus d'un million d'habitants) de pays autorisant l'ouverture
dominicale (en pratique il s'agit de la zone de frontière avec la Belgique), afin de juguler l'évasion commerciale,
- les zones touristiques majeures (la France est la première destination touristique du
monde),
- les zones dans lesquelles est constaté un usage constant.
Par ailleurs, la possibilité d'ouverture dominicale des commerces est étendue de 5 à un maximum de 10 jours
(sur autorisation du Maire après une procédure préalable de consultation des acteurs locaux). Je défendrai en séance un maximum de 8 jours.
Le régime local d'Alsace-Moselle n'est évidemment pas remis en cause (le droit local permet l’ouverture des
commerces jusqu’à 4 dimanches avant Noël).
Cette réunion a permis de déboucher sur une avancée substantielle, car l'idée de généralisation du travail
dominical n'est plus d'actualité. Ces aménagements permettent une adaptation à certaines circonstances locales, sans remettre en cause le principe du repos dominical.
Alors que la délinquance générale diminue fortement et que la délinquance de proximité est également en recul, le phénomène des escroqueries est en recrudescence.
La multiplication des échanges économiques a rendu les transactions plus nombreuses et potentiellement plus
risquées. Le développement d’Internet a multiplié les possibilités d’escroqueries. Entre janvier et novembre 2008, 194 812 faits d’escroqueries et d’abus de confiance ont ainsi été
constatés, soit une augmentation deprès de 20% par rapport à 2007 (33 363 faits supplémentaires). Les faits d’escroqueries et d’abus de confiance représentant aujourd’hui
6 % de la délinquance générale. Le taux d'élucidation pour ces faits n'est pourtant que de 35 %.
C’est la raison pour laquelle Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des
Collectivités territoriales a présenté mardi 6 janvier 2009 un plan national de lutte contre les escroqueries. Ce plan a pour objectif de renforcer la prévention et la détection de
toutes les formes d'escroquerie, mais aussi de moderniser nos instruments afin d’anticiper les escroqueries possibles.
-Renforcement des moyens
de prévention
Des référents sûreté existent d’ores et déjà dans les brigades de gendarmerie et les commissariats de police.
Ils mènent régulièrement des actions de prévention sur le terrain.
Afin de s'adresser au plus grand nombre, Michèle ALLIOT-MARIE a toutefois souhaité le lancement d’une campagne
d'information de grande envergure.
Une plaquette, jointe en document PDF dans ce mail, sera disponible dans les services de l'Etat ouverts
au public et téléchargeable sur Internet. Elle a pour but d’informer le citoyen sur les
différents types d'escroqueries et de fournir conseils et règles de vigilance à l'intention de chacun.
Parallèlement, un numéro de téléphone (08 11 02 02 17) a été mis en place afin de permettre à toute
personne suspectant une escroquerie d'obtenir des informations et des conseils concrets, ainsi que des renseignements sur les démarches à suivre.
La plateforme téléphonique est joignable au prix d'un appel local et fonctionne actuellement du lundi au
vendredi.
Modernisation des outils de lutte contre les escroqueries
Création d’une plate-forme nationale de signalement
Une plate-forme nationale de signalement des sites et contenus illicites
sur Internet est opérationnelle depuis cette semaine (www.internet-signalement.gouv.fr).
Le signalement automatique n'était jusqu’à ce jour possible que pour les sites à caractère pédopornographiques. Les internautes pourront désormais signaler des mails ou des sites qui
ressemblent à une tentative d’escroquerie.
Le traitement de ces signalements se fait en temps réel. La police transmet ensuite à la
justice lorsque les faits sont caractérisés.
-Création d’un groupe
dédié aux escroqueries sur Internet
Michèle ALLIOT-MARIE a souhaité la création d’un groupe dédié aux escroqueries sur Internet au sein de l'Office
Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC) de la Police Judiciaire.
Ce groupe permet de centraliser les informations relatives aux escroqueries sur Internet et de faciliter les
recoupements entre différentes affaires traitées sur l’ensemble du territoire national.
Le traitement national des cas d'escroqueries pourra se poursuivre par des saisines bilatérales lorsque
celles-ci sont hébergées hors de nos frontières.
-Mise en place d’une
plateforme européenne de signalement en 2009
Michèle ALLIOT-MARIE a obtenu lors de la Présidence Française de
l’Union européenne la mise en place courant 2009 d'une plateforme européenne de signalement des infractions relevées sur Internet.
Avec un financement de la Commission européenne, hébergée par Europol, cette plateforme sera mise en place et
fonctionnera à partir de dispositifs de signalement nationaux.
Ci-joint, le fichier Excel réalisé par Monsieur Raymond Gantz, qui reprend les différentes composantes de la population légale de la première circonscription et de la communauté d'agglomération
de Colmar.
J'ai également diffusé aux maires de ma circonscription ce courriel de précision.
Madame le Maire, Monsieur le Maire,
Vous avez peut-être été surpris par le chiffre de la population légale de votre commune, qui vient d'être
communiqué par l'INSEE, en baisse si vous avez réalisé un recensement complémentaire depuis 2006.
La loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, fixe comme premier objectif du recensement de
la population, la publication tous les ans des chiffres des populations légales.
Les données relatives à votre commune peuvent être consultées sur le site de l'INSEE (cliquez sur le lien).
A partir de la fin 2008, les populations légales de chaque commune, qui prennent effet au 1er janvier
2009, sont calculées par référence à l'année du milieu du cycle 2004-2008, c'est-à-dire l'année 2006. Les populations qui prendront effet au 1er janvier 2010 feront référence à l'année du milieu
du cycle 2005-2009, soit à l'année 2007. Et ainsi de suite, en décalant d'un an chaque année.
Dans un souci d'égalité de traitement, les communes qui ont bénéficié
d'un recensement complémentaire postérieur au 1er janvier 2006, reviendront de fait à la valeur de référence de leur population au 1er janvier 2006.
Pour les communes qui ont fait l'objet d'un recensement en 2007 ou 2008, les résultats de ces recensements
ne seront respectivement applicables qu'en 2010 ou 2011.
La perte de population sera progressivement résorbée, puisque l'actualisation de la population sera
désormais annuelle.
Ces nouvelles modalités de calcul auront évidemment une incidence sur la DGF des communes concernées par un
recensement complémentaire. Je vous invite à prendre connaissance de la réponse ministérielle à une question écrite d'un parlementaire, relative à cette problématique.
Chiffre de population retenu pour le calcul de la DGF 2009 des communes
13 ème législature
Question écrite n° 05375 de M. Bertrand Auban(Haute-Garonne - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 21/08/2008 - page 1611
M. Bertrand Auban attire l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur une importante et grave incertitude concernant les chiffres de population pris en compte pour le calcul de la DGF 2009 des communes.
En Haute-Garonne la commune de Villeneuve-de-Rivière a effectué un recensement complémentaire fin
2006 publié au Journal officiel, donnant le chiffre de 1723 habitants (population DGF), chiffre pris en compte pour le calcul de la DGF (Dotation globale de fonctionnement) en 2007 et
en 2008, chiffre également retenu en partie pour les élections municipales de 2008 et aboutissant à une augmentation du nombre de conseillers municipaux.
Or, il est prévu pour le calcul de la DGF 2009 de se baser sur les chiffres du recensement général de
début 2006 qui, pour le cas de Villeneuve-de-Rivière, donne un résultat de 1556 habitants (population DGF), la commune ayant précisément fait effectuer le recensement complémentaire de
fin 2006 car nombre de nouveaux habitants s'étaient installés dans le courant 2006.
De nombreuses autres communes de Haute-Garonne se trouvent dans la même situation. Si le calcul de la
DGF 2009 reste basé sur le recensement général de début 2006, ces communes auront une baisse importante de DGF par rapport à 2007 et 2008.
C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser si l'administration a prévu pour ces
communes de tenir compte du recensement complémentaire intervenu fin 2006 et publié au Journal Officiel et, dans la négative, de lui dire quelles garanties de compensation financière le
gouvernement entend prendre pour ne pas pénaliser des communes dont l'augmentation de population est avérée par un recensement officiel antérieur au recensement général et publié au
Journal officiel.
Réponse du Ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales publiée dans le JO Sénat du 30/10/2008 - page 2184
L'ensemble des dotations composant la dotation globale de fonctionnement (DGF) prennent en compte,
pour leur répartition, le critère de population. Ainsi, les variations de population intégrées au titre de la dotation forfaitaire, comme des autres dotations de l'État, sont celles qui
sont constatées à l'issue d'un recensement général ou d'un recensement complémentaire conformément à l'article L. 2334-2 du CGCT. La loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la
démocratie de proximité prévoit toutefois que pour l'avenir, c'est-à-dire à compter de 2009, un dispositif de recensement de la population rénové permettra d'actualiser tous les ans la
population à prendre en compte dans le calcul des dotations de l'État. Cette procédure rénovée de recensement reposera, pour les communes de plus de 10 000 habitants, sur un recensement
par sondage sur un répertoire d'immeubles localisés, et pour les communes de moins de 10 000 habitants, sur une enquête exhaustive, à raison d'un cinquième des communes chaque année.
Cette méthode permettra ainsi de fournir chaque année, dès la fin du premier cycle de collecte, une population légale actualisée, ainsi qu'une description statistique du territoire. Les
populations légales issues des nouvelles procédures de recensement ne seront toutefois authentifiées, en vertu de l'article 156 de la loi de démocratie de proximité, qu'à partir de la
fin du premier cycle quinquennal d'enquêtes, soit à partir de fin 2008, pour être applicables à partir de 2009. Dans un souci d'égalité de traitement, les communes qui ont bénéficié
d'un recensement complémentaire de confirmation, postérieur au 1er janvier 2006 reviendront de fait, pour la répartition des dotations 2009, à la valeur de référence de leur population
au 1er janvier 2006. Ainsi les communes qui ont fait l'objet d'un recensement dans le cadre de l'article 156 de la loi de démocratie et de proximité en 2004 et 2005 verront leur chiffre
de population authentifié en 2009, établi à partir d'une extrapolation des résultats de recensement arrêtés en 2004 et 2005. Pour les communes qui ont fait l'objet d'un recensement dans
ce cadre en 2006, le décret d'authentification de leur population ne sera applicable qu'à compter de 2009. Enfin pour les communes qui auront fait l'objet d'un recensement en 2007 ou
2008, les résultats de ces recensements ne leur seront respectivement applicables qu'en 2010 ou 2011 ; les données applicables au 1er janvier 2009 seront calculées par rétropolation des
résultats établis par l'INSEE pour ces communes en 2007 ou 2008. La perte de population qui pourrait être occasionnée sera toutefois vite résorbée puisque l'actualisation de la
population sera désormais annuelle. Comptetenu de ces éléments et en vertu du principe d'égalité entre communes, le comité des finances locales, qui suit attentivement ce dossier, n'a
d'ailleurs pas trouvé opportun d'envisager la mise en place d'un mécanisme spécifique de garantie à l'intention des communes qui ont réalisé des recensements complémentaires de
confirmation, postérieurs à la date du 1er janvier 2006. Le comité des finances locales a en effet estimé que ces communes avaient déjà bénéficié d'un certain avantage financier en
procédant à un recensement complémentaire entre 1999 et 2007, alors même que les communes qui avaient vu leur population progresser de moins de 15 % sur la période n'avaient pu réaliser
ce recensement complémentaire.
Simone Morgenthaler et Hubert Maetz ont remis à Eric Straumann, ce samedi 20 décembre 2008, dans les cuisines
de l'hostellerie du Rosenmeer à Rosheim, les pétitions (manuscrites et électroniques) demandant le rétablissement de cette émission dans la grille de programmes de France 3 Alsace. Le député
transmettra ces documents à la ministre Christine Albanel.
QE de M. Straumann Éric ( Union pour un Mouvement Populaire - Haut-Rhin )
Ministère interrogé
Culture et communication
Ministère attributaire
Culture et communication
Question publiée au JO le : 18/11/2008 page : 9869
Rubrique
audiovisuel et communication
Tête d'analyse
France 3
Analyse
programmes régionaux - maintien
Texte de la QUESTION
M. Éric Straumann attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la
suppression de l'émission culinaire « Sür un siess » (salé-sucré) diffusée depuis plus de 13 ans (471 diffusions) par France 3 Alsace. Ce programme était un des plus populaires de la
télévision régionale. Cette émission, qui permettait, par ailleurs, de faire le portrait d'un invité, était parfois qualifiée de « miracle alsacien » car elle attirait même des
non-dialectophones. Cette décision prise unilatéralement par la direction de France 3 Alsace suscite un fort mécontentement parmi le public et mérite donc une explication. Aussi il lui
demande les éléments qu'elle pourrait lui fournir à ce sujet.
Eric STRAUMANN et Marc LEFUR à la sortie de l'Elysée
J'ai été reçu, ce 15 décembre, par le Président de la République, avec un petit groupe de parlementaires qui
avaient co-signé une tribune publiée dans les journaux "Le Figaro" et "Le Monde", pour défendre le maintien du principe du repos dominical.
Le tour de table était notamment composé de François Fillon, Premier Ministre, Xavier Bertrand, Ministre du
Travail et Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale.
J'ai ainsi représenté à l'Elysée, la sensibilité alsacienne sur cette question délicate.
Au terme d'une heure de discussion et d'échanges, il a été convenu d'aménager le régime de dérogation au
repos dominical pour :
- les agglomérations frontalières (de plus d'un million d'habitants) de pays autorisant l'ouverture
dominicale (en pratique il s'agit de la zone de frontière avec la Belgique), afin de juguler l'évasion commerciale,
- les zones touristiques majeures (la France est la première destination touristique du
monde),
- les zones dans lesquelles est constaté un usage constant.
Par ailleurs, la possibilité d'ouverture dominicale des commerces est étendue de 5 à un maximum de 10 jours
(sur autorisation du Maire après une procédure préalable de consultation des acteurs locaux).
Le régime local d'Alsace-Moselle n'est évidemment pas remis en cause (le droit local permet l’ouverture des
commerces jusqu’à 4 dimanches avant Noël).
Cette réunion a permis de déboucher sur une avancée substantielle, car l'idée de
généralisation du travail dominical n'est plus d'actualité. Ces aménagements permettent une adaptation à certaines circonstances locales, sans remettre en cause le principe du repos
dominical.
Plan de
relance : investissements des collectivités territoriales
M. le président : La parole est à M. Éric Straumann, pour le groupe de l’Union pour un
mouvement populaire.
M. Eric Straumann :Ma question s'adresse à M. Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance économique. (Exclamations sur les bancs des
groupes SRC et GDR.)
Premier investisseur public, les collectivités locales réalisent près de 70 % de l'investissement public
et dépensent environ 57 milliards d’euros. (« Eh oui ! »sur les bancs du groupe SRC.) L'impact de leurs investissements sur la dynamique économique nationale est
indéniable, particulièrement en termes d'activité et d'emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Ce secteur emploie plus de 1,7 million d'hommes et de femmes qui contribuent
à l'équipement de notre pays ainsi qu’à l'amélioration du cadre de vie des Français.
Les investissements sont estimés à 35 milliards d'euros pour les communes, 13 milliards d'euros pour
les départements et 9 milliards d'euros pour les régions. Les collectivités locales doivent répondre à des besoins importants en matière de transports publics urbains, de développement des
nouvelles technologies, de mise aux normes et d'environnement. Sans elles, l'investissement public s'effondrerait des trois quarts.
Je connais bien nos collectivités. Elles ont dans leurs cartons des projets qui peuvent se réaliser rapidement,
dans la mesure où certains obstacles techniques et financiers sont levés.
Nous traversons une crise structurelle sans précédent. L'investissement public local permet d'apporter une
réponse rapide et vigoureuse pour soutenir notre économie.
Monsieur le ministre, comment envisagez-vous de soutenir et de libérer cette volonté d'investissement des
collectivités locales, qui sont des acteurs fondamentaux de notre économie ? (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP et sur plusieurs bancs des groupes SRC et
GDR.)
M. le président. La parole est à M. Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du
plan de relance. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
M. Patrick Devedjian,ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance. Vous avez
tout à fait raison, monsieur le député (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR), les collectivités territoriales sont des acteurs fondamentaux de la relance économique et les
chiffres que vous avez mentionnés sont exacts. (Mêmes mouvements.) Plus de 70 % de l’investissement public est le fait des collectivités territoriales. C’est la raison pour laquelle
le Premier ministre a, ce matin, réuni tous les préfets à l’hôtel Matignon pour leur donner des instructions extrêmement précises, afin qu’ils puissent activer tous les projets qui sont dans les
cartons des collectivités locales, lesquelles, comme vous l’avez souligné, ne demandent qu’à les faire démarrer. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de mesures sont prises au plan
financier, la première et la plus importante étant le remboursement par anticipation du fonds de compensation de la TVA, à hauteur de 2,5 milliards d’euros, ce qui est pour le moins
substantiel !
Les contrats de plan État-régions, notamment dans le domaine routier, seront par ailleurs activés. En outre,
pour lever un certain nombre d’obstacles administratifs qui freinent la réalisation des projets, le Parlement sera très prochainement saisi d’un ensemble de mesures de simplification qui
permettront de lancer les projets beaucoup plus tôt. Le but du Gouvernement est de faire en sorte que les trois quarts de l’investissement prévu dans le plan de relance démarrent dès 2009 !
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP).
En sa qualité de député, Eric Straumann a participé, ce 5 décembre 2008, à la commission départementale de suivi du financement de l'économie. Le préfet a pu décliner le dispositif national mis
en place par la loi de finances rectificative du 16 octobre 2008, au niveau du département du Haut-Rhin et connaître l'opinion des différents acteurs de terrain.
Rappelons que le Médiateur départemental du Crédit a été mis en place au niveau de la Banque de France.
Il peut être joint au 03 89 66 95 15. En ce qui concerne les difficultés de règlement des dettes fiscales et sociales, on peut contacter le 03 89 24 61 59 (secrétariat de la commission des
chefs des services financiers). Les chefs d'entreprises en difficultés peuvent également contacter le numéro azur 0 810 00 12 10 ou le sitewww.mediateurducredit.fr
La première partie du concert Jazz Cool..., donné samedi soir à l'Espace Ried Brun par l'Orchestre Harmonie des
élèves (OHE) et le Muntza's Jazz Big Band, allait se terminer lorsque l'oeuvre musicale la plus appréciée de Serge Obrecht, directeur, "Star Dust", a empli la salle, à la grande surprise de ce
dernier. Le commandant-président, Serge Bass, annonçait quant à lui : "cela fait justement dix ans que notre Directeur ou Capitaine a pris la barre de notre navire", avant de souligner : "Serge,
cela valait bien une petite surprise ! ".
Il a présenté ensuite une partie de son cursus musical, rappelant que Serge Obrecht a débuté au Conservatoire
de Colmar de 1969 à 1978, avant d'intégrer l'Harmonie de Muntzenheim en 1997. De 1994 à 1987, il a joué avec l'orchestre Claude Benny et est devenu, en 1988, le directeur de l'Orphéon
deDurrenentzen et a joué de 1990 à 1993 au Big Band de Bischheim. En prenant la direction de
l'Harmonie, en 1998, Serge a crée le WEB (Wednesday Evening Band) l'année suivante, puis, la première fête de lamusique celle d'après. Créateur des Olympiades du Ried Brun en 2004, il a continué dans cette voix. Initiation au jazz, le jazz autour du WEB et le jeu de
l'oie musicale ont été portés sur les fonds baptismaux, les années suivantes.
Le Président a aussi appelé son épouse Brigitte, également musicienne émérite, pour "la remercier de son
indulgence pendant l'absence de son mari" en lui remettant un grand bouquet de fleurs. La grande famille de la musique et les élus ont ensuite entouré Serge Obrecht, qui s'est vu agrafer la
médaille de la vie associative pour son dévouement pour la cause musicale, par le Député et conseiller général Éric Straumann, et remettre le diplôme par le président de la Communauté de communes
du Pays du Ried Brun, Bernard Gerber, sous une belle ovation des mélomanes.
Jean-Marie Bockel, Maire de Mulhouse, et Arlette Grosskost se sont réconciliés jeudi soir au cours d'une rencontre entre les élus alsaciens. La député UMP du Haut-Rhin a
toujours eu du mal à accepter le changement de camp de l'ancien socialiste. Ils ont décidé de travailler ensemble sur les grands chantiers qui attendent l'Alsace. La poignée de main fut beaucoup
commentée.
C'est à l'hôtel des Invalides de Paris, jeudi 26 novembre, que Jean-Marie Bockel et Arlette Grosskost ont officialisé la fin de leurs
hostilités, lors d'une cérémonie offerte par le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et maire (ex-PS) de Mulhouse, aux élus alsaciens, en marge du congrès de l'Association des maires de
France. "Nous sommes dans l'obligation de nous parler pour le bien de Mulhouse et de la région, a justifié la députée UMP. Il ne s'agit ni d'une alliance ni d'une allégeance, mais d'une paix
concertée."
Distribution sous la neige, hier matin à Holtzwihr
166 arbres fruitiers ont été distribués hier matin à Holtzwihr, majoritairement à des particuliers du canton
d'Andolsheim.
C'est sous les premiers flocons de neige que s'est déroulée, hier matin, la distribution des 166 arbres
destinés au canton d'Andolsheim dans le cadre de l'opération "5 000 arbres fruitiers hautes tiges pour la Sainte-Catherine", organisée par le Conseil Général du Haut-Rhin, en partenariat avec la
Fédération des producteurs de fruits du Haut-Rhin, dans la cour de la Mairie d'Holtzwihr.
En présence du Député et conseiller général Éric STRAUMANN et du Maire Bernard GERBER, des bénévoles de la
Société d'arboriculture du Ried brun et environs, présidée par Rémy RITZENTHALER, ont remis des cerisiers et autres poiriers, tout comme au point du Conseil Général à Colmar. 158 sont allés vers
les particuliers, 6 aux écoles et 2 aux agriculteurs alors que le Conseil Général plantera prochainement 500 autres arbres et arbustes, dans le cadre d'opérations de renaturation.
Je viens de co-signer, avec mon collègue Marc Le Fur et
d'autres députés UMP et du Nouveau Centre, ce texte relatif au travail dominical. J'estime que la législation actuelle répond aux besoins des français, même si des aménagements peuvent être
envisagés dans des secteurs hautement touristiques.
Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi
compliqué d’organiser ses week-ends demain s’il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l’ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur
revendication ?
Trois questions doivent être posées à ce sujet.
Quel intérêt économique ?
On dit qu’ « ouvrir les magasins le dimanche, c’est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs
études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l’acte d’achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30 % de leur
activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end. D’autres études montrent qu’à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera
trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos
centre-bourgs en milieu rural.
La logique économique veut qu’on n’effectue pas d’achats supplémentaires sans pouvoir d’achat en hausse. La
hausse du pouvoir d’achat ne se décrète pas par l’ouverture des magasins le dimanche. A l’instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l’ouverture des magasins le dimanche
risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.
Quel impact sur notre société ?
« Ouvrir les magasins le dimanche, c’est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de
consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté
individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d’acheter le dimanche, qu’ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L’argument
est cocasse car, le travail le dimanche, c’est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement. Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que
les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu’en sera-t-il des services bancaires indispensables à l’activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le
dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de
Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle. Qu’en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives,
associatives, familiales… ? N’est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de
sens ? Le travail le dimanche, c’est une menace pour les familles. C’est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments
indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?
Quel sens donner à une telle revendication ?
C’est en effet là qu’est la vraie question. L’homme contemporain est-il uniquement un « individu
consommateur » ou est-il encore l’animal social que définissait Aristote ? S’il n’est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si
l’homme se construit par les relations qu’il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les
autres peuvent être facilitées et gratuites.
La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des
manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits,
sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.
« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n’y a aucune obligation mais
une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l’ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement
frappé par la concurrence d’une possibilité de consommer qui n’aura plus de limite.
Aujourd’hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu’hier. Or, la première et la plus vraie des
solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle
fois.
Message du 16 décembre 2008
Eric STRAUMANN et Marc LEFUR à la sortie
de l'Elysée
J'ai été reçu, ce 15 décembre, par le Président de la République, avec un petit groupe de parlementaires qui avaient
co-signé une tribune publiée dans les journaux "Le Figaro" et "Le Monde", pour défendre le maintien du principe du repos dominical.
Le tour de table était notamment composé de François Fillon, Premier Ministre, Xavier Bertrand, Ministre du
Travail et Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale.
J'ai ainsi représenté à l'Elysée, la sensibilité alsacienne sur cette question
délicate.
Au terme d'une heure de discussion et d'échanges, il a été convenu d'aménager le régime de dérogation au repos dominical pour :
- les agglomérations frontalières (de plus d'un million d'habitants) de pays autorisant l'ouverture
dominicale (en pratique il s'agit de la zone de frontière avec la Belgique), afin de juguler l'évasion commerciale,
- les zones touristiques majeures (la France est la première destination touristique du
monde),
- les zones dans lesquelles est constaté un usage constant.
Par ailleurs, la possibilité d'ouverture dominicale des commerces est étendue de 5 à un maximum de 10 jours
(sur autorisation du Maire après une procédure préalable de consultation des acteurs locaux).
Le régime local d'Alsace-Moselle n'est évidemment pas remis en cause (le droit local permet l’ouverture des commerces jusqu’à 4 dimanches avant Noël).
Cette réunion a permis de déboucher sur une avancée substantielle, car l'idée de généralisation du travail dominical n'est plus d'actualité. Ces aménagements permettent une adaptation à
certaines circonstances locales, sans remettre en cause le principe du repos dominical.