Dossiers nationaux

Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 11:18

berlinvalsstraumann17012011.JPGDans le cadre de la mission d'information sur le droit de la nationalité en France, Manuel Valls, député SRC et Eric Straumann, député UMP, se sont rendus à Berlin ce 17 janvier afin de découvrir la législation allemande en la matière. 

 

La délégation française a rencontré le Dr Ole SCHRODER, secrétaire d'Etat fédéral à l'Intérieur (photo ci-jointe) ainsi qu'Heinz BUSCHKOWSKY, Maire de Neukölln (qui est en fait un quartier du centre de Berlin), très en pointe sur la question de l'intégration des étrangers, à travers des mesures éducatives.

 

Les entretiens se sont achevés avec les députés du Bundestag, membres de la commission des affaires intérieures. Ce déplacement, organisé par Bernard DE MONTFERRAND, ambassadeur de France en Allemagne, a permis aux deux députés français d'appréhender les aspects réglementaires et les procédures de naturalisation applicables en Allemagne, dans un contexte politique agité par le livre de Thilo Sarrazin, membre du SPD qui vient de diffuser un ouvrage intitulé "Deutschland schafft sich ab" (l'Allemagne se détruit) qui a été vendu à plus de 1,2 millions d'exemplaires.

 

L'utilité des cours d'intégration (cours de langue allemande et d'initiation aux éléments fondamentaux de l'histoire du droit allemand) a également été évoquée.

 

Le paradoxe entre le besoin d'immigration du point de vue économique et son rejet croissant dans certaines couches de la société a été mis en évidence. Au regard des besoins de main-d'œuvre qualifiée, avec la reprise économique, on peut constater une pénurie dans certains métiers. Un système de quotas d'immigration est envisagé par le législateur allemand.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 07:31

ericstriabuneIM6C4979.JPGAvec 33 semaines d'activité en 2010, Eric Straumann se place dans le peloton des 150 députés plus actifs à l'Assemblée (86ème sur 577). Sur 167 amendements signés, 35 ont été adoptés, soit un chiffre supérieur à 20 %, ce qui traduit la pertinence de ses analyses. Il se classe aussi parmi les 150 premiers députés ayant posé le plus de questions écrites (au total plus de 271 depuis le début de la législature).

 

Vous trouverez ci-bas un exemple de question écrite. Vous pouvez consulter les autres questions sur le site de l'Assemblée en cliquant sur ce lien.

 

Texte de la question

M. Éric Straumann attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur le récent échec du projet de mise en place d'une cantine bio dans les trois structures périscolaires gérées sur le périmètre de la communauté de communes du Ried Brun (secteur de Muntzenheim, Haut-Rhin). Cet échec repose la question de la viabilité d'un tel système. Les élus du Ried Brun avaient pris l'engagement de mettre en place un système de cantine bio pour les 200 enfants qui fréquentent le périscolaire de l'association "Jeunesse du Ried Brun". Le principal argument mis en avant était la présence de fournisseurs (agriculteurs bio) sur le territoire, soit une filière courte valorisable. Un restaurateur de Bischwihr avait été contacté et s'était déclaré partant pour utiliser sa cuisine au profit de la restauration bio à midi. Élus et restaurateurs ont donc lancé les démarches pour obtenir un agrément sanitaire. Mais le projet a tourné court pour une question de normes européennes : un restaurant ne peut pas livrer plus de 30 % de son volume en service traiteur. Celui de Bischwihr ne rentrait pas dans ce cadre. Pourtant, dans le Haut-Rhin, il existe plusieurs cantines scolaires bio qui semblent fonctionner, à Ungersheim par exemple, où 50 repas bio sont fournis quotidiennement par un traiteur de Soultz, pour le double du prix d'un repas non bio. La mairie d'Ungersheim règle la différence. Quant à ce traiteur, qui fait du plat cuisiné bio depuis 20 ans, il n'a pas encore assez de recul pour savoir si cette activité (une centaine de repas depuis la rentrée scolaire) sera viable. Beaucoup de questions se posent en effet, comme celle de disposer d'équipements spécifiques, puisqu'il est compliqué de préparer ensemble des plats bio et non bio, de l'approvisionnement, qui ne suit pas toujours, ainsi que de la distribution, sans parler des questions financières qui rendent le bio onéreux car, notamment, confronté à une forte surenchère actuellement, voire une flambée des prix entretenue par une demande en forte hausse. Le bio n'est donc pas à la portée de tout le monde (et reste de toute façon limité en raison d'une offre relativement faible). Alors que toutes les communes devraient répondre à un objectif de 20 % de nourriture bio servie dans la restauration d'ici 2012, d'après le Grenelle de l'environnement, il lui demande les mesures qui pourraient être prises pour favoriser ce type de restauration scolaire.

Texte de la réponse

Suite au Grenelle de l'environnement, la circulaire du 2 mai 2008 portant sur l'introduction de produits bio dans la restauration collective, puis la circulaire « État exemplaire » du 3 décembre 2008, ainsi que la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement fixent la cible à 20 % de produits bio en 2012 (valeur des achats bio/valeur du total des achats alimentaires), pour les restaurants dépendant des ministères. Le développement du recours aux produits bio par les services de restauration collective de l'État entre dans la politique de l'État exemplaire et a notamment pour objectif de participer au développement du recours aux produits bio dans l'ensemble de la restauration collective, publique ou privée (dans ce cas sur la base de l'exemplarité de l'État). Pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement, le ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement (MEDDTL) a d'ores et déjà participé à la mise en place de différentes actions : des formations sur le thème « intégration des denrées issues de l'agriculture biologique dans l'offre alimentaire des restaurants administratifs et inter-administratifs » ont été mises en place par l'Institut de formation de l'environnement (FORE) ; plusieurs sessions sont organisées chaque année. Ces formations traitent à la fois des enjeux de l'introduction de produits bio dans la restauration collective, du développement de la connaissance de l'offre, et en particulier de l'offre locale, ou des leviers de réussite dans la formulation d'un marché public. Bien que ces formations visent avant tout les fonctionnaires d'État, elles sont aussi partagées avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) qui est donc en mesure de répondre à des demandes émanant des collectivités territoriales ; l'État soutient les actions de l'Agence bio, dont les travaux participent à la structuration des filières bio afin de mettre en cohérence l'offre et la demande. L'Agence bio promeut régulièrement le bio et met du matériel de communication à disposition sur son site Internet http ://www.agencebio.org. Les agents de la restauration collective peuvent y trouver des outils qui pourront les aider concrètement à développer l'offre bio dans leur restaurant, notamment un guide d'introduction des produits bio en restauration ou l'annuaire officiel des professionnels notifiés en agriculture biologique. S'agissant de difficultés à s'approvisionner en produits bio du fait de la disponibilité réduite, le développement de l'offre bio fait partie des cibles du Grenelle de l'environnement, avec un objectif de 6 % de la surface agricole utile en agriculture biologique en 2012 et 20 % en 2020. Des crédits communautaires et nationaux permettent de soutenir cette croissance et la dynamique de progression des surfaces en bio est fortement marquée en 2009 et 2010. Il convient enfin de noter que le programme national pour l'alimentation a été lancé par le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire le 28 septembre 2010. Les services des directions régionales de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt (DRAAF) sont en charge d'accompagner le développement de ce plan. Chaque DRAAF comprend désormais un service régional de l'alimentation (SRAL) chargé de la mise en oeuvre du programme au niveau local, au service des administrations publiques et des collectivités territoriales, sur les questions d'alimentation. L'ensemble de ces outils et réseaux peut être utilisé par les acteurs qui souhaitent développer l'offre bio en restauration collective. La collectivité territoriale ou l'association peuvent les mobiliser pour établir les appels d'offres favorisant le recours au bio, identifier les fournisseurs de produits bio, adapter le travail en cuisine aux produits bio, etc. La mise en oeuvre de ces différents avis permettra aux collectivités de faire appel aux prestataires professionnels répondant le mieux à leur cahier des charges, dans le respect de la réglementation nationale et communautaire.
Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:44

L5102189882_e7e71e49bb.jpge 11 février dernier, le Sénat a adopté une proposition de loi du sénateur Christian CAMBON (Val-de-Marne) relative à la solidarité des communes dans le domaine de l'alimentation en eau et de l'assainissement des particuliers.

 

Ce texte permet aux collectivités territoriales et aux entreprises gestionnaires des services d’eau de contribuer au paiement des factures d’eau des personnes démunies via le Fonds de Solidarité Logement (FSL). Le FSL pourra ainsi recevoir une subvention, limitée à 0,5 % du montant des redevances d’eau. Par ailleurs, l’intervention du Maire dans la procédure est renforcée.

 

La proposition de loi est examinée en première lecture à l’Assemblée nationale le 24 novembre en Commission des Lois et le 30 novembre en séance publique.

 

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I. Les aides existantes pour le paiement des factures d’eau

 

  • Un droit d’accès à l’eau pour tous

L’article 1er de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 consacre un « droit d'accès à l'eau potable pour chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, dans des conditions économiquement acceptables par tous ». Ce droit à l’eau pour tous a été codifié à l'article L. 210-1 du Code de l'environnement.

 

Dès lors, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les ménages ne devraient pas consacrer plus de 3 % de leurs revenus au service d'eau et d'assainissement, car au delà l’accès à l’eau devient inabordable.

 

L'article L. 115-3 du Code de l'action sociale et des familles prévoit que toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières du fait d'une situation de précarité a droit à une aide de la collectivité pour accéder ou préserver son accès à une fourniture d'eau.

 

  •  Les prérogatives de la commune

 

Selon l’article L. 2224-12-4 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), le prix de l’eau est composé : 

  • d’une partie fixe correspondant à une redevance d'abonnement au service. Cette partie est plafonnée afin de favoriser l'accès à l'eau. Un arrêté du 6 août 2007 définit les modalités de calcul du plafond
     
  • d’une partie variable dépendant du volume d'eau consommé.

Cet article prévoit la possibilité pour le conseil municipal ou l'assemblée délibérante du groupement de collectivités territoriales de moduler les tarifs du service public de l'eau selon les saisons, « dans les communes où l'équilibre entre la ressource et la consommation d'eau est menacé ». 

Depuis la LEMA, il est également possible, à compter du 1er janvier 2010, pour les communes ou leurs groupements d'instaurer une tarification progressive du prix de l'eau. Ainsi, sous réserve des règles de plafonnement du montant de la part fixe, le montant de la facture d'eau calculé en fonction du volume réellement consommé peut être établi soit sur la base d'un tarif uniforme au mètre cube, soit sur la base d'un tarif progressif. 

 

  • L’intervention du Fonds de solidarité pour le logement

L'article 6 de la loi du 31 mai 1990 sur la mise en oeuvre du droit au logement a créé un Fonds de solidarité pour le logement (FSL) dans chaque département afin d’aider les personnes les plus démunies à rester dans leur logement et à payer les factures afférentes (électricité, eau, téléphone). Les FSL sont placés sous la responsabilité des conseils généraux qui en assurent pour une grande partie le financement.

 

L'article 136 de la loi du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions a complété le dispositif d'aide aux familles en difficulté pour s'acquitter de leurs factures d'eau, d'énergie et de services téléphoniques. Il s’agissait d’un dispositif « solidarité-eau ». Or en raison de difficultés de mise en oeuvre de ce dispositif, résultant notamment de la multiplicité des partenaires concernés, la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a recentré le dispositif autour des FSL.

 

Les Fonds de solidarité logement bénéficie désormais de la compétence pour accorder des aides financières (sous forme de cautionnement, prêts, avances remboursables, garanties ou subventions) aux personnes ou familles éprouvant des difficultés à payer les dépenses relatives à leur logement, leurs factures d'eau, d'énergie ou de téléphone est confirmé.

 

Les aides financières aux ménages au titre du FSL s'élèvent à environ 220 millions d'euros par an. Chaque année, environ 500 000 foyers sont aidés financièrement par le FSL, sur lesquels 60 000 au titre du volet « eau ».

 

 

II. La proposition de loi sénatoriale vise à compléter le dispositif existant

 

Les sommes allouées dans le cadre du volet « Eau » des FSL sont aujourd'hui considérées comme insuffisantes. De nombreux élus plaident pour que soient complétés les moyens ouverts aux services publics de l'eau et de l'assainissement par le législateur pour développer une action sociale sur la facture d'eau en faveur de nos concitoyens les plus démunis.

 

Christian CAMBON, sénateur du Val-de-Marne, a ainsi déposé une proposition de loi afin de permettre aux « communes de mener la politique sociale de leur choix dans le domaine de l'eau ». Il s’agissait d'autoriser les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d'eau potable et d'assainissement de participer au financement des aides accordées aux personnes éprouvant des difficultés particulières pour disposer de la fourniture d'eau.

 

Ce financement reposerait sur une base volontaire, dans la limite de 1 % des recettes réelles de fonctionnement qui sont affectées aux budgets des services d'eau et sur le territoire qu'ils desservent. Ces aides seraient attribuées par l'intermédiaire des centres communaux ou intercommunaux d'action sociale (CCAS ou CIAS).

 

Cette proposition de loi a été examinée au Sénat en février dernier. Le Rapporteur de la Commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire a proposé une réécriture du dispositif afin de l’articuler avec le dispositif existant qui relève de la responsabilité des départements. L’intervention des CCAS ou des CIAS n’est ainsi plus envisagée.

 

 

III. Les dispositions de la proposition de loi adoptée par le Sénat

 

La proposition de loi relative à la solidarité des communes dans le domaine de l’alimentation en eau et de l’assainissement des particuliers est composée d’un article unique.

 

Afin de contribuer au financement de l’aide prévue par l’article L. 115-3 du Code de l’action sociale des familles (cf. supra), les collectivités territoriales (communes, EPCI), les délégataires chargés de la gestion des services d’eau et d’assainissement ainsi que les régies peuvent attribuer au FSL une subvention.  

 

Les modalités d’attribution de cette subvention font l’objet d’une convention passée avec le gestionnaire du FSL.  

 

Le montant de cette subvention, qui sera en définitive prélevée sur la facture des abonnés domestiques, ne peut excéder 0,5% du montant des redevances d’eau ou d’assainissement perçues par le service d’eau ou d’assainissement.

 

Le dispositif d'aide aux impayés de facture d'eau et au paiement des charges d'eau s’applique tant pour les personnes résidant en immeuble individuel que pour les personnes résidant en immeubles collectifs d'habitation.

 

Le rôle politique du Maire est renforcé. Ce dernier doit ainsi être sollicité par le gestionnaire du Fonds pour donner un avis sur toute demande d’aide dans sa commune. L’absence de réponse du Maire dans un délai d’un mois vaut avis favorable. Le Maire pourra en outre saisir directement le Fonds pour instruction d’une demande d’aide des habitants de sa commune.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 17:49

photo-copie-5.jpgQuelques jours après le vote de la réforme des collectivités locales, j'ai assisté avec plus de 25 élus de ma circonscription, et la sénatrice Catherine Troendlé, au Congrès des Maires organisé Porte de Versailles à Paris.

Vous trouverez ci-bas l'intervention du président de la République.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 11:08

http://arles-info.fr/dotclear/public/.ceremonie_de_naturalisation_m.jpg

La commission des Lois de l’Assemblée nationale qui s'est tenue le 12 octobre 2010 m'a désigné comme membre de la mission d’information sur le droit de la nationalité en France.

La première réunion de cette mission s'est tenue le mercredi 20 octobre 2010. Elle débutera ses travaux le 3 novembre prochain et rendra son rapport en mars 2011. Le principe a été arrêté d’une ouverture à la presse des auditions.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 11:16

 

4948300745_d7002462dd.jpgChristine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi a réuni le 15 octobre dernier, les représentants des entreprises et des assureurs-crédit, ainsi que les dirigeants des cinq principaux réseaux bancaires en présence du Gouverneur de la Banque de France, du Médiateur du crédit et du Président d’OSEO pour un bilan du soutien au crédit.

 

Divers dispositif ont permis, tout au long de la crise, de soutenir le crédit aux ménages et aux entreprises, notamment les PME : médiation du crédit, démultiplication des moyens d’OSEO, soutien à l’assurance-crédit (dispositifs CAP et CAP+).

 

Ces mesures ont permis à la France de faire mieux que ses partenaires européens en matière de crédit : les encours de crédits à l’économie ont augmenté de + 3,2 % en rythme annuel fin août contre + 1,2 % en moyenne pour la zone euro. Le crédit aux TPE et PME a lui aussi augmenté (+ 4 % en rythme annuel à fin août 2010).

 

Christine Lagarde a alors annoncé que le dispositif CAP de soutien à l’assurance-crédit, qui devait s’achever initialement fin 2010, sera prolongé jusque mi-2011 dans des conditions permettant de passer le relais à l’offre privée.

 

De même, la Médiation de crédit sera prolongé pour deux ans. Après 2 ans d’activité, la Médiation du crédit bénéficie d’un bilan positif auprès des entreprises :

  • 27 393 entreprises ont saisi la Médiation du crédit,

  • 22 507 dossiers ont été acceptés,

  • 19 785 dossiers sont désormais instruits et clos.

Le taux de succès de la médiation s’établit pour toutes les entreprises à 63 % (dont 73 % pour les entreprises de plus de 100 salariés) :

  • 12 470 sociétés ont été confortées dans leur activité,

  • 3,13 milliards d’euros de crédits ont été débloqués,

  • 221 598 emplois ont été préservés en France.

 

 

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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 11:14

 

Dominique Bussereau a jugé encourageants les premiers résultats de la réforme du permis de conduire à l’occasion d’un bilan à mi parcours. Cette mesure initiée en janvier 2009 vise trois objectifs principaux : un permis moins long à obtenir, plus accessible et plus sûr.

 

Le taux de réussite du permis de conduire s’est en effet accru en juillet 2010 pour dépasser la barre des 60 % (62,71 %) alors qu’il n’était que de 56,6 % fin 2008. Ce résultat s’explique par la transformation de l’épreuve en bilan global de compétence et non plus sur un relevé d’erreurs. De plus, le code a lui aussi été modifié avec des questions simplifiées et de nouveaux thèmes comme le partage de la route et le respect des usagers les plus vulnérables, son taux de réussite s’élève à 62,71 % en juillet 2010.

 

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2010, des procédures simplifiées ont été engagées :

  • suppression de l’enregistrement préalable du candidat en préfecture pour pouvoir prendre des leçons de conduite,
  • suppression du délai d’un mois après l’enregistrement du candidat avant de se présenter au code,
  • les écoles de conduite peuvent présenter leurs candidats dans un département limitrophe,
  • les candidats de plus de 18 ans pourront faire de  « la conduite supervisée » en effectuant 1 000 km minimum sur trois mois afin de compléter leur formation initiale,
  • la conduite accompagnée à partir de 16 ans a été assouplie. Seule condition requise : 1000 km minimum à parcourir en 3 mois (la durée maximale de 3 ans a été supprimée). Enfin, l’accompagnateur peut avoir moins de 28 ans, mais il doit justifier 5 ans de permis sans infraction grave. 

 

De plus, dans certains lycées des modules de sécurité routière ont été instaurés pour sensibiliser à la question dès le plus jeune âge. Cette expérimentation est actuellement menée dans 82 établissements et devrait se généraliser à la rentrée 2011. 

 

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 11:07

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Avec 117 autres députés UMP, j'ai cosigné le 6 octobre 2010 l'amendement de mon collègue Michel Piron qui est ainsi motivé :

 

Le « bouclier fiscal », instauré avant la crise, a essayé de corriger certains des effets pervers de l'impôt sur la fortune (dont le premier demeure l'évasion patrimoniale).

 

Aujourd'hui, la situation très dégradée de nos finances publiques exige des mesures adaptées aux circonstances, aussi bien qu'à une exigence de justice et d'efficacité.

 

La suppression du « bouclier fiscal », d'autant plus perçu comme inéquitable qu'il protège surtout les très hauts revenus, est aussi juste qu'attendue. La suppression de l'ISF, qui frappe le patrimoine sans tenir compte des revenus qu'il génère, est d'autant plus nécessaire qu'elle n'existe dans aucun des pays qui nous entourent.

 

Il s'agit donc de remplacer l'impôt sur le patrimoine par l'impôt sur les revenus du patrimoine, qui a été trop abaissé par rapport à celui qui frappe les revenus du travail, et de créer un nouveau taux marginal d'impôt sur le revenu de 46 % pour la fraction supérieure à 100 000€.

 

De telles mesures permettront, dès l'an prochain, et avant toute autre réforme, de proposer et d'imposer un effort beaucoup plus justement partagé à l'ensemble de nos concitoyens.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 11:48

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR8JvqeBJvvQJHqhbx5uGzrMJAb8_E-reGGGKUlJ7zMpjjRTyQ&t=1&usg=__hBTLWK2fvK-JF0_0IpXuqMYXXeo=Les prévisions de croissance pour 2010 viennent d’être légèrement relevées…

 

Selon l’INSEE la croissance au second trimestre s’est établie à 0,7 % et non pas à 0,6 % comme initialement annoncé. Ces 0,1 points supplémentaires de croissance sont la confirmation que la reprise en France est réellement robuste : notre pays devrait atteindre 1,5 % de croissance sur l’année 2010, 0,1 point de plus que ce qui était prévu en août. La France conforte ainsi sa place parmi les économies les plus dynamiques de la zone euro (croissance moyenne de 1,1 %) devant l’Italie (+0,9 %) mais derrière l’Allemagne (+ 3 %), qui a enregistré un bond spectaculaire de sa croissance au 2ème trimestre (+ 2,2 %, soit plus de 3 fois la croissance trimestrielle française). 

 

Cette bonne tendance s’explique par l’accélération des deux moteurs de la croissance que sont l’investissement et la consommation :

 

  • Pour la première fois depuis 8 trimestres, l’investissement des entreprises est reparti à la hausse, en augmentation de 1,1 %, 
  • La consommation des ménages a progressé de 0,3 %, après un premier trimestre de stagnation. Elle ne devrait d’ailleurs pas faiblir à moyen terme car le pouvoir d’achat des Français a connu une augmentation similaire à celle de la croissance au deuxième trimestre (+ 0,6 %, 6 fois plus qu’au premier trimestre !)

En revanche, la balance commerciale demeure négative, avec des importations (+3,9 %) qui croissent plus vite que les exportations (+2,8 %), et contribue donc à amputer la croissance de 0,3 %.

 

 

► … pourtant le chômage est reparti à la hausse en août…

 

La croissance montre des signes clairs de reprise mais il y a toujours un décalage entre la reprise économique et les embauches dans les entreprises. Et il est clair que les chiffres de l’emploi au mois d’août ne sont pas bons. Le nombre des demandeurs d'emploi dans la catégorie A a en effet augmenté de 15 900 (+ 0,6 %). Sa progression sur un an ressort à 4,9 %. Pôle Emploi s'attend à ce que le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A ait augmenté de 33 000 sur un an à 2 670 000 personnes.

 

Mais ces chiffres ne doivent pas nous faire oublier les 2 mois consécutifs de baisse que nous avons eus juste avant (recul de 0,5 % en juillet et de 0,3 % en juin). La hausse du mois d’août (+ 15 900) n’efface pas ainsi les baisses de juin et juillet (- 8 600 et - 14 400 ; soit un total de – 23 000).

 

L’embellie sur le marché de l’emploi devrait donc être claire dès 2011 quand les effets de la croissance se feront sentir. En retenant une hypothèse de croissance très prudente à 1,5 % en 2011 (contre une hypothèse à 2 % pour le gouvernement) Pôle Emploi prévoit 76 000 créations nettes d'emplois salariés et 39 000 demandeurs d'emploi de moins en catégorie A.

 

 

Comment la France peut-elle renforcer sa croissance pour réduire durablement son taux de chômage ?

 

L’emploi est toujours au rendez-vous de la croissance.Il faut donc tout faire pour valoriser au mieux les points forts de notre économie et renforcer nos points faibles.

 

1) La croissance doit capitaliser sur l’attractivité forte de notre pays

 

Notre pays se caractérise par la taille de son marché (le 5èmeen termes de PIB à prix courants), le haut niveau de ses infrastructures et sa grande qualité de vie. De ce fait, la France se place au 3ème rang des pays d’accueil des investissements directs étrangers (IDE) en 2009, derrière les Etats-Unis et la Chine. Elle occupe aussi la 6ème place dans le monde et la 3ème place en Europe pour les coûts d'implantation des entreprises et près d’un salarié sur sept travaille dans une filiale d’un groupe étranger. Enfin, en 2009, la France est le 2ème pays européen en termes d’implantation de centres de R&D et de sièges sociaux de groupes internationaux, derrière le Royaume-Uni.

 

Nous devons donc poursuivre nos efforts pour dynamiser cette compétitivité notamment dans les domaines :

  •  de l’éducation : la dépense annuelle par élève/étudiant en France (8 900 dollars) est supérieure à la moyenne de l’OCDE (8 200 dollars) mais inférieure à celle des Etats-Unis ou du Japon. Mais, malgré le boost de la réforme de l’enseignement supérieur, les universités françaises demeurent insuffisamment attractives. Seules 3 universités françaises figurent parmi les 100 premières universités du classement 2010 de l’Université de Shanghai (53 pour les Etats-Unis).
  • de la recherche et développement : grâce notamment au succès du crédit impôt recherche, la France se place en 2008 au 5ème rang mondial pour les dépenses en R&D derrière les Etats-Unis, le Japon, la Chine et l’Allemagne. Cependant, la France a connu de 2003 à 2008 une croissance plus faible de la dépense en R&D, de l’ordre de + 0,5 %, que celle des Etats-Unis (+ 3,6 %) et de l’UE à 15 (+ 2,9 %).
  • du coût du travail : les coûts salariaux ont augmenté de 20,2 % en France entre 1998 à 2008 contre seulement 4,4 % en Allemagne sur la même période.
  • des prélèvements obligatoires : la pression fiscale française, à 42,8 % du PIB en 2008, est parmi les plus élevées d’Europe (39,3 % de moyenne en Europe, soit exactement le seuil où se situe l’Allemagne, contre 37,3 % au Royaume-Uni ou 29,3 % en Irlande, selon les données d’Eurostat pour 2008).

 

 

2) Notre grand problème en France c’est la pérennisation des PME 

 

En France, nous avons soit des géants soit de toutes petites entreprises (30 000 PME entre 50 et 999 salariés en France contre 65 000 en Allemagne. Seules 5 000 entreprises françaises ont plus de 250 salariés. 92% des PME françaises ont moins de 10 salariés.)Par ailleurs, les PME françaises sont ainsi les moins exportatrices d’Europe (16% de leur chiffre d’affaires, contre 22% en moyenne en Europe). 

 

Or ce sont ces entreprises qui innovent, créent de l’activité et de l’emploi(par exemple, les Entreprises de taille intermédiaire pèsent 21% de l’emploi salarié total et 30% des investissements). Il faut donc les aider à relever le défi de la croissance en allégeant l’encadrement normatif et administratif, en ouvrant l’accès au crédit, en multipliant les partenariats entre PME et grands groupes.


 

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 17:42

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J'avais organisé en septembre 2009 à l'Espace Ried Brun de Muntzenheim une conférence réunisssant plus de 300 personnes. Cette réunion avait été animée par Dominique Perben, rapporteur du texte adopté en seconde lecture par l’Assemblée nationale ce 28 septembre 2010.

 

 

I. Rénovation de l’exercice de la démocratie locale (TITRE 1)

 

- L’article 1 prévoit la création d’une nouvelle catégorie d’élu : le conseiller territorial, qui siégera à la fois au conseil général et au conseil régional.

Le Sénat avait approuvé la création du conseiller territorial, mais sans parvenir à un accord sur le mode de scrutin de ce dernier.

 

Ainsi l’Assemblée a rétabli le fait que :

  • les conseillers territoriaux seraient élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour 6 ans (amendement du Gouvernement)avec maintien au second tour des candidats ayant recueilli au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 12,5% des électeurs inscrits (amendement du rapporteur).

 

Le Sénat avait adopté un nouveau tableau, annexé à la loi, de répartition des conseillers territoriaux, par département, et par région.


L’Assemblée a adopté un nouveau tableau de répartition. 

  •  6 régions ont été modifiées : Midi-Pyrénées ; Pays de Loire et Champagne-Ardenne ; Picardie, Centre et Lorraine, afin que la représentation moyenne de chaque département d’une même région s’inscrive dans une fourchette de plus ou moins 20 % par rapport à la représentation moyenne des habitants par conseiller territorial à l’échelle de la région.

Au final, il y aurait 3482 conseillers territoriaux.

 

La délimitation des futurs cantons sera opérée à partir de la carte cantonale existante, dans le respect des circonscriptions législatives existantes. Les communes de moins de 3500 habitants seront nécessairement incluses dans le même canton. 

 

L’Assemblée a également supprimé la définition du « territoire » que le Sénat avait introduit en 2ème lecture.

 

Alsace

74

Bas-Rhin

Haut-Rhin

43

31

Aquitaine

211

Dordogne

Gironde

Landes

Lot-et-Garonne

Pyrénées-Atlantiques

33

79

27

27

45

Auvergne

146

Allier

Cantal

Haute-Loire

Puy-de-Dôme

35

21

27

63

Bourgogne

134

Côte d’Or

Nièvre

Saône-et-Loire

Yonne

41

21

43

29

Bretagne

190

Côtes-d’Armor

Finistère

Ille-et-Vilaine

Morbihan

35

55

57

43

Centre

 

184

Cher

Eure-et-Loir

Indre

Indre-et-Loire

Loir-et-Cher

Loiret

25

29

19

35

25

39

Champagne-Ardenne

136

Ardennes

Aube

Marne

Haute-Marne

33

33

49

23

Franche-Comté

104

Doubs

Jura

Haute-Saône

Territoire de Belfort

39

27

23

15

Guadeloupe

43

Guadeloupe

43

 

 

 

Ile-de-France

308

Paris

Seine-et-Marne

Yvelines

Essonne

Hauts-de-Seine

Seine-Saint-Denis

Val-de-Marne

Val-d’Oise

55

35

37

33

41

39

35

33

Languedoc-Roussillon

167

Aude

Gard

Hérault

Lozère

Pyrénées-Orientales

27

39

55

15

31

Limousin

91

Corrèze

Creuse

Haute-Vienne

29

19

43

Lorraine

134

Meurthe et Moselle

Meuse

Moselle

Vosges

35

17

49

25

Midi-Pyrénées

246

Ariège

Aveyron

Haute-Garonne

Gers

Lot

Hautes-Pyrénées

Tarn

Tarn-et-Garonne

15

29

89

19

19

23

33

23

Basse-Normandie

117

Calvados

Manche

Orne

49

39

29

Haute-Normandie

98

Eure

Seine-Maritime

35

63

Nord - Pas-de-Calais

138

Nord

Pas-de-Calais

81

57

Pays de la Loire

173

Loire-Atlantique

Maine-et-Loire

Mayenne

Sarthe

Vendée

53

39

19

31

33

Picardie

109

Aisne

Oise

Somme

31

37

35

Poitou-Charentes

124

Charente

Charente-Maritime

Deux-Sèvres

Vienne

25

41

27

31

 

 

 

Provence-Alpes-Côte d’Azur

226

Alpes-de-Haute-Provence

Hautes-Alpes

Alpes-Maritimes

Bouches-du-Rhône

Var

Vaucluse

15

15

49

75

45

27

La Réunion

49

La Réunion

49

Rhône-Alpes

298

Ain

Ardèche

Drôme

Isère

Loire

Rhône

Savoie

Haute-Savoie

33

19

27

49

39

69

25

37

 

 

Le Sénat avait souhaité compléter la liste des mandats électoraux dont le cumul est encadré, en y ajoutant le mandat de conseiller territorial. Mais l’Assemblée a supprimé toute référence au cumul des mandats locaux.



- L’article 3 institue des règles qui encadrent la composition des conseils communautaires :

  • Le système retenu est celui du « fléchage » : les candidats au mandat de conseiller municipal et aux fonctions de délégué communautaire figureront sur une seule et même liste, les premiers de la liste ayant vocation à siéger au conseil municipal de leur commune et au conseil communautaire, les suivants de liste ne siégeant qu’au conseil municipal de leur commune.
  • Dans les communautés de communes et d’agglomération un délégué suppléant peut être désigné dans les communes ne disposant que d’un seul conseil communautaire. Le délégué qui peut siéger avec voix délibérative en l’absence du titulaire, doit être de sexe différent de celui-ci.

 

 

II. Adaptation des structures à la diversité des territoires (Titre II)

 

- Les articles 5 et 6 prévoient la création, facultative, de « métropoles », nouvelle catégorie d’EPCI à fiscalité propre.

 

La commission des lois, revenant à la version adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, avait décidé :

  • d’assouplir les conditions de définition de l’intérêt communautaire (majorité simple),
  • de permettre à la métropole de se doter d’une DGF unifiée à la majorité qualifiée,
  • de transférer à la métropole la perception de la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties des communes.

L’examen en séance a abouti à :

  • réintroduire la majorité des deux tiers du conseil de la métropole pour définir l’intérêt métropolitain, 
  • aligner le régime d’unification de la dotation globale de fonctionnement des communes membres d’une métropole sur celui applicable aux communes membres d’un EPCI à fiscalité propre,  
  • supprimer le transfert à la métropole de la taxe foncière sur les propriétés bâties des communes membres.

 

A noter : sans modification par rapport au Sénat, le seuil de création d’une métropole a été relevé à 500 000 habitants. Les communautés d’agglomération créées sur le fondement de la loi de 1966 dont le seuil de population est inférieur, peuvent toutefois obtenir le statut de métropole.

 

 

- L’article 7 instaure les « pôles métropolitains » qui seront des établissements publics constitués par accord entre des EPCI, en vue d’entreprendre des actions d’intérêt métropolitain en matière de développement économique, écologique, éducatif, de promotion de l’innovation, d’aménagement de l’espace et de développement des infrastructures et des services de transport. 

 

Le seuil de création du pôle est de 300 000 habitants ; l’un des EPCI constitutifs devant comporter au moins 150 000 habitants. 

 

Un dispositif dérogatoire pour les zones frontalières a été instauré, pour prendre en compte la spécificité des ces territoires. Dans ce cas, le pôle métropolitain comporte au moins 300 000 habitants, dont un EPCI de plus de 50 000 habitants (le Sénat avait remonté ce seuil à 120 000 habitants).

 

- Les articles 8 à 11 bis substituent un nouveau dispositif de fusion de communes, plus simple et plus souple, à l’ancien, issu de la loi dite « Marcellin » de 1971, considéré comme peu efficace. 

 

Pour tenter de réduire l'émiettement actuel, le texte favorise le regroupement des communes sur la base du volontariat (mais définitif), organise les consultations nécessaires et précise les modalités de fonctionnement.


S’agissant de la représentation de la commune,  une représentation institutionnelle des anciennes communes sous le nom de « communes déléguées » sera conservée, sauf décision contraire du conseil municipal de la commune nouvelle.  

Les communes déléguées sont représentées au sein de l’organe délibérant de l’EPCI avec voix consultative. La représentation est de plein droit pour la commune déléguée, dés lors qu’elle représente la moitié de la population totale de la commune nouvelle.  

 

 

L’Assemblée est revenue à la version qu’elle avait adoptée en première lecture :

 

La création de la commune nouvelle repose sur une démarche engagée soit par les conseils municipaux de communes contigües, soit par une majorité qualifiée (2/3 des communes représentant 2/3 de la population) des conseils municipaux de communes membres d’un même EPCI à fiscalité propre, soit par l’organe délibérant dudit EPCI, soit par le préfet.  

 

Lorsque la demande ne fait pas l’objet d’une demande concordante des conseils municipaux, l’accord de la population des communes concernées est sollicité. Cet accord doit se traduire par la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant au moins au ¼ des électeurs inscrits. Toutefois si les communes concernées ne sont pas membres d’un EPCI, une commune ne peut être contrainte à fusionner si la consultation fait apparaître que les 2/3 des suffrages exprimés représentant la ½ de la population de la commune y sont défavorables.

 

La commission a rétabli la nouvelle dotation égale à 5% de la dotation forfaitaire perçue par la commune nouvelle la première année, appelée « dotation particulière ». Elle évolue chaque année comme la DGF.  

 

Il est également prévu que les communes nouvelles pourront bénéficier des remboursements du FCTVA l’année même de réalisation des dépenses d’investissements.  

 

 

- Les articles 12 (procédure de regroupement de départements limitrophes) ; 12 bis (possibilité pour un département de changer de région)  et 13 (procédure de regroupement de régions) n’ont pas été modifié par la commission. 

 

 

III. Développement et simplification de l’intercommunalité(Titre III)

 

- Les articles 14 à 34 bis prévoient deconforter l’acquis de l’intercommunalité en franchissant une nouvelle étape. Le projet de loi fixe donc trois objectifs en la matière :

  • la couverture intercommunale intégrale du territoire français à l’horizon 2014, 
  • la rationalisation des périmètres des structures intercommunales à la même échéance,  
  • l’approfondissement de l’intercommunalité à travers la rénovation de son cadre juridique.  

 

 

Les préfets seront donc chargés d’élaborer, pour la fin de l’année 2011, au terme d’une large concertation avec l’ensemble des conseils municipaux des communes et des organes délibérants des EPCI et des syndicats concernés, un schéma départemental de coopération intercommunale qui sera soumis à la commission départementale de la coopération intercommunale.

 

S’ouvrira ensuite une période de deux années (2012 et 2013), durant lesquelles les préfets seront dotés de pouvoirs temporaires destinés à faciliter la déclinaison du schéma. En effet, pour ne pas interférer avec les prochaines élections municipales, comme avec le renouvellement des conseils régionaux et généraux, prévus en 2014, la fin de la procédure a été avancée au 30 juin 2013.

 

IV. Clarification des compétences des collectivités territoriales (Titre IV)

 

Le Sénat avait supprimé l’intégralité du dispositif élaboré par l’Assemblée nationale tendant à préciser la suppression de la clause générale de compétence des départements et des régions, et les conditions d’encadrement des cofinancements.

 

L’Assemblée a décidé de revenir sur le dispositif issu de la première lecture par l’Assemblée nationale: 

 

A compter de 2012, la loi attribue des compétences à la région et au département qui sont, en principe, des compétences exclusives (article 35) : 

 

Dès lors que la loi a attribué une compétence exclusive à une collectivité, cette compétence ne peut être exercée par une autre collectivité ;   

 

En conséquence, le département et la région se voient reconnaître une capacité d’initiative qui ne peut s’appliquer qu’à des situations et des demandes non prévues par la législation existante, justifiées par un intérêt local et motivées par une délibération du conseil concerné.

 

A titre exceptionnel, l’exercice d’une compétence peut être partagé entre plusieurs collectivités territoriales. La loi peut alors désigner une collectivité chef de file ou laisser le soin aux collectivités intéressées de le faire par voie de convention.

 

L’Assemblée a adopté un amendement du groupe Nouveau Centre instituant un comité d’évaluation qui rassemblera des parlementaires, des élus des trois catégories de collectivités territoriales, et des représentants de l’administration. Il sera amené à procéder chaque année à une évaluation des conditions de mise en œuvre de l’article 35 et de son impact effectif, et à en rendre compte tant au Gouvernement qu’au Parlement.  

 

Afin de tirer profit des synergies et éviter les doublons administratifs, il est prévu à l’article 35 bis qu’un conseil régional et les conseils généraux des départements qui le composent pourront, à partir de 2014, adopter conjointement un schéma précisant les compétences temporairement déléguées de l’un à l’autre de ces niveaux, ainsi que les conditions dans lesquelles certains de leurs services pourraient être mutualisés.  

 

Le cofinancement est encadré par un niveau minimal de participation du maître d’ouvrage, différent selon la taille de la collectivité (article 35 ter) :

  • 20 % pour les communes de moins de 3 500 habitants et les EPCI de moins de 50 000 habitants,
  • 30 % dans tous les autres cas.

 

Cette participation est de 20% pour les projets d’investissement en matière de renouvellement urbain et de rénovation des monuments quel que soit le maître d’ouvrage.

 

Un amendement du rapporteur a permis de faire figurer, parmi les possibilités de dérogation à l’exigence d’une participation minimale du maître d’ouvrage, les cas de réparation des dégâts causés par les calamités publiques, dont les catastrophes naturelles, en plus des programmes de rénovation urbaine et ceux des monuments protégés au titre du code du patrimoine.

 

Le rétablissement de l’article 35 quater vise à interdire le cumul des subventions de la région et du département :

 

Cependant, la règle de non cumul n’est pas applicable aux projets portés par les communes de moins de 3 500 habitants ou par les EPCI à fiscalité propre de moins de 50 000 habitants. 

 

De plus, avant 2014, date de la mise en œuvre des schémas prévus à l’article 35 bis, cette règle ne sera pas applicable aux subventions de fonctionnement bénéficiant aux secteurs du sport, de la culture et du tourisme. 

 

Enfin, à compter du 1er janvier 2015 cette règle ne s’appliquera pas à la condition que la région et les départements se soient préalablement entendus sur la répartition de leurs interventions financières, dans le cadre du schéma prévu à l’article 35 bis. 

 

 

V. Dispositions finales et transitoires (Titre V) 

 

- Un amendement à l’article 36 D a modifié les dispositions financières favorisant l’objectif d’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électifs applicables aux conseillers territoriaux.

 

Il attribue une part de l’aide publique (correspondant à la moitié de la seconde fraction accordée aux partis pour les législatives) aux partis ayant présenté des candidats aux élections territoriales, et la module en fonction du respect des exigences de parité, selon des modalités comparables au système en vigueur pour les élections législatives : 

  • une première part est accordée aux partis dont au moins 350 candidats ont obtenu au moins 1 % des suffrages exprimés dans des cantons situés dans au moins quinze départements différents.
  • La première part fait l’objet d’une modulation en fonction de la proportion respective d’hommes et de femmes présentés aux élections des conseillers territoriaux. Cette modulation correspond à une diminution de l’aide d’un pourcentage égal à la moitié de l’écart constaté entre les candidats de chaque sexe présentés par un parti. Dans un second temps, cette modulation serait portée aux trois quarts de l’écart constaté.
  • une deuxième part accordée aux partis en fonction du nombre de conseillers territoriaux élus déclarant s’y rattacher.

 

- D’autre part, un amendement du Gouvernement permet à ce dernier d’adapter les règles instaurées par l’article 35 ter du projet de loi en matière de participation minimale des collectivités territoriales au financement des projets d’investissement afin de préserver la capacité des collectivités des départements et des régions d’outre-mer à réaliser les investissements nécessités par les contraintes particulières auxquelles elles sont confrontées (prévention du risque sismique, logement, équipements scolaires).

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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