Publié le 23 Mai 2016

Lundi 23 mai

  • 08 h 30 : réunion avec la Direction du conseil départemental du Haut-Rhin,
  • 12 h 00 : rencontre avec Nicolas Sarkozy,
  • 15 h 15 : rencontre avec M. Dominique ROGUEZ, Président de la Chambre Régionale des Comptes à Metz,
  • 16 h 00 : visite du magasin de la ferme Clarisse à SIGOLSHEIM.

 

Mardi 24 mai

  • 09 h 30 : réunion de la commission des affaires économiques : audition de M. Michel SAPIN, Ministre des Finances et des Comptes publics,
  • 11 h 15 : réunion du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale,
  • 15 h 00 : séance de questions au Gouvernement,
  • 16 h 30 : vote solennel sur le projet de loi organique relatif aux garanties statutaires, aux obligations déontologiques et au recrutement des magistrats ainsi qu’au Conseil Supérieur de la Magistrature, ainsi que sur le projet de loi de modernisation de la justice du XXIème siècle,
  • 17 h 00 : réunion de la commission des affaires économiques : audition de Mme Axelle LE MAIRE, secrétaire d'Etat chargée du numérique,
  • 17 h 30 : rencontre avec M. Bertrand DE SURMONT, Président de la chambre syndicale des courtiers d'assurances (CSCA),
  • 19 h 00 : 10ème anniversaire de l'Office franco-allemand pour les énergies renouvelables à PARIS,
  • 21 h 30 : séance publique à l'Assemblée nationale.

 

Mercredi 25 mai

  • 09 h 30 : réunion de la commission des affaires économiques : audition de M. Philippe CHALMIN, président de l'observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires,
  • 15 h 00 : séance de questions au Gouvernement,
  • 19 h 00 : meeting d'Alain JUPPE, candidat à la primaire pour l'élection présidentielle à MULHOUSE.

 

Jeudi 26 mai

  • 10 h 00 : rencontre avec les dirigeants de RICOH France à WETTOLSHEIM,
  • 12 h 00 : rencontre avec le consul général du Japon,
  • 14 h 00 : entrevue avec M. Ichiro ICHIHASHI, président de MITSUBISHI Heavy Industry Equipement Alsace SAS et visite de l'entreprise à MULHOUSE,
  • 17 h 00 : Assemblée générale de la Mission Locale à COLMAR,
  • 19 h 00 : réunion pour les élus du bassin opérationnel de Muntzenheim en présence des maires et des chefs de corps du secteur à MUNTZENHEIM.

 

Vendredi 27 mai

  • 08 h 30 : rencontre avec la Direction du SDIS du Haut-Rhin à COLMAR,
  • 14 h 00 : séance plénière au conseil départemental du Haut-Rhin,
  • 17 h 00 : inauguration du nouvel EHPAD "Les Mimosas" à COLMAR,
  • 20 h 00 : match de Championnat SR COLMAR/Amiens au Stadium de COLMAR.

 

Samedi 28 mai

  • 14 h 30 : baptême des deux nouveaux dériveurs Laser Vago "Jeannala et Seppala" à GEISWASSER,
  • 15 h 30 : fête annuelle de la SAAM68 à COLMAR,
  • 16 h 15 : fête du jeu de l'association Enfance Eveil à HORBOURG-WIHR,
  • 20 h 30 : rencontre du championnat de Nationale 3  Colmar HC / ASPTT Mulhouse Rixheim à la Montagne verte de COLMAR.

 

Dimanche 29 mai

  • 10 h 30 : inauguration du Mémorial Emile Lécéa (Monument aux Morts) à OBERSAASHEIM,
  • 16 h 00 : culte de départ de Mme Natacha Cros-Ancey, pasteur de Jebsheim et Kunheim à JEBSHEIM.

 

Lundi 30 mai

  • 08 h 30 : rencontre avec la Direction du conseil départemental du Haut-Rhin,
  • 09 h 00 : réunion de travail avec le Préfet du Haut-Rhin,
  • 12 h 00 : rencontre avec Marc SIMON-JEAN, Directeur de la centrale nucléaire de Fessenheim et Michel SORDI, Député,
  • 16 h 30 : rencontre avec Mme Marie-Claude LAMBERT, Sous-Préfète d'Altkirch.

 

Mardi 31 mai

  • 11 h 15 : réunion du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale,
  • 13 h 00 : rencontre avec les anciens chefs de corps du 152ème RI de Colmar,
  • 15 h 00 : séance de questions au Gouvernement,
  • 17 h 00 : réunion de la commission des affaires économiques : audition de M. Matthias FEKL, Secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger,
  • 19 h 30 : rencontre avec les maires de la circonscription dans le cadre du Congrès des Maires 2016,
  • 21 h 30 : séance publique à l'Assemblée nationale.

 

Mercredi 1er juin

  • 15 h 00 : séance de questions au Gouvernement,
  • 16 h 15 : commission des affaires économiques : audition de M. Martin Vial, commissaire aux participations de l’État,
  • 21 h 30 : séance publique à l'Assemblée nationale.

 

Jeudi 2 juin

  • 10 h 00 : permanence en Mairie de COLMAR,
  • 15 h 30 : réunion concernant la fusion des ADT 67 et 68 à STRASBOURG,
  • 18 h 00 : rencontre avec la Direction du SDIS du Haut-Rhin à COLMAR,
  • 19 h 30 : réunion du bureau politique des Républicains à MULHOUSE.

 

Vendredi 3 juin

  • 13 h 00 : rencontre avec Jean ROTTNER, Maire de MULHOUSE,
  • 15 h 00 : rencontre avec M. Gilles SIMONCINI, délégué régional Grand Est d'ENGIE,
  • 17 h 00 : remise à la Ville de Colmar du drapeau de l'association Rhin et Danube par Monsieur le Baron de Turckheim,
  • 18 h 30 : soirée portes ouvertes et des partenaires du SDIS de COLMAR.

 

Samedi 4 juin

  • 10 h 00 : inauguration des 30 ans du Musée des Eaux de Vie à LAPOUTROIE,
  • 11 h 00 : cérémonie à l'occasion du changement de nom de l'association Espoir en Centre d'activités économiques et solidaires "Edmond Gerrer" à COLMAR,
  • 16 h 00 : inauguration du 1er festival Land Art "Le Remp'Art !" à NEUF-BRISACH.

 

Dimanche 5 juin

  • 09 h 00 : inauguration du 4ème slow up d'Alsace 2016 à SELESTAT,
  • 10 h 15 : arrivée de la course et de la marche des Foulées de la Ligue au parc Expo de COLMAR,
  • 11 h 00 : inauguration de la journée "Avec nos chiens pour des sourires d'enfants" organisée par le Rotary-Bartholdi, Inner Wheel, Rotaract & Canine du Haut-Rhin à COLMAR.

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié dans #AGENDA

Publié le 13 Mai 2016

Assurons nos vieux jours !

Nous, parlementaires de la droite et du centre, déplorons l’absence d’anticipation et de stratégie en matière de prise en charge de nos ainés en France. Entrainant de facto les Français, et leur avenir, dans cet immobilisme. A l’approche du lundi de Pentecôte, dont le rendement est consacré à nos ainés depuis la décision audacieuse de Jean-Pierre Raffarin, il est temps de regarder la réalité en face.

Cette réalité est double.

Avec près de 30 milliards d’euros assumés par la puissance publique, la France est l’un des pays au monde qui consacre le plus pour la prise en charge de ses anciens. Cette dépense publique est croissante. Et sera amenée à croître encore davantage avec le vieillissement de notre population. Or ni l’Etat, ni la sécurité sociale, ni les départements ne pourront assumer une telle croissance. La France compte aujourd’hui 1,5 millions de personnes âgées dépendantes. Elles seront 3 millions en 2060. Les baby boomer d’après-guerre auront 80 ans en 2025. C’est suffisamment simple à anticiper pour que personne ne puisse dire qu’il ne le savait pas !

En dépit de cet effort public, la qualité de la prise en charge de nos ainés n’est pas satisfaisante. Beaucoup de Français sont confrontés chaque jour à des drames familiaux qui suscitent chez eux des colères très légitimes : par manque d’aide, la personne âgée dépendante, seule après le décès du conjoint, doit quitter la maison familiale pour rejoindre un établissement qui n’est pas toujours proche. Il en résulte un fort reste à charge (1 500€ / mois en moyenne), les enfants participent financièrement quand ils le peuvent mais sont parfois contraints de vendre la maison familiale.

Soyons lucides, la France n’offre pas de conditions de vie décentes à ses aînés. Les solidarités familiales se distendent. Les aidants familiaux assument des situations éprouvantes. Or nos ainés sont nos racines. A l’heure de la République commémorative exacerbée, nous ne savons pourtant plus nous occuper comme il se doit de nos parents encore en vie. A l’évidence, nous ne lutterons pas contre certaines évolutions sociétales de fond. Même si les coups de butoir de la gauche contre la cellule familiale et le rôle des aidants familiaux n’arrangent rien.

Mais gouverner, c’est prévoir. C’est pourquoi nous proposons un changement profond. Nous voulons passer d’un système qui repose quasi uniquement sur les financements publics et qui couvre sans discernement tous les degrés de dépendance, partielle et lourde, à un système mixte public et privé. Un système où le secteur privé prendrait en charge la dépendance dite partielle (principalement à domicile) tandis que le secteur public serait concentré sur la prise en charge de la dépendance lourde (principalement en établissements). Le secteur public doit être limité à ce pour quoi il est efficace. Quand il ne l’est pas, assumons pleinement le secteur privé !

L’objectif est simple. Aider les Français à rester à domicile le plus tard possible grâce à une rente mensuelle ou un capital permettant de financer travaux d’aménagement et aidants extérieurs. Les aider ensuite dans le choix d’un établissement adapté. Il s’agit tout simplement de donner aux Français les moyens de rester maitres de leur avenir.

A cet égard, l’assurance privée présente deux avantages. Premièrement, l’Etat économiserait jusqu’à 10 milliards d’euros. Une fraction de cette somme, environ 3 milliards d’euros, serait restituée aux plus modestes pour une aide à la souscription d’assurance privée. L’autre partie, environ 7 milliards d’euros, serait restituée aux Français en baisses d’impôts et de charges. Deuxièmement, la gestion du risque serait mieux anticipée. La concurrence entre les opérateurs est source d’innovation et de diversification de l’offre. La diversité répond aux besoins individuels et collectifs.

Nous ne sommes pas dupes. Il nous faudra labéliser les contrats proposés, mais aussi aider les plus modestes à les souscrire et bien entendu interdire la sélection médicale. Cela relève pleinement du rôle de régulateur de l’Etat.

Nous écartons l’assurance privée obligatoire. Celle-ci doit rester un acte volontaire. Nous écartons aussi l’assurance à fonds perdus qui fait que, lorsque le risque ne se réalise pas, les primes restent acquises à l’organisme assureur.

Nous souhaitons des contrats mixtes entre l’épargne et la dépendance, où la dépendance serait une garantie complémentaire ou optionnelle d’une garantie principale d’assurance vie, d’épargne ou de retraite. Le principe est simple : une cotisation, régulière ou unique à la souscription qui est pour partie épargnée (via un fonds en euros garanti) ; l’autre partie de la cotisation sert à financer une rente ou un capital versé en cas de dépendance. Cette cotisation ne sera pas un surcoût pour les Français, l’économie réalisée sur le système actuel leur étant restituée.

Nous voulons ainsi redonner aux Français la liberté de se prémunir contre un risque que la puissance publique ne sait manifestement pas couvrir. Et qu’elle n’aura pas les moyens de couvrir à l’avenir. De grâce, oublions la notion de 5ème risque et autre étatisation de la prise en charge de nos aînés. Les Français ont déjà trop payé, pour des garanties trop maigres !

Tribune co-signée par Hervé Mariton, Eric Straumann et d'autres députés LR.

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 28 Avril 2016

M. le président. La séance est ouverte.

(La séance est ouverte à quinze heures.)

RSA pour les jeunes

M. le président. La parole est à M. Éric Straumann, pour le groupe Les Républicains.

M. Éric Straumann. Ma question s’adresse à M. le Premier ministre…

M. Pierre Lellouche. Lequel ?

M. Éric Straumann. …qui a affirmé dans cet hémicycle que le peuple alsacien n’existait pas. (Exclamations sur les bancs du groupe Les Républicains.) Le Président de la République a enfoncé le clou, le 7 avril dernier, à Metz, en lançant à deux membres du Parlement alsacien des jeunes, je le cite : « L’Alsace n’existe plus ». (Mêmes mouvements sur les mêmes bancs.)

Jamais dans l’histoire de la Ve République l’Alsace n’a été ainsi maltraitée par un gouvernement de la République. (Protestations sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen.) Jamais un gouvernement n’est tombé dans un tel état de déliquescence. (Protestations sur les mêmes bancs.) Jamais un gouvernement n’a autant maltraité notre jeunesse. (Mêmes mouvements.)

Vous annoncez que la limite d’âge pour bénéficier du RSA – revenu de solidarité active – sera abaissée de vingt-cinq à dix-huit ans. Quel aveu d’échec ! À défaut d’emplois, vous proposez à nos jeunes l’assistanat comme seule perspective. (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe Les Républicains.)

Le père du RMI – revenu minimum d’insertion –, l’ancien Premier ministre Michel Rocard a toujours refusé d’ouvrir des droits dès dix-huit ans car il estimait, je cite ses propres mots, « qu’il s’agit d’un encouragement à l’oisiveté et d’un découragement à la formation ». (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe Les Républicains.)

Ma question est très simple : combien va coûter cette mesure ? Pensez-vous que les conseils départementaux ont les moyens d’assumer cette dépense nouvelle ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Les Républicains et plusieurs bancs du groupe de l’Union des démocrates et indépendants.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre des affaires sociales et de la santé.

Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. Monsieur le député, à l’évidence nous ne partageons pas la même conception de la solidarité et n’avons pas la même façon d’aborder la situation des jeunes dans notre pays. (Exclamations sur de nombreux bancs du groupe Les Républicains – Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen.) Monsieur le député, vous parlez d’assistanat, nous parlons de solidarité. (Mêmes mouvements.) Vous parlez de soutien à des personnes qui n’ont pas besoin d’être accompagnées, nous parlons d’inclusion et de citoyenneté. Et c’est à cela que nous sommes attachés. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen.)

S’agissant de la réforme du RSA, en 2008, la majorité que vous souteniez a volontairement et sciemment laissé de côté les jeunes, considérant que des jeunes de moins de vingt-cinq ans qui travaillent ne pouvaient pas avoir droit au RSA-activité. Nous, nous avons instauré la prime d’activité en remplacement du RSA-activité et ce sont d’ores et déjà 400 000 jeunes qui en bénéficient, et cela est juste ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen – Protestations sur les bancs du groupe Les Républicains.)

Cela est juste, monsieur le député, parce qu’un jeune qui travaille doit pouvoir bénéficier des mêmes soutiens et des mêmes allocations qu’un moins jeune qui travaille. (« Ce n’est pas la question ! » sur plusieurs bancs du groupe Les Républicains.) C’est le choix que nous faisons. Les jeunes qui sont en difficulté doivent être soutenus et c’est pourquoi Myriam El Khomri met en place la garantie jeunes, dispositif qui permettra de soutenir les jeunes sortis du système scolaire sans formation ni qualification.

Pour le reste, monsieur le député, le Premier ministre a annoncé une réforme globale des minima sociaux. C’est dans le cadre de cette réforme que la question des jeunes sera posée, mais aujourd’hui nous leur répondons en leur proposant la prime d’activité et la garantie jeunes. Voilà la politique de solidarité et d’accompagnement de ce gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen.)

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 27 Avril 2016

J'ai le plaisir de vous faire découvrir le tout dernier numéro du Haut-Rhin Magazine. N’hésitez pas à partager les contenus.

Parmi les articles à lire dans ce prochain numéro, vous pourrez découvrir :

  • Premier bilan après un an de mandat (interview)
  • Budget 2016 (état des lieux)
  • Faut-t-il conserver le droit local ? (débat)
  • Les Archives départementales du Haut-Rhin (en images)
  • 70 ans de la PMI (interview)
  • Le canton de Mulhouse-1 (territoire)…

Bonne lecture et bonne écoute à tous sur http://mag.haut-rhin.fr/

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 23 Avril 2016

Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 22 Avril 2016

Le dernier journal du député

Cliquer ici pour télécharger le journal au format pdf.

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 13 Avril 2016

A noter dans votre agenda :

Bruno Le Maire tiendra une réunion publique, le

vendredi 29 avril 2016 à 19H30,

à la salle des Fêtes de Houssen.

Vous êtes cordialement invités.

Pour la bonne organisation merci de me confirmer par retour de courriel votre présence, sous ericstraumann@yahoo.fr en précisant le nombre de personnes vous accompagnant.

Bruno Le Maire à Houssen le 29/4 à 19H30

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 12 Avril 2016

A lire dans l'Alsace du 10 avril 2016

DÉPARTEMENT DU HAUT-RHIN
Eric Straumann : « Casser certains codes »
Un an après son élection à la tête du Haut-Rhin, Eric Straumann revient sur une première année de mandat marquée par un contexte budgétaire difficile, des décisions prises « sans tabou » et la volonté affichée de « casser les codes ».
Eric Straumann, qu’est-ce qui marque le plus selon vous votre première année de présidence ?
On aborde les sujets sans tabou et tout le monde me reconnaît le fait de prendre des décisions, même si, dans le contexte budgétaire actuel, cela ne fait pas toujours plaisir. Il a quand même fallu trouver 30 millions d’euros d’économies cette année. C’est peut-être la fin d’une certaine forme de clientélisme… Les décisions sont prises collectivement en commissions, qui décident des arbitrages. J’évite de m’immiscer dans le débat.

Cela donne malgré tout l’impression de décisions subies…
La contrainte vous oblige à réfléchir, mais on fait quand même de vrais choix, par exemple de maintenir la gratuité du transport scolaire ou une fiscalité modérée.

« Des positions politiques difficiles »
En même temps, il est plus facile de réduire le soutien aux associations que de faire payer les parents pour le transport scolaire…
On a aussi pris des positions politiques difficiles, par exemple en arrêtant la subvention au Centre départemental d’histoire des familles ou en réduisant de 400 000 € celle du Conseil départemental pour la musique et la culture.

Au sein de votre majorité, certains comme Raphaël Schellenberger réclament un projet politique pour « sortir de l’arithmétique financière ». C’est pour quand ?
La barque va se stabiliser à partir de 2017 quand il n’y aura plus ces baisses de dotation. On verra alors plus clair où on veut aller. Aujourd’hui, on reste dans un environnement financier très incertain. On ne sait toujours pas si le RSA va être renationalisé ni à quelles conditions. Ce sera aussi fonction de l’environnement institutionnel. Je ne suis pas certain que la grande région survivra à une éventuelle alternance.

« Wait and see… » Vous êtes fidèle à votre réputation de pragmatique…
Je ne veux pas faire de promesses que je ne pourrai pas tenir. Pour l’heure, notre vision globale consiste à assurer au mieux nos propres compétences : avoir une voirie départementale et des collèges en bon état, car certains établissements ont été abandonnés, maintenir de bonnes conditions d’accueil pour les personnes âgées…

Quid de certaines dissensions apparues au sein de votre majorité sur le RSA ou le budget ?
Avoir une majorité pléthorique et pas d’opposition forte est toujours une difficulté. Mais au bout d’un an, force est de constater que cette majorité reste cohérente grâce aux méthodes de travail qui donnent l’essentiel du choix des options aux commissions.

« Il faut nous laisser des marges de manœuvre »
La mesure « RSA contre bénévolat » est un vrai marqueur de votre première année de présidence…
C’est vrai que ce dossier a beaucoup frappé les esprits et pris une dimension nationale. Ce buzz médiatique montre que la question suscite un intérêt très fort dans l’opinion.

Certains de vos collègues craignent qu’une renationalisation du RSA signe l’arrêt de mort des Départements ? Et vous ?
Le président de la République voulait nous supprimer, mais personne ne souhaite assumer la compétence sociale aujourd’hui. Le RSA est une vraie bombe à retardement, avec une croissance annuelle de 8 %. Il faut revoir les critères pour les adapter aux réalités locales et aux situations individuelles, qui ne sont pas les mêmes entre une personne isolée et un jeune hébergé dans sa famille. Je pense qu’il faut de la proximité dans la gestion du RSA et que le couple Département-commune est le mieux placé. Si cela reste une compétence transférée avec un financement pérenne, il faut nous laisser des marges de manœuvre.

« Je n’ai pas d’arrière-pensées »
D’aucuns pensent que votre insistance dans ce dossier traduit une ambition politique nationale…
Je n’ai simplement pas changé d’avis. Pourquoi renoncer à cette délibération qui correspond à des pratiques qui existent en Angleterre, en Allemagne, ou dans les pays nordiques ? Je suis persuadé que ce qui a été décidé ici sera appliqué au niveau national dans un horizon de cinq ans. Mais je n’ai pas d’arrière-pensées. Quand j’étais député, ce n’était pas dans mes projets de devenir président de conseil départemental. C’est d’ailleurs ce qui me permet de casser certains codes, ce qu’attendent nos concitoyens.

Que ferez-vous en 2017, quand la loi sur le cumul vous imposera de choisir entre l’Assemblée et la présidence du Haut-Rhin ?
On verra le moment venu. Mais je pense que la fin du cumul, si elle se confirme, va affaiblir le Parlement. Les députés vont devenir très dépendants des appareils politiques et des investitures.

Vous espérez encore un changement de la loi ?
À l’époque, j’ai voté contre et je n’ai pas changé d’avis. D’autant que cela va coûter très cher : aujourd’hui, les indemnités de ceux qui cumulent sont plafonnées. Avec cette loi, on va encore augmenter le nombre d’élus et les coûts de fonctionnement.

A lire dans l'Alsace du 10 avril 2016

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 31 Mars 2016

Un système simple avec une tarification au kilomètre qui remplace l'Eurovignette.

Je propose son extension en Alsace.

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Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié le 31 Mars 2016

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Rédigé par Eric Straumann

Publié dans #rsa, #valls