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Eric Straumann tient une permanence :
- en Mairie de Colmar (salle de Lattre de Tassigny - entrée rue des Clefs), chaque premier jeudi du mois de 10h00 à 11h00,
- en Mairie de Neuf-Brisach (salle du conseil municipal, au premier étage), chaque premier lundi du mois de 10h00 à 11h00.
Les dates des autres permanences, dans les autres communes de la ciconscription, sont publiées dans la presse locale.
Des rendez-vous peuvent être convenus au 06 81 68 79 61.

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Suivi des engagements

Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /2010 11:13

Des écolo-intégristes viennent à nouveau de s'attaquer aux travaux des chercheurs de l'INRA de Colmar.

 

Je rejoins mon collègue sénateur vert, Jacques Muller, qui a exprimé en septembre 2009  sa "grande amertume" après la précédente destruction des essais de cultures OGM, en dénonçant "le coup d’arrêt donné à cette expérimentation extraordinaire sur le plan de la démarche et de la déontologie [qui] est un gâchis incommensurable sur le plan humain".

 

Valérie Pécresse, Ministre de la recherche et Bruno Le Maire, Ministre de l'agriculture, avaient programmé un déplacement à Colmar à la mi-septembre pour saluer ce travail remarquable (avancé au 24 août en raison des évennements).

 

Tous les acteurs sérieux qui s'intéressent à ce dossier savent que ces essais ne présentent strictement aucun risque de contamination. Sauf certains obscurantistes qui déclarent "refuser que l'argent public finance les OGM".

 

Que doit faire la recherche française : baisser les bras face aux agissements de groupuscules de "khmers verts" qui piétinent le travail de nos scientifiques ?

 

S'interdire la recherche publique dans le domaine des biotechnologies, c'est renoncer à un pan entier d'une science porteuse d'avenir.

 

Avec Jean-Louis Borloo, Ministre de l'écologie, notre pays s'est engagé dans un processus sans précédent de mobilisation de la société française en faveur du développement durable.

 

Mais le Gouvernement ne doit pas céder aux attitudes sectaires qui foulent les valeurs de notre République.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /2010 10:29
Les travaux du dernier tronçon de la piste cyclable qui reliera Strasbourg à Colmar viennent de démarrer. Le chantier concerne 25 km entre Artzenheim et Friesenheim. La mise en circulation est prévue au printemps 2011.
Cliquez ici pour voir la vidéo

Ried : la piste cyclable du canal bientôt prête

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /2010 15:05

alcan

Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et le Fonds Apollo viennent de remettre une offre ferme pour le rachat d’Alcan EP.

 

Je suis ce dossier depuis le mois d’avril 2008 avec le Ministère de l’économie (cf. mon intervention sous http://www.ericstraumann.info/article-19227684.html).

 

Société anonyme détenue à 51 % par la Caisse des Dépôts et Consignations et 49 % par l’Etat, le FSI est un investisseur avisé qui intervient en fonds propres pour prendre des participations minoritaires dans des entreprises françaises porteuses de projets industriels créateurs de valeur et de compétitivité pour l’économie.

 

Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et le fonds d’investissement Apollo ont remis une offre conjointe à Rio Tinto pour le rachat d’Alcan EP, qui regroupe certains des actifs clés de l’ex-groupe Péchiney (dont le site de Biesheim).

 

Au terme de cette offre, le FSI détiendrait 10 % du nouvel ensemble, aux côtés d’Apollo (51 %) et de Rio Tinto, l’actionnaire actuel, qui resterait présent au capital (39 %). Alcan EP, un des leaders mondiaux sur ses marchés, développe des solutions aluminium innovantes, performantes et à forte valeur ajoutée destinées à différents secteurs industriels civils et militaires, comme l'aéronautique, le transport, l'automobile, l'emballage, l'énergie et le bâtiment. Doté d’un savoir-faire et de capacités d’innovation internationalement reconnus, Alcan EP regroupe des activités industrielles et de recherche & développement de tout premier plan. Le groupe emploie près de 10 000 personnes dans le monde, dont la moitié en France.

 

L’investissement du FSI, aux côtés d’Apollo, et de l’actionnaire actuel, Rio Tinto, permet de créer un groupe industriel autonome, spécialisé dans le développement et la fabrication de produits d’aluminium intermédiaires à fort contenu technologique et doté des moyens nécessaires à son développement.

 

Cet investissement contribue ainsi au renforcement de l’activité d’une entreprise dont les centres de décision resteront localisés en France ; il permet aussi le maintien d’un savoir-faire industriel de premier rang notamment dans les secteurs clés pour l’économie française que sont l’aéronautique, l’automobile la défense ou l’agroalimentaire.

 

Cette offre, avec un vrai projet industriel, avec la présence du FSI, est de nature à nous rassurer sur l'avenir de l'usine Alcan à Biesheim.

 

Sources : FSI 56, rue de Lille - 75356 Paris cedex 07 SP

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 18:51

 

Après dix ans d’attente, l’itinéraire cyclable Strasbourg-Marckolsheim-Colmar va enfin voir le jour. Les travaux commenceront le 31 juillet prochain. Le projet de remise en navigation du canal est en pourparler, à la grande joie des plaisanciers.

 

  (Photos DNA Franck Delhomme)


Les travaux de la future piste cyclable commencent fin juillet. La construction est financée par le conseil général du Bas-Rhin et les VNF.

Dix années ont été nécessaires pour régler les différends financiers, juridiques et moraux concernant la création de la piste cyclable le long du canal du Rhône-au-Rhin.

Les travaux concerneront la restauration du chemin de halage de la digue ouest du canal entre Friesenheim et Artzenheim. Cette restauration permettra à la fois de faciliter l’exploitation, la surveillance et l’entretien du canal mais aussi de développer un itinéraire cyclable long de 25 kms.

Deux entreprises locales vont s’y attaquer dès le 31 juillet, une fois le processus de nidification des oiseaux terminé. Les entreprises Vogel, de Scherwiller, et Burger, d’Erstein, assureront le chantier jusqu’au printemps 2011. Les 14,2 kms des 25 kms de la piste ainsi que la rénovation des ponts seront financés par le conseil général. Le montant s’élève à 1,2 M d’ €. Les VNF (voies navigables de France) prennent en charge les 10,6 kms restant. Le financement revient à 1 M €.


Le premier défrichage de la berge ouest est effectué de janvier à mars 2009

L’autre côté de la berge restera sauvage afin de respecter l’activité des pêcheurs ainsi que la faune. Seulement un petit chemin piétonnier sera tracé. Le conseil général veillera scrupuleusement à ce qu’aucun véhicule motorisé n’ait accès à la zone cyclable ou piétonne. Même les gros engins seront bannis du chantier.

La route a été longue et périlleuse avant que ce projet n’aboutisse. En 2000, un contrat plan prévoit une mise en circulation fluviale afin de développer le tourisme vert. Le projet est avorté par une loi d’août 2004 obligeant les VNF à transférer la compétence du tourisme et de la plaisance à la région. Les VNF abandonnent les travaux pour une durée illimitée. Le canal restera à sec pendant 9 mois.

En juin 2007, la compétence du canal est transférée de l’Etat à la Région. Gérard Simler, conseiller général du Bas-Rhin, écrit une lettre ouverte au président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d’un conseil des ministres délocalisé à Strasbourg. Le projet est alors débloqué et pris en charge par le préfet, Jean-Marc Rebière.

Le premier défrichage de la berge ouest est effectué de janvier à mars 2009. Mieux encore, en janvier 2010, André Reichardt, président du conseil régional, affirme vouloir boucler le projet fluvial Etat-Région de remise en service du canal. Il s’y attaque avec l’aide de Guy Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin. La réalisation de la piste cyclable a demandé de la patience, beaucoup de négociations et d’échanges.


« La colonne vertébrale d’un réseau où chaque village pourra se relier »

Le conseil général fait au mieux pour satisfaire les intérêts de tous : pêcheurs, chasseurs, ligue de protection des oiseaux (LPO), éclusiers… Cette piste cyclable s’intègre au réseau cyclable européen, au « véloroute Rhin », mais c’est aussi « la colonne vertébrale d’un réseau où chaque village pourra se relier ».

Le projet cyclable sert également le projet fluvial puisque la construction de la piste facilite l’accès pour l’exploitation de la voie d’eau. Cela permettra de mécaniser, surveiller les écluses, le canal en général et de l’entretenir. Le projet fluvial, actuellement en pourparlers, pose quelques problèmes. Le financement s’élève à 14,4 M € et sera pris en charge par la Région et les VNF. Le conseil général ne s’investit pas dans la gestion du canal. Néanmoins, il manquait 1M € au projet pour qu’il soit réalisable. Ce problème est vite résolu. Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, ont donné leur accord pour verser ce million manquant. L’autre important problème est de savoir comment financer le fonctionnement du canal à l’année. Ce financement revient à 1 M € par an.

La solution envisagée est de regrouper l’ensemble des communes : la CUS-Sud de Strasbourg, les cantons d’Erstein, Marckolsheim, Colmar, du Ried… et de mettre en place un financement commun à hauteur de 60 centimes d’ euro par habitant, par an.

Des points d’animations sur les plus beaux sites du parcours sont en projet.

Ces deux trames -verte et bleue- offrent de nombreuses possibilités de développer le tourisme vert et d’animer la région. Le trafic fluvial sur le canal du Rhône-au-Rhin représentera près de 5000 plaisanciers à l’année. Des itinéraires de découverte seront proposés et des points d’animations sur les plus beaux sites du parcours sont en projet.

Un grand rêve assez ambitieux serait de pousser l’ouverture du canal jusqu’à Neuf-Brisach, puis Mulhouse afin de réaliser la boucle du grand Est. Sur ce projet, Gérard Simler reste très prudent : « Je suis quelqu’un de pragmatique. Pour l’instant, il n’est question que de la réalisation de la piste cyclable. C’est une énorme joie, un grand progrès. Pour le reste, on verra ».

DNA SELESTAT MARCKOLSHEIM 24/07/2010 Mathilde Cesbron
 
 Photoocotobre2009 214-copie-1 
Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 16:55

L’Assemblée nationale a terminé ce lundi 12 juillet l’examen du projet de loi de modernisation agricole qui met en perspective les orientations que la France a défendues au moment du bilan de santé de la PAC et qui trace les nouvelles perspectives pour l’alimentation, l’agriculture et le secteur agroalimentaire français

 

  Comment se porte l’agriculture en France ?

 

4782541453_b2805d9a36.jpgL’agriculture et l’agroalimentaire en France c’est un chiffre d’affaires annuel de 163 milliards d'€ ; 1,6 millions d’actifs soit 6.2 % de l’emploi total !

Toutefois, en 2009, les revenus des agriculteurs ont connu une chute historique de 34 % et même de 50 % dans certaines productions ! Il était ainsi impératif de modifier l’organisation de notre agriculture pour ne pas la soumettre à des mouvements de cette ampleur qui risquaient à terme de la condamner !

 

Aussi, si l’agriculture connaît une crise indéniable, elle est plus que jamais un secteur stratégique et d’avenir pour notre pays et le monde. Pour s’en convaincre, il suffit de savoir qu’1/6 de l’humanité souffre de la faim et qu’il faudra augmenter de 70 % notre production agricole mondiale pour nourrir l’humanité d’ici 2050, soit un investissement de 55 milliards d'€ par an d’ici là ! S’agissant ainsi du droit des peuples à se nourrir, le Président de la République a mis en place un partenariat mondial pour l’alimentation, la sécurité alimentaire et la nutrition dès juillet 2008 !

 

La France, 2ème exportateur mondial de produits agricoles et 1er exportateur mondial pour les produits agricoles transformés, doit jouer un rôle majeur dans ce grand effort structurel que l’agriculture va devoir mener d’ici 2050.

 

C’est pourquoi le Gouvernement ne s’est pas limité à mettre en œuvre un plan financier de 1,8 milliards d’euros de prêts à taux bonifiés et de 650 millions d’euros d’aide pendant les premiers temps de la crise, mais propose aussi une véritable refondation de la politique agricole française pour permettre aux agriculteurs de récolter de meilleurs revenus notamment.

 

Ces décisions sont responsables et concrètes au grand damne des socialistes qui jusqu’à présent, adoptent une posture qui consiste à critiquer sans émettre une seule proposition valable ! Le 14 juin dernier lors de leur « forum des idées » sur la question agricole, qui n’a eu pour seul objectif que celui de l’électoralisme, nous avons pu prendre la mesure du désert décisionnel dans lequel le PS se trouve ! Aucune proposition effective n’a pu être apportée à la situation agricole française !!! Et les seules mesures efficientes qu’ils proposent sont celles que la majorité a d’ores et déjà annoncées et mises en œuvre grâce notamment à la LMA.

 

 

Ce projet de loi permettra-t-il de changer l’agriculture française ?

 

 

Faire de notre agriculture une filière plus juste, plus compétitive et revaloriser le métier d’agriculteur, c’est tout l’objet de cette loi de modernisation de l’agriculture.

 

La LMA permet ainsi :

  • - la contractualisation de la relation entre exploitants et industriels qui permet plus de visibilité sur les débouchés et les prix et de stabilité pour les revenus des agriculteurs,

  • - un regroupement des producteurs pour peser dans les circuits de commercialisation et renforcer le rôle des interprofessions agricoles,

  • - plus de transparence pour une répartition équitable des marges aux différents stades de la filière,

  • - l’encouragement au développement des circuits courts pour mettre fin aux aberrations actuelles ! A l’image des fruits qui proviennent de l’hémisphère sud qui séjournent 3 mois dans des frigos avant d’être proposés dans les cantines des régions productrices de ces mêmes fruits !

  • - une extension du dispositif de gestion des risques en agriculture pour mieux indemniser les pertes économiques liées à l’apparition d’un foyer de maladie végétale ou animale ou d’un incident environnemental,

  • - la taxation de la spéculation sur la terre pour stopper la perte du foncier agricole et l’affectation de cette taxe à un fonds pour l’installation des jeunes agriculteurs. Rappelons que la France est le pays européen qui soutient le plus les jeunes agriculteurs en y consacrant d’ores et déjà 350 millions d’euros !

  • - la création d’un comité national de la gestion des risques en forêt compétent en matière de gestion des risques sanitaire, climatologique, météorologique oui lié à l’incendie,

  • - l’affectation de la taxe annuelle sur l’éolien en mer aux communes littorales d'où elles sont visibles (à hauteur de 50 %), au comité national des pêches maritimes et des élevages marins pour le financement de projets concourant au développement durable de l’exploitation des ressources halieutiques (à hauteur de 35 %) et au financement de projets concourant au développement durable des autres activités maritimes (à hauteur de 15 %).  
  •  

Quelles sont les actions de la France au niveau européen en faveur de l’agriculture ?

 

 

La France est à l’avant-garde du débat agricole européen ! La loi de modernisation agricole française a ainsi incité la commission européenne à proposer la généralisation aux 27 pays membres du système de contractualisation de la relation entre agriculteurs et industriels ! Les contrats figureront ainsi dans la prochaine réforme de la PAC en 2013 ! 

 

La France est la première puissance agricole européenne avec un chiffre d’affaire de 65 milliards d’euros contre 45 en Allemagne ! Pour garder cette position, il est indispensable de repenser notre modèle agricole ! Nous devons avoir le courage de mettre en œuvre les mesures prévues par la LMA pour que l’agriculture française ne soit pas soumise aux affres d’une concurrence internationale qui apportera son flot d’industrialisation et de standardisation des produits !! 

 

Nous sommes face à une révolution agricole avec l’augmentation de la demande agricole, la préservation de l’environnement, les aléas climatiques et sanitaires, l’ouverture des marchés, les nouveaux concurrents, la spéculation et la volatilité des prix et seule la PAC peut y répondre.

 

La France s’engage ainsi à ce que la nouvelle PAC soit réformée et placée sous le signe de la régulation afin de la doter d’instruments plus souples, plus adaptés et plus réactifs, pour prévenir les crises, garantir la qualité de notre alimentation, moderniser notre outil agricole, d’améliorer notre organisation économique, préserver l’emploi dans nos territoires ruraux et relever le défi du développement durable.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 15:56

Extension-roseliere.jpg

 

L’inauguration de l’extension de la Roselière, appelée section des Roseaux a eu lieu ce samedi matin 26 juin à Kunheim.

 

Lors de l’inauguration de la Roselière restructurée, Raymond Gantz, président du Symapak a pu accueillir Éric Straumann, député ; Jean-Louis Lorrain, sénateur ; Charles Buttner, président du Conseil général ; Gilbert Meyer, maire de Colmar ; Laurent Habert, directeur de l’agence régionale de santé.

 

Rappelant la genèse de la maison de retraite de Kunheim "La Roselière" R. Gantz a dit « sans la détermination du Dr Claude Deroussent qui était alors un de mes adjoints, il n’y aurait jamais eu de maison de retraite à Kunheim. Je rend aussi hommage à Jean Steib, alors conseiller général et à Constant Goerg, alors président de l’association des maires du canton, d’avoir convaincu les maires de ce canton d’Andolsheim d’entrer dans un partenariat original avec la commune de Kunheim et le Sivom Hardt-Nord. Ainsi fut créé le Simapak le 17 mai 1990 et l’aventure commença avec 0 franc de trésorerie ».

 

Aujourd’hui le partenariat concerne 35 communes comptant 45 000 habitants. La Roselière peut accueillir 127 résidents.

 

 

Douze personnes en accueil de jour


Il a ensuite parlé des évolutions qui ont été apportées au fil des ans, soulignant « L’accueil de jour peut maintenant accepter 12 personnes et leur transport est assuré par la structure. La section protégée, qu’on n’appellera plus Alzheimer, mais section des Roseaux, a été conçue en fonction de pathologies particulières. Les prestations hôtelières de qualité doivent agrémenter la vie de tous les jours des résidents et de nombreux bénévoles s’efforcent d’entretenir la joie de vivre ».

 

Le Dr. Marc Bouché, président de l’Agymapak, de préciser que « même si les locaux sont adaptés, il faut que le résident se retrouve dans une ambiance agréable, apaisée, qui permette d’élaborer avec lui et sa famille, un projet de vie et se mettra en place avec l’équipe de personnel ». Il a ensuite relevé l’action des autorités de tutelle et la signature d’une convention tripartite. Il a rendu hommage au premier directeur, Marcel Decker, directeur de la structure de 1993 à 1999, actuellement membre de l’amicale des bénévoles, à Michel Hering qui a assuré l’intérim et à Robert Kohler, directeur actuel sans lequel nous ne serions pas là.

 

L'ALSACE Colmar - Dim 27/6/10

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 08:58

Le 23 octobre, le Gouvernement a annoncé un appel à projets avec une dotation de 30 millions d’euros de crédits européens pour la couverture haut débit des zones rurales.

 

Cette enveloppe provient du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) dans le cadre du volet rural du plan de relance européen adopté en décembre 2008.

 

La Commission européenne avait adopté les lignes directrices de l’utilisation de ces fonds Feader. Une dotation globale de plus d’un milliard d’euros est destinée aux pays membres de l’UE pour faciliter l’investissement dans les zones délaissées par les opérateurs privées, faute de visibilité en termes de retour sur investissement.

 

Les collectivités territoriales, en l'occurrence le conseil général du Haut-Rhin, participeront au co-financement.

 

J'avais activement soutenu le dossier haut-rhinois auprès des Ministres compétents dans ce dossier.  

 

Seront notamment concernées les communes de Dessenheim, Heiteren et Geiswasser.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 16:45

Découverte de Paris

Les anciens élus du canton d'Andolsheim ont effectué le voyage que leur président Francis Wurth avait programmé depuis près d'une année.

Mais le destin et la maladie n'ont malheureusement pas permis à ce dernier de participer à ce déplacement vers la capitale puisqu'il s'est éteint le 21 mai. Ses amis lui ont rendu hommage lors d'une minute de silence dans les salons de l'Assemblée nationale.


Les anciens maires et adjoints ont fait le voyage au départ de Colmar en TGV ; pris en charge par un bus, ils ont visité la capitale, appréciant les commentaires d'une guide. Après un tour de ville qui leur permit d'admirer les plus beaux monuments parisiens, le groupe s'est rendu à l'Assemblée nationale pour déjeuner en compagnie du député Eric Straumann et de son épouse. Les anciens élus ont ensuite assisté à la séance des questions d'actualité, particulièrement agitée, notamment au sujet de la réforme des collectivités locales qui a fait l'objet de vifs débats.


Le retour s'est fait dans la soirée, dans la bonne humeur, avec commentaires et discutions diverses très animées sur cette escapade parisienne très appréciée.


 

photo


DNA du 10 juin 2010


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Vie locale
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /2010 11:48

 

http://www.bienvenuealaferme-alsace.com/_ressources/fermes/dscf0083meyer.jpgDans le cadre du dixième anniversaire des GERPLAN, la communauté de communes du Pays du Ried Brun, en partenariat avec l’association des producteurs fermiers du Ried Brun et le Conseil Général du Haut Rhin, organise une fin d’après-midi festive lors du marché des producteurs fermiers à Holtzwihr le vendredi 11 juin 2010.

 

Un moment plus solennel aura lieu à 18 h 15 afin de marquer les 10 ans de la démarche GERPLAN ainsi que les 10 ans du marché en présence de M. GERBER, Président de la communauté de communes du Pays du Ried Brun, de M. RICHERT, Président de la Région Alsace et de M. Charles BUTTNER, Président du Conseil Général du Haut-Rhin.

 

La communauté de communes du Pays du Ried Brun a prévu plusieurs animations parmi lesquelles :

  • - la dégustation de produits fermiers locaux,
  • - une tombola gratuite,
  • - un spectacle pour jeunes à partir de 3 ans « Plastic Circus »,
  • - un atelier de confection de marionnettes.

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 17:57

 

La direction générale des Finances publiques (DGFiP) vient de publier les fiches individuelles 2009 de la quasi-totalité des 36.700 communes de France.

 

Vous pouvez retrouver les chiffres pour les communes du Haut-Rhin en cliquant sur ce lien :

http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/RDep.php?dep=068&type=BPS&lettre=A

 

 

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers locaux
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /2010 09:31
BACHELOT La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a apporté mercredi son soutien à une proposition de loi visant à restreindre le champ de compétence de l'Ordre des infirmiers aux seuls infirmiers libéraux et à dispenser les salariés de s'y inscrire.
Le député UMP Yves Bur (Bas-Rhin), un des auteurs de cette proposition de loi, a interrogé mercredi à l'Assemblée nationale la ministre de la santé sur l'avenir de l'Ordre infirmier qu'il juge "coûteux et inutile" en particulier pour les infirmiers salariés qui représentent 80 % des effectifs et qui sont contraints de payer une cotisation annuelle de 75 euros.

Roselyne Bachelot a souligné que la création de l'Ordre infirmier (par la loi du 21 décembre 2006, ndlr) était une décision antérieure à son arrivée au ministère de la santé. Elle a rappelé qu'elle avait demandé aux instances ordinales de ne pas dépasser de 20 euros le montant des cotisations mais que celles-ci "n'avaient pas voulu obéir à ces conseils de bon sens".

"Je ne laisserai pas intimider les infirmiers salariés par une demande de 150 euros [au titre des cotisations 2009 et 2010, ndlr]. Je ne laisserai pas [l'Ordre] exposer les employeurs d'infirmiers salariés au risque d'être poursuivis pour exercice illégal de la profession d'infirmier", a déclaré la ministre de la santé.

Elle a ajouté que "les instances disciplinaires et la protection par le Haut conseil des professions paramédicales" garantissaient un cadre à la pratique des infirmiers.

"Notre système de santé a besoin de cohésion et n'a pas besoin d'un double pilotage. C'est pourquoi je soutiendrai votre proposition de loi et ferai en sorte de ne réserver l'obligation d'adhérer à l'Ordre infirmier qu'aux infirmiers libéraux", a déclaré la ministre de la santé. Elle a précisé que les infirmiers salariés pourraient adhérer "de manière volontaire".

La proposition de loi sur l'Ordre des infirmiers a été signée par Yves Bur (Bas-Rhin), Jacques Domergue (UMP, Hérault), Céleste Lett (UMP, Moselle), Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône) et Eric Straumann (UMP, Haut-Rhin).

Fin 2009, la ministre de la santé avait indiqué qu'elle ne voulait pas intervenir dans ce dossier.

Le mouvement de protestation pour l'abrogation des ordres paramédicaux et contre le montant de la cotisation à l'Ordre infirmier avait conduit six organisations syndicales de salariés à organiser une grève nationale et des manifestations le 26 janvier.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /2010 12:47

http://www.uappu.org/en/serl/uploads/Main/logoINRA.jpgJ'étais intervenu auprès de Monsieur François FILLON,  Premier ministre, et de Monsieur Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, après le saccage le 7 septembre 2009, par un militant anti-ogm, des soixante-dix porte-greffes d'une parcelle de vignes au centre INRA de Colmar. J'avais demandé à cette occasion la poursuite du programme scientifique.

Bruno LE MAIRE vient d'autoriser une expérimentation en plein champ de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Colmar sur des porte-greffes de vigne génétiquement modifiés.

Les expérimentations au champ sur des plantes génétiquement modifiées sont strictement réglementées. Cette décision a été prise après avis du Haut Conseil des biotechnologies et accord du Ministre chargé de l'Ecologie. Le dossier a également fait l'objet d'une consultation publique du 9 au 30 avril.

Cet essai concerne des porte-greffes de vigne modifiés pour les rendre résistants à la maladie du court-noué. Le court-noué est une maladie qui touche environ les deux tiers du vignoble français et affecte la production de raisin et la longévité de la vigne. Aucun traitement efficace contre cette maladie n’existe à ce jour.

L'essai vise à répondre à plusieurs questions scientifiques concernant l'efficacité du transgène contre le virus du court-noué et les impacts environnementaux des porte-greffes génétiquement modifiés. Des conditions expérimentales strictes sont prévues pour éviter tout risque de dissémination des transgènes : les porte-greffes ne produisent pas de fleurs et les inflorescences du greffon seront éliminées avant floraison ; une bâche installée dans le sol limitera le développement des racines ; des distances importantes isoleront la parcelle de l’essai des parcelles voisines.

Le site d'expérimentation sera régulièrement contrôlé par la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt afin de s'assurer du respect des prescriptions fixées dans la décision d'autorisation.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 07:13

Retrouvez la vidéo de ce discours historique sous :

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Vie locale
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 10:01

Éric Straumann a rendu à Brice Hortefeux son rapport sur le futur conseiller territorial, qui remplacera en 2014 le conseiller général et le conseiller régional. Le député UMP de Colmar suggère d’encadrer davantage le non cumul des mandats en interdisant par exemple à un conseiller territorial d’être aussi maire de grande commune, ou président ou vice-président de communauté de communes.  Il a déposé un amendement en ce sens au texte qui sera examiné à l’Assemblée le 25 mai. Mais le cumul des mandats n’est pas une priorité pour le gouvernement à l’heure où il doit trancher l’épineuse question du mode de scrutin. En revanche, les pistes de réflexion d’Éric Straumann pour assurer un statut au (à la) suppléant(e) du conseiller territorial, ont intéressé le ministre de l’Intérieur, selon le député.

 

DNA du dimanche 09 mai 2010

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : L'Assemblée nationale
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /2010 15:44

 

0011.jpg Le député de la 1ère circonscription de Colmar, Éric STRAUMANN, a rendu visite aux troupes du 152ème RI de Colmar, actuellement en mission extérieure dans le sud du Liban. Les Diables rouges portent le casque bleu depuis maintenant trois mois et achèveront leur mandat pour la FINUL fin mai. Spécialisé dans les actions militaires de choc, le 152ème RI joue au Liban un rôle de modérateur, entre contrôle et action auprès de la population.

 

 

 

  Sur le fil du rasoir

 

Il est un peu plus de 23h, le sergent-chef Vince et son équipe s'apprêtent à quitter «2-45», nom de code donné au PC français proche du hameau de At Tiri, perché sur un plateau à plus de 700 m d'altitude. Douze soldats prennent place dans un véhicule blindé, un camion et une P4 puis partent vers le nord de la zone de responsabilité du bataillon français, armé, depuis février, par le 152ème régiment d'infanterie de Colmar.

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«Nous sommes au cœur de l'Orient subtil»

Les Diables rouges ont un itinéraire imposé par la hiérarchie. Ils vont notamment s'engouffrer dans le désormais célèbre wadi As-Saluqi, étroite vallée où, durant la guerre de 33 jours qui a opposé en 2006 l'armée israélienne aux combattants du Hezbollah, ces derniers ont neutralisé plusieurs blindés Merkava par des tirs de missi­les et de roquettes antichars.

Déjà en mission au Liban sud en 2007, le sergent-chef Vince n'est donc pas en terrain inconnu. Il estime que l'animosité de certains extrémistes proches de la milice chiite dirigée par Hassan Mas‑rallah est moins affirmée. Elle existe pourtant. En témoigne ce grave incident qui s'est déroulé le 4 mars dans le village d'As Suwwanah, place forte du Parti de Dieu. La découverte d'armement a tourné à l'émeute, près de vingt fantassins ont été touchés, quatre blessés, par des jets de pierre et des coups de bâton. «Nous sommes au coeur de l'Orient subtil», résume le colonel Couétoux, chef de corps du 15-2 et patron du bataillon français.

«Ce théâtre est d'une extrême complexité et clairement, on peut dire qu'il y a une grosse composante diplomatique dans notre mission et l'on doit gérer en permanence des équilibres très délicats. On ne doit pas initier une escalade de la violence». Ce qui peut avoir un côté frustrant. «Malgré la provocation d'une minorité, par des gestes agressifs ou des jets de pierre, on doit rester maître de notre force ce qui n'est pas toujours aisé», reconnaît l'officier.

Disposées entre le fleuve Litâni au nord et la frontière avec Israël au sud, les troupes de la Finul (force intérimaire des Nations-Unies) doivent empêcher tout franchissement de la frontière avec Israël, toute circulation de groupes armés dans leur zone de compétence. Ils sont là aussi pour appuyer le redéploiement des forces armées libanaises (PAL) dans le sud du pays. Et puis ils multiplient les actions humanitaires auprès d'une population qui a toujours été laissée pour-compte par Beyrouth.

 

«Aucun intérêt à s'engager dans une nouvelle guerre»

Si, selon le colonel Couétoux, une reprise des hostilités entre les belligérants n'est pas envisageable, la situation demeure fragile. Les forces israéliennes continuent de violer la souveraineté libanaise et donc la résolution de l'ONU avec des intrusions quotidiennes dans l'espace aérien du Liban. Quant au Hezbollah, il a rétabli son arsenal et ses capacités militaires. «Mais on a le sentiment qu'aucun des acteurs n'aurait intérêt à s'engager dans une nouvelle guerre». Ce statu quo permet en tout cas de reconstruire un sud qui ne porte quasiment plus les stigmates de la guerre de 2006.

 

Pièges mortels le long de la "Blue Line"

    
Les sapeurs du détachement français luttent chaque jour contre un ennemi sournois : les mines antipersonnel qui truffent la zone proche de la frontière avec Israël. Un travail qui demande une extrême rigueur et beaucoup de sang-froid.

La piste qui mène à la zone où opère la vingtaine de sapeurs du 19ème régiment du génie (RG) de Besançon chemine à travers un paysage de rocaille et de buissons. Le soleil est lourd et le vent absent. Seule une grande tente kaki permet aux soldats de se protéger de la chaleur.

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«Apprendre à gérer son stress »
Nous sommes à quelques kilomètres du bourg de Rumaysh, à proximité de la «blue Line», cette frontière de quelque 130 km qui sépare l'état libanais d'Israël. L'équipe des démineurs français a pour mission de dépolluer une zone fortement minée afin de sécuriser le déplacement des soldats de la Finul mais aussi celui des populations civiles. Ce travail d'orfèvre permet également de délimiter de façon officielle cette ligne bleue par la pose de barils (des bornes) de la même couleur.

Les Bisontins viennent d'entamer la dépollution d'un couloir de 160 mètres de long sur deux de large. «En un après-midi, nous avons dégagé 1,5 m²», explique le lieutenant Ciani. «On n'a pas trouvé de mines, juste des déchets métalliques». En moyenne, les sapeurs avancent à petits pas, 8 à 10 m² par jour. Le terrain est extrêmement difficile à travailler. 

En pente, accidenté, il est truffé d'arbustes et de buissons qu'il faut tailler avant de pouvoir démarrer la dépollution. «Les gars bossent souvent à plat ventre, dans le sens de la pente», témoigne le capitaine Cuvillier, officier EOD (explosive ordnance disposal).  

L'homme est expérimenté, 29 ans de carrière et surtout beaucoup d'humilité. «Il n'y a pas de bon démineur, que des vieux démineurs ! Il faut apprendre à gérer son stress, ne pas paniquer à la vue d'une munition, surtout si c'est la première». 

Les démineurs, pour la plupart très jeunes, connaissent sur le bout des doigts les consignes de sécurité. Avant de s'engager dans le couloir, ils revêtent un équipement de 25 kg, casque de protection avec système de ventilation et visière renforcée, gilet pare-éclats et pantalon. Pas de gants cependant, pour garder une certaine sensibilité. Le sol est sondé puis creusé centimètre par centimètre afin de déceler ce qui peut être une mine antipersonnel de fabrication israélienne. «Elle peut provoquer, après pression, l'amputation du membre», rappelle le capitaine Cuvillier. Le danger est bien réel. En novembre dernier, un adjudant du 13ème RG de Valdahon (Doubs) a perdu une main et un œil par le déclenchement d'une telle mine.

Depuis 2006, plus de 400 victimes 
011.jpg «Nous devons garantir qu'il n'y ait plus de mines et munitions entre 0 et 20 cm de profondeur», indique le lieutenant-colonel Michel du 3ème RG. Le couloir ainsi dépollué est matérialisé et permet de circuler jusqu'à la «blue line». Dans cette zone, les mines ont été posées dans les années 90 par Tsahal qui occupait le Liban sud. Afin de faciliter le travail du bataillon français, l'armée israélienne a fourni les plans de pose mais les coulées de boue hivernales peuvent déplacer les engins.

Selon les données de l'état-major des armées, il y aurait encore 400 000 mines et munitions non explosées enfouies le long de cette frontière. Depuis 2006, ces engins ont fait plus de 400 victimes dont plus de 40 morts, civils et militaires.

 

DNA du 29 avril - Nicolas Roquejeoffre

 

Diables rouges sur la "blue line"


Au Liban Sud depuis 3 mois, les soldats colmariens ont reçu la visite du député Straumann. Le parlementaire s’est notamment rendu au poste « 6-50 », posé le long de la blue line, la frontière libano-israélienne. 

Jean-Baptiste Garrigou, ancien sergent du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine, aujourd'hui lieutenant chez les Diables rouges, se tient au garde-à-vous à l'arrivée du député Éric Straumann, sur le poste isolé «6-50».Trente soldats vivent dans ce camp des Nations Unies réaménagés après la guerre des 33 jours qui a opposé, à l'été2006, l'armée israélienne au Hezbollah. Cette section, commandée par le lieutenant Garrigou, appartient à la compagnie du capitaine Bedez qui sert de guide au parlementaire.

«6-50» se trouve à moins d'une centaine de mètres d'un mirador de Tsahal, l'armée israélienne. Elle patrouille quotidiennement le long de la «technical fense», cette barrière high-tech, truffée de détecteurs de mouvement et de caméras de surveillance, qui chemine le long de la frontière. «Notre mission est de la surveiller. On voit régulièrement le passage de troupes israéliennes», indique le capitaine Bedez. «Il y a du lourd avec les chars Merkava et du plus léger avec des hummers [4x4 blindés]. Ils passent vérifier l’état de cette technical fense ».

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«Si on nous tire dessus, on répondra »

De l'autre côté de cette barrière électrifiée, les chars Leclerc, eux aussi, circulent. Mais de façon beaucoup plus ponctuelle depuis huit mois. «La population accepte de plus en plus difficilement les chenilles», explique le capitaine Bedez. Le quotidien des soldats du lieutenant Garrigou est rythmé par des patrouilles dans leur zone de compétence de 30 km². lls doivent, conformément à la résolution 1701 des Nations-Unies, empêcher tout franchissement de la frontière avec Israël et toute circulation de groupes armés. «Concrètement, que se passe-t-il si les Israéliens passent la frontière?», questionne le député Straumann.

«On bloque leur progression», répond le colonel Couëtoux, chef de corps du 152ème RI et patron du bataillon français de la FINUL. «Dans un premier temps, on adopterait une attitude plus guerrière avec des tirs de semonce enchaîne le capitaine Bedez. «Mais la situation est très calme actuellement. Personne n'a intérêt à s'engager dans un nouveau conflit malgré une surenchère quotidienne des partis en présence à travers des déclarations dans la presse, des rumeurs... C'est le Levant», conclut le capitaine Bedez.

 

« Je suis frappé par la maturité des soldats...»

A un petit mois de leur retour en France, les Diables rouges ont apprécié la visite du député de la 1ère circonscription. Voyage rapide mais qui a permis à l'élu de mieux se rendre compte du boulot des fantassins du 15-2. «Il était normal qu'un élu rende visite au régiment mythique de Colmar qui fait partie de notre environnement», souligne le parlementaire qui relève l'état d'esprit très positif des militaires rencontrés. «Je suis frappé par la maturité des soldats qui, pour beaucoup, n'ont pas 25 ans et savent, dans une mission très difficile, garder leur sang-froid».

«Au Liban, nous ne devons pas être les acteurs de l'escalade de la violence, ce qui n'est pas toujours simple» admet le colonel Couëtoux. «Le risque n'est pas de tomber face à face avec un adversaire comme en Afghanistan. Il faut gérer en permanence des équilibres délicats». Ce qui, admet l'officier, peut avoir un côté frustrant pour des soldats mais forge leur caractère.


La première pour un élu colmarien

20100430_dna012687Photo : le député Straumann avec le chef de corps du 15-2 à Tyr, sur le site archéologique. (Photo DNA)

 

Pour la première fois, un élu de la région de Colmar rend visite aux troupes françaises déployées à l’étranger. Cela fait pourtant presque dix ans que les Diables rouges sont envoyés sur tous les théâtres d’opérations extérieures. 

Dès son arrivée au PC français, lundi, en fin d’après-midi, Eric Straumann a assisté au point de situation quotidien qui rassemble une vingtaine d’officiers du bataillon français. En préambule, le colonel Couëtoux a noté que cette visite, « plus que symbolique, est une marque d’attention » à laquelle les Diables rouges étaient « extrêmement sensibles ». Il l’a répété le soir même, en présence d’autres militaires du régiment colmarien, dont deux habitent dans le canton du conseiller général. « Consacrer deux journées pour une seule activité, c’est assez rare pour un parlementaire », a relevé le chef de corps du 15-2. « Merci pour cet effort ».


Pour Eric Straumann, ce déplacement, « cette excursion », est une façon de rendre hommage au travail des soldats français qui opèrent sous casque bleu. « Il est toujours émouvant de voir le drapeau tricolore à l’étranger ». Si le bataillon français a déjà accueilli depuis février les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, la venue d’Eric Straumann prend une dimension toute particulière. C’est la première fois qu’un élu de la région colmarienne suit les Diables rouges en opération extérieure. Et pourtant, depuis la professionnalisation du régiment, terminée en 2001, les Diables rouges sont chaque année projetés sur différents théâtres : Kosovo, Bosnie, Guyane, Sénégal, Côte d’Ivoire, Tchad, Liban…


La com, nerf de la guerre

L’actuel chef de corps, qui rend son commandement en juillet, n’a jamais caché son désir de mieux faire connaître ce régiment qui fêtait l’an passé ses 90 ans de présence sur le sol colmarien. En deux ans, il a multiplié les manifestations pour « vendre » ses Diables rouges. Et l’invitation d’Eric Straumann entrait dans ce plan de communication. Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a également été sollicité. « Le colonel avait proposé des dates qui n’étaient pas compatibles avec mon emploi du temps », explique ce dernier. « Mais j’avais promis au colonel de leur faire une visite au Liban. C’est le premier chef de corps du 15-2 qui m’a fait une telle proposition ». En revanche, ajoute Gilbert Meyer, « je suis déjà parti au Tchad pour rendre visite aux aviateurs de la BA 132 ».


Le maire de Colmar aura-t-il une session de rattrapage ? Le ministre de la Défense, Hervé Morin, doit se rendre au Liban le 15 mai. « Je vais le voir le 8 mai à Colmar ; j’en discuterai avec lui », affirme le maire de Colmar. S’il ne suit pas le ministre dans ses pérégrinations levantines, il pourra toujours poser une option pour 2011. Cette fois, les Diables rouges partent dans le district de Surobi, à l’est de Kaboul.

 

DNA du 30 avril 2010  -  Nicolas Roquejeoffre

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /2010 20:35

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Je suis en déplacement au Liban, jusqu'au 28 avril 2010, afin de saluer le travail de nos militaires du 152ème Régiment d'Infanterie, stationnnés à Colmar. Nos diables rouges sont engagés depuis plusieurs semaines dans la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), conformément à la résolution n° 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a décidé de former une zone tampon entre le Liban et Israël.

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /2010 11:36

COLMAR-copie-1.jpgHervé Novelli, Secrétaire d'Etat chargé du tourisme vient de présenter hier le bilan de l'activité du tourisme en France en 2009, des vacances de février 2010 et des perspectives pour celles du printemps.

En 2009, la France conserve sa position de première destination mondiale (74 millions de visiteurs), malgré une baisse de la fréquentation étrangère (- 6 %). Ces chiffres confirment la bonne résistance de l'activité, avec une baisse moindre du nombre des séjours des Français (- 3,2 %) en France, se traduisant par une faible diminution du nombre de nuitées (- 1,8 %).

Les vacances à la montagne en février ont enregistré une augmentation (5 % des Français sont partis au ski) et celles du printemps laissent augurer un retour du dynamisme de l'activité.

 


Vous trouverez tous les détails de l'activité touristique française dans les documents ci-joints :

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Actualité
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /2010 10:47

Pole-emploi.jpg En cette période de crise, la priorité du Gouvernement reste bien évidemment l’emploi, avec une attention toute particulière pour ceux qui malheureusement ont perdu leur travail et qui se retrouvent en fin de droit à l’assurance chômage.

 

Conformément à ce qu’avait annoncé le Président de la République lors du sommet social du 15 février, aucun chômeur en fin de droits à l’assurance chômage ne sera laissé sans solution. La large concertation menée par Laurent WAUQUIEZ avec les partenaires sociaux a permis d’établir un diagnostic précis sur la situation de ces demandeurs d’emploi et d’élaborer des réponses adaptées pour chacun d’entre eux, tenant compte de la diversité des situations et dans une logique de droits et de devoirs : il s’agit d’accompagner ceux qui ont le plus de difficultés vers le retour à l’emploi. Un accord a été signé hier avec l’ensemble des organisations patronales et 4 sur 5 organisations syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO).

 

  1. 1. Qui sont les demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage à qui ce plan s’adresse? 

 

Une analyse conjointe de Pôle Emploi et des services de l’Etat a permis d’identifier que parmi le million de demandeurs d’emploi arrivant au terme de leurs droits à l’assurance chômage en 2010, 360 000 restaient sans solution connue ; les autres reprennent une activité, ou alors bénéficient soit de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), soit du RSA, soit de l’allocation équivalent retraite (AER), qui a été prorogée par le Gouvernement en 2010.

 

  1. 2. Une priorité : accompagner le retour à l’emploi pour les personnes en fin de droits à l’assurance chômage 

 

La solution pour les demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage, c’est d’abord et avant tout le retour à l’emploi, pas l’assistanat : ce n’est pas d’ailleurs ce qu’ils souhaitent. Ces personnes doivent être accompagnées, au travers de dispositifs mettant en regard une rémunération et un emploi/formation. Pour cela nous allons proposer :

  • - une activité, dans le cadre d’un contrat aidé financé par l’Etat. Cela représente pour le bénéficiaire une rémunération de 960€/mois (pour 20h/semaine) dans le cadre d’un contrat aidé marchand (CIE), et de 600€/mois (pour 33h/semaine) dans le cadre d’un contrat aidé non marchand (CAE). 170.000 contrats aidés seront mobilisés, 
  •   
  • - une formation rémunérée. Sous statut de stagiaire de la formation professionnelle, la rémunération peut atteindre 650 €/mois. 70.000 personnes seraient concernées, l’objectif étant de former les gens sur des métiers qui recrutent. Outre ces formations, l’APEC proposera un accompagnement renforcé pour 15 000 cadres, 
  •   
  • - pour compléter cet effort, les régions seront sollicitées pour proposer 20 000 formations supplémentaires.

 

Pole emploi sera chargée d’identifier les personnes susceptibles d’épuiser leurs droits à l’assurance chômage dans un délai de 3 mois et de pré-calculer leurs droits aux différentes allocations de solidarité. A l’issue de ce calcul, Pôle Emploi devra proposer un des outils évoqués (contrats aidés, formation, accompagnement renforcé pour les cadres) au cas où elles ne retrouveraient pas d’emploi dans l’intervalle. Un comité de suivi sera  chargé du pilotage du dispositif.

 

  1. 3. Un filet de sécurité pour ceux pour lesquels aucune autre solution n’aura pu être trouvée

 

La priorité de ce plan, c’est d’accompagner les salariés en fin de droit vers le retour à l’emploi, au travers d’une formation ou d’un contrat aidé rémunérés. Toutefois à défaut de pouvoir proposer de telles solutions, une Aide Exceptionnelle pour l’Emploi, dans la limite de 6 mois par allocataire, sera attribuée. Cette aide –du montant de l’ASS à taux plein (soit 460€/mois)- ne sera attribuée qu’en dernier ressort. Ceux qui refusent une formation ou un contrat n’auront pas droit à cette aide.

 

C’est à cette condition que cette aide pourra jouer son rôle de filet de sécurité par rapport la priorité donnée à nos mesures actives. Ce filet de sécurité sera activé pour l’ensemble des foyers, et notamment ceux des classes moyennes.

 

  1. 4. Le financement de ce plan

 

Etat et partenaires sociaux s’étaient engagés à assumer de façon équilibrée la prise en charge de ces mesures nouvelles. Au total, ce sont plus de 700 M€ qui sont consacrés à ces mesures, dont le financement est assuré par l’Etat (286 M€ pour les contrats aidés et la moitié de l’aide exceptionnelle) et les partenaires sociaux, au travers de l’Unedic (286 M€) et du fond de sécurisation des parcours professionnels (133 M€). En complément, les 20 000 formations supplémentaires sollicitées auprès des conseils régionaux peuvent être valorisées à hauteur de 133 M€.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /2010 19:02

 

Mes Chers Amis,

 

Je vous vous invite à noter dans votre agenda, à la date du samedi 8 mai, la visite de notre Président de la République, Monsieur Nicolas Sakozy, qui sera en déplacement à Colmar, à l'occasion des cérémonies commémoratives de la victoire des alliés et de la fin de la seconde Guerre Mondiale.

 

La présence du Chef de l'Etat, au delà de nos convictions politiques, permettra de nous retrouver autour des valeurs de notre République, qui ont fait l'histoire de notre pays, mais aussi de notre région.

 

Eric Straumann

 

Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /2010 11:12

2802859763_352938abe9.jpgPourquoi les enseignants vont-ils bénéficier d’une revalorisation salariale ? 

 

Luc Chatel a annoncé, dimanche 28 mars, que les enseignants titularisés à la rentrée de septembre toucheront un salaire supérieur de 10% à la rémunération de début de carrière qui avait cours l'année précédente.

C’est une décision juste, qui faisait partie des engagements de campagne du Président de la République, et qui s’explique par le fait que les jeunes enseignants français sont moins bien payés que leurs homologues étrangers.

Nos jeunes enseignants sont en effet moins bien rémunérés en France qu’à l’étranger, alors qu’ils travaillent autant sinon plus. Le temps d’enseignement d’un instituteur du primaire est en effet de 798 heures en moyenne au sein de l’Union Européenne, contre au moins 900 heures en France ! D’après les statistiques de l’OCDE de 2007, un enseignement du primaire gagne en moyenne, en début de carrière, 23 640 dollars par an en France, contre une moyenne de 28 687 dollars au sein de l’OCDE et de 29 518 dollars au sein de l’Union Européenne à 19. Après quinze ans de carrière, les enseignants français sont toujours moins bien lotis avec un salaire annuel moyen de 31 800 dollars, contre 39.610 dollars pour l'UE19 et 39.007 pour la moyenne de l'OCDE. Ce différentiel ne s’estompe qu’en fin de carrière.

Cette faiblesse des salaires était d’autant plus injuste que les enseignants sont désormais recrutés au niveau master 2 (bac + 5), ce qui signifie qu’ils doivent effectuer une année supplémentaire d’étude par rapport à leurs collègues plus âgés. Cet effort de formation se devait d’être associé à une gratification salariale.

C’est pourquoi le Ministre de l’Education Nationale, Luc CHATEL, a souhaité poursuivre l’effort en faveur du pouvoir d’achat des enseignants en se concentrant sur la situation des plus jeunes titularisés.

Les autres enseignants ne sont pour autant pas laissés pour compte. Depuis deux ans, de nombreuses actions ont déjà touché l’ensemble du corps éducatif : une prime de 500 € a été mise en place pour les enseignants effectuant au moins deux heures supplémentaires par semaine, une prime de 400 € a été instaurée pour les évaluations dans le primaire, le montant de la rémunération pour les copies corrigées a été augmenté, et depuis septembre 2009 les personnels d’éducation peuvent bénéficier d’un prêt à taux zéro…

 

Concrètement, comment cette augmentation va-t-elle se passer ?

 

A la rentrée 2010, près d’un enseignant sur quatre devrait bénéficier d’une revalorisation salariale. Cette mesure va profiter à environ 170 000 enseignants déjà en fonction, ainsi qu’à 20 000 débutants.

En début de carrière, les professeurs des écoles et les professeurs certifiés bénéficieront ainsi d’une augmentation de 157 euros nets par mois, et de 259 euros pour les professeurs agrégés, ce qui représente une hausse de plus de 10%. Dès les premiers échelons franchis, ces augmentations se transformeront en un bonus de 55 euros.

En ce qui concerne les néo-titulaires, c'est-à-dire les enseignants ayant moins de sept ans d’ancienneté, ils recevront 660 euros nets supplémentaires par an pendant sept années de manière à éviter qu’un enseignant se retrouve moins bien payé qu’un jeune collègue tout juste recruté. .

 

Est-il judicieux d’augmenter les salaires des enseignants et dans le même temps de prôner une maîtrise des dépenses publiques ?

 

Cette augmentation des salaires n’est pas financée par l’endettement ! La majorité s’était engagée à redistribuer aux enseignants la moitié des économies dues au non-remplacement des départs à la retraite.

C’est chose faite avec les revalorisations salariales, qui représentent un coût de 196 millions d’euros soit la moitié de l’argent économisé avec la politique de non renouvellement des postes. La majorité fait ainsi le choix d’avoir moins de fonctionnaires de l’Education Nationale, mais mieux formés, mieux payés et mieux considérés.

Les augmentations de salaires s’inscrivent aussi dans le cadre du « pacte de carrière » proposé aux enseignants. Tout l’enjeu est de leur offrir une meilleure formation, un meilleur accompagnement et de plus grandes perspectives de mobilité professionnelle. Dans cette optique, et alors que la formation continue des enseignants constituait une véritable carence dans l’Education nationale, les enseignants pourront recourir à leur «droit individuel à la formation » (DIF) dès la rentrée 2010.

Il s’agit d’une formation complémentaire à celle proposée par l’Education Nationale, suivie sur la base du volontariat. A raison de 20 heures par an, cumulables sur plusieurs années, tout professeur ayant un projet pour élargir son champ de compétence ou préparer une évolution professionnelle pourra suivre cette formation, rémunérée à 50% du salaire horaire, pendant les vacances scolaires.

Par ailleurs, tous les professeurs après deux ans, puis tous les quinze ans de carrière, seront convoqués à un entretien systématique, afin de discuter de leur mobilité professionnelle et de leurs aspirations.


Par Eric STRAUMANN - Publié dans : Dossiers nationaux
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